The Case for Bombing Iran – BY NORMAN PODHORETZ

31 05 2007

Richard Hétu, de Cyberpresse (le quotidien La Presse de Montréal) invite ses lecteurs à parcourir un article hors de l’ordinaire :

Sur une pleine page du Wall Street Journal, Norman Podhoretz, néoconservateur émérite, explique pourquoi les États-Unis doivent bombarder l’Iran. Son titre est sans équivoque : The Case for Bombing Iran. L’exergue ne l’est pas moins : I hope and pray that President Bush will do it. À ses yeux, la destruction des installations nucléaires iraniennes est la seule façon d’éviter l’élimination d’Israël et l’islamisation du monde.

Mais qui est Mr. Podhoretz ?

Mr. Podhoretz is editor-at-large of Commentary. His new book, « World War IV: The Long Struggle Against Islamofascism, » will be released by Doubleday on Sept. 11. This essay, in somewhat different form, was delivered as an address at a conference, « Is It 1938 Again?, » held by the Center for Jewish Studies at Queens College, City University of New York, in April.

Voici un avant-goût de la position de l’auteur :

Although many persist in denying it, I continue to believe that what Sept 11, 2001, did was to plunge us headlong into nothing less than another world war. I call this new war World War IV, because I also believe that what is generally known as the Cold War was actually World War III, and that this one bears a closer resemblance to that great conflict than it does to World War II. Like the Cold War, as the military historian Eliot Cohen was the first to recognize, the one we are now in has ideological roots, pitting us against Islamofascism, yet another mutation of the totalitarian disease we defeated first in the shape of Nazism and fascism and then in the shape of communism; it is global in scope; it is being fought with a variety of weapons, not all of them military; and it is likely to go on for decades.

À lire impérativement pour se convaincre que la modération a bien meilleur goût.

Séparateur

 

 

Publicités




The Case for Bombing Iran – BY NORMAN PODHORETZ

31 05 2007

Richard Hétu, de Cyberpresse (le quotidien La Presse de Montréal) invite ses lecteurs à parcourir un article hors de l’ordinaire :

Sur une pleine page du Wall Street Journal, Norman Podhoretz, néoconservateur émérite, explique pourquoi les États-Unis doivent bombarder l’Iran. Son titre est sans équivoque : The Case for Bombing Iran. L’exergue ne l’est pas moins : I hope and pray that President Bush will do it. À ses yeux, la destruction des installations nucléaires iraniennes est la seule façon d’éviter l’élimination d’Israël et l’islamisation du monde.

Mais qui est Mr. Podhoretz ?

Mr. Podhoretz is editor-at-large of Commentary. His new book, « World War IV: The Long Struggle Against Islamofascism, » will be released by Doubleday on Sept. 11. This essay, in somewhat different form, was delivered as an address at a conference, « Is It 1938 Again?, » held by the Center for Jewish Studies at Queens College, City University of New York, in April.

Voici un avant-goût de la position de l’auteur :

Although many persist in denying it, I continue to believe that what Sept 11, 2001, did was to plunge us headlong into nothing less than another world war. I call this new war World War IV, because I also believe that what is generally known as the Cold War was actually World War III, and that this one bears a closer resemblance to that great conflict than it does to World War II. Like the Cold War, as the military historian Eliot Cohen was the first to recognize, the one we are now in has ideological roots, pitting us against Islamofascism, yet another mutation of the totalitarian disease we defeated first in the shape of Nazism and fascism and then in the shape of communism; it is global in scope; it is being fought with a variety of weapons, not all of them military; and it is likely to go on for decades.

À lire impérativement pour se convaincre que la modération a bien meilleur goût.

Séparateur

 

 





Chavez, en privant son peuple, prend le risque de le diviser davantage

30 05 2007

Je recommande que Globovision prenne un tranquilisant, qu’elle ralentisse, sinon je vais la faire ralentir (Hugo Chavez). Globovision est une des dernières chaînes encore opposées au gouvernement. Hugo Chavez qui se voit président à vie prend le contrôle des médias.

Séparateur

Mérida, ville universitaire, en réalité deuxième ville étudiante du Venezuela, est connue pour l’un de ses plus célèbres établissements d’enseignement, l’Université des Andes, mieux connue par son acronyme en espagnol ULA, qui est aussi un centre d’études fréquenté par de nombreuses personnalités de la région. La Cathédrale de Mérida également est une des plus belles églises du Venezuela, bien que son style ne puisse appartenir à une école architecturale particulière. De cette ville, Baltasar Porras Cardoso y accuse le président Hugo Chavez d’adopter des attitudes totalitaires comparables à celles d’Adolf Hitler, Fidel Castro ou Benito Mussolini. Cette sortie a marqué la cessation des émissions de la plus ancienne télévision du Venezuela, RCTV. Baltasar Porras Cardoso n’est pas un citoyen ordinaire. Il est l’archevêque de Mérida : « Aujourd’hui, on qualifie de délit ce qui dans n’importe quelle société est le droit de ne pas être d’accord, de donner son opinion, de s’exprimer de manière différente de celle du gouvernement ».

Depuis l’arrivée de Chavez au pouvoir, il y a huit ans, l’Église vénézuélienne a fait une cinquantaine de discours en faveur des libertés individuelles et contre «l’autoritarisme». Le sectarisme de ce gouvernement restreint de plus en plus l’espace de ceux qui ne sont pas totalement alignés, se plaint l’archevêque de Mérida, évoquant même un certain harcèlement de la part d’Hugo Chavez et de ses partisans.

La télévision la plus ancienne du Venezuela, RCTV (Radio Caracas Television), dernière grande chaîne d’opposition du pays, a cessé d’émettre une seconde avant minuit, après cinquante-quatre années d’existence, à l’expiration de sa concession que le gouvernement d’Hugo Chavez a refusé de renouveler.

Pour le président du Venezuela, cette fermeture était rendue impérative en raison du ton acerbe de ses journaux et de son soutien au coup d’État avorté à son encontre en 2002. RCTV, à ses yeux, n’était qu’une menace pour le pays. Le président avait également un compte à régler avec cette chaîne de télévision en raison de l’appui de cette dernière au coup d’État avorté contre lui en 2002. Il avait alors, après sa réélection en décembre, qualifié cette télévision « putschiste » parce que la chaîne avait fait campagne contre lui.

Le dimanche 27 mai, avant l’arrêt des opérations sur le coup de minuit, une grande partie des 3.000 salariés de RCTV s’étaient rassemblés sur le plateau entonnant des chants appelant à l’union et l’amitié. Plusieurs ne pouvaient retenir leurs larmes se réclamant du même espoir que le président de la chaîne, Marcel Granier, qui se déclarait sûr que « la démocratie et RCTV reviendront au Venezuela ». Une partie des 2.500 employés de la plus ancienne chaîne du pays, fondée en 1953, continueront à produire des « telenovelas » à destination d’autres groupes de télévision latino-américains.

À l’extérieur, des partisans d’Hugo Chavez tiraient des fusées de feu d’artifice pour célébrer pour célébrer la naissance de la nouvelle chaîne de « télévision socialiste » (TVES), financée par le gouvernement et dont les transmissions ont commencé dès que se sont interrompues celles de RCTV. RCTV est mort, vive TVES !

