« Depuis l’été, tout ce qui rend visible la crise du logement est éradiqué » (Jean-Baptiste Eyraud)

19 12 2007

En novembre dernier, un sondage BVA, pour l’association Emmaüs, en partenariat avec « L’Humanité » et « La Vie », révélait que près de 47% des Français croient « possible » qu’ils deviennent sans-abri un jour. Selon un sondage parallèle, mené par Emmaüs auprès des SDF, 49% des sans-abri estiment que la situation n’a pas changée pour eux, contre 26% à penser qu’ils sont mieux pris en charge, et 11%, moins bien. En ce qui concerne les hébergements de nuit, 29% des SDF affirment avoir eu fréquemment (et 13% rarement) des difficultés à en trouver un, tandis que 36% n’ont pas cherché d’hébergement dernièrement.

Depuis l’Abbé Pierre, note Fabrice Rousselot, de Libération : « la France, pourtant, semble répondre à la « crise » des sans-abri comme on répond à une catastrophe naturelle. Et colmate les brèches, au gré des rigueurs de l’hiver ». La France compterait environ 100 000 sans-abri. Elle se comporte comme si elle voulait les dissimuler aux yeux du monde entier. « Depuis l’été, tout ce qui rend visible la crise du logement est éradiqué : tentes, habitations précaires et bidonvilles », constate Jean-Baptiste Eyraud, porte-parole de Droit au logement. Est-ce la honte ou la gêne qui guide les actions du gouvernement à l’égard de ses sans-abri ? L’association « Les enfants de Don Quichotte », l’association d’aide aux sans-abri, a, samedi dernier, tenté d’installer 250 tentes au pied de Notre-Dame, en plein centre de Paris. En moins d’une heure, la police a délogé les manifestants et confisqué les abris.

La ministre du Logement et de la Ville, Christine Boutin, a mail à partir avec les associations des sans-abri. Une guerre de chiffres. La ministre soutient que les places d’hébergement d’urgence sont en nombre suffisant mais convient du même coup que seulement la moitié des places de stabilisation prévues ont été mises en œuvre. Christine Boutin doit aujourd’hui expliquer pourquoi il n’y a pas assez d’hébergements pour les SDF. La ministre a montré, contre toute attente, qu’elle pouvait être rancunière envers quiconque la décrédibilise aux yeux de l’opinion publique : « Je veux saluer les associations qui font un travail au quotidien, à la différence des Don Quichotte qui, eux, ne sont pas chaque jour à suivre les personnes qui sont en difficulté ».

Comme si cela n’était pas suffisant, une tuile – dont elle se serait bien passée – lui tombe sur la tête. Son directeur de cabinet loue un appartement à loyer modéré appartenant à la RIVP (Régie immobilière de la ville de Paris) depuis 1981, a-t-on indiqué au ministère du Logement confirmant une information du Canard Enchaîné. M. Bolufer, préfet hors cadre, bénéficie d’un appartement de 190m2 dans le quartier de Port-Royal (Vème arrondissement), avec vue sur la chapelle du Val-de-Grâce, au prix de 6,30 euros le m2. Les prix du secteur, remarque l’hebdomadaire satirique, se situe généralement dans le parc privé entre 20 et 30 euros le m2. M. Bolufer se serait vu attribuer ce logement en 1981 quand il était directeur adjoint du cabinet de Jacques Chirac, alors maire de Paris.

Trois jours après le nouveau coup d’éclat des Enfants de Don Quichotte, François Fillon est intervenu pour désamorcer un conflit naissant en conviant à Matignon huit associations, dont les « Don Quichotte ». François Fillion affirme que : « la polémique sur les chiffres » entre Christine Boutin et les Enfants de Don Quichotte était close, concédant qu’une part des places d’hébergement actuellement disponibles – notamment celles dégagées dans des gymnases – n’étaient pas « satisfaisantes ». « Mme Boutin ne nous a pas contredits sur le fait qu’il existe un grave problème d’hébergement en France, alors même qu’elle répète depuis plusieurs jours dans les médias que tout va bien. On a eu affaire à un mensonge d’État. Mais ce chapitre est clos désormais », a répliqué Augustin Legrand, fondateur des Enfants de Don Quichotte. L’Uniopss, la Fnars, Emmaüs, le Secours catholique, la Fondation Abbé Pierre, les Enfants de Don Quichotte, les Restos du Cœur et le Centre d’action sociale protestant ont participé à la réunion. Christine Boutin et Martin Hirsch étaient aussi présents.

