Parole d’étranger – La France me fait peur

15 10 2007

Pourquoi, l’étranger que je suis, se sent-il de plus en plus mal à l’aise à lire ou à écouter les infos sur la France ? Pourquoi ai-je la nette impression que la grande République s’éteint ? Pourquoi cette angoisse toute intérieure à l’idée que la France tricolore sombrera bientôt dans une France monochrome ? Pourquoi ai-je l’étourdissement trop facile lorsqu’il me vient à l’esprit que la France vit au rythme d’un état exacerbé ? Avant de répondre, qu’il me soit permis, lecteur, lectrice, ce court préambule.

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Je vis dans une province, en Amérique du Nord, où l’obsession nous côtoie quotidiennement. L’obsession d’être d’abord trop petit. L’obsession de ne plus pouvoir parler notre langue. L’obsession du reste du Canada. L’obsession d’un immense voisin – l’américain – qui en impose. Qui en impose dans le monde, qui en impose au Canada, mais qui impose au petit peuple gaulois que nous sommes. Nous voulons bien acheter chez lui, nous voulons bien lui vendre le fruit de notre labeur, mais nous voulons rester indépendants de son immense puissance. En petit gaulois, d’influence française, nous bombons le torse. Cela ne nous soustrait pourtant pas de nos obsessions.

Nous avons installé les droits de la personne – qu’ils soient sociaux ou judiciaires – sur notre territoire. Nous avons installé une Charte de la langue française. Cela nous interpelle tous les jours. Nous n’avons de cesse de nous interroger davantage sur notre voisin immédiat – l’anglais, le juif, l’arabe, le chinois, le canadien anglais, l’américain – que sur nous-mêmes. Avons-nous commis un impair à son égard ? Comme l’enfant qui craint d’être tancé par suite d’une bêtise, nous nous épions nous-mêmes afin de nous assurer de ne pas trop trébucher. Nous interrogeons notre Charte des droits de la personne. Il fut un temps c’était la bible. Maintenant la Charte. Pour preuve, nous créons des commissions qui parcourent le Québec pour sonder nos cœurs et nos reins.

Nous avons peur. Peur de ne plus vivre en paix. Peur de bousculer notre voisin. Peur de nos croyances, de notre identité, de notre foi, de nos convictions politiques et sociales. Notre peur est parfois infernale. Que pensera notre voisin de notre opinion ? Sommes-nous racistes ? Sommes-nous radins ? Sommes-nous au bord de la dépression ? Sommes-nous stressés ? Vivons-nous dans l’insécurité psychologique, matérielle et financière ? Avons-nous peur des anglais ? Sommes-nous persécutés par le reste du Canada ? Pourquoi haïssons-nous l’Amérique ? Sommes-nous incompris – dans cette grande Amérique – en raison de notre langue ? Sommes-nous une société distincte ? Sommes-nous culturellement menacés ? Pourquoi avons-nous peur de perdre nos acquis, notre langue, notre culture, notre identité ? Pas un repli de notre corps et de notre pensée qui ne soit scruté à la loupe, à l’infini, jusqu’à la plus profonde des lassitudes. Nous sommes une société sous surveillance. Notre inquiétude bouche notre avenir et masque notre fierté. Nos hésitations nous empêchent de voir ce que nous avons de grand parce que, depuis trop longtemps, on nous a dit que nous sommes trop petits.

Il y a eu le réveil de la révolution tranquille. Il y a eu ces tentatives de multiculturalisme fédéral pour nous convaincre que nous étions une société ouverte, prête à l’assimilation. Il y a ceux qui nous disent que l’anglais est universel. Que le français se meurt. Que la langue du Québec ne ressemble à rien et qu’elle ne peut s’exporter. Que cette langue est créolisée. Sans avenir. Sans économie pour l’imposer et la supporter. Et dire que nous refusons tout cela. En Gaulois que nous sommes. Encore l’influence de la France.

De société catholique – dans le Québec profond – nous sommes passés à un Québec urbain dans une société laïque. D’extrême droite, nous sommes passés, sans coup férir, vers l’extrême gauche. De francophones, nos générations à venir deviendront plus rapidement que ne le souhaitent les vieux, anglophones convertis. De tributaires de nos peurs, nos générations de demain pourront vaincre et traverser du côté du capitalisme victorieux. De pleutres, qu’on nous traitait hier, nos générations à venir se prétendront grands chevaliers, harnachant nos rivières pour l’électricité, investissant nos fonds de pension dans une Caisse de dépôt pour les générations à venir, ouvrant nos portes à l’immigration pour montrer au monde entier que nous avons étouffé nos peurs et nos craintes. Toutes ces peurs qui ont fait de nous des Québécois. Nous dirons demain toutes nos victoires qui ont fait de nous des anglophones du monde entier. Ainsi va la vie.

