Pour le Canada, le protocole de Kyoto n’est pas la solution contre le réchauffement planétaire!

3 02 2007

GIEC

 

Les conclusions du Comité intergouvernemental sur les changements climatiques (GIEC) affirment que le climat de la terre se réchauffe, que l’activité humaine en est la principale cause et que le processus s’accélère.

Le ministre de l’Environnement du Canada, monsieur John Baird, s’est dit surpris par l’ampleur du consensus qui se dégage des principales conclusions du Comité intergouvernemental sur les changements climatiques. « Avec un tel rapport, qui dit sans équivoque que la planète se réchauffe, tous les gouvernements doivent agir », a dit M. Baird. « C’est très important pour le gouvernement du Canada de réduire les émissions de gaz à effet de serre. Mais on ne veut pas prendre 5 milliards aux contribuables pour atteindre les objectifs de Kyoto si un autre pays comme la Russie ne fait rien pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre. » Le ministre Blaird – qui se dit surpris par ce consensus – aurait dû savoir que les principales conclusions du Comité intergouvernemental sur les changements climatiques circulaient depuis le mois d’octobre. Monsieur Baird a préféré s’entretenir plutôt avec les auteurs.

Quelles conclusions tire le ministre de son voyage à Paris ? La solution n’est toutefois pas le protocole Kyoto, a réitéré le ministre. En entrevue à Radio-Canada, le ministre Blaird confirme l’intention du gouvernement de ne pas fixer de cibles nationales en matière de lutte aux gaz à effet de serre. Les objectifs seront élaborés sur l’intensité des émissions industrielles plutôt que sur une base absolue. Autrement dit, les entreprises pourront augmenter leurs émissions de GES si, en proportion de leur production, il y a baisse. Le ministre Baird rejette également toute possibilité d’une taxe verte pour décourager la surconsommation.

Dans son communiqué de presse officiel, le ministre Blaird déclare que le nouveau gouvernement du Canada et lui acceptent les résultats du quatrième rapport d’évaluation du Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (GIEC), et qu’il demande aux Canadiens de se préparer à des décisions difficiles en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Si le président George W. Bush entérine sans réserve les conclusions du rapport du groupe d’experts de l’ONU, le Premier ministre du Canada a répété que le réchauffement climatique est un problème grave et qu’il faut agir. Toutefois, il préfère parler de «faits» plutôt que d’entretenir une lubie comme le Protocole de Kyoto lorsque vient le temps de lutter contre les changements climatiques. «Avant de penser pouvoir arriver à abaisser ses émissions de gaz à effet de serre (GES), le Canada doit d’abord s’attarder à les stabiliser», a soutenu le Premier ministre. Il n’est toujours pas question de respecter les objectifs auxquels s’était engagé le Canada en vertu du Protocole de Kyoto sur la réduction des émissions de GES ou de fixer une cible nationale à court terme pour remplacer ces objectifs reniés.

Pour Achim Steiner, directeur exécutif du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), ce rapport fera des assises de Paris une «borne historique» qui démarquera l’ère des débats ou du doute «du temps de l’action». «L’ampleur du risque que court la planète si l’humanité ne réagit pas», a-t-il dit, est telle que «quiconque décidera de prendre le risque de ne pas agir après ce rapport entrera dans les livres d’histoire comme un irresponsable».

Fondé en 1988 par l’Organisation météorologique mondiale (OMM) et le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE), le GIEC a présenté son premier rapport d’évaluation en 1990 dont l’impact a mené à la création, par l’Assemblée générale des Nations Unies, du Comité international de négociation pour la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques. Le GIEC a publié un deuxième rapport d’évaluation en 1995 et un troisième en 2001. 31 Canadiens ont joué des rôles importants dans le quatrième rapport d’évaluation du GIEC. D’autres canadiens, plus nombreux, ont contribué au rapport en tant qu’auteurs et examinateurs collaborateurs.

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