Lettre ouverte à l’Ambassadeur de l’Afghanistan au Canada

30 04 2007

Monsieur l’Ambassadeur

Comme vous le savez, puisque vous avez participé à ce débat par vos déclarations, la Chambre des communes est aux prises avec des réponses contradictoires du gouvernement conservateur minoritaire relativement à des cas de tortures dans votre pays. Votre déclaration est simple et elle servira de propos à cette lettre ouverte : « C’est la responsabilité de notre gouvernement, dites-vous, de voir à cela et de corriger les problèmes qui pourraient exister, qu’il s’agisse de porter des accusations d’abus ou de poursuivre quelqu’un en justice – ou de faire parvenir des preuves à la cour ». Vous ajoutez : « Même si les portes des prisons afghanes devaient être ouvertes aux responsables canadiens, ce sera aux autorités afghanes de gérer tout cas présumé d’abus ».

Permettez-moi, monsieur l’Ambassadeur, de porter à votre attention quelques faits :

Cinq ans après le début des tentatives pour stabiliser l’Afghanistan, ni le Canada, ni l’OTAN n’entrevoit clairement une stratégie pour quitter le pays. Si une grande majorité d’Afghans appuient la présence canadienne dans leur pays et s’opposent à la résistance talibane, (Charney Research-ABC News), le Canada ne constitue qu’une petite partie de la mission de l’OTAN en Afghanistan, laquelle compte plus de 30 000 soldats.

À l’origine, l’invasion militaire de votre pays avait pout but de neutraliser un régime jugé coupable de supporter l’organisation Al-Qaida. En raison des événements du 11 septembre 2001, comme vous le savez sans doute, les États-Unis ont été appuyés dans cette guerre par l’ensemble des pays dans le monde. Or depuis, les commentaires sur la présence canadienne en Afghanistan sont plutôt dévastateurs.

En mars 2006, un sondage révélait que 62 pour cent des Canadiens s’opposaient au déploiement en Afghanistan et que 70 pour cent d’entre eux souhaitaient un débat sur le sujet aux Communes. Ipsos Reid vient de dévoiler, en avril 2007, un nouveau sondage indiquant que près des deux tiers des Canadiens (63 pour cent) souhaiteraient que la mission canadienne se termine en février 2009, date butoir du déploiement actuellement en cours. Les répondants du Québec et des provinces atlantiques sont plus enclins à appuyer un retour des troupes.

Petite précision, monsieur l’Ambassadeur : « L’appui général à la mission n’arrive pas à obtenir une forte majorité. Ainsi, seulement 52 pour cent de la population appuierait la mission en Afghanistan ».

En réponse, notre ministre des Affaires extérieures, monsieur Peter MacKay, considérait en mars dernier que la durée de la mission canadienne en Afghanistan devait être déterminée en grande partie par les généraux des forces armées et non par les parlementaires. Selon le ministre, un vote aux Communes sur cette question aurait nui à la sécurité des militaires déployés en Afghanistan et miné le moral des troupes.

Pourtant, monsieur l’Ambassadeur, comme l’indique le directeur général de l’Agence de presse étudiante mondiale, Bruno Maltais : « En septembre 2006, le Secrétaire général des Nations Unies constatait que la situation en Afghanistan était dans son pire état. En avril 2007, Human Right Watch nous apprenait que l’année 2006 a été la plus meurtrière. Au moins 669 civils ont été tués dans des attaques de l’insurrection, dirigées de plus en plus vers la population civile.

Nous avons au Canada un débat très fâcheux sur le comportement de votre gouvernement à l’égard des prisonniers que lui remettrait l’armée canadienne. Notre gouvernement a demandé à votre gouvernement des explications sur le sort de prisonniers remis aux autorités locales par des soldats canadiens, à la suite d’informations selon lesquelles ils auraient été torturés. Le gouvernement tente par tous les moyens de minimiser les allégations d’une trentaine de détenus, de votre pays, qui ont raconté au quotidien The Globe and Mail avoir été torturés, battus, électrocutés, laissés dehors dans le froid et privés de sommeil, entre autres.

Vérité et mensonge font mauvais ménage dans les circonstances. Notre gouvernement minoritaire semble recourir à l’un ou à l’autre de ces artifices : vérité ou mensonge.

Le quotidien La Presse nous apprend ce samedi que : « entre 2002 et 2005, le Canada avait l’habitude de remettre aux Américains les prisonniers afghans soupçonnés d’avoir des liens avec les talibans. Mais Ottawa a décidé de négocier une entente de transfert des prisonniers avec les autorités afghanes, à la suite de la controverse provoquée par les mauvais traitements au centre de détention militaire américain de Guantánamo, à Cuba, et les tortures infligées aux prisonniers par des militaires américains à la prison d’Abou Ghraib, en Irak ». […] « Les rapports de surveillance de la Commission indépendante des droits de la personne de l’Afghanistan indiquent que la torture demeure une pratique courante des policiers, notamment à l’étape de l’enquête. Cette mesure est utilisée pour obtenir des confessions des détenus », peut-on lire dans le rapport annuel de 2004. […] « Les commandants de la police et leurs troupes ont été impliqués dans de nombreux cas de viol de femmes, de filles et de garçons », écrivent les diplomates canadiens dans leur rapport annuel de 2005 ».