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Est-il encore possible de se distancer du pouvoir, de revenir à une époque où le Persan chez Montesquieu, le Huron chez Voltaire, le farfelu neveu de Rameau de Diderot posaient sur la société française un regard amusé tout en étant critique ? Rien n’est moins sûr. Je ne suis plus inquiet seulement du Québec mais de ma mère patrie, la France. C’est ma nature. Je crains moins les roches que pourront me lancer mes cousins et cousines français, outrés de mes propos, que l’avenir vers lequel elle se dirige. De son abandon de ce que nous avons si durement défendu et acquis. De quitter la dureté de la vie pour en adopter la facilité. Cousin, cher cousin, je le répète : je crains moins les quolibets dont je serai l’objet – en raison de mes origines étrangères – que toutes ces informations qui me tombent sous les yeux, jour après jour, d’heure en heure. La France se crispe, se replie, se défend, s’écarte et ne sera plus, bientôt, qu’une bulle qui flottera au dessus de son nouvel allié, les États-Unis d’Amérique. Elle s’inspire maintenant des travers de son nouveau grand cousin, l’hyper-puissance.

Analyser la situation sociale, politique, parlementaire, financière, économique de la France est en soi une épreuve singulièrement éprouvante. Sans en saisir les arcanes, je comprends bien que tout découle d’ores et déjà d’un principe hautement médiatisé de la rupture. Le peuple, dans sa majorité, en a voulu ainsi. Rupture avec le passé. Rupture avec le présent. Rupture sociale, rupture économique, rupture de la gauche et de la droite, rupture avec les anciennes républiques, rupture avec l’histoire. Rupture avec la collégialité. Seule rupture qu’il ne soit permis de traiter ou de regarder – sans faire l’objet d’opprobre – est celle qui touche la personne même du Roi qui vit des heures graves.

La France n’est plus collégiale, elle est maintenant royale. La France a troqué sa république pour la royauté. Rupture de ton et rupture de style obligent. La France est devenue le pays de la rupture. Et le peuple est en rupture de ban avec ses grands principes de Liberté, Égalité, Fraternité. Le peuple n’a d’yeux que pour le nouveau monarque. Le peuple n’a d’espoir que pour ses augustes engagements. Le peuple ne se bat plus pour des principes, il se range derrière son roi. Le roi dispose. Le peuple approuve. Le roi, fort de sa popularité, n’attend de son peuple qu’un satisfecit pour sa personne.

La France ne rayonne plus. Elle claironne. Elle fait la fière. Elle s’élève. Elle hausse la voix. Elle a quitté les salons feutrés pour les stades bruyants. Elle oublie parfois les bonnes manières. Elle claque des doigts pour manifester sa présence ou son mécontentement. Elle se crispe et n’hésite pas à faire image en utilisant une langue qui ne sied plus à la diplomatie. Elle pointe vers le haut son doigt alors que les grands la regardent en bas.

Le gouvernement n’est-il plus que l’ombre de lui-même ? Toute intervention de son premier ministre – tant l’habitude se perd – est immédiatement suspectée. S’il ose parfois, le brave homme, élever le ton, il évite le choc avec celui de la royauté. Les caciques du monarque veillent au bon grain. Les laquais du premier ministre s’inclinent. L’Opposition est édentée. Pire, plus rien à se mettre sous la dent. Les débats ne sont plus, du côté ministériel, que des porte-voix. Béni oui-oui, selon l’expression française consacrée.

Les règles sont-elles à ce point rigides qu’il n’existe, pour les parlementaires de la minorité, aucun droit de nuisance au déroulement des projets de loi iniques, aux velléités de la monarchie d’imposer des limitations aux droits individuels, des astreintes aux droits collectifs ? Le filibuster anglais est-il à ce point inconnu des parlementaires français : stratégie parlementaire qui consiste à faire de l’obstruction systématique à un projet de loi pour en retarder ou en empêcher l’adoption ; habituellement, on propose un nombre incalculable d’amendements sur lesquels on discourt pendant tout le temps réglementaire accordé pour la disposition de chacun d’eux ?

