« L’accès à un emploi décent est essentiel pour atteindre l’égalité entre les sexes »

8 03 2008

8 mars 2008 : Journée Internationale des Femmes

Les femmes détiennent dans le monde le potentiel le plus important et le moins exploité pour le développement et la paix, a estimé le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon. C’est du Congo que nous vient cette réflexion : « Comme toutes les dates symboliques, la journée interna­tionale de la femme n’a pas ses origines dans un seul fait histori­que. Elle symbolise, d’une part, les fruits d’un large processus de lutte, de revendications et de débats et, d’autre part, les par­cours silencieux des millions de femmes dans le monde entier ».

L’an dernier, 1,2 milliard de femmes travaillaient à travers le monde, ce qui représente une hausse de 18% par rapport à il y a dix ans, souligne le rapport sur les tendances mondiales de l’emploi des femmes du Bureau international du travail (BIT). Mais en même temps, le taux de chômage des femmes (6,4%) reste, globalement, supérieur à celui des hommes (5,7%). Le BIT note enfin que les femmes sont plus susceptibles d’occuper des emplois à faible productivité dans les services (46%), dans l’agriculture (36%) et dans l’industrie (17%). Même si les femmes employées dans le monde sont plus nombreuses que jamais auparavant, elles sont confinées à des emplois à faible productivité, mal rémunérées et vulnérables, privées de toute protection sociale, de leurs droits fondamentaux et de toute possibilité de faire entendre leur voix, constate le Bureau international du Travail.

Au Canada, plus précisément au Québec, la question se pose : « À l’ère où la femme d’affaires, la femme étudiante, la femme de tête, la femme d’idées ou encore la femme libre est mise à l’avant-plan, reste-t-il encore des inégalités ou des causes à défendre? » C’est à cette question que tente de répondre Mélanie Tremblay, de Canoë, dans le cadre de la <a href= »http://www.ffq.qc.ca/ &raquo; Journée internationale des femmes, ce 8 mars 2008.

Selon le Conseil du statut de la femme (CSF), le Québec est de façon évidente une province qui se distingue du reste du monde par la place que la société donne à la femme. Or, il n’en demeure pas moins qu’il reste encore du chemin à faire, notamment en matière d’équité salariale. « L’égalité entre les sexes passe par l’autonomie économique des femmes qui gagnent en moyenne 70 % du salaire des hommes, soit environ 10 000 $ de moins annuellement », soutient Christiane Pelchat, la présidente du Conseil du statut de la femme (CSF). Dans un autre domaine, celui des sciences, madame Pelchat y voit un autre objet de lutte pour l’égalité des femmes : « Les jeunes filles n’ont pas tendance à choisir d’étudier en sciences, par exemple, car c’est un domaine encore trop stéréotypé comme étant un domaine d’hommes. Alors que les femmes étudiant en sciences ont démontré qu’elles pouvaient être excellentes. Il faut changer les perceptions », croit la présidente du CSF.

À Montréal, le maire, M. Gérald Tremblay, a rendu public la politique Pour une participation égalitaire des femmes et des hommes à la vie de Montréal. Cette politique a été développée autour de cinq grands axes d’intervention. Le premier, c’est la gouvernance. Il y est préconisé de gouverner dans une perspective de plus en plus paritaire. Le second axe, la Ville comme employeur, positionne l’équité salariale comme dossier prioritaire. A cet effet, l’administration municipale favorisera l’utilisation des mesures de conciliation famille-travail. En troisième lieu, la Ville s’engage à améliorer ses services aux citoyennes, en particulier en se référant à l’Analyse différenciée selon les sexes. Le quatrième axe est celui du développement économique. La Ville appuie la participation des femmes au développement des connaissances et des stratégies économiques de Montréal. Enfin, le cinquième axe concerne le développement international. Il propose que toutes les activités de représentation internationale de la Ville reflètent l’importance de l’égalité des femmes et des hommes, telle que préconisée dans la Charte montréalaise des droits et responsabilités.

Ailleurs, dans le monde, à la veille de la Journée Internationale des Femmes, samedi 8 mars, les femmes du Maroc expliquent qu’en dépit de la nomination de plusieurs femmes à des postes ministériels dans le gouvernement actuel, beaucoup de chemin reste à faire pour atteindre leurs objectifs. Pour mieux sensibiliser à ces objectifs et tenir les responsables marocains pour responsables des retards pris à répondre à plusieurs de leurs demandes, les organisations luttant pour les droits des femmes envisagent de célébrer cette journée en organisant des symposiums, des tables rondes et des rassemblements (Magharebia). Notons aussi que le ministère de l’Emploi a procédé au lancement, à Casablanca, d’un CD-Rom sur le code du travail et d’un guide de bonnes pratiques pour promouvoir l’égalité en emploi dans le milieu du travail.