Très embarrassant monsieur l’Ambassadeur. Cela revient à dire que cette pratique n’a pas été jugulée depuis 2002. Convenez que nous ne connaissons pas la face cachée de la réalité. Comme le montre si bien le quotidien La Presse, ces rapports, présentés au gouvernement libéral de monsieur Paul Martin, sont comparables à celui divulgué par un quotidien torontois, mercredi, et qui a fait un grand bruit à la Chambre des communes. Ce document, daté de 2006, démontrait que la torture demeure un outil de prédilection des autorités afghanes dans les prisons.

Autre fait embarrassant monsieur l’Ambassadeur : notre gouvernement actuel envoie des messages contradictoires sur l’accès des soldats canadiens aux détenus afghans et la supervision qu’ils peuvent en faire. Votre déclaration récente n’est pas de nature non plus à apporter un éclairage supplémentaire à cet embrouillamini. Votre propre Commission indépendante des droits de la personne, que votre gouvernement a chargée de la surveillance des détenus, affirme ne pas avoir accès à certains prisonniers.

Pour Human Rights Watch, il faut revoir tout le système : les pays de la coalition, qui incluent le Canada, les Pays-Bas et la Grande-Bretagne, devraient s’entendre pour se doter d’un centre de détention commun en Afghanistan. Qu’en pense votre gouvernement ?

D’après deux experts en droit international, le Canada a déjà enfreint la Convention de Genève et a ouvert la porte à des poursuites pour crime de guerre contre les soldats canadiens. Selon Amir Attaran, professeur de droit de l’Université d’Ottawa, et Michael Byers, de l’Université de Colombie-Britannique, le gouvernement fédéral n’a plus le choix : face aux allégations, il doit dès maintenant mettre un terme au traité.

Les « pas de bébé » du gouvernement afghan, auxquels vous faisiez vous-même allusion dans votre déclaration, sont particulièrement gênants, dans les circonstances, tant par leur lenteur à évoluer que par leur valse hésitation. Le Canada est dans de beaux draps, monsieur l’Ambassadeur.

Dans le cadre du Forum annuel qui réunit les membres des forces de l’OTAN, Richard Holbrooke, ancien ambassadeur des États-Unis à l’ONU, est venu dire jusqu’à quel point il s’était rendu compte de l’impopularité du gouvernement du président afghan Hamid Karzai auprès des Afghans eux-mêmes. Notre gouvernement semble vivre les mêmes soucis de popularité auprès de sa population, mais pas pour les mêmes raisons. A moins que le mensonge ne gagne en pratique au sein de notre gouvernement conservateur minoritaire. Notre ministre, monsieur Peter MacKay, a déclaré au même Forum annuel que : « l’OTAN doit stabiliser le sud de l’Afghanistan, procéder à la reconstruction du pays et y rétablir les institutions politiques et judiciaires : l’avenir des opérations militaires des alliés en Afghanistan ne tient qu’à un fil ».

Pour Denis Coderre, du Parti libéral du Canada : « L’engagement du Canada concernant la reconstruction et la sécurité de l’Afghanistan ne se limite pas à nos opérations militaires à Kandahar. Le Parti libéral tient à ce que la mission canadienne en Afghanistan soit constructive, à ce qu’elle repose sur des principes et à ce qu’elle soit axée sur la diplomatie et l’aide au développement ».

Selon vous, monsieur l’Ambassadeur, monsieur Coderre rêve-t-il en couleurs lorsqu’il croit possible qu’un tel engagement du Canada soit axé sur la diplomatie et l’aide au développement ? Les intérêts économiques régionaux, dominés par la position américaine, favorise-t-elle selon vous une telle approche ?

En vertu du droit international, le Canada a la responsabilité de protéger les prisonniers de l’abus et de s’assurer qu’ils ne sont pas remis à un État qui pratique la torture. Avant d’être traduit devant un tribunal international pour laxisme, contradictions et mensonges, monsieur l’Ambasadeur, je propose la solution suivante :

  1. Relativement aux cas de tortures dans votre pays, le Canada reconnaît pleinement à votre gouvernement la responsabilité de voir à cela et de corriger les problèmes qui pourraient exister, qu’il s’agisse de porter des accusations d’abus ou de poursuivre quelqu’un en justice puisque, comme vous l’indiquez si bien, même si les portes des prisons afghanes devaient être ouvertes aux responsables canadiens, ce sera aux autorités afghanes de gérer tout cas présumé d’abus
  2. Le Canada reconnaît qu’il est de sa responsabilité de respecter la volonté des canadiens et des canadiennes et de se retirer de cet enfer où son intervention ne repose plus sur des principes axés sur la diplomatie et l’aide au développement mais sert uniquement à protéger des intérêts régionaux qui lui sont parfaitement étrangers et pour lesquels il n’a aucune raison de sacrifier des vies humaines.

Pierre R. Chantelois

Montréal (Québec)

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Ça va bien au bureau ?