Lire les infos est une épreuve pour quiconque est sensible aux droits de la personne. Contrôle, immigration, quotas d’immigrés par nationalité, arrestations à domicile, sécurité, criminalité, délinquance, récidive, ADN, atteintes au droit d’asile, caisses de retraite, démographie, recherches et développement. Il n’y pas de hiérarchie dans cette dernière énumération. Elle est tout sauf rationnelle. Tout passe par le filtre d’une négation. Non à la pauvreté. Non à l’immigration. Non aux sans-papiers. Non aux renouvellements d’emploi. Non à la création de nouveaux emplois dans la Fonction publique. Et j’en passe. Et l’enfant dans tout cela ? Pour ne pas céder au sensationnalisme des « affaires » de l’État, je pose la question sans y répondre.

Le repos est suspect, le travail élève. En lieu et place, nous entendons oui aux tests d’ADN, oui à l’expulsion sans ménagement des « irréguliers », oui à l’abolition des postes pour fins d’économie, oui à l’allègement des peines pour les grands administrateurs, oui à la sévérité des peines pour les « petits » récidivistes. Et j’en passe, une fois de plus. Justice rendue au nom de qui ? Du peuple ?

Le peuple, dans sa grande majorité, se tait et dodeline de la tête. Le silence se fait complice. Le silence de la majorité étouffe le tapage d’une minorité. De ce silence naît la rumeur. De ce silence naît une nouvelle légende urbaine. Les médias ? Contrôlés. Les députés ? Prêts à vendre leur âme pour une « ouverture ». Les ministres ? Acceptent sans mot dire les feuilles de route que leur impose le monarque, en sa personne. Les débats parlementaires ? Le plus court chemin possible. Pas un coin du royaume n’est oublié des caciques. Les municipales ? Le roi veille et promulgue. L’Europe ? Le roi oppose. L’Afrique ? Le roi dispose.

Le président Georges W., grand ami du Roi, s’ébat sur les mots, le congrès se débat sur les maux. Le peuple constate et désapprouve. Le peuple se lève et impose. Il ne plébiscite plus son président. L’opposition retrouve son terrain de jeu. Elle exerce son droit de nuisance. Elle élève la voix. Elle menace. Elle négocie. Elle réussit comme elle échoue. Ce n’est pas faute d’avoir essayé. La société vit. Le pouls de l’hyper-puissance revit au rythme de sa population. Pendant que l’Amérique s’agite, plus loin, beaucoup plus loin, la France applaudit et plébiscite son roi. Seul bruit qui lui est autorisé dans le royaume. Le bruit des mains qui applaudissent.

Plus loin, beaucoup plus loin, la France s’éteint. À petits feux. Le peuple approuve. Acquiesce. Le monarque écarte la république et la remplace par le spectacle. Pour amuser le peuple. Les intellectuels se rangent. La rupture est consommée.

Tocqueville avait bien raison : « Il n’y a que Dieu qui puisse sans danger être tout-puissant ». Intellectuels, politiques et artistes viennent de porter au Zénith leur voix pour faire entendre – haut et fort – leur dissidence et leur désaccord au monarque. Une pause qui réfléchit et qui montre – en cette France que nous aimons – un souffle de vie capable d’une rébellion – fort timide pour l’heure – qui l’a tant caractérisée au cours des derniers siècles.

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16 responses

15 10 2007
Françoise

Pierre,

Pour ce qui est du Québec, je ne suis pas assez au courant de tout pour porter un jugement. Personnellement j’admire le fait que malgré toutes ces choses qui vous angoissent, le Québec n’est toujours ni canadien, ni américain. Ce qui n’est pas un mince exploit. Et je ne pense pas que la grandeur d’un pays puisse se mesurer à l’aune de sa taille. J’espère que vous serez encore bien nombreux à ne pas « baisser » les bras, et à empêcher la lumière de s’éteindre.

Pour ce qui est de la France, votre constat est terrible. Je le pense en partie vrai. En partie, parce que l’image de cette France couchée devant l’arbitraire et l’omnipotence est, à mon avis, celle qu’en donnent des médias courtisans. Oh, il est bien certain que ceux qui résistent sont moins nombreux que ceux qui se taisent. Mais ceux-là qui se révoltent sont de partout. J’entends qu’ils ne sont pas d’un parti ou d’une obédience plus que d’un ou d’une autre.