Pour la militante marocaine Fatima Akouri : « la Journée Internationale des Femmes permet d’évaluer les progrès globaux réalisés en matière de droit des femmes au Maroc. « Nous ne pouvons nous contenter de recevoir des roses au bureau ou à la maison. Nous ne pouvons nous contenter de ces slogans et appels en faveur des droits des femmes, de leur défensea et de la reconnaissance de leur rôle au sein de la société. Nous avons plus besoin d’un moment de pause pour évaluer les acquits et envisager les défis ». Et elle constate malgré tout : « qu’il reste encore beaucoup de femmes qui souffrent de différents problèmes de discrimination, et la violence envers les femmes reste importante ».

Signe des temps, la Ligue Démocratique pour les Droits des Femmes (LDDF) du Maroc, forte de leur conviction que la lutte contre le terrorisme est aussi l’affaire des femmes, placera cette journée sous le slogan « Non à l’extrémisme et au terrorisme… Oui à l’égalité et à la citoyenneté ». La Ligue demande aux citoyens de participer au maintien de la sécurité et appelle toutes les forces démocratiques, les organisations pour les droits des femmes et les groupes sociaux du Maroc à former une vaste coalition contre la haine et l’intolérance.

Médecins du Monde Canada ouvrira dans la région centrale du Nicaragua le premier centre de dépannage pour femmes victimes de violence ouvert 24 heures. « La violence faites aux femmes est malheureusement monnaie courante au Nicaragua et la région de Matagalpa, située au centre du Nicaragua, est complètement démunie en matière de services à offrir à ces femmes », explique Marie-Michelle Ross, gestionnaire de ce projet pour Médecins du Monde Canada, qui a séjourné au Nicaragua pour élaborer cette nouvelle intervention.

Officialisée en 1972 par les Nations-Unies et adoptée en France en 1982, la Journée internationale des femmes sera l’occasion pour un rassemblement, ce samedi, qui aura lieu à 15h, à la Fontaine des Innocents (1er), à l’initiative de la Marche mondiale des femmes, du Collectif national pour le droit des femmes et de nombreuses organisations (voir les signataires de l’appel au rassemblement). Autre signe des temps, à Paris, se tiendra également le rassemblement d’un nouveau groupe d’action féministe, La Barbe, qui « lancera une épidémie de barbes » où il est question de : « ces femmes effarées par la montée du sexisme dans les médias, de ces femmes excédées par la domination masculine dans la société française, de celles qui s’effraient de voir augmenter encore les inégalités entre hommes et femmes dans tous les secteurs d’activité, … Pour toutes ces femmes, la campagne présidentielle de 2007 a été une épreuve de trop. Le machisme qui s’est déployé entre les deux tours des élections a provoqué une overdose ». Simone de Beauvoir ne sera pas oubliée à cette occasion. L’association Ni Putes Ni Soumises organisera un rassemblement à 14h30 sur la passerelle qui porte le nom de l’écrivaine (13e; métro Bibliothèque François Mitterrand).

Comme le rapporte l’Observatoire des inégalités : « Le salaire masculin, tous temps de travail confondus, est supérieur de 35 % à celui de leurs homologues féminins. Pas moins de 30 % des femmes salariées, contre 6 % des hommes, travaillent à temps partiel, souvent subi. Les postes d’encadrement restent encore le plus souvent réservés aux hommes, un sur quatre est occupé par une femme, même si l’on constate une évolution positive depuis une dizaine d’années. Elles sont aussi plus touchées par le chômage ».

La diplomatie s’en mêle : M. Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères et européennes, et Mme Rama Yade, secrétaire d’État chargée des Affaires étrangères et des Droits de l’Homme, ont présidé vendredi une conférence-débat sur le thème « Diplomatie et droits des femmes » au Palais des Affaires étrangères.

Cette journée trouve également écho en Afrique. Evariste Ouédraogo, du Burkina Faso, note avec un peu de regrets que : « Au Burkina Faso, le 8-Mars a vite fait de prendre une autre coloration, festive celle-là. Ce qui tranche d’avec les objectifs nobles du départ de cette journée, tout aussi noble. Le 8- Mars au Faso est décrété chômé et payé sur toute l’étendue du territoire national. Au programme, on a des djandjoba, des réjouissances populaires tous azimuts, qui nous éloignent des vrais problèmes que vivent les femmes burkinabè dans leur majorité ». Et l’auteur poursuit : « D’une journée au départ, on en est aujourd’hui à une semaine de la femme et c’est à se demander si l’autre moitié du ciel n’a pas autre chose à faire sous nos tropiques que la bamboula. Les djandjoba oui, mais que reste-t-il après de profitable à la gent féminine quant à ses droits les plus élémentaires ? La situation est peut-être liée à l’état de pauvreté endémique du Pays des hommes intègres, mais on est quand même fondé à se demander pourquoi une semaine de la femme en lieu et place d’une journée ».

