« Sarkozy est aussi très extroverti. Comme l’est George W. Bush »

2 03 2008

Le quotidien La Presse, de Montréal, dans son édition du vendredi 29 février 2008, consacre un article intéressant sur le président Nicolas Sarkozy. Le voici.

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Des psys auscultent Nicolas Sarkozy

Alexandre Sirois

La Presse

« Casse-toi alors, pauvre con ! » L’insulte, lancée par Nicolas Sarkozy samedi dernier à un agriculteur qui refusait de lui serrer la main, a plongé le président français au cœur d’une nouvelle controverse. Rares sont ceux qui, cette fois, ont osé défendre le chef d’État. Il « intimide jusqu’à son entourage », ont même affirmé les médias français. La Presse a interrogé des spécialistes de psychologie politique pour mieux comprendre le phénomène.

Nicolas Sarkozy serait-il malade ?

Le diagnostic a été posé cette semaine de façon implacable par le directeur adjoint du quotidien espagnol El País, Lluis Bassets. Une sortie qui a fait grand bruit en France.

« La maladie dont souffre Sarkozy n’a pas la gravité du cancer de la prostate de François Mitterrand (ancien président), mais elle touche un organe vital s’il en est : l’ego. Celui du président est d’évidence atteint d’une hypertrophie probablement incurable », a écrit le journaliste.

Alors, malade Sarkozy ?

Selon Pascal de Sutter, professeur de psychologie politique à l’Université catholique de Louvain en Belgique, le président français ne souffre pas d’une maladie mentale, puisqu’il se montre « capable d’assumer ses tâches ». Ce qui pourrait plutôt expliquer une partie de ses frasques, c’est qu’il a « une personnalité de type narcissique compensatoire ».

« C’est quelqu’un qui est fondamentalement complexé et qui essaie continuellement de prouver au monde entier qu’il est meilleur que les autres », explique le psychologue lors d’une entrevue téléphonique. « C’est comme s’il devait toujours prouver à la planète entière qu’il est quelqu’un d’exceptionnel, d’intelligent, de courageux, d’intéressant. Le plus grand et le plus fort. Si on doit parler d’une maladie, c’est peut-être ça », indique-t-il.

Soupe au lait

Cet expert belge, auteur du livre Ces fous qui nous gouvernent, a dressé le profil psychologique de Sarkozy un an avant l’élection présidentielle de mai 2007 en France.

Aujourd’hui, il n’est pas stupéfait de voir le chef d’État français s’emporter et débiter des insultes. Au contraire. Il est plutôt surpris de voir que les Français s’en étonnent, neuf mois après son arrivée à l’Élysée. « En réalité, il est tel qu’il a toujours été. Les personnes qui l’ont fréquenté avant son élection, rencontrées pour notre recherche, disaient que c’était quelqu’un d’excessif, qui insultait facilement les gens », raconte-t-il. « On a appris qu’il insultait facilement les gens, qu’il était soupe au lait, qu’il avait un côté un peu bagarreur, précise M. de Sutter. C’est probablement un aspect de sa personnalité assez stable. Ce qu’on appelle le tempérament. Qui ne change pas, quelles que soient les circonstances ».

Le narcissisme de Sarkozy n’est pas sans lien avec une enfance trouble, estime le psychologue. « Physiquement, ce n’était pas facile. En classe, il était plus petit que les autres et un peu gros. Il n’a pas eu une enfance heureuse », dit-il. Sans compter que la famille du président était « la pauvre » d’un quartier riche de Paris.

Montée de rage

Aubrey Immelman, qui enseigne à la St. John’s University au Minnesota, a analysé les données de M. de Sutter. Il pense lui aussi que Sarkozy est un leader narcissique. « Plutôt agressif », renchérit-il. Les leaders de ce type « apparaissent calmes et confiants ou optimistes et gais. Sauf lorsque leur confiance narcissique est ébranlée ou que leurs plans sont contrariés. À ces occasions, il y a une brève montée de rage », explique ce spécialiste de la psychologie politique.