Ce sont ces maires qui refusent d’obéir aux préfets et de « dénoncer » les sans-papiers, ces autres maires qui les parrainent pour les protéger. Ce sont ces enseignants qui se battent de toutes leurs forces et par tous les moyens possibles, pour que l’on ne chasse pas les enfants scolarisés ; ce sont ces enseignants qui refuseront la comédie de la « commémoration cérémonielle » de Guy Môquet. Ce sont ces journalistes qui, ne trouvant pas d’espace dans les « feuilles officielles » créent leurs blogs et parlent vrai. Ce sont ces policiers qui disent que ce qu’on la chasse au faciès ce n’est pas leur travail. Ce sont tous les citoyens lambdas qui eux aussi, sur leurs blogs, ou ailleurs, dénoncent et dénoncent sans se lasser.

Je sais, ce n’est pas un « ras-de marée », mais ce sont des milliers de petites flammes qui brillent dans le noir qui envahit. Et malgré un immense chagrin, j’ai l’espoir que tôt ou tard elles feront un grand feu de joie.

15 10 2007
pierrechantelois

Françoise

Vaut peut-être mieux être en alerte maintenant avant que la maison ne brûle. Les sondages chutent, les voix s’élèvent au zénith, les travaux parlementaires vont peut-être nous révéler encore quelques sursauts surprenants, je ne désespère pas de revoir la grandeur de la France s’élever de nouveau au-dessus de la mêlée et reprendre son rôle au sein de l’Europe et au sein des démocraties. Constat terrible mais qui est, pour les amoureux de la France, angoissant.

Pierre R. Chantelois

15 10 2007
François Collette

Bravo pour cette superbe analyse.

15 10 2007
pierrechantelois

Monsieur Collette

Merci d’abord pour cette agréable visite. Merci également pour ce commentaire. Amicalement

Pierre R. Chantelois

15 10 2007
tovara

« J’admire le fait que le Québec ne soit toujours ni américain, ni canadien » : ….donc que les québecois se soient « protégés » de l' »invasion » culturelle de leurs voisins par une certaine dose de …fierté nationale, voire de nationalisme, ce qui sous-tend pas mal de mesures protectionistes.
Dés lors, ce qui est « bien » pour le Québec ne le serait pas pour la France ?
qu’on m’explique, je ne comprends pas ta logique….

15 10 2007
Françoise

Pierre,

Bien sûr qu’il faut être en alerte, et qu’il ne faut pas désespérer. Mais l’emprise est forte, et je ne sais pas si le retour aux valeurs de la France républicaine pourra se faire avant « l’incendie ». Je souhaite de toutes mes forces une prise de conscience générale. Les élections municipales (qui peuvent être un « signe », mais guère plus) ne sont que l’an prochain, et Mr Sarkosy veut mener, mène ses « réformes » au pas de charge.

@ tovara,

« Dés lors, ce qui est “bien” pour le Québec ne le serait pas pour la France ? »

Je ne vois en quoi tu peux déduire cela de mon commentaire.

15 10 2007
décembre

Très beau texte. merci.

Je viens de visionner AMERICA from Freedom to Facism de Aaron Russo.

Déprimantes ces vérités et le Québec est lui aussi à la merci de la mafia des banquiers et du système de l’argent frauduleux.

L’indépendance est un rêve, le rêve du croyant qui verra Dieu, le rêve du démocrate qui croit que la démocratie existe.

Je n’aurais jamais cru que je pourrais un jour affirmer que sur l’argent, Caouette et le Crédit Social avait raison !!! Bon lundi.

15 10 2007
pierrechantelois

Décembre

Merci de votre commentaire. Il faut préciser que Daniel Caouette est un politicien canadien qui a siégé à Ottawa dans les années 1960. Pour avoir une idée de qui était ce politicien coloré, vous pouvez consulter les archives de Radio-Canada .

Pierre R. Chantelois

15 10 2007
pierrechantelois

Françoise

Le hasard a voulu que je publie cet article cette journée qui souligne aux États-Unis le pessimisme. En effet, aujourd’hui, c’est la journée dite du pessimisme. Bon. Cela ne dure qu’un jour. Jouons le jeu.