Plus de 70% des Vénézuéliens désapprouvent la fermeture de RCTV, une chaîne très populaire pour ses programmes de divertissement connus dans toute l’Amérique latine.

A l’étranger, la présidence allemande de l’Union européenne a exprimé son « inquiétude », rappelant que « la liberté de parole et la liberté de presse sont des éléments essentiels de la démocratie ». « L’Union européenne attend du Venezuela qu’il protège ces libertés et soutienne le pluralisme dans la diffusion des informations », indique un communiqué. Le président du Brésil, Luiz Inacio Lula da Silva, a refusé de prendre position sur la question : « La décision du président Hugo Chavez est un problème interne du Venezuela, de la même manière que je ne veux pas qu’ils donnent leurs avis sur les choses que je fais ici ». Les pays associés au Venezuela au sein du Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay et Uruguay) avaient refusé la semaine dernière d’appuyer la mesure annoncée par Hugo Chavez, lors d’une réunion au niveau des ministres des Affaires étrangères tenue à Asuncion (Agence France-Presse).

Michelle Bachelet a évoqué la dictature du général Augusto Pinochet au Chili (1973-1990), affirmant que « eu égard à son histoire politique, pour le Chili, la liberté d’expression est la règle d’or ». En réaction à la fermeture au Venezuela d’une chaîne de télévision d’opposition au président Hugo Chavez, « La liberté d’expression est la règle d’or », a répété la présidente du Chili Michelle Bachelet. La présidente de la Finlande, Tarja Halonen, a pour sa part indiqué à Helsinki suivre « ce qui se passe à Cuba et au Venezuela avec beaucoup d’intérêt et parfois avec préoccupation », estimant que la communauté internationale devait être « ferme et encourageante à la fois ».

Le quotidien El Nacional estime que cette mesure marque la « fin du pluralisme » dans le pays. Le Sénat américain, l’Organisation des États Américains (OEA) ou encore le Parlement européen ont également exprimé leur préoccupation quant à la disparition de la chaîne, soutenue par les associations internationales de défense des médias. Hormis les journaux et les radios, l’opposition ne dispose plus que de la station Globovision, captée seulement dans la capitale ou par le câble, pour faire entendre sa voix à l’écran.

Plusieurs organisations internationales de défense des médias, comme Reporters sans frontières, ont également apporté leur soutien à la chaîne. De son côté, le président de RCTV, Marcel Granier, a soutenu que Chavez, un allié du dirigeant cubain Fidel Castro, était mu par « la volonté mégalomaniaque d’instaurer une dictature totalitaire ».

Pour Ewald Scharfenberg, directeur de l’Institut Presse et société : « l’annonce du non-renouvellement de la concession de RCTV n’a pas été prononcée par la Commission nationale des télécommunications (Conatel) mais par le président depuis la plus importante place militaire ». Le spécialiste des médias croit qu’il reste encore au Venezuela « beaucoup de marges de liberté », notamment les médias régionaux et alternatifs comme ceux d’internet.

C’est avec la chemise rouge de ses partisans que le président Chavez s’est adressé au pays, pendant trois heures, lors de l’inauguration d’un centre de santé à Barquisimeto. Afin de prévenir de possibles troubles, la Cour suprême avait ordonné dans son arrêt rendu public le vendredi précédant la fermeture de RCTV que l’armée prenne provisoirement position devant les locaux de la station.

Comme l’écrit Le Monde : « lorsqu’il parle en public, deux ou trois fois par semaine, toutes les chaînes de télévision et stations de radio doivent interrompre leur programmation et transmettre intégralement, en direct, les paroles du chef de l’État. La disparition de l’antenne de Radio Caracas Television a commencé par une harangue militaire et a fini par une opération de l’armée. L’utilisation de l’armée reflète, non seulement le style du « comandante » Chavez dans l’exercice de la présidence de la République, mais aussi la présence croissante des militaires dans son gouvernement, dans les programmes sociaux – les « missions » – et dans les entreprises publiques ».

Le chef de l’État a réfuté toute atteinte à la liberté de la presse : « Il n’y a pas de pays au monde où la liberté d’expression est aussi grande », a-t-il assuré.

Depuis dimanche, la situation reste tendue au Venezuela. Dans un discours radio-télévisé, M. Chavez a réaffirmé avoir pris une « mesure souveraine et légitime », en refusant de prolonger la licence de RCTV, remplacée dimanche par une « chaîne socialiste » TVES, financée par l’État. Rien n’y fait. La population ne décolère pas. Une manifestation a rassemblé lundi jusqu’à 5.000 personnes et a été dissoute par les forces de l’ordre, qui ont fait usage de gaz lacrymogènes et de balles en caoutchouc. Les manifestants se sont ensuite rassemblés sur la place Brion de Caracas, scandant « Liberté! », ce qui a entraîné de nouveaux tirs de gaz lacrymogènes par la police. Mardi, des milliers d’étudiants ont manifesté à Caracas et dans d’autres villes du pays, au lendemain des heurts avec la police qui ont fait 17 blessés dans la capitale. Les États-Unis ont réagi mardi en demandant au régime vénézuélien de revenir sur sa décision. « La liberté d’expression est d’un droit de l’Homme fondamental ».

Le dirigeant vénézuélien, qui ne s’était pas exprimé depuis la disparition de cette chaîne, a appelé ses partisans à « défendre la révolution contre cette nouvelle attaque fasciste » dans un discours diffusé à la radio et la télévision. Des étudiants – partisans du chef de l’État – issus de la nouvelle Université Bolivarienne créée il y a trois ans, vêtus pour la plupart de chemises rouges, la couleur emblématique du régime, ont manifesté leur soutien à la nouvelle chaîne officielle TVES et ils ont défilé jusqu’au palais présidentiel de Miraflores (Agence France-Presse).

Chavez a également profité de l’occasion pour mettre en garde Globovision – une des dernières chaînes encore opposées au gouvernement – contre d’éventuelles sanctions.

Conclusions

Seul l’avenir pourra dire si la décision d’Hugo Chavez aura un impact sur la confiance que lui a témoigné le peuple lors des dernières élections. En décembre dernier, les partisans du président Hugo Chavez avaient affirmé avoir remporté une victoire totale au Parlement du Venezuela, succès aussitôt qualifié d’ « illégitime » par l’opposition qui avait boycotté ces élections législatives, marquées par une forte abstention. Depuis le 1er février 2007, et après que le parlement vénézuélien lui en ait officiellement accordé les pleins pouvoirs lors d’une cérémonie solennelle, Hugo Chavez, un dirigeant ouvertement anti-américain et partisan de l’instauration du socialisme, est autorisé en vertu de la loi dite « d’habilitation » à gouverner par décrets pendant une période de 18 mois. Il s’est engagé à réformer la Constitution pour pouvoir se présenter indéfiniment et renforcer le contrôle de l’État sur l’économie. À peine trois semaines après sa réélection en décembre, le dirigeant socialiste, au pouvoir depuis 1999, avait annoncé qu’il mettait fin à la licence de Radio Caracas Television (RCTV) en vigueur jusqu’au 27 mai.