Sur l’échelle qu’il utilise pour dresser le profil psychologique des politiciens, le narcissisme et la dominance se retrouvent tout en haut chez Sarkozy. Le profil du président français est donc « presque exactement le même que celui d’Hillary Clinton ». « Avec une exception majeure : Sarkozy est aussi très extroverti. Comme l’est George W. Bush », déclare M. Immelman, qui termine l’entrevue par une mise en garde. « Souvenons-nous que seule une partie du comportement peut-être expliquée par la personnalité ».

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12 responses

2 03 2008
LE PANDA

Pierre Bonjour,

j’ouvre le bal sur cette analyse de la presse et je ne partage pas du tout, mais pas du tout cette analyse.

Les faits sont bien plus simples à mon modeste avis, il faut savoir se regarder avant de juger les autres.

Le constat que je puis faire n’est pas tellement dans la forme mais dans le fond de l’analyse. Les psy de même que ceux qui en dérivent sont souvent plus dangereux que « les diagnostics » qu’ils portent.

Les français n’ont pas eu de campagne présidentielle, pourquoi?

C’est dans la tourmente de l’affaire Villepin, de Clearsteam, de la présidence de l’U.M.P. qui n’est toujours pas résolu que les français ont eu deux blocs face à face, imposés par les médias.

La presse ferait bien mieux de se taire que de vouloir jouer aux prophéties, elle aurait du jouer son ROLE aux moments voulu et non par la suite.

La majorité des partis n’ont pas voulu croire à la puissance du net et de la communication citoyenne qui va plus vite que la majorité des journalistes professionnels.

Ce n’est pas de maniére innocente que l’on a trainé dans la boue un homme et sa vie privée devant la scéne et les vidéos qui circulaient « elles » ne peuvent laisser personne hors circuit.

Je ne suis nullement Sarkozyste, mais de là, à vouloir tout décortiquer c’est trop la pensée de chacun est à chacun et les différents intervenants feraient mieux de regarder devant chez eux et de constituer une puissance qui jouxte avec le pouvoir des banques, plutôt que de jouer à la presse people.

Nicolas Sarkozy est l’élu des urnes que certains voudraient démonter à ce jour, il est fautif le président dans sa façon de s’exprimer, mais lorsque l’on prend le soin d’analyser en profondeur les thémes soulevés le danger vient plus de ses conseillers ou chacun guette dans l’ombre le moindre faux pas.

A trop parler de qui que ce soit sans apporter de solution ou de suggestion, plutôt que d’avoir une cohabitation, le président tente de faire un gouvernement qui le « critique » ouvertement cela est inadmissible que de voir des ministres déclarer: »en 2012 je ne voterai pas pour Sarkozy » !!

Simple constat, alors que font-ils dans son gouvernement?

L’europe et tout un chacun le sait est en « panne » faute de leader et d’un plan qui touche pas loin de 500 millions de personnes, acceptant le même drapeau.

On ne peut être à moitié pour et l’autre contre il me semble que, ou l’on est pour ou est contre!! point.

Chacun veut la place qui est prise!! Ceux qui critiquent devraient avoir l’ouverture de le faire savoir par les « urnes » et non par des « torchons » qui imposent leur conception de diriger.

2 03 2008
Ardalia

Pierre, extrOverti, extrAverti, est-ce que l’un et l’autre se dit, ou se disent? 😉

2 03 2008
mosan

Sans aucune compétence particulière dans les domaines de l’analyses des comportements humains je ne ferai pas de commentaire sur les papiers précédents. Au plus je n’en suis pas outre mesure étonné (bien que certains me semblent excessifs et non démontrés).

Malgré tout, pour moi, cet homme est un « sale gosse », « mal élevé » n’ayant comme objectif de vie que la « possession » de biens matériels agrémentée d’une sauce forte au « pouvoir ». Ce qui est à l’opposé de ce que je pense doit être un Président « un homme intègre, au Service de la Nation ».

Mais tout le monde le savait avant les élections, il suffisait de lire, d’écouter et de voir en dehors du filtre télévisuel. Ce sont nos anciens (plus de 65 ans) qui l’ont majoritairement élu (et qui d’ailleurs paradoxalement aujourd’hui le lâchent !)… Nos anciens sont ils si endoctrinés par la télé ? Nos jeunes ont ils perdu le gout du contact et du dialogue avec leurs aïeux ???