Pierre R. Chantelois

15 10 2007
chantal Serriere

Hélas, certaines périodes sont si lourdes et opaques à vivre!
Comme on comprend ce billet!
Mais, la résistance, dans ce qu’elle a de moins clinquant, de plus modeste au sein de la vie quotidienne, c’est aussi un trait de ce caractère français dont vous parlez, Pierre, de si belle façon. Il semble qu’il faille désormais entrer en résistance… de ce côté-ci de l’Amérique, ou de l’autre, avec tout ce que cela comporte de grisaille…Comme nous l’ont montré tant d’autres personnages, Mandela par exemple, à une époque où pourtant l’avenir était bouché en ces lointaines terres australes.
Résister au coeur d’époques ténébreuses…

15 10 2007
pierrechantelois

Chantal

Cette voix portée au Zénith, dimanche, qui a flotté au-dessus des contingences quotidiennes, me laisse croire qu’il y aura bientôt une certaine vague au sein de la population. Mais beaucoup de chemin reste à parcourir : six Français sur dix estiment que les médias sont dépendants du pouvoir politique, nous apprend Le Monde . Sondages obligent. Négociations syndicales obligent. Je souhaite de tout mon cœur qu’il y ait un éveil des consciences auprès de la grande majorité pour qu’elle inverse les tendances, c’est-à-dire qu’elle impose et que le gouvernement dispose.

Pierre R. Chantelois

16 10 2007
tovara

A moi aussi la France me fait peur :
1- un Etat en quasi faillite
2- 200 cités de non droit où même médecins et pompiers se font caillasser
3- dégénérescence compléte à tous les niveaux, du gros délinquant qui pratique le délit d’initié (EADS, Clearstream) au petit voyou qui saccage le mobilier urbain, érafle des tableaux (dernièrement au Musée d’Orsay lors de l’un de ces omniprésents et bruyants « événements » financés par le cochon de contribuable-voir point n°1), pille, vole, viole, n’ayant de respect pour rien (personnes, patrimoine, art sacré…)
4-déroute de l’Education Nationale qui fabrique des générations d’illettrés
5-effondrement des valeurs classiques qui soudent un peuple : patriotisme, entr’aide (je préfére ce mot à celui, galvaudé, de « solidarité »), amour du Beau, du Vrai, du Bien, protection des plus faibles, etc
6-Tsunami immigratoire qui submerge tout (financé par le cochon de contribuable « raciste »voir 1°)
7- etc etc etc

16 10 2007
pierrechantelois

@ Tovara

La « regénérescence » d’un pays passe-t-elle par l’instauration d’un état policier ? Je n’ai pas de réponse à cette question. Je n’ai que des inquiétudes. Sur la question du financement d’un pays et de la gestion de sa dette, le Canada, terre aux multiples chartes des droits et libertés, a redressé sa situation et figure maintenant parmi les pays qui contrôlent le mieux son budget annuel. Nous n’avons pas changé notre constitution pour réaliser nos réformes. Le Canada a aussi sa criminalité. Il a aussi un gouvernement de droite – minoritaire, et cela est heureux – qui voudrait bien durcir ses lois, matraquer davantage ses criminels, pourchasser tous ces petits dealers de drogue ainsi que cette jeune dissolue qui se permet de fumer un joint à la barbe des policiers. Nous avons aussi nos dérives, nos dérapages, nos doutes. J’espère simplement ne jamais voir s’installer ces contrôles ADN et autres. Je ne suis qu’une voix parmi tant d’autres. Le peuple dans sa sagesse a élu un gouvernement de droite minoritaire. Une opposition forte fait contrepoids aux possibles dérapages de cette droite qui voudrait remettre à plat tous les droits acquis. Et le peuple a dit NON. Pour combien de temps encore ? Je ne suis pas prophète. Rien n’est parfait dans notre pays, comme dans aucun autre. Seul le peuple décide ce qu’il veut ou non, à moins que ce droit ne lui soit maintenant interdit.

