La force brutale de Georges W. Bush et Dick Cheney

19 03 2007

« Les Américains trouvent toujours la meilleure option après avoir essayé toutes les autres. » (Churchill)

Bush et MusharrafL’humanité ne peut que constater la désillusion totale face à Washington qui s’est lancé dans une croisade approximative le 19 mars 2003. Comme elle ne peut que constater le cuisant échec d’un certain impérialisme qui voulait imposer son hégémonie et son pouvoir unipolaire au reste du monde. La force brutale n’est plus une arme pour imposer une vision du monde.

À la veille sa rencontre avec le président Bush, en septembre 2006, le président pakistanais Pervez Musharraf avait expliqué, dans une interview donnée à l’émission 60 Minutes américaine sur la chaîne américaine CBS, qu’au lendemain des attentats du 11 septembre 2001, les États-Unis avaient menacé de bombarder le Pakistan s’il ne coopérait pas dans la lutte contre le terrorisme. La menace était venue de l’ex-secrétaire d’État adjoint Richard Armitage, bras droit de l’ex-secrétaire d’État américain Colin Powell, et avait été transmise par l’intermédiaire du directeur du Renseignement pakistanais. « Le directeur du renseignement m’a rapporté que M. Armitage lui avait dit : soyez prêts à être bombardés. Soyez prêts à revenir à l’âge de pierre ». Dans cette interview, le président pakistanais avait qualifié cette menace de « très brutale ». Un porte-parole de la Maison Blanche a démenti, en expliquant que des menaces de bombardements ne faisaient pas partie de la stratégie américaine dans sa lutte contre le terrorisme après le 11 septembre.

Le Times de Londres publiait, en septembre 2006, des extraits des mémoires du président pakistanais Pervez Musharraf (In the Ligne of Fire) dans lequel il affirme que son gouvernement a secrètement reçu de la CIA des millions de dollars en échange de 369 personnes soupçonnées d’appartenir à Al-Qaïda (Times, 25 septembre 2006).

Les Américains reprochent régulièrement au Pakistan de ne pas faire le maximum pour démanteler Al-Qaïda.

Le New York Times rapportait, en février 2007, que le président George Bush avait adressé au président Musharraf un message très ferme pour l’avertir que le Congrès, désormais dominé par les démocrates, pourrait suspendre l’aide de Washington faute de résultats dans la traque des agents d’Al-Qaïda. Le journal cite également des hauts responsables de l’administration américaine selon lesquels la Maison Blanche a conclu que le président pakistanais n’honorait pas les engagements pris auprès du président Bush.

Les Démocrates, majoritaires au Congrès depuis novembre, ont en effet appelé la Maison Blanche à exercer une pression plus forte sur le Pakistan après une multiplication de raids, en Afghanistan, de la guérilla alliée aux talibans, a ajouté Le New York Times.

Le président Musharraf doit composer entre les exigences de Washington et le sentiment anti-américain toujours présent au sein de la population pakistanaise.

Des experts n’hésitent pas à parler de « zones tribales » dans le nord du Pakistan qui permet aux talibans d’entraîner des candidats aux opérations suicides et de consolider leur alliance avec Al-Qaïda. Le mouvement taliban est un moyen de défendre les intérêts du Pakistan en Afghanistan où l’Inde exerce une influence croissante. Protéger les talibans revient néanmoins à tolérer ses alliés d’Al-Qaïda.

« Pas un jour ne passe sans que le fanatisme ne se fasse ressentir au Pakistan », notait l’éditorialiste du quotidien anglophone Dawn, au lendemain de l’assassinat par un extrémiste religieux de la ministre des affaires sociales du Pendjab, et alliée politique du président pakistanais Pervez Musharraf, Zilla Huma Usman. Les fidèles d’Al-Qaïda et les talibans ont trouvé dans les mouvements religieux pakistanais des réseaux de soutien importants, qui leur ont permis de survivre et de continuer à opérer. Les talibans bénéficient aussi de la solidarité tribale et ethnique dans les zones frontalières.