2 03 2008
chantal serriere

L’analyse du comportement et de la gestuelle (body language) est pourtant si éclairante. On s’étonne que cela puisse être remis en cause (dans certains commentaires) ou trouvé malséant d’être formulé! Comme si cette évidence ancrée dans l’observation éthologique, c’est à dire, cette discipline qui replace l’homme dans son contexte animal, était indécente. Mais elle est offerte à tous. Lire (consciemment ou inconsciemment) ce qu’est l’autre à travers ses gestes (et son discours) a permis la sauvegarde de nombre d’individus en particulier, pour ne pas dire… de l’espèce humaine!
Et n’en déplaise à la bienséance, cela s’applique aussi à la gestuelle et aux discours de ces chefs qui nous gouvernent.

2 03 2008
LE PANDA

Mosan,

bonjour, au que voila des propos qui commencent trés justement.

Cet homme est en grosse partie ce que vous dites.

D’accord aussi pour le fait qu’un président doit être un HOMME au service de sa Nation.

Je suis moins en accord avec la terminologie de votre commentaire.

Lorsque l’on posséde une petite retraite et que l’espoir fait vivre?

Puis ce sont les « médias » qu’il a utilisé à son gré qui l’attaquent à présent sur des fondements sans preuve et cela je ne puis l’accepter.

Le pouvoir d’achat aurait dû être au coeur du débat des présidentielles or nous avons assisté à des prises de positions Partisannes.

Qui a apporté à Sarkozy les voix des personnes agées sinon que Madame Chirac et Madame Simone Viel, les francs- maçons la-dessus ont fait « la totale ».

Mais il faut et je persiste faire des propositions constructives ou des thémes à débats et non voir la France par le nombril d’un homme dont son avenir semble être derriére lui, c’est un constat on ne constitue pas un gouvernement avec des cendres, c’est le même principe que de commencer une maison par le toit.

Puis le fondement même c’est que d’un âne on ne fait jamais un cheval de course, puis d’arrivistes jamais des gagnants pour les peuples non plus.

Voila la modeste position d’un citoyen content d’être encore libre et de défendre les idées et le quotidien des moins nantis.

A vous lire et merci de votre réflexion dont acte.

Le Panda

Patrick Juan.

2 03 2008
Pierre Chantelois

Patrick

Merci pour cette prise de position. Sans partager votre argumentation sur les résultats de la recherche du quotidien La Presse, il m’a semblé salutaire qu’un autre journal étranger apporte une pierre à l’édifice Nicolas Sarkozy. Il y eut au début une belle complicité entre les médias et le président. Personne n’y trouvait à redire. Le président en marathonien, le président en voyage aux États-Unis, le président par çi, le président par là. Puis vint la brutale rupture entre les médias et l’Élysée. Puis vint la propre dégringolade du président lui-même. Puis vinrent ses sautes d’humeur, ses procès, ses dévissages de sondage, cette chute si brutale en si peu de temps. D’un côté, un homme hyperactif (Nicolas Sarkozy), d’un autre un homme posé, calme en pleine possession de ses moyens (François Fillion). Il y eut par la suite cette analyse dévastatrice de quatre journalistes européens dont un titre : Sarkozy le malade. La France revit ce qu’ont vécu les États-Unis au premier tiers du deuxième mandat de Georges W. Bush. C’est peu dire. Nicolas Sarkozy vit à peine huit mois du début de son propre mandat une véritable descente aux enfers, menant les Français sur la place publique mondiale de la façon la pire que pouvait espérer la France.

Et Chantal Serrière l’explique bien : « Lire (consciemment ou inconsciemment) ce qu’est l’autre à travers ses gestes (et son discours) a permis la sauvegarde de nombre d’individus en particulier, pour ne pas dire… de l’espèce humaine! »

Et Ardalia pose, avec une pointe d’humour, la bonne question : « extrOverti, extrAverti? »

Nul ne peut échapper à son destin. Pas même Nicolas Sarkozy, « ce “sale gosse”, “mal élevé”, dont parle Mosan, n’ayant comme objectif de vie que la “possession” de biens matériels agrémentée d’une sauce forte au “pouvoir”. Ce qui est à l’opposé de ce que je pense doit être un Président “un homme intègre, au Service de la Nation ».

