La richesse naturelle de la région du Mackenzie frôle les 500 milliards de $

2 02 2007

 

Delta du MacKenzie

Riche sur le plan écologique, le delta du Mackenzie dans le Nord canadien est un milieu biologique et écologique exceptionnel. En raison de ces conditions, cependant, l’écologie de cette région est de plus en plus menacée. La riche diversité biologique de la région du delta du Mackenzie, qui compte de larges populations de poissons, de mammifères à fourrure, de caribou et de sauvagine, est attribuable aux interactions complexes entre les diverses composantes de la région. Afin de prédire les effets du changement, il importe de mieux comprendre la façon dont les composantes d’un système intégré interagissent. Le delta du Mackenzie, le plus grand au Canada, est situé là où le plus grand fleuve canadien, soit le Mackenzie, se jette dans la mer de Beaufort. Parmi les principales composantes de la région du delta, il faut mentionner le delta proprement dit, la mer de Beaufort, les hautes terres environnantes, la péninsule de Tuktoyaktuk, l’estuaire des lacs Eskimo ainsi que le fleuve Mackenzie et la rivière Peel.

 

Delta du MacKenzie

L’Initiative boréale canadienne (IBC) a commandé une étude pour aider les décideurs – des gouvernements fédéral, territoriaux, provinciaux et des Premières nations – à prendre des décisions d’intendance éclairées visant à assurer un équilibre entre des valeurs écosystémiques et culturelles plus générales d’un côté et le développement durable de l’économie de l’autre.

Cette étude démontre l’importance de conserver la région boréale dans le cadre de l’effort mondial de lutte contre le changement climatique. Le changement climatique représente un des plus graves enjeux mondiaux à l’heure actuelle. La valeur de la forêt boréale sur le plan du stockage durable de carbone fait de la conservation de cette région une des clés dans la lutte contre le réchauffement de la planète. Le rapport, intitulé La richesse réelle de la région du Mackenzie est l’œuvre de deux économistes écologiques, Sara Wilson et Mark Anielski, qui estiment la valeur des produits et services écologiques de la région du bassin hydrographique du Mackenzie à 10 fois celle de la valeur économique générée par l’extraction des ressources naturelles et d’autres activités industrielles dans le bassin hydrographique.

 

Aurore Boréale

La valeur annuelle de la forêt boréale et des autres couvertures terrestres qui forment le bassin hydrographique du Mackenzie est estimée à 448 milliards $ si la région était encore dans un état parfaitement vierge, c’est-à-dire non perturbée par des activités industrielles et anthropiques. En 2005, il est estimé que les activités minières, pétrolières, gazières, forestières et agricoles dans la région du Mackenzie ont contribué 41 milliards $ au PIB.

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