Le premier ministre admet que « la mise en œuvre » de la loi sur le droit au logement opposable (Dalo) et du plan d’action pour l’hébergement des SDF (Parsa) de janvier 2007 « se heurtent à des résistances et à des obstacles », commente l’avocat Gilles Devers, sur son blog : les actualités du droit. « Le Premier ministre, sans rire, annonce qu’un parlementaire va être nommé pour « rédiger une sorte de contrat entre les associations et le gouvernement avec des objectifs précis de résultats sur les sujets d’hébergement d’urgence en particulier ». Une sorte de contrat… Il ne faudrait tout de même pas nous prendre pour des crétins absolus ».

Le plan d’action pour l’hébergement des SDF (Parsa), de janvier 2007, prévoyait 27.100 places d’hébergement. Selon les associations de sans-abri, seules 14.000 places ont été dégagées. Face à cette situation, le premier ministre s’est fixé pour objectif « que des personnes ne soient pas contraintes de dormir dans la rue », mettant en exergue la question de l’hébergement d’urgence. « Pour que le droit au logement opposable s’exerce, remarque Paris Normandie, il faudrait qu’il y ait des logements disponibles pour les plus démunis. Or, il n’y en a pas. Parce que, explique le journal, certaines communes ne construisent pas le quota de 20% de logements sociaux que leur impose la loi. Mais aussi parce qu’on détruit massivement des logements HLM dans les banlieues ».

Patrick Henry a créé la première consultation pour les sans-abris à Nanterre en 1982. Selon ce médecin qui, depuis 1992, est chargé de la mission « Lutte contre la grande exclusion » à la RATP : « En 1957, on comptait environ 15 ou 20.000 sans-abris à Paris. […] Avant, les personnes vivant dans la rue pouvaient trouver facilement des occasions de gagner un peu d’argent, en donnant un coup de main aux commerçants par exemple. […]L’augmentation des licenciements, violents sur le plan financier mais aussi psychologique, a également poussé des gens dans la rue. Idem sur le plan personnel, avec des divorces de plus en plus nombreux. La fragilité d’une personne peut être réveillée par ce type d’événements et conduire à l’exclusion. 100% des personnes qui vivent dehors souffrent de problèmes psychologiques ».

Qui sont-ils ces sans-abri qui arpentent – été comme hiver – les rues de Paris ? Selon un rapport du SAMU social : « À 80 %, ce sont des hommes, mais depuis cinq ans le nombre de femmes augmente. Ils ont, en moyenne, 40 ans, alors qu’en 1999 la moyenne était de 35 ans. «Les plus de 50 ans représentent 22 % alors qu’ils n’étaient que 12 % en 1999.» 45 % sont français, et parmi les étrangers il y a… 133 nationalités représentées. D’autres chiffres encore : 20 % n’ont pas de papiers, 20 % n’ont aucune couverture sociale, un tiers aucun suivi social, et la moitié déclare n’avoir aucune ressource ». Serge Hefez, sur son blog Familles je vous haime, fait un rappel important : « celui qu’on appelait le « clochard » est devenu minoritaire. Ceux que la rupture des relations familiales, l’absence de droits reconnus ou l’expulsion du logement ont conduit à cette situation dramatique sont les plus nombreux ».

Mince consolation. La France n’est pas le seul pays aux prises avec ses SDF. Selon l’Agence France Presse, les grandes villes américaines ont des difficultés à aider les sans domicile fixe qui sont de plus en plus nombreux à demander un toit et une aide alimentaire, selon une enquête annuelle de la Conférence américaine des Maires. Cette enquête rassemble les données de 23 grandes villes, dont notamment Los Angeles, Detroit, Miami, Denver et Chicago. Quatre villes sur cinq (80 %), selon cette étude menée de novembre 2006 à octobre 2007, affirment que la demande d’aide alimentaire a fait un bond de 12 % sur un an. Les villes n’arrivent pas à donner de la nourriture à tous ceux qui en ont besoin: 17 % des demandeurs n’ont pas d’aide alimentaire et 15 % des familles avec enfants qui en ont besoin ne reçoivent rien. Quant aux SDF, près d’un quart d’entre eux (23 %) sont des familles avec enfants.

Comme l’écrivait Charles Maurras : « Ni aujourd’hui ni jamais, la richesse ne suffit à classer un homme, mais aujourd’hui plus que jamais la pauvreté le déclasse » (Charles Maurras).

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12 responses

19 12 2007
guy

Bonjour Pierre

vous écrivez : « Mince consolation. La France n’est pas le seul pays aux prises avec ses SDF. Selon l’Agence France Presse, les grandes villes américaines ont des difficultés à aider les sans domicile… »

Selon les sources entre 36 et 55 millions d’Américains vivent au « seuil de pauvreté ».

Les tentes des sans abris se ressemblent à Los Angeles ou à Paris.

Il y a la bas aussi l’équivalent des restos du coeur!!

La misere !! phénomene mondial ; les riches de plus en plus riches ;

Des pays émmergent la Chine ,l’Inde…d’autres coulent… Glou Glou

La France comme disait le slogan en 70 n’a pas de pétrole mais elle a des idées….encore que.