Hugo Chavez accélère la prise de contrôle de secteurs stratégiques tels l’électricité ou les télécommunications. Il accroît la participation de l’État dans les gigantesques gisements pétroliers de l’Orénoque jusqu’à présent aux mains de multinationales étrangères. C’est l’une des facettes du virage antilibéral de Chavez qui a, depuis, annoncé la sortie du Venezuela du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale, qualifiés de « mécanismes de l’impérialisme » pour exploiter les pays pauvres.

Ces changements sont minimes par rapport à l’ensemble des transformations que Chavez envisage pour le futur du Venezuela. Pourra-t-il mettre en place les cinq moteurs (ainsi qu’il les qualifie) de son nouveau socialisme vénézuélien :

 

  • 1e moteur : la loi hablitante, voie directe au socialisme ;

  • 2e moteur : la réforme constitutionnelle : état de droit socialiste ;

  • 3e moteur : morale et lumières, éducation basée sur des valeurs socialistes ;

  • 4e moteur : la nouvelle géométrie du pouvoir, la réorganisation socialiste de la nouvelle géopolitique de la nation ;

  • 5e moteur : explosion du pouvoir communal, démocratie protagonique, révolutionnaire et socialiste.

À priver le peuple de ses libertés et de ses choix (comme il en fut question avec la disparition de Radio Caracas Television), rien n’est moins sûr.

Séparateur

 

 





Chavez, en privant son peuple, prend le risque de le diviser davantage

30 05 2007

Je recommande que Globovision prenne un tranquilisant, qu’elle ralentisse, sinon je vais la faire ralentir (Hugo Chavez). Globovision est une des dernières chaînes encore opposées au gouvernement. Hugo Chavez qui se voit président à vie prend le contrôle des médias.

Séparateur

Mérida, ville universitaire, en réalité deuxième ville étudiante du Venezuela, est connue pour l’un de ses plus célèbres établissements d’enseignement, l’Université des Andes, mieux connue par son acronyme en espagnol ULA, qui est aussi un centre d’études fréquenté par de nombreuses personnalités de la région. La Cathédrale de Mérida également est une des plus belles églises du Venezuela, bien que son style ne puisse appartenir à une école architecturale particulière. De cette ville, Baltasar Porras Cardoso y accuse le président Hugo Chavez d’adopter des attitudes totalitaires comparables à celles d’Adolf Hitler, Fidel Castro ou Benito Mussolini. Cette sortie a marqué la cessation des émissions de la plus ancienne télévision du Venezuela, RCTV. Baltasar Porras Cardoso n’est pas un citoyen ordinaire. Il est l’archevêque de Mérida : « Aujourd’hui, on qualifie de délit ce qui dans n’importe quelle société est le droit de ne pas être d’accord, de donner son opinion, de s’exprimer de manière différente de celle du gouvernement ».

Depuis l’arrivée de Chavez au pouvoir, il y a huit ans, l’Église vénézuélienne a fait une cinquantaine de discours en faveur des libertés individuelles et contre «l’autoritarisme». Le sectarisme de ce gouvernement restreint de plus en plus l’espace de ceux qui ne sont pas totalement alignés, se plaint l’archevêque de Mérida, évoquant même un certain harcèlement de la part d’Hugo Chavez et de ses partisans.

La télévision la plus ancienne du Venezuela, RCTV (Radio Caracas Television), dernière grande chaîne d’opposition du pays, a cessé d’émettre une seconde avant minuit, après cinquante-quatre années d’existence, à l’expiration de sa concession que le gouvernement d’Hugo Chavez a refusé de renouveler.

Pour le président du Venezuela, cette fermeture était rendue impérative en raison du ton acerbe de ses journaux et de son soutien au coup d’État avorté à son encontre en 2002. RCTV, à ses yeux, n’était qu’une menace pour le pays. Le président avait également un compte à régler avec cette chaîne de télévision en raison de l’appui de cette dernière au coup d’État avorté contre lui en 2002. Il avait alors, après sa réélection en décembre, qualifié cette télévision « putschiste » parce que la chaîne avait fait campagne contre lui.

Le dimanche 27 mai, avant l’arrêt des opérations sur le coup de minuit, une grande partie des 3.000 salariés de RCTV s’étaient rassemblés sur le plateau entonnant des chants appelant à l’union et l’amitié. Plusieurs ne pouvaient retenir leurs larmes se réclamant du même espoir que le président de la chaîne, Marcel Granier, qui se déclarait sûr que « la démocratie et RCTV reviendront au Venezuela ». Une partie des 2.500 employés de la plus ancienne chaîne du pays, fondée en 1953, continueront à produire des « telenovelas » à destination d’autres groupes de télévision latino-américains.

À l’extérieur, des partisans d’Hugo Chavez tiraient des fusées de feu d’artifice pour célébrer pour célébrer la naissance de la nouvelle chaîne de « télévision socialiste » (TVES), financée par le gouvernement et dont les transmissions ont commencé dès que se sont interrompues celles de RCTV. RCTV est mort, vive TVES !

Plus de 70% des Vénézuéliens désapprouvent la fermeture de RCTV, une chaîne très populaire pour ses programmes de divertissement connus dans toute l’Amérique latine.

A l’étranger, la présidence allemande de l’Union européenne a exprimé son « inquiétude », rappelant que « la liberté de parole et la liberté de presse sont des éléments essentiels de la démocratie ». « L’Union européenne attend du Venezuela qu’il protège ces libertés et soutienne le pluralisme dans la diffusion des informations », indique un communiqué. Le président du Brésil, Luiz Inacio Lula da Silva, a refusé de prendre position sur la question : « La décision du président Hugo Chavez est un problème interne du Venezuela, de la même manière que je ne veux pas qu’ils donnent leurs avis sur les choses que je fais ici ». Les pays associés au Venezuela au sein du Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay et Uruguay) avaient refusé la semaine dernière d’appuyer la mesure annoncée par Hugo Chavez, lors d’une réunion au niveau des ministres des Affaires étrangères tenue à Asuncion (Agence France-Presse).

Michelle Bachelet a évoqué la dictature du général Augusto Pinochet au Chili (1973-1990), affirmant que « eu égard à son histoire politique, pour le Chili, la liberté d’expression est la règle d’or ». En réaction à la fermeture au Venezuela d’une chaîne de télévision d’opposition au président Hugo Chavez, « La liberté d’expression est la règle d’or », a répété la présidente du Chili Michelle Bachelet. La présidente de la Finlande, Tarja Halonen, a pour sa part indiqué à Helsinki suivre « ce qui se passe à Cuba et au Venezuela avec beaucoup d’intérêt et parfois avec préoccupation », estimant que la communauté internationale devait être « ferme et encourageante à la fois ».

Le quotidien El Nacional estime que cette mesure marque la « fin du pluralisme » dans le pays. Le Sénat américain, l’Organisation des États Américains (OEA) ou encore le Parlement européen ont également exprimé leur préoccupation quant à la disparition de la chaîne, soutenue par les associations internationales de défense des médias. Hormis les journaux et les radios, l’opposition ne dispose plus que de la station Globovision, captée seulement dans la capitale ou par le câble, pour faire entendre sa voix à l’écran.