27 04 2007

Après une semaine difficile, au bureau, il fait bon se reposer au cours du week-end. A la condition d’en sortir sans trop d’ecchymoses.

 

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De retour le lundi 30 avril 2007

(aussi intact que possible!)

 

 





Après la guerre en Irak, la guerre des mots en Amérique !

27 04 2007

L’objet de la guerre n’est pas de mourir pour son pays, mais de faire en sorte que le salaud d’en face meure pour le sien.

Georges S. Patton, Général américain

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Une autre semaine difficile pour Georges W. Bush.

Forte de l’appui des Américains, la loi liant le financement de la guerre en Irak à un calendrier de retrait vient d’être adoptée :

« 55 % des Américains estiment qu’« une victoire en Irak » n’est plus possible, tandis que 36 % pensent le contraire ».

« 56 % des Américains sont d’accord avec les démocrates pour fixer une date pour le retrait des troupes américaines d’Irak, alors que 37 % d’entre eux approuvent au contraire le président américain George W. Bush sur cette question ».

(Sondage publié mercredi par NBC et le Wall Street Journal )

Et c’est parti !

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La Chambre des représentants américaine a approuvé mercredi, en dépit de l’assurance qu’il sera bloqué par un veto présidentiel, le projet de loi sur le financement de la guerre en Irak. Adopté par 218 voix contre 208, il doit encore être voté au Sénat, avant d’être soumis au président George W. Bush, qui devrait y opposer son veto la semaine prochaine. la loi de financement prévoit d’octroyer 124,2 milliards de dollars (91 milliards d’euros) au financement de la guerre en Irak, mais exige que le retrait des troupes commence le 1er octobre, voire même plus tôt si le gouvernement irakien ne respecte pas certaines conditions.

Comme la Chambre des représentants, le Sénat américain vient d’adopter ce jeudi à son tour le projet de loi de financement de la guerre en Irak fixant au 31 mars 2008 l’objectif de retrait de la majeure partie des troupes américaines, malgré la menace de veto présidentiel. « Le président a échoué dans sa mission de rendre la paix et la stabilité au peuple d’Irak », a souligné le sénateur Robert Byrd, ajoutant qu’« il est temps de rapatrier nos troupes ».

« Il est cynique d’affirmer que la guerre est perdue parce qu’on croit que ça donne un avantage politique », a déclaré le vice-président Dick Cheney. Duncan Hunter, est entré dans la controverse en demandant au sénateur Harry Reid de quitter son poste, sous prétexte qu’il serait « irresponsable », « démoralisant » pour les militaires et « encourageant » pour les terroriste de déclarer la guerre « perdue ». Le sénateur John Kerry a qualifié l’attitude du vice-président d’ « aussi inquiétante qu’inintelligente ».

Le débat a monté d’un cran lorsque le chef de la majorité démocrate du Sénat, Harry Reid a déclaré : « Le vice-président Dick Cheney s’est fait traiter de «chien d’attaque» par un chef démocrate ». « Le président lâche souvent son chien d’attaque, connu sous le nom de Dick Cheney ».

« Il est venu pour m’attaquer, non seulement moi mais le groupe démocrate », a poursuivi M. Reid, en précisant qu’il n’allait pas s’engager dans « un match où l’on se renvoie des noms d’oiseaux avec quelqu’un dont la popularité atteint 9 % ».

« Les sacrifices supportés par nos militaires et leur famille exigent mieux que les chèques en blancs demandé par le président, mieux qu’une guerre sans fin – ils exigent un plan pour mener cette guerre à sa fin », a déclaré la présidente démocrate de la Chambre, Nancy Pelosi.

« Nos troupes sont embourbées dans une guerre civile sans ennemi clairement identifié et sans stratégie claire permettant de garantir notre succès », a déclaré le chef de la majorité démocrate à la Chambre des représentants, Steny Hoyer. « Al-Qaïda va considérer ça comme le jour où la Chambre des représentants a jeté l’éponge », a déclaré pour sa part le représentant républicain Jerry Lewis.

« Les démocrates choisissent de faire une déclaration politique », a répliqué le président Bush à la Maison-Blanche. « C’est leur droit, mais c’est mauvais pour nos troupes, et c’est mauvais pour notre pays. Accepter le projet de loi des dirigeants démocrates reviendrait à accepter une politique qui contredit directement le jugement de nos chefs militaires ».

« Je crois fermement que les hommes politiques à Washington ne devraient pas dicter aux généraux comment faire leur travail », a poursuivi le président américain. « Et je pense qu’un calendrier de retrait artificiel serait une faute. Un calendrier de retrait artificiel dirait à un ennemi « attends qu’ils s’en aillent ». Il dirait aux Irakiens « ne faites pas d’efforts pour atteindre vos objectifs, ce serait décourager les troupes ». Par conséquent, je rejetterai vivement tout calendrier de retrait artificiel et/ou les politiciens de Washington qui essayent de dicter à ceux qui portent l’uniforme comment faire leur travail ».