Fallait-il gommer ces analyses qui nous viennent d’au-delà des frontières de la France? Dès lors, c’est vouloir se cacher des réalités quotidiennes et de l’avenir d’un homme qui fixe les grandes orientations d’un pays et en dresse une cartographie à plus ou moins court terme. Nul n’est censé ignorer la loi, dit l’adage. Nul n’est censé ignorer qui est son président.

Pierre R. Chantelois

2 03 2008
LE PANDA

Pierre,

merci aussi pour cette explication que je ne partage pas.

Depuis quand la Presse doit montrer le chemin de la démocratie sur le monde?
Dans la mesure ou je me comprenne moi-même ce qui n’est deja pas si mal « La démocratie » de part le monde n’existe pas.

Vous, Nous, ne connaissons pas ou très peu de droit de censure, il y a des pays qui se disent républicains ou démocratiques ou libérales et où l’atteinte au Pouvoir en place est direct « la prison » parfois à vie.

Mandella reste un exemple vivant, que l’on attaque la politique de Nicolas Sarkozy: Oui je peux le comprendre et je le partage.

Portez une atteinte à un homme en état de faiblesse pour moi et je dis bien pour moi, c’est nous abaisser à son niveau effectivement de provocateur et ne pas respecter “les droits de l’homme”

Sarkozy a eu un tort énorme c’est de faire un gouvernement d’ouverture, donc son 1er ministre comme tous les autres passent sous silence.

Cette citation n’est pas de moi mais de Talleyrand: “Pour durer en politique, il ne faut rien faire”

Que ceux qui se sentent attaquer fassent valoir leur droit, nul n’est censé ignorer la loi c’est une réalité.

Lorsque je me sens attaqué je me défends non en détruisant l’autre, mais en avançant mes idées démocratiquement parlant.

C’est l’avantage que nous avons encore, non?

L’histoire ne gomme rien, accepter la diversité c’est être citoyen du monde, analyser des faits c’est rapporter ce que d’autres voudraient faire à moins que je ne me trompe la France ne sont pas les U.S.A. et c’est ce que le président français voulait faire passer comme message.

Le Canada peut-il révoquer ses lois sans consultations. La presse aurait dû jouer ses fonctions d’informations et non de constats post-mortem.

Que le président de la République soit un enfant gâté, un mal poli, personne ne dit le contraire, toutefois pas moi. De la à le prendre pour un fou il y loin de la coupe au lévres. Les prochaines municipales seront le premier coup de semonce en tiendra-t-il compte? Je ne le pense pas!!!

Mais peut-on se trouver dans un gouvernement et ne pas être d’accord avec sa politique? Dans ce cas, moi je pars, je quitte ce gouvernement et j’attends ou je quitte la scène politique à toujours, comme De Gaulle l’a fait pour ne jamais revenir.

Lorsque l’on entend les déclarations de Ministres déclarer en 2012, je ne voterai pas pour lui, quel confiance accorder à ces derniers?

Il n’y a pas que la France qui va mal, l’Europe est malade, en panne tout comme la majorité de l’Occident, nous ne sommes pas trés loin d’un certain électrochoc. Reste à en mesurer la portée et ses conséquences, Pierre que ceux qui ont occupés des fonctions internationales osent pourfendre ce qui existe et là le combat sera loyal.

Vouloir par quel moyen Constitutionnel déchoir un Elu président, merci de m’indiquer la formule, je ne la connais pas.

Attaquez une politique oui et mille fois oui. Un homme dans son espace privée non.

Je vais prendre un peu d’air de France avant que la nuit ne tombe et j’apprécie à sa juste valeur nos échanges qui sont toujours faits avec correction, merci.

Le Panda disposé à en débattre plus loin si vous le souhaitez.

Patrick Juan

2 03 2008
Pierre Chantelois

Patrick

Si la Presse, selon vous, […] « ne devait pas montrer le chemin de la démocratie sur le monde » […], elle doit par contre en dénoncer les abus faits contre elle ou en son nom.

Entre «  […] Pour durer en politique, il ne faut rien faire » […], et l’hyperactivité présidentielle, je préfère la voie du centre. La modération en toutes choses.