Plusieurs organisations internationales de défense des médias, comme Reporters sans frontières, ont également apporté leur soutien à la chaîne. De son côté, le président de RCTV, Marcel Granier, a soutenu que Chavez, un allié du dirigeant cubain Fidel Castro, était mu par « la volonté mégalomaniaque d’instaurer une dictature totalitaire ».

Pour Ewald Scharfenberg, directeur de l’Institut Presse et société : « l’annonce du non-renouvellement de la concession de RCTV n’a pas été prononcée par la Commission nationale des télécommunications (Conatel) mais par le président depuis la plus importante place militaire ». Le spécialiste des médias croit qu’il reste encore au Venezuela « beaucoup de marges de liberté », notamment les médias régionaux et alternatifs comme ceux d’internet.

C’est avec la chemise rouge de ses partisans que le président Chavez s’est adressé au pays, pendant trois heures, lors de l’inauguration d’un centre de santé à Barquisimeto. Afin de prévenir de possibles troubles, la Cour suprême avait ordonné dans son arrêt rendu public le vendredi précédant la fermeture de RCTV que l’armée prenne provisoirement position devant les locaux de la station.

Comme l’écrit Le Monde : « lorsqu’il parle en public, deux ou trois fois par semaine, toutes les chaînes de télévision et stations de radio doivent interrompre leur programmation et transmettre intégralement, en direct, les paroles du chef de l’État. La disparition de l’antenne de Radio Caracas Television a commencé par une harangue militaire et a fini par une opération de l’armée. L’utilisation de l’armée reflète, non seulement le style du « comandante » Chavez dans l’exercice de la présidence de la République, mais aussi la présence croissante des militaires dans son gouvernement, dans les programmes sociaux – les « missions » – et dans les entreprises publiques ».

Le chef de l’État a réfuté toute atteinte à la liberté de la presse : « Il n’y a pas de pays au monde où la liberté d’expression est aussi grande », a-t-il assuré.

Depuis dimanche, la situation reste tendue au Venezuela. Dans un discours radio-télévisé, M. Chavez a réaffirmé avoir pris une « mesure souveraine et légitime », en refusant de prolonger la licence de RCTV, remplacée dimanche par une « chaîne socialiste » TVES, financée par l’État. Rien n’y fait. La population ne décolère pas. Une manifestation a rassemblé lundi jusqu’à 5.000 personnes et a été dissoute par les forces de l’ordre, qui ont fait usage de gaz lacrymogènes et de balles en caoutchouc. Les manifestants se sont ensuite rassemblés sur la place Brion de Caracas, scandant « Liberté! », ce qui a entraîné de nouveaux tirs de gaz lacrymogènes par la police. Mardi, des milliers d’étudiants ont manifesté à Caracas et dans d’autres villes du pays, au lendemain des heurts avec la police qui ont fait 17 blessés dans la capitale. Les États-Unis ont réagi mardi en demandant au régime vénézuélien de revenir sur sa décision. « La liberté d’expression est d’un droit de l’Homme fondamental ».

Le dirigeant vénézuélien, qui ne s’était pas exprimé depuis la disparition de cette chaîne, a appelé ses partisans à « défendre la révolution contre cette nouvelle attaque fasciste » dans un discours diffusé à la radio et la télévision. Des étudiants – partisans du chef de l’État – issus de la nouvelle Université Bolivarienne créée il y a trois ans, vêtus pour la plupart de chemises rouges, la couleur emblématique du régime, ont manifesté leur soutien à la nouvelle chaîne officielle TVES et ils ont défilé jusqu’au palais présidentiel de Miraflores (Agence France-Presse).

Chavez a également profité de l’occasion pour mettre en garde Globovision – une des dernières chaînes encore opposées au gouvernement – contre d’éventuelles sanctions.

Conclusions

Seul l’avenir pourra dire si la décision d’Hugo Chavez aura un impact sur la confiance que lui a témoigné le peuple lors des dernières élections. En décembre dernier, les partisans du président Hugo Chavez avaient affirmé avoir remporté une victoire totale au Parlement du Venezuela, succès aussitôt qualifié d’ « illégitime » par l’opposition qui avait boycotté ces élections législatives, marquées par une forte abstention. Depuis le 1er février 2007, et après que le parlement vénézuélien lui en ait officiellement accordé les pleins pouvoirs lors d’une cérémonie solennelle, Hugo Chavez, un dirigeant ouvertement anti-américain et partisan de l’instauration du socialisme, est autorisé en vertu de la loi dite « d’habilitation » à gouverner par décrets pendant une période de 18 mois. Il s’est engagé à réformer la Constitution pour pouvoir se présenter indéfiniment et renforcer le contrôle de l’État sur l’économie. À peine trois semaines après sa réélection en décembre, le dirigeant socialiste, au pouvoir depuis 1999, avait annoncé qu’il mettait fin à la licence de Radio Caracas Television (RCTV) en vigueur jusqu’au 27 mai.

Hugo Chavez accélère la prise de contrôle de secteurs stratégiques tels l’électricité ou les télécommunications. Il accroît la participation de l’État dans les gigantesques gisements pétroliers de l’Orénoque jusqu’à présent aux mains de multinationales étrangères. C’est l’une des facettes du virage antilibéral de Chavez qui a, depuis, annoncé la sortie du Venezuela du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale, qualifiés de « mécanismes de l’impérialisme » pour exploiter les pays pauvres.

Ces changements sont minimes par rapport à l’ensemble des transformations que Chavez envisage pour le futur du Venezuela. Pourra-t-il mettre en place les cinq moteurs (ainsi qu’il les qualifie) de son nouveau socialisme vénézuélien :

 

  • 1e moteur : la loi hablitante, voie directe au socialisme ;

  • 2e moteur : la réforme constitutionnelle : état de droit socialiste ;

  • 3e moteur : morale et lumières, éducation basée sur des valeurs socialistes ;

  • 4e moteur : la nouvelle géométrie du pouvoir, la réorganisation socialiste de la nouvelle géopolitique de la nation ;

  • 5e moteur : explosion du pouvoir communal, démocratie protagonique, révolutionnaire et socialiste.

À priver le peuple de ses libertés et de ses choix (comme il en fut question avec la disparition de Radio Caracas Television), rien n’est moins sûr.

Séparateur

 

 





Savoir dissimuler est le savoir des rois (Louis Armand du Plessis de Richelieu, 1640)

29 05 2007

La notion de vie privée se rapporte entièrement au respect que nous avons de l’unicité d’autrui. Chaque individu a ses propres valeurs, qu’il choisit ou non de révéler. Le respect de cet individu exige que nous lui laissions vivre une vie privée. Le respect de cette vie privée favorise la liberté, l’autonomie et la dignité. L’alternative est une vie vide de sens et pleine de crainte, soumise à l’oppression d’une perpétuelle surveillance.

Bruce Phillips,

Commissaire à la protection
de la vie privée du Canada, 1999

 

Séparateur

 

Le Figaro nous prévient : « Le 2 mai, en toute discrétion, entre les deux tours de l’élection présidentielle, le ministère de l’Intérieur a mis en place sa nouvelle plate-forme technique d’interception des données de connexion aux systèmes de communication. Qu’il s’agisse d’un appel sur mobile, d’un courriel envoyé par Internet ou d’un simple texto, les « grandes oreilles » de la République peuvent désormais savoir qui a contacté qui, où et quand ».