« Nous pouvons quitter l’Irak, comme nous l’avons fait au Liban, comme nous l’avons fait au Vietnam, comme nous l’avons fait en Somalie, et laisser derrière nous le chaos », a déclaré le chef des républicains à la Chambre, John Boehner.

En réponse à cette guerre des mots, le gouvernement irakien a estimé que la décision du Congrès adressait un message dangereux aux terroristes.

Comble de l’affrontement, une commission parlementaire américaine vient de lancer une procédure de citation à comparaître contre Condoleezza Rice, relativement à l’Irak, mais Condy ne se présentera pas invoquant, selon le département d’État, une prérogative de l’exécutif. L’initiative de la commission a été vivement condamnée par le chef des républicains à la Chambre, John Boehner, qui a dénoncé du « théâtre politique » : « Cette enquête a plus pour but d’obscurcir (les faits) que de réagir aux menaces qui pèsent contre ce pays maintenant et dans l’avenir prévisible ».

 

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Après la guerre en Irak, la guerre des mots en Amérique !

27 04 2007

L’objet de la guerre n’est pas de mourir pour son pays, mais de faire en sorte que le salaud d’en face meure pour le sien.

Georges S. Patton, Général américain

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Une autre semaine difficile pour Georges W. Bush.

Forte de l’appui des Américains, la loi liant le financement de la guerre en Irak à un calendrier de retrait vient d’être adoptée :

« 55 % des Américains estiment qu’« une victoire en Irak » n’est plus possible, tandis que 36 % pensent le contraire ».

« 56 % des Américains sont d’accord avec les démocrates pour fixer une date pour le retrait des troupes américaines d’Irak, alors que 37 % d’entre eux approuvent au contraire le président américain George W. Bush sur cette question ».

(Sondage publié mercredi par NBC et le Wall Street Journal )

Et c’est parti !

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La Chambre des représentants américaine a approuvé mercredi, en dépit de l’assurance qu’il sera bloqué par un veto présidentiel, le projet de loi sur le financement de la guerre en Irak. Adopté par 218 voix contre 208, il doit encore être voté au Sénat, avant d’être soumis au président George W. Bush, qui devrait y opposer son veto la semaine prochaine. la loi de financement prévoit d’octroyer 124,2 milliards de dollars (91 milliards d’euros) au financement de la guerre en Irak, mais exige que le retrait des troupes commence le 1er octobre, voire même plus tôt si le gouvernement irakien ne respecte pas certaines conditions.

Comme la Chambre des représentants, le Sénat américain vient d’adopter ce jeudi à son tour le projet de loi de financement de la guerre en Irak fixant au 31 mars 2008 l’objectif de retrait de la majeure partie des troupes américaines, malgré la menace de veto présidentiel. « Le président a échoué dans sa mission de rendre la paix et la stabilité au peuple d’Irak », a souligné le sénateur Robert Byrd, ajoutant qu’« il est temps de rapatrier nos troupes ».

« Il est cynique d’affirmer que la guerre est perdue parce qu’on croit que ça donne un avantage politique », a déclaré le vice-président Dick Cheney. Duncan Hunter, est entré dans la controverse en demandant au sénateur Harry Reid de quitter son poste, sous prétexte qu’il serait « irresponsable », « démoralisant » pour les militaires et « encourageant » pour les terroriste de déclarer la guerre « perdue ». Le sénateur John Kerry a qualifié l’attitude du vice-président d’ « aussi inquiétante qu’inintelligente ».

Le débat a monté d’un cran lorsque le chef de la majorité démocrate du Sénat, Harry Reid a déclaré : « Le vice-président Dick Cheney s’est fait traiter de «chien d’attaque» par un chef démocrate ». « Le président lâche souvent son chien d’attaque, connu sous le nom de Dick Cheney ».

« Il est venu pour m’attaquer, non seulement moi mais le groupe démocrate », a poursuivi M. Reid, en précisant qu’il n’allait pas s’engager dans « un match où l’on se renvoie des noms d’oiseaux avec quelqu’un dont la popularité atteint 9 % ».

« Les sacrifices supportés par nos militaires et leur famille exigent mieux que les chèques en blancs demandé par le président, mieux qu’une guerre sans fin – ils exigent un plan pour mener cette guerre à sa fin », a déclaré la présidente démocrate de la Chambre, Nancy Pelosi.

« Nos troupes sont embourbées dans une guerre civile sans ennemi clairement identifié et sans stratégie claire permettant de garantir notre succès », a déclaré le chef de la majorité démocrate à la Chambre des représentants, Steny Hoyer. « Al-Qaïda va considérer ça comme le jour où la Chambre des représentants a jeté l’éponge », a déclaré pour sa part le représentant républicain Jerry Lewis.

« Les démocrates choisissent de faire une déclaration politique », a répliqué le président Bush à la Maison-Blanche. « C’est leur droit, mais c’est mauvais pour nos troupes, et c’est mauvais pour notre pays. Accepter le projet de loi des dirigeants démocrates reviendrait à accepter une politique qui contredit directement le jugement de nos chefs militaires ».