35 000 hommes de l’armée afghane se battent aux côtés des 40 000 militaires présents en Afghanistan, dont 33 000 venus de 37 pays au sein de l’Isaf, commandée par l’Otan et 8 000 de la coalition internationale dirigée par les États-Unis depuis 2001. Mais il manque toujours, souligne l’Otan, 10% des troupes que les pays de l’Alliance s’étaient engagés à fournir. Environ 24 000 militaires américains sont actuellement en Afghanistan. Il s’agit du plus haut niveau depuis 2001.

Le Pakistan déploierait quelque 80 000 soldats à sa frontière avec l’Afghanistan pour traquer les militants proches des talibans ou d’Al-Qaïda. Les États-Unis ont fourni une aide militaire considérable à Islamabad, un coup de pouce qui se chiffrerait à plusieurs centaines de millions de dollars.

Cheneyt et MusharrafSelon John Negroponte, coordinateur du renseignement américain, le Pakistan, et en particulier les frontalières de l’Afghanistan, est devenu, ces dernières années, le QG mondial du réseau terroriste Al-Qaïda. Dick Cheney aurait, lors de sa récente visite au Pakistan, présenté au général Musharraf des photographies aériennes montrant plusieurs nouveaux camps d’entraînement de combattants islamistes dans les zones tribales du Waziristan et lui aurait demandé de faire davantage, selon un responsable pakistanais à l’issue de la rencontre qui s’est déroulée au palais présidentiel. Dick Cheney aurait néanmoins salué les efforts et les mesures prises par le Pakistan pour combattre le terrorisme.

Accusations immédiatement réfutées par Islamabad, pour qui « la coopération du Pakistan a permis d’éviter de nombreux attentats dans le monde entier ». Pas faux, mais depuis quelques jours, indique Talad Massoud, ancien officier de l’armée pakistanaise, « le président Pervez Musharraf n’a jamais été aussi fragilisé par toutes ces révélations. Pour la première fois, il va devoir agir, sinon les Américains pourraient le faire à sa place, ce qui le fragiliserait encore plus ». Cet analyste à la solide réputation assure que « le gouvernement va devoir abandonner son double jeu : d’un côté on rassurait Washington avec de bonnes paroles et quelques opérations qui permettaient l’arrestation d’un ou deux terroristes, de l’autre on fermait les yeux sur ce qui se passe sur la frontière afghane ».

Le général-président n’a pas apprécié d’être ainsi sermonné. « Le Pakistan n’accepte pas de se voir dicter sa conduite », a déclaré un porte-parole d’Islamabad, peu après l’entretien de Musharraf avec le vice-président des États-Unis, Dick Cheney. En 2006, 900 Pakistanais ont été tués et 1.500 blessés dans 650 attentats. De plus, le président Musharraf a échappé à de multiples tentatives d’assassinat perpétrées par Al-Qaïda.

Cinq ans après avoir choisi les États-Unis contre les talibans en Afghanistan, le chef de l’État pakistanais apparaît de plus en plus tiraillé entre, d’une part, les exigences américaines d’en faire plus contre Al-Qaïda et les talibans et les réalités de la politique d’ambiguïté qu’il a suivie vis-à-vis des extrémistes islamistes, d’autre part. Loin d’avoir été affaiblis par le revirement du Pakistan après le 11 septembre 2001, ceux-ci ont continué à prospérer dans un environnement qui leur est très largement favorable.

Selon Hasni Abidi, directeur du Centre d’études et de recherche sur le monde arabe et méditerranéen (Cermam), à Genève : « De l’Afghanistan au Maroc, en passant par l’Irak, la Corne de l’Afrique, l’Europe occidentale et même les territoires palestiniens, les défis lancés par la mouvance islamiste sont aussi redoutables que variés. Et toujours en phase avec l’actualité politique des pays concernés ». […] « Cette manière d’occuper la scène médiatico-politique est remarquable et démontre une maîtrise parfaite de la guerre psychologique et de très bonnes connaissances des réalités politiques », dit encore Abidi. Mais, conclut le chercheur, « ce qui est le plus remarquable dans tout ça, c’est la faculté d’Al-Qaïda et de ses émules d’intervenir en temps réel et toujours à propos ». Pour une organisation dont certains services de renseignements annoncent régulièrement la défaite, le constat est inquiétant (Source : 24h – Publié le 13 mars 2007).