Pour s’en sortir reste une solution …emmigrer. Sans rire !

Il y a des décennies des milliers de gens l’on fait… tous les jours d’autres le font encore. Certains continue de le faire dans des pays obsoletes… suivez mon regard,

Un pays qui offre encore des possibiltés réelles de s’installer et de trouver un travail c’est bien le Canada , encore que les choses changent là bas aussi en ce moment , il y a tout de meme encore de la place…..

« L’appartenance » à un pays n’ayant pour ce qui me concerne qu’une importance toute relative…rien d’un concept.

Bonne journée

19 12 2007
Pierre Chantelois

Bonjour Guy

Selon Stephen Castles, de l’International Migration Institute, les migrations internationales se développent très rapidement depuis la fin des années 1970 : le nombre total de migrants (personnes résidant plus d’un an en dehors de leur pays de naissance) a doublé entre 1975 et 2000 pour atteindre 200 millions de personnes en 2005, soit 3 % de la population mondiale, ce qui reste faible et très comparable aux niveaux du début du XXe siècle. Mais il faut compter avec les migrations internes qui, dans certains grands pays, sont extrêmement importantes, comme en Inde, où on compte 100 millions de migrants, ou encore en Chine, où il en existe 200 millions, voire plus. 60 % des migrants vivent aujourd’hui dans les pays les plus riches, où près d’une personne sur dix est un migrant, contre une personne sur soixante-dix dans les pays en développement (PED). En 2005, selon les Nations unies, les mouvements migratoires se répartissaient comme suit : Sud-Sud (61 millions de personnes), Sud-Nord (62 millions), Nord-Sud (14 millions) et Nord-Nord (53 millions). Ces vingt dernières années, la progression des mouvements migratoires n’a concerné quasiment que les mouvements Sud-Nord.

Est-ce que cela va résoudre les problèmes ou les aggraver ? Quelles sont les personnes qui se retrouvent SDF en France ? Des gens qui, en cours de route, ont perdu leur emploi et qui se retrouvés totalement démunis devant une épreuve qu’elle n’attendait surtout pas.

Dans tous les pays du monde, nous avons nos SDF. À Montréal, il en va de même. Et dans tous les pays du monde, les gouvernements sont désarçonnés face aux politiques qu’il faut adopter pour traiter, dans la dignité, ces personnes nouvellement arrivées – parfois avec enfants – et errant dans les rues.

Pierre R. Chantelois

19 12 2007
Françoise

« les gouvernements sont désarçonnés »

Pierre, je ne pense vraiment pas cela. Ils ne sont pas désarçonnés, simplement cela ne fait pas partie de leur politique néo-libérale. Les pauvres sont pauvres et dans la rue ? Tant pis pour eux, et même on leur fait comprendre que c’est bien de leur faute.

Non, les gouvernements ont bien d’autres chats à fouetter que de s’occuper de la misère. Ce n’est pas l’argent qui manque dans nos pays, mais la volonté de l’utiliser pour le bien des citoyens.

19 12 2007
guy

Sans doute que la réponse est d’un autre ordre, sur un autre plan.

Un boudhiste évoquerait le Karma individuel…

Je ne souhaite pas aller dans cette direction car celà entraine considérablement ….

A bientôt

19 12 2007
Pierre Chantelois

Françoise

Vous avez probablement raison. S’il n’y a pas volonté de hiérarchiser les priorités, il n’y aura pas de solutions adéquates. Hélas

Guy

La question pour nous qui ne sommes pas dans la rue est certainement la suivante : pourquoi pas moi ? Et la personne qui est dans la rue se pose la question : pourquoi moi, précisément ? Prédestination et fatalisme ? C’est une autre direction, en effet.

Pierre R. Chantelois

19 12 2007
guy

Juste pour illustrer avec votre permission:

Pierre « Prédestination et fatalisme » que non !

Le Karma dépend uniquement de la loi de causalité…

Exemple; nombre d’adultes sont en difficultés pour des quantités de raisons « objectives » ; une erreur de choix à un moment précis entrainant ensuite des conséquences désastreuses, rupture sentimentale; maladie, errance …

La famille…; des enfants sont entrainés parfois…

Effectivement c’est celà…. une cause engendre effet…. positif; négatif…

Cette loi interressante permet « toujours » de croire que l’on peut intervenir « dans sa propre vie ». Un réel espoir de changement. Certain y arrive. Le systeme « tout » de l’exterieur ou des autres est impossible. Je dis qu’il faut aider son prochain par altruisme…

Avec 1220 milliards de dette sociale la France ne peut pas tout faire. Prétendre que la France ne fait rien pour les pauvres gens parce qu' »elle vit » politiquement sous Zarko depuis Juin est d’inexact et ce serait également injuste de le faire croire.