« Je crois fermement que les hommes politiques à Washington ne devraient pas dicter aux généraux comment faire leur travail », a poursuivi le président américain. « Et je pense qu’un calendrier de retrait artificiel serait une faute. Un calendrier de retrait artificiel dirait à un ennemi « attends qu’ils s’en aillent ». Il dirait aux Irakiens « ne faites pas d’efforts pour atteindre vos objectifs, ce serait décourager les troupes ». Par conséquent, je rejetterai vivement tout calendrier de retrait artificiel et/ou les politiciens de Washington qui essayent de dicter à ceux qui portent l’uniforme comment faire leur travail ».

« Nous pouvons quitter l’Irak, comme nous l’avons fait au Liban, comme nous l’avons fait au Vietnam, comme nous l’avons fait en Somalie, et laisser derrière nous le chaos », a déclaré le chef des républicains à la Chambre, John Boehner.

En réponse à cette guerre des mots, le gouvernement irakien a estimé que la décision du Congrès adressait un message dangereux aux terroristes.

Comble de l’affrontement, une commission parlementaire américaine vient de lancer une procédure de citation à comparaître contre Condoleezza Rice, relativement à l’Irak, mais Condy ne se présentera pas invoquant, selon le département d’État, une prérogative de l’exécutif. L’initiative de la commission a été vivement condamnée par le chef des républicains à la Chambre, John Boehner, qui a dénoncé du « théâtre politique » : « Cette enquête a plus pour but d’obscurcir (les faits) que de réagir aux menaces qui pèsent contre ce pays maintenant et dans l’avenir prévisible ».

 

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ADN contre Injustice

26 04 2007

Dieu est le nom que depuis le début des temps jusqu’à nos jours les hommes ont donné à leur ignorance.

Max Nordeau

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Jerry Miller, 48 ans, a, en 1982, été condamné pour vol et enlèvement avec circonstances aggravantes, identifié par des témoins. Il a, bien évidemment, toujours clamé son innocence. Jeune Afro-Américain de 22 ans, il venait de quitter l’armée quand il est arrêté pour l’enlèvement et le viol d’une femme à Chicago en 1981, dans un garage. Deux garagistes, qui prétendent avoir vu l’auteur des faits, l’identifient formellement. Tout comme la victime, lors du procès qui se déroule l’année suivante. Jerry Miller nie, lors de l’audience. « J’étais dévasté, se souvient-il dans le Chicago Tribune. Le juge m’a affirmé que la preuve était accablante. J’étais complètement déprimé ».

Innocence Project, (IP), organisation new-yorkaise à but non lucratif qui œuvre pour disculper des détenus condamnés à tort, travaille sur 200 dossiers probables d’erreurs judiciaires, et examine des centaines d’autres qui lui parviennent régulièrement. Saisie du dossier Miller, en 2005, Innocence Project avait, l’an dernier, persuadé les procureurs de faire pratiquer des analyses ADN sur du sperme trouvé sur les vêtements de la victime. Les résultats ont permis d’innocenter M. Miller, et de découvrir le véritable violeur, un homme dont l’ADN était enregistrée dans un fichier national parce qu’il avait été entre-temps condamné pour un autre crime.

En liberté conditionnelle depuis mars 2006, Miller vivait dans la banlieue de Chicago et avait retrouvé un travail. Mais il portait toujours un bracelet électronique. Il restait sujet aux restrictions et humiliations imposées aux agresseurs sexuels qui ont purgé leur peine. Jerry Miller vient d’être innocenté, grâce à une analyse ADN.

Comme Jerry Miller, 60% des innocents condamnés par erreur sont noirs, alors que cette minorité représente seulement 12% de la population américaine.

« Nous savons qu’il y a des milliers d’innocents qui croupissent en prison », répond Peter Neufeld, cofondateur de l’« Innocence Project ». « Il faut une révolution de la justice criminelle, pour garantir que les autres disciplines de la médecine légale soient aussi solides et fiables que les tests ADN ».

Une analyse menée par l’association sur ces 200 erreurs judiciaires montre que les mêmes facteurs reviennent souvent : dans 77% des cas, et notamment dans celui de M. Miller, une mauvaise identification par des témoins visuels est en cause. Dans 65% des cas, des analyses de laboratoire – groupe sanguin, empreintes digitales, traces de pas ou de morsure etc. – n’ont pas été menées avec la rigueur nécessaire. Dans 25% des cas, la police a extorqué de faux aveux, et dans 15% des cas, elle a utilisé le témoignage, souvent intéressé, d’un compagnon de cellule. Signe positif à ces comportements erratiques : c’est la 200ème fois depuis 1989 qu’un détenu est reconnu innocent suite à une analyse ADN.

L’ADN

Chaque être humain porte donc dans chaque cellule de son corps une « mécanique » technique surpuissante : un microchip avec trois gigabits de capacité de stockage, qui extrait des informations électromagnétiques de son entourage, qui stocke cette information et qui peut également la retransmettre, possiblement modifiée (Alain-Yan Mohr, L’ADN communique dans l’univers, Sciences et Recherches, 30 juillet 2006)

D’un point de vue biologique, ces données sont nécessaires à la compréhension de notre passé, vis-à-vis de notre évolution depuis l’apparition des premières cellules et de notre place dans le monde, en regard des autres espèces. D’un point de vue plus pratique, l’analyse de ces données peut nous permettre de comprendre le fonctionnement de certaines maladies, et ainsi nous aider à lutter contre elles.