Poursuivant cette bonne nouvelle, le Figaro relate que les enquêteurs peuvent désormais se faire transmettre en un clic ou presque par les opérateurs de téléphonie la liste de tous les appels entrant et sortant sur l’ensemble des lignes de l’abonné, se faire communiquer ses documents d’inscription avec son adresse et ses coordonnées bancaires. Ils peuvent aussi exiger de connaître tous les sites Internet ou adresses de forum sur lesquels il a pu se connecter.

Le hasard est parfois surprenant. Dans un rapport publié en août dernier, Amnesty International décrivait en détail comment elle s’était opposée, avec d’autres mouvements militants, à la généralisation des atteintes aux droits humains au nom de la « guerre contre le terrorisme ». Le rapport attirait l’attention du public sur des conflits et d’autres situations où les violations des droits humains passent inaperçues, du fait que les États se concentrent sur des problèmes de sécurité nationale.

Du ministère de l’Intérieur, passons maintenant au ministère de la Justice : « De son côté, sans faire de bruit, la justice crée son propre système d’interception des SMS pour répondre aux réquisitions des juges d’instruction, mais aussi des parquets. Il pourrait être opérationnel dès juillet. Cette fois, les magistrats vont obtenir directement des opérateurs les contenus des messages. Et pas seulement dans les affaires de terrorisme ».

L’Angleterre aura ses caméras de surveillance : entre 250 et 400 millions de livres sont dépensés chaque année pour développer un réseau vidéo qui compte déjà près de 1,5 million de caméras. La France ses plateformes d’interception des courriels et SMS. L’Angleterre pourra échanger avec la France les résultats de ses enquêtes spéciales sur les citoyens que lui permet la loi de juillet 2000 appelée « Regulation of Investigatory Powers Act ». L’étendue de cette loi est fascinante : les services de renseignements, la police, le fisc ou les douanes peuvent, sans mandat judiciaire, se glisser dans les téléphones mobiles et les ordinateurs. Ils peuvent savoir où, quand et qui une personne appelle, sur quel site Internet elle se connecte et connaître le contenu de ses messages.

Serions-nous si éloignés des droits à la vie privée qu’au nom de la sacro-sainte sécurité nationale, tout est désormais permissible ? Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales (art. huit (8) : « toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale (que la famille soit naturelle ou légitime), de son domicile et de sa correspondance. Une ingérence peut être considérée comme licite si elle constitue une mesure nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l’ordre, à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale ou à la protection des droits et libertés d’autrui. La jurisprudence de la Cour européenne des droits de l’homme interprète le droit au respect de la vie privée de manière extensive ».

Faudra-t-il reléguer aux oubliettes cette disposition, apparaissant dans la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, et dans l’art. 226-15 du nouveau Code pénal, qui punit l’interception ou le détournement des correspondances émises, transmises ou reçues par la voie des télécommunications et l’utilisation ou la divulgation de leur contenu, ainsi que la suppression ou l’ouverture de lettres ou de correspondances commises par des agents publics ou des particuliers de mauvaise foi.

Au Canada, sur la cueillette et l’échange des renseignements personnels, les principes sont toujours les mêmes :

Préoccupations des Canadiennes et des Canadiens concernant la circulation transfrontalière de leurs renseignements personnels et les risques possibles à l’encontre de la protection des renseignements personnels découlant d’une législation étrangère comme la USA PATRIOT Act

« Même si les rapports entre la sécurité nationale, l’exécution de la loi et la protection des renseignements personnels ne cessent d’évoluer, les Canadiennes et les Canadiens devraient toujours pouvoir compter sur une norme raisonnable en matière de protection de leurs renseignements personnels. Ils ne veulent pas que des gouvernements ou des organisations au Canada transfèrent les renseignements les concernant à d’autres pays, que ce soit à des fins de sécurité ou autres, s’il y a un risque de communication inappropriée. Cette stratégie met de l’avant la protection de la vie privée comme droit fondamental de la personne ». (Commissaire à la protection de la vie privée du Canada, Ottawa, 6 avril 2006)

Avant que les agents publics ne lisent davantage ce blog, je m’arrête. Mais avant de terminer pour terminer, une question me turlupine : pourquoi diantre ces ministères se montrent-ils si discrets sur les nouveaux développements informatiques ?

Séparateur

 





Au fronton de l’humanisme, l’olympisme chinois !

28 05 2007

Héraklès a droit à notre souvenir parce que le premier, par amour pour les Grecs, il les rassembla à cette fête. Jusque là, les cités étaient divisées entre elles. Mais après avoir mis fin à la tyrannie et réprimé la violence, il institua une fête qui fût un concours de force, une émulation de richesse, un déploiement d’intelligence dans le plus beau lieu de la Grèce. Lysias, Discours olympique, 1-2

2008. La Chine accueillera les Jeux olympiques sans la lettre et l’esprit du Discours olympique de Lysias. Retour sur la Chine.

La population

Aussi surprenant que cela puisse paraître, il y a encore des gens qui manifestent pour la démocratisation de la Chine. Environ 400 personnes ont défilé à Hong Kong, sous une pluie battante, pour réclamer la démocratisation de la Chine et la libération des prisonniers politiques, à l’approche du 18e anniversaire, le 4 juin, de la répression du « printemps de Pékin » place Tiananmen.

2008. L’année des jeux olympiques qui auront lieu en Chine. Que verra-t-on et que ne verra-t-on pas ? Voilà la question. Que voudrons-nous voir et que ne voudrons-nous pas voir ? Au prix d’une grande fête au fronton de l’humanisme : les jeux olympiques universelles de Chine en 2008.

Plusieurs villages du Guangxi ont été le théâtre de manifestations où des milliers de paysans du sud du pays ont manifesté pendant plusieurs jours pour protester contre la politique de l’enfant unique de Pékin. Dans le cadre de la politique de l’enfant unique, introduite en Chine, il y a plus de vingt ans, les couples vivant dans les villes ne peuvent avoir qu’un enfant. Dans les campagnes, les parents sont autorisés à avoir un autre enfant si le premier est une fille. Les pauvres en sont réduits à enfanter au pays, dans la clandestinité, au prix d’un accroissement de la mortalité périnatale et maternelle. Les manifestations ont mobilisé jusqu’à 3.000 personnes dans certains des villages, précise l’agence XinHua, (la presse de Hongkong, non censurée, avance le chiffre de 50 000 protestataires), selon laquelle des édifices gouvernementaux ont été endommagés. La riposte des autorités a été brutale : des milliers de policiers armés ont étouffé l’émeute dans la violence. On compte des blessés des deux côtés. Près de 4.200 fonctionnaires ont été envoyés dans 28 villages pour rencontrer les habitants et « s’occuper de leurs plaintes ». Cette information ne nous serait probablement pas parvenue si les médias alternatifs n’avaient pas relayé des images par Internet.