«  […] l’Europe est malade, en panne tout comme la majorité de l’Occident, nous ne sommes pas très loin d’un certain électrochoc » […], cela étant dit, ce constat ne règle pas – en l’état – la situation de la France et des relations qu’elle entretient avec son président, au plus bas dans les sondages (37 % des sondés ont une opinion positive du chef de l’État, en baisse de quatre points par rapport au mois dernier, et 59 % (+ 4) en ont une opinion négative. Le pourcentage des sans opinion reste stable, à 4 %). Et ce dévissage ne fait pas de la France un état malade. Au contraire. Cela démontre une vitalité qui lui sied fort bien.

Amicalement

Pierre R. Chantelois

2 03 2008
LE PANDA

Pierre,

Ce débat me passionne, et vous?
Mais il faut rendre à César ce qui est sien, je n’affirme pas

Pierre:

« ne devait pas montrer le chemin de la démocratie sur le monde » Alors que ma question est interrogative sauf erreur de ma part.

Pour durer en politique reste en l’état une citation dont vous aimez à priori les utiliser aussi?

La voie du centre jusqu’à ce jour seul l’homme Valery Giscard d’Estaing a su le démontrer on ne peut en ignorer les causes, y compris le démentellement de l’ex-U.D.F. qui a privé la France d’une véritable campagne présidentielle. Pour le solde de ce paragraphe nous sommes tout à fait en accord.

Ce n’est pas la France qui entretient de mauvais rapports avec son Président, mais ce dernier ne respectant pas le choix de urnes il est évident que le retour avec pertes et fracas ne démontrent pas le meilleur de la France.

Les décisions ne se prennent dans la rue, que lorsque toutes les autres ressources sont épuisées. Les chiffres de satisfaits n’avaient jamais vu le jour même sous la IV eme République à ce stade.

Le bon sens du primaire que je suis peut-être aurait du voir une refonte de la Vém en VI éme République et le pas de l’U.E. aurait pu être explicite.

Nous avons je crois une double vision du probléme sous la forme, pas dans le fond, lorsque dans l’ouvrage de l’ex-madame Sarkozy, cette derniére citait:
« Il est fragile, sous des apparences hostiles », elle se préservait des reproches possibles à venir.

La France posséde de trés grandes richesses ( je vous cite) dont vous faites partie, je me souviens d’une prise de position empéchant le Canada de recevoir les émissions de France (en langue française) que j’ai défendu avec la même force que vous, il me semble?

Je ne suis pas trés fier de l’attitude des ministres à l’égard de la fonction, il faut savoir défendre ses fondements lorsque la nation appelle la vitalité dont vous, vous faites porteur et je vous en remercie qui sied à la patrie des droits de l’homme. Nous avons le respect de soi lorsque l’on respecte les autres, là nous sommes totalement en accord, mais la fonction crée l’organe et non l’inverse à moins que je ne me trompe.

Dans la mesure où une position soit à prendre en l’instant ce qui géne tout le monde c’est que le président devrait consulter le peuple et non réagir comme « un enfant », il suffit de constater ce qui se passe dans son propre « fief à Neuilly » et l’on constate la bagarre pour les places.

A vous lire, en vous remerciant de cette « empoignade » amicale, et de plus honnête…..

Le Panda

Amicalement

Patrick Juan

2 03 2008
Pierre Chantelois

Patrick

Débat intéressant. La question est de savoir si, nonobstant les opinions que nous pouvons avoir des psychologues et autres spécialistes, il est de bonne guerre de publier leurs analyses et leurs avis. Pour ma part, je n’hésite pas à dire oui. Dans la mesure où le peuple a accès à une pluralité d’analyses et d’avis.

Dans le présent cas, vous écrivez : « Ce n’est pas la France qui entretient de mauvais rapports avec son Président, mais ce dernier ne respectant pas le choix de urnes ». Il m’est avis que les Français sont déçus pour deux raisons : le comportement social du président et les réformes qui semblent tarder. Un président qui semble davantage préoccupé par la richesse et le clinquant, dans un contexte où le pouvoir d’achats du peuple est en perte de vitesse, a certainement de quoi faire réfléchir. Un président qui multiplie les écarts de langage et admoneste brutalement des citoyens de quelque origine que ce soit, a de quoi faire réfléchir les Français sur les valeurs qui habitent le président Sarkozy qui n’a de cesse de mettre la question religieuse au premier rang de ses convictions personnelles.