L’ADN n’est pas seulement responsable de la construction du corps humain mais elle sert aussi comme stockage de données et dans la communication. Des linguistes russes ont constaté que le code génétique, particulièrement dans les 90 % d’ADN débarras soi-disant inutiles, suit les mêmes règles que toutes nos langues humaines : « L’ADN humain est un internet biologique et supérieur à bien des égards à l’internet artificiel. Une récente recherche scientifique russe explique directement ou indirectement des phénomènes comme la clairvoyance, l’intuition, les actes de guérison spontanés et à distance, l’auto-guérison, les techniques d’affirmation, les auras lumineuses peu communes de certaines personnes (à savoir des maîtres spirituels), l’influence mentale sur la météorologie et bien plus. En outre, il est prouvé qu’il existe un type de médecine entièrement nouveau dans lequel l’ADN peut être influencé et reprogrammé par des mots et des fréquences SANS couper et remplacer des gènes isolés » (Sciences et Recherches, mai 2006).

A la fin du XXe siècle, cent ans après la découverte des empreintes digitales, la révolution génétique a mis à la disposition de la justice un outil qui fait appel à la molécule d’ADN, appelée « empreintes génétiques ». L’information responsable des caractères héréditaires est contenue sous la forme d’un code à quatre lettres imprimé dans la molécule d’ADN. Chaque personne présenterait une signature unique, un peu comme un code-barre du commerce.

Un article de A.J. Jeffreys, V. Wilson et S.L. Thein, paru, dans la revue Nature en 1985, intitulé Hypervariable minisatellite regions in human DNA, a suscité beaucoup d’intérêt. Pour la première fois, il fournissait une méthode relativement simple pour identifier un grand nombre de régions hautement variables dans l’ADN humain. Cela permettait de disposer de marqueurs pour la recherche en génétique humaine et ouvrait en même temps le domaine du génotypage de l’ADN en médecine légale. Les applications possibles ont mené alors à un brevet sous le terme d’« empreintes digitales génétiques » (en anglais : DNA fingerprints) pour l’identification des individus et pour l’établissement des relations de parenté.

Dans chaque noyau cellulaire d’un être humain, la substance ADN crée une combinaison individuelle spécifique qui peut être récoltée puisqu’elle est présente dans toute sécrétion ou tissu du corps humain. Cette technique, qui ne cesse de se perfectionner, est maintenant incontournable que ce soit dans des affaires civiles comme les recherches en paternité ou dans les enquêtes criminelles. Elle peut permettre d’accuser mais aussi d’innocenter un condamné, comme le cas Miller le montre bien.

Les chercheurs ne se sont pas contentés d’étudier les marqueurs présents sur l’ADN des chromosomes, mais également ceux de l’ADN des mitochondries (les « centrales énergétiques » des cellules), très intéressants parce qu’ils peuvent se retrouver dans des échantillons de moins bonne qualité (cheveux, os, etc.). Mais il n’y a pas que les empreintes génétiques ou digitales. Cambrioleurs, assassins ou violeurs ont une pratique commune de repérage de la présence (ou non présence) de leurs victimes : coller une oreille sur une vitre, une porte ou un panneau pour déceler les sons. Or une empreinte d’oreille, par essence unique pour chaque individu, peut être détectée et « lue ». La science au service de la justice !

La Caroline du Nord, a mis sur pied des « Commissions de l’Innocence » ayant pouvoir de rouvrir les affaires dans lesquelles un condamné clame son innocence. Dans le comté de Cook (Illinois), dont dépendait Jerry Miller, le Parquet a créée une unité spéciale ADN pour réexaminer les affaires où l’innocence semble crédible.

Beaucoup en tous cas reconnaissent les nombreuses failles du système. Certains, poussant leur logique à son terme, ont prononcé des moratoires sur les exécutions capitales dans leur État.

« Je veux ne jamais envoyer au trou un type qui n’a rien fait, jamais », lance Robert Milan, haut responsable du bureau du procureur du comté de Cook (Illinois). (AP)

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ADN contre Injustice

26 04 2007

Dieu est le nom que depuis le début des temps jusqu’à nos jours les hommes ont donné à leur ignorance.

Max Nordeau

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Jerry Miller, 48 ans, a, en 1982, été condamné pour vol et enlèvement avec circonstances aggravantes, identifié par des témoins. Il a, bien évidemment, toujours clamé son innocence. Jeune Afro-Américain de 22 ans, il venait de quitter l’armée quand il est arrêté pour l’enlèvement et le viol d’une femme à Chicago en 1981, dans un garage. Deux garagistes, qui prétendent avoir vu l’auteur des faits, l’identifient formellement. Tout comme la victime, lors du procès qui se déroule l’année suivante. Jerry Miller nie, lors de l’audience. « J’étais dévasté, se souvient-il dans le Chicago Tribune. Le juge m’a affirmé que la preuve était accablante. J’étais complètement déprimé ».