Selon Wikipedia, la situation du Pakistan au plan international a radicalement changé depuis les attentats du 11 septembre 2001 aux États-Unis. Le régime devient l’objet de toutes les attentions et dispose d’une aide financière d’un niveau jamais atteint : pour un pays dont 43 % des dépenses publiques sont consacrés au paiement de la dette extérieure, le choix de la coopération avec les États-Unis sur le front de la lutte contre Al-Qaida et les Talibans afghans est impossible à refuser, même si le Pakistan a largement soutenu le régime taliban.

Le Pakistan a obtenu l’attribution, en mars 2004, lors de la visite du Secrétaire d’État, Colin Powell, du statut d’allié majeur, non-membre de l’OTAN. L’octroi de ce statut a coïncidé avec une levée des sanctions économiques imposées au Pakistan en 1999 à la suite du coup d’état du général Musharraf. Les États-Unis fournissent par ailleurs au Pakistan une importante assistance financière (3 milliards de dollars sur cinq ans).

En septembre 2006, le Premier ministre britannique Tony Blair, en visite au Pakistan, a annoncé le doublement de l’aide britannique au Pakistan prévue pour les trois prochaines années, qui passera de 236 millions de livres (348 millions d’euros) à 480 millions de livres (708 millions d’euros).

Les moyens d’une défense armée

L’accession du Pakistan à la capacité nucléaire daterait de 1987 ; la CIA en fait d’ailleurs rapport cette même année. Le Pakistan a mis en œuvre le processus de sa nucléarisation dans un contexte où il était sans cesse condamné par les Américains. Le Pakistan est cité en exemple par les pays qui souhaitent acquérir cette même capacité nucléaire puisque, après les attentats du 11 septembre 2001, il est devenu un allié des États-Unis. Nombreux sont donc ceux qui croient que le meilleur moyen de défendre leur indépendance, d’écarter les menaces régionales et de se protéger contre une intervention politique ou militaire des États-Unis passe par la nucléarisation. La possession de l’arme nucléaire est, selon la perception générale, la garantie d’une non-agression de la part des États-Unis.

L’accession du Pakistan au statut de puissance nucléaire ne semble nullement indisposer Georges W. Bush et Dick Cheney. Les trois pays du monde, qui n’ont pas signé le Traité de non prolifération (TNP), sont détenteurs d’armes nucléaires. Les deux premiers, l’Inde qui a effectué ses premiers essais dès 1974 et le Pakistan qui a fait les siens en 1998, le reconnaissent. Le troisième, Israël, garde le silence sur le sujet.

Les signataires du TNP aimeraient obtenir de ces trois dissidents un engagement politique à ne pas exporter leur technologie militaire. Un vœu qui vise tout particulièrement le Pakistan, centre du réseau d’Abdul Qadir Khan qui a exporté des technologies nucléaires vers la Corée du Nord, la Libye et l’Iran.

Les deux voisins, que sont l’Inde et le Pakistan, se sont affrontés par trois fois depuis l’indépendance en 1947. L’attaque du Parlement indien en 2001 par des séparatistes cachemiris a failli déclencher une nouvelle guerre. Mais depuis le processus de paix commencé en janvier 2004, les relations dans le domaine sportif, commercial et des transports se sont améliorées. Sauf, comme toujours, la question du Cachemire qui empoisonne continuellement les relations entre les deux puissances nucléaires.

A ce jour, l’armée pakistanaise estime qu’il y aurait près de 700 000 hommes des forces de sécurité indienne dans la région, mais les officiels indiens eux, s’en tiennent au chiffre de 500 000 militaires. Le Pakistan aurait placé 50 000 hommes au Cachemire. L’important, pour Georges W. Bush et Dick Cheney, n’est pas le Cachemire.

L’important est de contrer la volonté de l’Iran de devenir une puissance régionale qui bousculerait leurs intérêts fondamentaux dans cette zone du Grand Proche-Orient. La superpuissance n’entend nullement abandonner à Téhéran la moindre zonelle d’influence. En même temps, elle fait pression sur l’ami subventionné, le Pakistan, pour qu’il fasse plus, encore une fois, afin de protéger ses intérêts dans la région et minimiser les effets de l’humiliation : Oussama Ben Laden n’est toujours pas capturé depuis le 11 septembre 2001 et les talibans renaissent, tel le phénix, de leurs cendres.