La loi de causalité elle est rigoureuse… pour tous le monde y compris pour les hommes politiques.

Ma réponse en est une breve illustration… elle fonctionne.

Trés bonne soirée

19 12 2007
Pierre Chantelois

Guy

Un élément que je ne retrouve pas dans votre commentaire. La fragilité d’une personne peut être réveillée par ce type d’événements et conduire à l’exclusion. Et ces personnes ainsi excluses qui, en raison de ces conséquences, sont directement touchées par la maladie mentale, sont-elles, selon vous, en mesure de gouverner leurs pensées et leurs actes et d’amender leur situation ?

Pierre R. Chantelois

19 12 2007
Gilles

Complément d’information.

[…]
À cet égard, les plus récentes estimations concernant l’ampleur du phénomène de l’itinérance qui ont été publiées par des organisations internationales sont alarmantes. À l’échelle mondiale, on estime que plus d’un milliard d’individus sont mal logés et que 100 millions d’entre eux vivent littéralement dans la rue. De plus, selon les informations contenues dans le rapport de l’UNICEF, toutes les nuits, 850 000 personnes sont sans abri en Allemagne et 750 000, aux États-Unis et dans la plus grande ville canadienne, Toronto, les hébergements d’urgence destinés aux sans-abri ont accueilli, chaque nuit de l’année 1997, 6500 personnes.

Les experts s’entendent par ailleurs pour dire que la population des sans-abri, outre le fait qu’elle ne cesse de croître en nombre, a subi, depuis une vingtaine d’années, d’importantes modifications en ce qui a trait à ses caractéristiques. En ce qui concerne plus particulièrement la situation observée en Amérique du Nord, soulignons l’augmentation importante et croissante, dans le groupe des itinérants, du nombre de femmes, de jeunes, de familles, de personnes affectées de troubles mentaux, de nouveaux immigrants, et de membres de différentes communautés ethniques, plus spécifiquement de la communauté autochtone au Canada.
[…]

Bibliothèque du Parlement
Service d’Information et de recherche parlementaires

LES SANS-ABRI
par
Patricia Begin, Lyne Casavant, Nancy Miller Chenier,
Division des affaires politiques et sociales
et
Jean Dupuis
Division de l’économie
 

Ce rapport remonte à… Janvier 1999 ! On peut le lire en entier ici.

En ce qui concerne Montréal, les chiffres varient entre 2500 et 10 000 « itinérants » (mais la notion reste mal définie et n’inclut pas que les personnes sans abri proprement dites) selon les sources ; donc, on ne sait pas combien de personnes notre merveilleux système de création/redistribution de la richesse laisse de coté.

19 12 2007
Pierre Chantelois

Gilles

Merci de ce complément d’informations. Cela me fait dire, tout simplement, que ces données nous obligent à regarder dans notre propre cour. Je me doutais bien que la communauté autochtone était particulièrement visée par cette exclusion de la rue.

Pierre R. Chantelois

19 12 2007
guy

il n’est pas pensable d’etre exhaustif c’est impossible sur un carnet.

je le savais en écrivant quelques lignes sur le boudhisme…

Celà ne me gene pas je ne fais pas de proselitisme..

Les personnes touchées par des dépressions severes qui ont changé leur vie grace à une croyance; voir une « pratique »; cela existe Pierre …

Suzuki ou Le Dalai lama… à lire ou relire

19 12 2007
Pierre Chantelois

Guy

Sans être un fin connaisseur du bouddhisme, j’ai beaucoup lu sur la question. Rassurez-vous. Je ne porte aucun jugement sur votre argumentaire relativement à cette question. Je vous assure là-dessus. Votre opinion – quelle que soit sa direction ou ses éléments – ne sera jamais de ma part éludée ou minimisée. Cela n’est pas dans mes us et coutumes. À mon âge, il est trop tard pour que je change. Sentez-vous bien à l’aise.

Mon propos n’était pas de vous mettre en contradiction. Il est évident que des gens, qui trouvent la foi et une raison de vivre, peuvent traverser toutes les épreuves du monde. Ce que je voulais souligner était, en contrepartie, ces personnes qui sombrent dans une profonde dépression, à la limite de la santé mentale, et qui ne s’en remettent pas. L’errance les guette.

Pierre R. Chantelois

19 12 2007
guy

Pas de soucis.

je me sens à l’aise; mais le sujet est tellement vaste; ou commencer ou finir ?

Oui sans aucun doute l’errance … la porte de l’obscurité fondamentale.

Rien de bon la lueur d’éspoir est faible. Surtout aprés avoir lu les info de Gilles.

Parfois je pense … touchons le fond tous … pour remonter ensemble.

Qui nous envoie ces épreuves…..l’homme.

Pas le divin.

A demain il fait nuit noire chez nous.

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