Libération rapporte que, selon le Quotidien du Guangxi, organe de la presse officielle, la municipalité de Bobai aurait mobilisé 5 896 employés et 150 véhicules de fonction. Ce journal parle aussi de « 3 964 opérations de stérilisations chez les femmes et les hommes » et de « 568 avortements ». En un mois, ajoute le journal, les amendes auraient rapporté 2,27 millions de yuans (227 000 euros).

Un quotidien de Hongkong à la langue déliée, le South China Morning Post, évoque une directive locale demandant à chaque membre du Planning familial d’effectuer des examens sur toutes les femmes. En cas de refus, une amende de 1 000 yuans, presque un mois de revenus, doit être infligée. Les « inquisiteurs du canton de Bobai » avaient, à la date du 24 avril 2007, collecté 7,8 millions de yuans et imposé à 17 268 femmes l’une des « quatre méthodes » du Planning familial : l’implantation vérifiée d’un stérilet chez les femmes ayant un enfant de trop, la stérilisation pour les mères de deux enfants et l’avortement déclenché ou chirurgical pour les contrevenantes enceintes. Si les paysans ont « trop d’enfants », ils doivent payer des amendes pouvant aller de 6 000 à 60 000 yuans (600 à 6000 euros). « Si les paysans n’ont pas d’argent, ils leur prennent des biens de valeur ou bien ils les détruisent ».

Libération poursuit la description des horreurs : « Depuis le mois de février, chaque maison est inspectée, chaque famille doit rendre des comptes. Ceux qui ne veulent ou ne peuvent pas payer sont battus et leurs biens sont systématiquement saisis : « Quand il n’y a rien à confisquer, les équipes cassent les murs », a raconté sous couvert d’anonymat une femme recrutée dans une équipe du planning familial. […] « Les gens du planning familial étaient comme les Japonais pendant la guerre, ils ont tout pris et détruit ce qui restait », a raconté un villageois à l’agence Reuters ».

Pour remédier au problème d’une population sans cesse croissante, des milliers de femmes subissent des avortements forcés, parfois à huit mois de grossesse. Ces pratiques sont illégales, mais utilisées par les autorités locales, dans les provinces chinoises, pour ne pas dépasser leurs quotas ­ et être sanctionnés par leurs supérieurs ­ dans le cadre de la politique de l’enfant unique.

Si la crainte est réelle, les moyens sont-ils justifiés ?

Il pourrait y avoir un pic de population de 1,5 milliard d’habitants en 2033, avec une population active (entre 15 et 64 ans) atteignant fin 2016 plus d’un milliard, contre 860 millions en 2000, soit « plus que l’ensemble des ouvriers dans l’ensemble des pays développés », selon une étude de la commission d’État chinoise. On estime que 400 millions de naissances ont été empêchées par la politique de contrôle des naissances. Des conséquences sont le vieillissement de la population, l’augmentation des enfants non déclarés qui ne peuvent être scolarisés et la prédominance des garçons. On prévoit qu’en 2020, 30 millions d’hommes Chinois seront célibataires. Il y a 118 naissances de garçons pour 100 filles en moyenne mais ce ratio pourrait atteindre 130 pour 100 dans certaines provinces.

Un texte interne au parti et à l’administration, publié par le site Internet dissident Boxun, donne une assez bonne idée des consignes diffusées dans le sud du Guangxi : « d’ici au mois d’août, chaque fonctionnaire du canton devra avoir atteint deux objectifs : 1) obtenir d’une personne, homme ou femme, qu’elle subisse la stérilisation ; 2) collecter au moins 500 yuans au titre des frais de garde sociaux (une amende renouvelable de 50 euros imposée aux couples contrevenants, NDLR) ».

Chen Guangcheng est un avocat chinois et un juriste autodidacte, aveugle depuis l’enfance, il a appris le droit en braille. Il est né en 1971. Il a défendu la cause de femmes forcées à avorter, même à plusieurs mois de grossesse. Accuser des fonctionnaires de la ville de Linyi de faire stériliser et avorter de force les femmes qui ne respectaient pas la politique de l’enfant unique, a valu à Chen Guangcheng d’être condamné, en août 2006, à quatre ans et trois mois de prison ferme par le tribunal chinois de sa petite ville de Yinan, dans le Shandong.

Les autorités chinoises ont intensifié la répression contre les avocats et les militants du droit au logement, souligne Amnesty dans son rapport 2007.

Gao Zhisheng est un des responsables du cabinet Shengzhi, à Pékin, l’un des rares cabinets d’avocats à avoir travaillé, en Chine, sur des affaires très médiatisées concernant les droits humains. Gao Zhisheng est connu sous le sobriquet d’ « avocat aux pieds nus », qu’il partage avec ses collègues du bureau d’avocat de Shengzhi. Gao Zhisheng qui est chrétien est aussi connu pour sa défense des croyants de Falun Gong. Gao Zhisheng est connu pour ses remarquables lettres ouvertes à M. Hu Jintao et à M. Wen Jiabao les dirigeants du Parti communiste.

Gao Zhisheng écrit, dans sa troisième lettre : « M. Hu Jintao et M. Wen Jiabao permettez-moi de dire avec respect que nous devons avoir le courage et la moralité d’admettre que la machine politique, qui a brutalement torturé notre nation pendant un demi-siècle, est entachée du sang et des larmes de personnes innocentes et que la piteuse destinée du peuple chinois, du fait de la coercition et l’oppression de milliers d’années de tyrannie, n’a pas encore pris fin. Nous devons reconnaître que notre nation, notre peuple, ont le droit de vouloir la démocratie, la liberté, un état de droit et des droits de l’homme et que ce désir n’a jamais été aussi fervent qu’aujourd’hui. Toute tentative actuelle d’obstruer la quête des droits susmentionnés s’avèrera vaine. Je vous prie de pardonner ma franchise mais toutes les dettes de sang se sont gravées dans les yeux, l’expérience et les souvenirs salis des gens. Messieurs, ce n’est que lorsqu’on a au cœur la sécurité des personnes souffrantes qu’on peut trouver une vraie sécurité. De même, c’est seulement lorsque vous vous soucierez du futur de notre nation que vous aurez aussi un bel avenir ! »(Le 12 décembre 2005).

Il va sans dire que les chinois de la campagne, les ruraux, sont les premières victimes des autorités aveuglées par le communisme et l’argent : trafic foncier, corruption, magouilles et répressions par l’intimidation, exploitation des plus pauvres. L’écart entre pauvres et riches s’élargit.

Chantre de l’ « harmonie sociale », avec le président Hu Jintao, le premier ministre Wen Jiabao a, lors de la dernière session parlementaire annuelle chinoise, affirmé vouloir répondre, par des mesures budgétaires, aux problèmes sociaux les plus aigus, en particulier dans les campagnes, qui concernent l’accès au logement, la couverture sociale et médicale, le coût des soins et des études. « On veillera à préserver l’égalité et la justice au sein de la société, de manière à ce que toute la population partage les fruits de la réforme et du développement », a souligné M. Wen. « Force est de constater que, dans bon nombre de pouvoirs publics locaux, de départements et d’institutions, on n’hésite pas à faire étalage du faste, à manifester un goût marqué pour le luxe et à gérer les fonds publics avec prodigalité », a-t-il déclaré.

Entre la parole et l’action, il y a un monde.