Innocence Project, (IP), organisation new-yorkaise à but non lucratif qui œuvre pour disculper des détenus condamnés à tort, travaille sur 200 dossiers probables d’erreurs judiciaires, et examine des centaines d’autres qui lui parviennent régulièrement. Saisie du dossier Miller, en 2005, Innocence Project avait, l’an dernier, persuadé les procureurs de faire pratiquer des analyses ADN sur du sperme trouvé sur les vêtements de la victime. Les résultats ont permis d’innocenter M. Miller, et de découvrir le véritable violeur, un homme dont l’ADN était enregistrée dans un fichier national parce qu’il avait été entre-temps condamné pour un autre crime.

En liberté conditionnelle depuis mars 2006, Miller vivait dans la banlieue de Chicago et avait retrouvé un travail. Mais il portait toujours un bracelet électronique. Il restait sujet aux restrictions et humiliations imposées aux agresseurs sexuels qui ont purgé leur peine. Jerry Miller vient d’être innocenté, grâce à une analyse ADN.

Comme Jerry Miller, 60% des innocents condamnés par erreur sont noirs, alors que cette minorité représente seulement 12% de la population américaine.

« Nous savons qu’il y a des milliers d’innocents qui croupissent en prison », répond Peter Neufeld, cofondateur de l’« Innocence Project ». « Il faut une révolution de la justice criminelle, pour garantir que les autres disciplines de la médecine légale soient aussi solides et fiables que les tests ADN ».

Une analyse menée par l’association sur ces 200 erreurs judiciaires montre que les mêmes facteurs reviennent souvent : dans 77% des cas, et notamment dans celui de M. Miller, une mauvaise identification par des témoins visuels est en cause. Dans 65% des cas, des analyses de laboratoire – groupe sanguin, empreintes digitales, traces de pas ou de morsure etc. – n’ont pas été menées avec la rigueur nécessaire. Dans 25% des cas, la police a extorqué de faux aveux, et dans 15% des cas, elle a utilisé le témoignage, souvent intéressé, d’un compagnon de cellule. Signe positif à ces comportements erratiques : c’est la 200ème fois depuis 1989 qu’un détenu est reconnu innocent suite à une analyse ADN.

L’ADN

Chaque être humain porte donc dans chaque cellule de son corps une « mécanique » technique surpuissante : un microchip avec trois gigabits de capacité de stockage, qui extrait des informations électromagnétiques de son entourage, qui stocke cette information et qui peut également la retransmettre, possiblement modifiée (Alain-Yan Mohr, L’ADN communique dans l’univers, Sciences et Recherches, 30 juillet 2006)

D’un point de vue biologique, ces données sont nécessaires à la compréhension de notre passé, vis-à-vis de notre évolution depuis l’apparition des premières cellules et de notre place dans le monde, en regard des autres espèces. D’un point de vue plus pratique, l’analyse de ces données peut nous permettre de comprendre le fonctionnement de certaines maladies, et ainsi nous aider à lutter contre elles.

L’ADN n’est pas seulement responsable de la construction du corps humain mais elle sert aussi comme stockage de données et dans la communication. Des linguistes russes ont constaté que le code génétique, particulièrement dans les 90 % d’ADN débarras soi-disant inutiles, suit les mêmes règles que toutes nos langues humaines : « L’ADN humain est un internet biologique et supérieur à bien des égards à l’internet artificiel. Une récente recherche scientifique russe explique directement ou indirectement des phénomènes comme la clairvoyance, l’intuition, les actes de guérison spontanés et à distance, l’auto-guérison, les techniques d’affirmation, les auras lumineuses peu communes de certaines personnes (à savoir des maîtres spirituels), l’influence mentale sur la météorologie et bien plus. En outre, il est prouvé qu’il existe un type de médecine entièrement nouveau dans lequel l’ADN peut être influencé et reprogrammé par des mots et des fréquences SANS couper et remplacer des gènes isolés » (Sciences et Recherches, mai 2006).

A la fin du XXe siècle, cent ans après la découverte des empreintes digitales, la révolution génétique a mis à la disposition de la justice un outil qui fait appel à la molécule d’ADN, appelée « empreintes génétiques ». L’information responsable des caractères héréditaires est contenue sous la forme d’un code à quatre lettres imprimé dans la molécule d’ADN. Chaque personne présenterait une signature unique, un peu comme un code-barre du commerce.

Un article de A.J. Jeffreys, V. Wilson et S.L. Thein, paru, dans la revue Nature en 1985, intitulé Hypervariable minisatellite regions in human DNA, a suscité beaucoup d’intérêt. Pour la première fois, il fournissait une méthode relativement simple pour identifier un grand nombre de régions hautement variables dans l’ADN humain. Cela permettait de disposer de marqueurs pour la recherche en génétique humaine et ouvrait en même temps le domaine du génotypage de l’ADN en médecine légale. Les applications possibles ont mené alors à un brevet sous le terme d’« empreintes digitales génétiques » (en anglais : DNA fingerprints) pour l’identification des individus et pour l’établissement des relations de parenté.