Le Pakistan a donné à entendre qu’il ne servira pas de base et ne soutiendra pas les États-Unis sur le plan logistique en cas de guerre contre l’Iran.

La Chine vient de fournir au Pakistan les deux premiers avions chasseurs JF-17 Thunder équipés de moteurs de fabrication russe. Les rapports risquent donc de s’envenimer entre la Russie et l’Inde, un pays très sensible à tout ce qui touche aux rapports de ses partenaires avec le Pakistan.

Pour des raisons de politique intérieure, et propres à l’Amérique, la talibanisation renaissante dans la région lui est insupportable.

Ce que feignent d’ignorer, maintenant, les États-Unis

Ignacio Ramonet écrivait, dans Le Monde diplomatique, en novembre 1999 : « Le 13 octobre, l’incroyable décision du Sénat des États-Unis refuse la ratification du traité d’interdiction totale des essais nucléaires (Titen), contre l’avis du président William Clinton. Ce refus, fondé sur des arguments misérablement politiciens, est d’une gravité exceptionnelle. Un véritable désastre pour la sécurité de la planète. Car il peut être interprété comme une autorisation accordée à la reprise générale des tests atomiques. De surcroît, il porte atteinte au principe de non-prolifération nucléaire et délégitime dorénavant toute pression de Washington en faveur de l’arrêt des essais atomiques ». […] « Le Pakistan est au bord de la banqueroute et reste l’une des principales plates-formes du fondamentalisme musulman. Au plan intérieur, c’est une poudrière. Il est divisé par des clivages religieux opposant les sunnites aux chiites (20 % de la population), des affrontements ethniques entre Pachtouns, Baloutches, Sindhis et Pendjabis, et des inégalités sociales : 40 % de la population vit sous le seuil de pauvreté, et il y a environ vingt millions d’enfants-esclaves… C’est l’un des pays, enfin, les plus corrompus au monde et, selon l’ONU, l’économie criminelle dépasserait, en valeur absolue, l’économie légale […] Si l’on ajoute que cet État en déliquescence, désormais piloté par des militaires, disposera bientôt de missiles pouvant transporter des charges nucléaires sur une distance de 1 500 kilomètres, comment ne pas être terriblement inquiet ? ».

L’Amérique oublie ou semble avoir gommé certaines réalités bien récentes de son allié pakistanais :