Selon un reportage publié par le journal « China Audit » de la Commission Nationale des comptes (CNC), l’ « effet Matthew » existe, selon son président, Li Jinhua, en Chine à un certain degré et que les riches s’enrichissent alors que les pauvres s’appauvrissent. Selon Jinhua, le problème d’une société duale et inéquitable est un facteur important qui porte préjudice à la stabilité sociale. La Chine est de plus en plus confrontée au phénomène d’une société à deux vitesses dans laquelle existent deux populations, l’une à hauts revenus et à forte productivité et l’autre à revenus et à productivité faibles. « Tout cela, souligne le président de CNC, est incompatible avec l’édification d’une société harmonieuse et commence à susciter le doute et la préoccupation de tout le monde ». Li Jinhua insiste sur l’importance de l’opinion publique pour qu’elle puisse pleinement jouer son rôle de contrôle et de surveillance, ainsi que de toutes autres formes de contrôle et de divulgation, telles que la télévision et la radiodiffusion, pour faire connaître au public toutes activités illégales et non réglementaires, car la préoccupation par les masses populaires des problèmes sociaux constitue une puissante et vigoureuse force de contrôle ».

Jouer un rôle de contrôle et de surveillance, peut-être mais pas à n’importe quel prix.

Selon Catherine Baber, directrice adjointe pour l’Asie-Pacifique à Amnesty International : « Ce qu’on appelle le «miracle» économique chinois existe au prix d’un coût humain terrible – les travailleurs ruraux qui migrent dans les villes sont victimes de la pire exploitation au travail. « Ils sont contraints de faire de nombreuses heures supplémentaires, n’ont souvent pas droit à des congés maladie et travaillent dans des conditions dangereuses pour des salaires de misère. En plus d’être exploitées par leurs employeurs, les familles de migrants se heurtent à des règlements discriminatoires mis en place par le gouvernement dans tous les domaines du quotidien. Ils n’ont pas droit à une allocation logement ni à l’assurance santé dont peuvent bénéficier les résidents urbains permanents et leurs enfants se retrouvent, de fait, exclus du système scolaire ».

Il y a entre 150 et 200 millions de travailleurs ruraux ayant migré vers les villes à la recherche d’un travail en Chine et leur nombre risque de croître dans les dix années à venir. Dans certaines villes, ils constituent la majorité de la population. Les migrants internes sont tenus de se faire enregistrer comme résidents temporaires auprès des autorités locales dans le cadre du système d’enregistrement des ménages (hukou). Des millions d’enfants de travailleurs migrants sont aussi touchés et luttent pour avoir le droit d’aller à l’école. Dans de nombreux endroits, ils sont effectivement exclus du système scolaire ; en l’absence de hukou, les parents doivent s’acquitter de frais d’inscription demandés uniquement aux migrants ou payer des frais d’inscription très élevés.

Du pain et des jeux ? Des voix s’élèvent et d’autres se taisent

2008. L’année des jeux olympiques qui auront lieu en Chine. Le CIO est préoccupé. En visite à Pékin, Hein Verbruggen, le président de la commission de coordination du Comité international olympique (CIO), a demandé aux organisateurs des Jeux de 2008 que les plans d’urgence en matière de lutte contre la pollution puissent entrer en vigueur dès cette année. Selon le département de la circulation de la ville, la capitale chinoise et ses plus de 13 millions d’habitants dépassait les 2,99 millions de véhicules, dont 2,18 millions de voitures individuelles. « Ces plans d’urgence, et leurs effets, doivent être évalués dès cette année afin que nous sachions s’ils garantiront une qualité de l’air qui puisse autoriser les athlètes à atteindre le niveau de performances espéré aux Jeux », a déclaré Hein Verbruggen.

Le comité d’organisation des Jeux de la XXIXe Olympiade à Pékin (BOCOG) a choisi PricewaterhouseCoopers en Chine pour être fournisseur officiel de conseil des Jeux Olympiques de Pékin. « Être choisi comme conseil des Jeux Olympiques de Pékin 2008 est un honneur non seulement pour nos 8 000 collaborateurs en Chine mais aussi pour les 140 000 collaborateurs des 149 pays dans lesquels PricewaterhouseCoopers est présent » explique Mr Silas Yang, président de PricewaterhouseCoopers en Chine.

En associant le terme «olympiques du génocide» avec le nom de la ville de Pékin, Mia Farrow, dans une lettre publiée dans le Wall Street Journal du 28 mars 2007, dénonce les liens unissant la Chine et le Soudan. La lettre, intitulée The « Genocide Olympics », suggère que le génocide ayant lieu au Darfour, téléguidé par le gouvernement soudanais, est en grande partie rendu possible grâce à l’aide économique et militaire du géant chinois. Mme Farrow a interpellé le réalisateur Steven Spielberg qui a été engagé par Pékin pour monter la cérémonie d’ouverture des Jeux de 2008 : « Est-ce que Mr Spielberg veut vraiment finir comme la Leni Riefenstahl des Jeux de Pékin? Comment celui qui est derrière la Liste de Schindler, ardent critique du nazisme et de l’Holocauste, peut-il relier son nom à un gouvernement qui participe indirectement à un autre génocide ? » M. Spielberg, suite à ces associations nuisibles à sa propre intégrité, aurait écrit personnellement au dirigeant chinois, Hu Jintao. « J’ajoute ma voix à celles qui demandent à la Chine de modifier sa politique vis-à-vis du Soudan et de faire pression sur le gouvernement soudanais pour accepter la présence de forces de maintien de la paix de l’ONU afin de protéger les victimes de génocide au Darfour », a plaidé Spielberg, en demandant une audience à M. Hu pour évoquer la question.

Hu Jintao aurait dépêché au Soudan un émissaire pour sonder la situation. Après l’intervention de Mia Farrow, une centaine de parlementaires américains ont récemment vigoureusement interpellé le président chinois Hu Jintao, pour lui demander de prendre des mesures immédiates visant à mettre fin au conflit du Darfour. « Nous ne voulons pas que ces olympiades deviennent dans les livres d’histoire les olympiades du génocide », a dit Tom Lantos, président de la commission des Affaires étrangères de la Chambre des représentants.

Le même Hein Verbruggen, président de la commission de coordination du Comité international olympique (CIO), plaide contre le boycott des JO en resituant le débat sur les bienfaits potentiels d’une olympiade : « Au CIO, on ne veut pas s’immiscer dans les questions politiques, ce n’est pas notre rôle (…) Nous sommes ici pour organiser les jeux. La question que tout le monde devrait se poser est de savoir si la situation serait meilleure en Chine si nous ne venions pas y organiser les Jeux, et je pense que la réponse serait certainement non ».

Le 16 mai dernier, M. Nicolas Sarkozy déclarait : « Je ferai de la défense des droits de l’Homme et de la lutte contre le réchauffement climatique les priorités de l’action diplomatique de la France dans le monde. La tâche sera difficile et elle devra s’inscrire dans la durée ». Pourtant, quelques temps auparavant, l’idée d’un boycott des Jeux Olympiques avait été catégoriquement refusée, voire dénoncée, par Nicolas Sarkozy lors de la campagne présidentielle, après que Ségolène Royal eût clairement mis en cause l’attitude de Pékin. En tant que président de la République française, quelle sera sa position maintenant ?