En définitive, les spécialistes, psychologues, psychanalystes, observateurs politiques, et autres, peuvent-ils contribuer à ce que le peuple y voit plus clair? Ces avis spécialisés, ainsi que les sondages, sont des vecteurs importants de la vie politique française. Pour preuve, voyons ce que disent les derniers sondages, selon Libération : 74 % des personnes interrogées estiment ainsi que le chef de l’État « ne se contrôle pas assez », 66 % lui reprochant d’être « trop direct avec les gens », 65 % des sympathisants de l’UMP regrettent son manque de sang-froid, 73 % des personnes interrogées considèrent aujourd’hui que le président de la République « affiche trop sa vie privée », plus de la moitié des Français (55 %) estiment que Nicolas Sarkozy ne « respecte pas suffisamment » la fonction présidentielle et pour 54 % d’entre eux, ce ne sont pas les choix ou la stratégie du chef de l’état qui sont en cause, mais bien sa « personnalité ».

Ma réponse et ma profonde conviction sont : oui, il faut accueillir et prendre en compte ces avis spécialisés.

Pierre R. Chantelois

4 03 2008
l'enfoiré

Bonjour Pierre,

Je vais mal commencer en ptit’Belge, enfoiré, de surcroit.

« Encore, un », oui encore un article sur ce personnage qui n’en demande toujours pas mieux.

Je vais te donner mon expérience en la matière.

J’ai été un « dupé » avant l’heure. Vu de l’extérieur comme nous l’étions en Belgique, on écoutait et beaucoup ont applaudi. On était encore loin des présidentielles. Les belles paroles sont faite pour cela. On ne mettait alors que les premiers jalons.

J’ai eu un collègue qui m’a répondu quand je lui donnais mon avis qui alors était assez « pro », « Fais attention, cet homme est dangereux ».

Dès lors, j’ai écouté d’un peu plus près. J’ai commencé à compter les points.

Là, cela a été la savonnée sur la planche en pente. Arrivé aux élections, cela m’a vite échauffé les oreilles et brûler les yeux. Modérateur, sur Agoravox, je les voyais défiler ces articles « pro » et « contra ». La nausée est vite arrivée. Décision prise depuis le début, je les sautais tous sans distinction et tenait en secret, mes commentaires vus d’un ailleurs proche. Je me suis dis vivement que ces élections se terminent pour parler d’autre chose. Et bien non, un an après, c’est toujours la même rengaine.

Quand j’ai vu le grand jour arrivé du sacre et le drapeau belge qui se balançaient au dessus de tous les autres, j’ai été désarçonné par l’indignation.

J’avais compris que tous ceux qui baignent dans les eaux du showbiz sont pour les « pro » et les « contra », quoiqu’il arrive. C’est tout benef tant qu’on parle d’eux.

Quand est-ce qu’on va parler de sa 101ème position amoureuse qu’il venait d’expérimenter ? Je n’en serais plus étonné.

J’ai récemment eu un collègue français très « pro » qui en avait mare de voir les articles sur Sarko et voulait être supprimé des listes de distribution. Il s’agissait d’un article d’un certain Emile Sueur.

Je lui ai répondu de manière inattendue pour lui très certainement. J’allais dans le même sens parce que Sarko ne méritait pas les honneurs de ces articles à répétition. J’ai perdu le reste d’amitié s’il a existé un jour.

Juste retour des choses en somme.

4 03 2008
Pierre Chantelois

Guy

Lorsque tout allait bien, pour le président, qui multipliait les efforts pour paraître des médias? La pipolisation du président a mené aux résultats qu’on connaît. Sauf qu’il y a eu de sérieux dérapages dans sa conduite professionnelle. S’ajoutent dès lors des analyses. On scrute, on observe, on veut comprendre. Et ce qui ressort à des analyses est parfois dévastateur. La presse canadienne ne se comporte pas mieux ou pire que la presse européenne ou internationale. Le président de la France est malheureusement devenu un objet qu’il faut analyser. Je ne sais pas comment Emile Sueur pourra éviter de lire désormais ou de regarder les médias écrits ou électroniques sans y voir une seule mention de la présidence française. Je lui souhaite bonne chance 🙂

Merci de ce commentaire.

Pierre R. Chantelois

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