Dans chaque noyau cellulaire d’un être humain, la substance ADN crée une combinaison individuelle spécifique qui peut être récoltée puisqu’elle est présente dans toute sécrétion ou tissu du corps humain. Cette technique, qui ne cesse de se perfectionner, est maintenant incontournable que ce soit dans des affaires civiles comme les recherches en paternité ou dans les enquêtes criminelles. Elle peut permettre d’accuser mais aussi d’innocenter un condamné, comme le cas Miller le montre bien.

Les chercheurs ne se sont pas contentés d’étudier les marqueurs présents sur l’ADN des chromosomes, mais également ceux de l’ADN des mitochondries (les « centrales énergétiques » des cellules), très intéressants parce qu’ils peuvent se retrouver dans des échantillons de moins bonne qualité (cheveux, os, etc.). Mais il n’y a pas que les empreintes génétiques ou digitales. Cambrioleurs, assassins ou violeurs ont une pratique commune de repérage de la présence (ou non présence) de leurs victimes : coller une oreille sur une vitre, une porte ou un panneau pour déceler les sons. Or une empreinte d’oreille, par essence unique pour chaque individu, peut être détectée et « lue ». La science au service de la justice !

La Caroline du Nord, a mis sur pied des « Commissions de l’Innocence » ayant pouvoir de rouvrir les affaires dans lesquelles un condamné clame son innocence. Dans le comté de Cook (Illinois), dont dépendait Jerry Miller, le Parquet a créée une unité spéciale ADN pour réexaminer les affaires où l’innocence semble crédible.

Beaucoup en tous cas reconnaissent les nombreuses failles du système. Certains, poussant leur logique à son terme, ont prononcé des moratoires sur les exécutions capitales dans leur État.

« Je veux ne jamais envoyer au trou un type qui n’a rien fait, jamais », lance Robert Milan, haut responsable du bureau du procureur du comté de Cook (Illinois). (AP)

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Les démocrates sont un risque pour l’Amérique. Giuliani

25 04 2007

La nature de l’énergie qu’il faut déployer lors d’une campagne électorale a beaucoup plus à voir avec le goût du pouvoir qu’avec le sens du bien public.

Daniel Pennac, magazine Lire – Mai 1995

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Giuliani - Politico

Rudy Giuliani, l’ex-maire de New-York, qui défend le droit à l’avortement, l’égalité des homosexuels et le contrôle des armes à feu, vient de lancer un pavé dans la mare des démocrates : « The Democrats do not understand the full nature and scope of the terrorist war against us ». Il a averti l’Amérique : « If a Democrat is elected president in 2008, America will be at risk for another terrorist attack on the scale of Sept. 11, 2001 ». Il a adressé ce message aux terroristes : « We are not giving that up, and you are not going to take it from us! »

Rudy Giuliani est maintenant surnommé le maire de l’Amérique en raison de sa bonne gestion du 11 septembre 2001. Il se présente comme candidat républicain à la présidence américaine en 2008. Pour la course au financement de sa campagne, il dispose d’environ 15 millions de dollars (soit 11 millions d’euros), ayant puisé davantage dans ses fonds. À la fin de mars 2007, il ne pouvait compter que sur un trésor de guerre de 10,8 millions de dollars.

Rudy Giuliani, tient pour l’instant la corde dans les sondages. Il y a bien quelques cadavres dans le placard mais il semble traverser ces inconvénients : par exemple, cette histoire de Bernard Kerik qui était propriétaire d’une compagnie de construction soupçonnée d’appartenir à la mafia. Rudy Giuliani a quand même nommé Kerik au poste de chef de police de New York en 2000 et l’a recommandé plus tard comme ministre à la Sécurité intérieure. Cette vieille histoire vient de refaire la une du New York Times.

La grande question que se pose pourtant l’Amérique est la suivante : d’accord, marié trois fois, il défend le droit à l’avortement, l’égalité des homosexuels et le contrôle des armes à feu. Mais Rudy Giuliani pourra-t-il remporter l’investiture d’un Parti républicain devenu de plus en plus dépendant et influencé par les chrétiens conservateurs? (Can the thrice-married New Yorker — a supporter of abortion rights, gay rights and gun control — win the nomination of a Republican Party that has become increasingly dependent on and influenced by conservative Christians?)

Le candidat républicain attaque, une arme défensive bien connue : « If any Republican is elected president —- and I think obviously I would be the best at this —- we will remain on offense and will anticipate what [the terrorists] will do and try to stop them before they do it » (Politico).

Il explique en ces termes pourquoi l’Amérique n’est pas aimée des terroristes : « terrorists hate us and not because of anything bad we have done; it has nothing to do with Israel and Palestine. They hate us for the freedoms we have and the freedoms we want to share with the world. The freedoms we have are in conflict with the perverted, maniacal interpretation of their religion. […] Americans would fight for freedom for women, the freedom of elections, freedom of religion and the freedom of our economy » (Politico).

Rudy est en politique. Il se présente aux présidentielles de 2008. A n’importe quel prix !

 

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