  • L’Inde et le Pakistan se sont dotés de l’arme nucléaire et, en 2002, ont été sur le point de déclencher une guerre. Malgré une certaine décrispation entre les deux pays, la question du Cachemire n’est toujours pas réglée.
  • Lors de leur réunion de Durban, en novembre 1999, les chefs de gouvernement du Commonwealth avaient réclamé du Pakistan la restauration immédiate du régime démocratique civil. Suite au jugement de la Cour Suprême pakistanaise, décrétant que le retour à la démocratie devrait se faire et à l’engagement du Général Musharraf de respecter le jugement de la cour et la feuille de route pour la restauration de la démocratie prévoyant la tenue d’élections libres et justes d’ici le 12 octobre 2002, les chefs de gouvernement du Commonwealth se montrent à nouveau patients.. Le 21 août 2002, un Décret servant de Cadre Juridique (Legal Framework Order) fut adopté grâce auquel le Président Pervez Musharraf obtint des pouvoirs considérables et précis aux dépends du Parlement, tel que la possibilité d’outrepasser l’Assemblée législative, de démettre de ses fonctions le Premier Ministre élu et de dissoudre le Parlement si son Conseil National de Sécurité considère que le gouvernement n’agit pas dans les intérêts du pays.
  • Dans le cadre de son voyage en Inde et au Pakistan, en mars 2006, George W. Bush avait appelé Pervez Musharraf à organiser en 2007 des élections libres et honnêtes, en soulignant que la démocratie était le meilleur moyen de vaincre le terrorisme.
  • Le chef de l’État, Pervez Musharraf, a, le vendredi 9 mars 2007, limogé le juge Iftikhar Mohammad Chaudhry, président de la Cour suprême du Pakistan qui était en fonction depuis l’été 2005. « Je ne démissionnerai pas », a affirmé le juge Chaudhry en réclamant que son audition devant les cinq membres du CJS, l’autorité suprême en matière de justice au Pakistan, soit publique. Ce nouveau coup porté à l’institution judiciaire est toutefois très largement dénoncé et, comme l’écrit l’éditorialiste du quotidien anglophone The News, « le gouvernement doit s’extraire rapidement de cette horrible situation avant que les choses ne dégénèrent. Tout délai ne peut que convaincre la plupart des Pakistanais qu’ils vivent dans un pays qui a tous les aspects d’un État policier ».
  • Human Rights Watch (HRW) estime que le limogeage du président de la Cour suprême ouvre une crise constitutionnelle. « Le gouvernement pakistanais doit permettre au juge Chaudhry une audition publique et juste et lui offrir la possibilité d’étudier les accusations portées contre lui et de bénéficier d’un conseil juridique », a déclaré Ali Dayan Hasan, chercheur de HRW pour l’Asie du Sud, en redoutant un «déni de justice ».
  • Reporters sans frontières dénonce la multiplication des interventions directes de l’État sur le contenu des médias indépendants. Il s’agit notamment de la censure imposée à plusieurs chaînes de télévision sur les manifestations de soutien au président de la Cour suprême ou du boycott publicitaire qui sanctionne le célèbre quotidien Dawn. « Nous craignons qu’en cette année d’élection présidentielle, l’indépendance des médias soit mise à mal par l’État. Il est urgent que le président Pervez Musharraf fasse cesser ces interventions autoritaires qui mettent en danger la liberté de ton et d’action des journalistes pakistanais. En aucun cas, ils ne doivent être utilisés comme des outils de propagande », a affirmé l’organisation.
  • Selon Médecins du Monde, près de 80% des femmes souffriraient, au Pakistan, de violence domestique. Fuyant ces violences ou des mariages forcés, certaines femmes abandonnent foyer et famille pour venir chercher de l’aide dans des refuges, les Dar-Ul-Aman. Créées et gérées par le gouvernement pakistanais, ces structures accueillent des femmes, souvent très traumatisées, parfois accompagnées par leurs enfants. Plus de 90% de ces femmes ont été victimes de nombreuses formes de violences domestiques, qu’elle soit physique, sexuelle ou psychologique. Leur situation personnelle très incertaine combinée à des menaces de morts les pousse souvent vers la dépression, des états de grande anxiété voire le suicide.
  • Le Pakistan a, au cours du mois de mars 2007, testé avec succès un missile balistique sol-sol de courte portée à capacité nucléaire. Le missile Abdali, ou Hatf-II, développé par les scientifiques pakistanais, peut atteindre une cible située jusqu’à200 kilomètres de distance. Il a été tiré depuis une base non identifiée, précise un communiqué pakistanais

Et l’Amérique ? Pour le président américain et son vice-président, ils doivent méditer sur ce quatrième anniversaire de l’invasion de l’Irak. « Quelle que soit la cause que vous avez à vendre, aimait à rappeler l’ultraconservateur du Texas Dick Armey à ses collègues du Congrès, vendez-la au nom de la liberté ! »

Karim MOHSEN écrit, sur le site de l’Expression : « La guerre contre l’Irak, outre l’échec consommé dans la «démocratisation» du pays est aussi, sans doute surtout, un revers total dans la lutte contre le terrorisme, comme en excipait l’administration américaine justifiant son invasion de l’Irak. Bien au contraire, la guerre contre l’Irak a eu pour effet de renforcer, voire de stimuler les réseaux d’Al-Qaïda contre lesquels l’armée américaine était censée lutter. Or, en Irak, c’est plutôt le syndrome du Vietnam qui se répète pour les Américains eux qui pensaient apporter la «liberté» et autres «bienfaits» de la civilisation occidentale aux Irakiens, ils leur ont surtout apporté les violences et le malheur ».

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