Pierre R. Chantelois

17 10 2007
tovara

Evidemment, mais l’exemple du Canada ne s’applique pas vraiment à la France, son histoire , sa géographie, sa sociologie, sont trés différents : « ‘vérité en deçà des Pyrénées, mensonge au-delà ». Il y a une maturité que l’on ne retrouve pas chez nous, pays plus « latin », on ne sait pas d’instinct faire fonctionner une démocratie de « checks and balances » à l’anglo-saxonne.
D’autre part, votre gouvernement a beau être minoritaire, il est tout de même conservateur, c’est l’histoire du « verre à moitié vide ou à moitié plein », il y a donc 50% des Canadiens qui souscrivent peu ou prou à des thèses conservatrices, ce n’est pas rien.
Mais l’essentiel n’est pas là : comme vous le dites bien, la menace est l’instauration d’un Etat policier, surtout de la Police de la pensée, de l’âme.
Et là en France, avec les lois mémorielles (dont la liberticide loi Gayssot) dénoncées par un collectif d’historiens renommés de toutes tendances (dont le professeur de Science s po René Rémond, récemmen t décédé)-collectif « liberté pour l’Histoire-, avec les liaisons incestueuses entre les médias, le show biz et le pouvoir politique, la mise en place d’une discrimination positive encourageant toutes sortes de communautarismes (gays, communautés visibles, islam avec l’UOIF)qui va à l’encontre des principes laïques de notre République, l’exclusion de l’université des enseignants non politiquement corrects -exemple l’africaniste Bernard Lugan, pourtant juge des Nations unies au tribunal d’Arusha, qui est obligé, « Voltaire au secours » de publier ses recherches à l’étranger, etc.
Et tout celà n’est que la partie visible de l’iceberg! Nicolas Baverez l’a bien montré dans son essai « la France qui tombe », lorsque l’opinion de « foûtballeurs » compte plus que celles de politologues, de philosophes, d’historiens, de spécialistes-M Borloo , Ministre de l’environnement, a emmené (combien de Co2 dépensé?) une star du ballon rond « constater » au Groenland la fonte des glaces : de qui se moque-t-on.
Ce pays, en effet, -sur ce constat je vous rejoins-est en train de tomber de plus en plus….demain de nouveau une grève-prise d’otage des privilégiés SNCF/RATP et autres transports en commun, j’ai 15 km pour me rendre à mon boulot, qu’est-ce que je fais? la ou (ou les)journée(s) perdue(s) pour ma pomme, je n’ai pas le droit de m’en plaindre, ce serait « manquer de solidarité », être »sarkoziste », « facho », etc.
Allons, allons, atterrissez un peu les gens de gauche, vous n’avez pas toujours tort, mais là….

17 10 2007
Vince

Tavara, je reprends votre « analyse » :

A moi aussi la France me fait peur :
1- un Etat en quasi faillite

Vous devriez arrêter de regarder la télévision.
La France est un pays riche, mais vous ne devez pas connaître grand chose des rouages de l’économie.

2- 200 cités de non droit où même médecins et pompiers se font caillasser

Encore une fois, vous devriez arrêter de regarder la télévision.

3- dégénérescence compléte à tous les niveaux, du gros délinquant qui pratique le délit d’initié (EADS, Clearstream) au petit voyou qui saccage le mobilier urbain, érafle des tableaux (dernièrement au Musée d’Orsay lors de l’un de ces omniprésents et bruyants “événements” financés par le cochon de contribuable-voir point n°1), pille, vole, viole, n’ayant de respect pour rien (personnes, patrimoine, art sacré…)

Concernant EADS : vos commentaires laissent à penser que vous soutenez Sarkozy. Aussi devez-vous être ravi d’apprendre que ses amis Lagardère and Co ont utilisé nos impôts (donc les votres) afin qu’ils puissent vendre leur actions. Mais je doute que cette analyse soit présentée dans les médias que vous lisez.

4-déroute de l’Education Nationale qui fabrique des générations d’illettrés

Effectivement, je suis convaincu que les Grandes Réformes prochainement réalisées par Notre Président arrangeront tout cela.

5-effondrement des valeurs classiques qui soudent un peuple : patriotisme, entr’aide (je préfére ce mot à celui, galvaudé, de “solidarité”), amour du Beau, du Vrai, du Bien, protection des plus faibles, etc

Protection des plus faibles ? Vous voulez dire, financièrement ? Est-ce une blague ?

6-Tsunami immigratoire qui submerge tout (financé par le cochon de contribuable “raciste”voir 1°)

Sûrement seriez-vous surpris d’apprendre que l’immigration en France baisse depuis plusieurs années.

Vous me faites rire.

19 10 2007
Sammy

J’ai imprimé ce (long) texte pour prendre le temps (qu’il mérite) de le lire ; mais je sens d’avance que je vais être d’accord, d’après les extraits grapillés en survolant… 😦

Je repasserai quand je l’aurai lu.

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