Le président Hu Jintao a, au cours d’une récente conversation téléphonique avec le président de la République française, salué en Nicolas Sarkozy un vieil ami respecté du peuple chinois, qui a toujours veillé au rapprochement entre la France et la Chine, a rapporté M. Martinon, porte-parole de l’Élysée. En retour, le président Sarkozy a remercié le président chinois qu’il avait rencontré en janvier 2004 à Pékin et lui a affirmé : « La France ne reconnaît qu’une seule Chine ». « J’admire la Chine et je veux avoir avec les dirigeants chinois un contact confiant, régulier et amical », a dit le président français à son homologue chinois. Le bien-être et les droits de la personne étaient évidemment absents de cette conversation bilatérale.

Quelle attitude adoptera le transfuge Bernard Kouchner, co-fondateur de Médecins sans frontières puis de Médecins du monde, face aux violations et aux atteintes des droits de la personne en Chine ? Il est révélateur de lire la mise au point de Médecins sans frontières sur ses relations avec Bernard Kouchner : « Depuis près de 30 ans, Médecins sans frontières et M. Kouchner se sont opposés sur leur vision de l’action humanitaire : M. Kouchner est favorable à un humanitaire d’État qui trouve notamment sa traduction dans le « droit d’ingérence humanitaire » ; au contraire, Médecins sans frontières défend et met en œuvre une action humanitaire impartiale et indépendante de tout pouvoir politique, économique et religieux ».

Le président américain George W. Bush, lors d’une conférence de presse à la Maison Blanche a, la semaine dernière, qualifié le Dialogue économique stratégique Chine-États-Unis qui vient de se conclure d’ « important », soulignant que des progrès avaient été réalisés. Le président Bush a rencontré le vice-Premier ministre chinois Mme Wu Yi au bureau oval de la Maison Blanche. Durant ces négociations de deux jours à huis-clos à Washington, de hauts officiels économiques des deux pays dont de nombreux ministres ont discuté de sujets allant des services aux investissements en passant par la transparence, l’énergie, l’environnement, la balance des paiements et l’innovation. Le président américain a indiqué que, lors de ses discussions avec Mme Wu, il avait également abordé les questions de la protection des droits de propriété intellectuelle et des importations de viande de bœuf américaine en Chine. M. Bush a aussi salué les progrès effectués lors des discussions dans le domaine du développement du trafic aérien entre les deux pays.

Le premier ministre du Canada, Stephen Harper, affirme qu’il continuera de défendre les droits de la personne en Chine, en dépit des avertissements d’un fonctionnaire chinois à l’effet que cela pourrait affecter les relations commerciales du Canada avec ce pays. Le premier ministre a affirmé qu’il serait irresponsable de faire des concessions à ce niveau simplement dans l’espoir de vendre davantage de biens en Chine, et que le gouvernement se devait de continuer de défendre les intérêts des citoyens canadiens lorsque cela s’avère nécessaire. Quelle sera l’attitude du Canada en 2008 sur sa participation aux Jeux olympiques de Pékin ?

Le bien-être et les droits de la personne étaient évidemment absents de ces rencontres bilatérales.

Non au Darfour, non aux atteintes aux droits humains en Chine !

Il se trouve que deux avocats ont pris le parti de dénoncer les abus faits au peuple chinois, lui-même. Non au Darfour, non aux atteintes aux droits humains en Chine ! Deux avocats canadiens David Matas, spécialiste des droits de l’homme, et David Kilgour, ex-secrétaire d’État canadien pour la région Asie-Pacifique et membre du Parlement 1979-2006, ont adressé une lettre ouverte au président du Comité international olympique, Jacques Rogge : « Le but des Jeux olympiques est de placer le sport partout au service du développement harmonieux de l’homme, en vue d’encourager l’établissement d’une société pacifique soucieuse de la préservation de la dignité humaine. […] Quelle dignité le gouvernement chinois a-t-il accordée au peuple de Chine quand on voit que les violations contre des innocents se poursuivent, même après l’obtention des Jeux? Aujourd’hui, les graves violations des droits de l’homme se produisant en Chine quotidiennement sont ignorées. Nous, David Matas, avocat canadien spécialiste des droits de l’homme, et David Kilgour, ex-membre du Parlement et ex-secrétaire d’État pour l’Asie et le Pacifique au sein du gouvernement canadien, avons publié un rapport d’enquête, lequel déclare, en partie :

« Regrettablement, il confirme nos conclusions précédentes, que le gouvernement de la Chine et ses agences dans de nombreuses régions du pays, en particulier dans les hôpitaux mais aussi dans les centres de détention et les “cours du peuple” ont mis à mort un grand nombre, bien qu’encore inconnu, de prisonniers de conscience du Falun Gong, et ce, depuis 1999. Leurs organes vitaux, y compris le cœur, les reins, le foie et les cornées ont été pratiquement et simultanément saisis contre leur volonté pour être vendus à prix fort, parfois à des étrangers qui normalement doivent attendre longtemps pour des dons bénévoles de tels organes dans leurs propres pays ».

« Nous déplorons également, écrivent les deux auteurs, l’incarcération et la réduction au silence de l’avocat des droits de l’homme en Chine, Me Gao Zhisheng, à qui, sur les ordres du gouvernement chinois, on a interdit de s’adresser aux médias jusqu’à la fin des Jeux olympiques de 2008 ».

« La peur engendre la méfiance, elle anéantit notre appartenance commune à l’humanité, écrit Irene Khan, la secrétaire générale d’Amnesty. Lorsque nous considérons les autres comme une menace lorsque nous sommes prêts à compromettre leurs droits pour garantir notre sécurité, personne n’est gagnant ».

Amnesty International constate pour sa part que de nombreuses réformes sont bloquées : « Le CIO ne saurait accepter des JO gâchés par des atteintes aux droits humains, qu’il s’agisse de familles expulsées de force de leurs domiciles pour céder la place à des arènes sportives, ou du nombre croissant de militants pacifiques assignés à résidence pour les empêcher d’attirer l’attention sur la question des droits humains ». « Si les autorités chinoises et le CIO veulent réellement que ces jeux laissent un héritage durable à la Chine, ils doivent s’inquiéter de voir ces jeux utilisés comme prétexte pour renforcer et prolonger des formes de détention que la Chine prévoit de réformer depuis de nombreuses années ».

Comment les athlètes du monde entier pourront-ils célébrer dans un pays qui bafoue les droits humains et qui réduit sa population au silence ?

 

Séparateur

Comme l’écrivait Jacques Attali, dans son livre La voie humain : « la démocratie en Occident n’est plus, pour beaucoup, la grande affaire pour laquelle tant de générations se sont battues ».

Séparateur





Que dire de plus ?

27 05 2007

Le plus grand des maux et le pire des crimes, c’est la pauvreté

George Bernard Shaw (1856 – 1950)

 

 

Séparateur

À la suggestion d’une lectrice, que je remercie, j’ai ajouté cette citation, à titre de commentaire.

Cette photo est la plus saisissante qu’il m’ait été donné de voir sur la pauvreté.

Et la plus triste.

Regardez et écoutez. Un ange nous accompagne …

Séparateur