En République démocratique du Congo, la journée internationale de la femme sera célébrée sous le thème « Investir dans la paix et la justice pour la protection et l’autonomisation de la jeune fille ». Comme l’indique DigitalCongo : « la journée internationale de la femme n’a pas ses origines dans un seul fait historique. Elle symbolise, d’une part, les fruits d’un large processus de lutte, de revendications et de débats et, d’autre part, les parcours silencieux des millions de femmes dans le monde entier ».

En 1921, Lénine choisissait le 8 mars pour célébrer les ouvrières, note 7 sur 7. La tradition du 8 mars a de ce fait été très forte dans les pays communistes. En Chine, aujourd’hui encore, les femmes bénéficient d’une demi-journée de congé. Puis le mouvement féministe, à partir des années 70, s’en est emparé pour faire de ce jour un moment fort de revendications pour l’égalité des droits politiques et sociaux.

Selon un rapport du Bureau international du travail (BIT), souligne que la région qui réussit le mieux en termes de croissance économique ces dix dernières années, la Chine et ses voisins, est aussi la région où l’on enregistre le plus fort taux d’activité de la population féminine (65,2%). « L’accès à un emploi décent est essentiel pour atteindre l’égalité entre les sexes », rappelle Evy Messell, directrice du département pour l’égalité au BIT.

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15 responses

8 03 2008
Françoise

Bonjour-bonne nuit Pierre,

La « Journée des Femmes »… Je vais sans doute choquer en disant que c’est une belle hypocrisie. « Sauvons les femmes »… un peu comme « Sauvons les espèces en danger » ?

On parle des femmes une fois par an et on a la conscience tranquille toute l’année. Une journée des Femmes, mais pas de « journée des Hommes »… étonnant non ? Et tous les ans les constats se suivent et se ressemblent : Peu de progrès.
 
« L’accès à un emploi décent est essentiel pour atteindre l’égalité entre les sexes »

L’égalité de sexes… Je préférerai l’égalité des droits. Les sexes ne sont pas « égaux », mais complémentaires, enfin il me semble. L’homme n’aura jamais — sauf avancée extraordinaire de la science 🙂 — à porter et mettre au monde les enfants, par exemple.

Une remarque qui va paraître affreusement « ringarde » : pourquoi pas « l’accès à un statut de la femme au foyer » décent ? Que les femmes puissent avoir le choix entre travailler à l’extérieur, ou s’occuper de leur foyer, tout au moins quand les enfants ne sont pas indépendants. Mais les choses sont telles que pour la majorité d’entre elles, c’est « double journée ». Qu’elle ont des enfants qui à peine nés sont confiés à d’autres. Des enfants qui passent de la « nounou » à la crèche, de la crèche à la garderie-école-garderie, qui rentrent dans une maison vide après l’école etc., et sont souvent livrés à eux-mêmes…

Je trouve qu’il y a quelque chose qui ne va pas dans notre « époque moderne ». Mais ce n’est que mon avis personnel.

8 03 2008
LE PANDA

Françoise,

bonjour et oui il faut savoir déroger à la régle, pour une fois je m’adresse à vous en premier et à Pierre en second.

Dans la mesure ou la majorité des femmes les vraies tiendraient un language similaire à votre commentaire le monde seraît indiscutablement moins malade.

La femme est façon de m’exprimer ce que le monde posséde de plus merveilleux d’Eve à Benazir, mais qui a fait de la femme moderne ce qu’elle est?

La femme, elle même, elle tente de vouloir égaler en apparence l’homme, alors qu’elle sera toujours plus « puissante » que ce dernier.

Oui vous avez compris j’aime les femmes et même plus.

Les hommes ont dirigés le monde avec la puissance des femmes, un homme sans femme, marque un déclin incontestable, sur ce que j’ai pu parcourir de par le monde.

Une femme posséde des sentiments bien plus forts qu’un homme, et nous passons toute notre vie à vous rechercher et à vous créer dans tous ce que nous faisons dans la mojorité des régles quotidiennes.

Ne pas vouloir l’accepter à mes yeux c’est de la lacheté et c’est appauvrir la planéte. Mille fois en accord avec vous, l’égalité des sexes n’existent, la sensibilité doit se partager par contre et la femme retrouverait sa place dans la société.
Mais elle se détruit elle même, alors que la femme est porteuse de tous les majeurs correcteurs du monde. Un couple qui ne se dispute pas est un couple mort, un couple sans sexualité c’est pareil, le tout tourne comme dans la quadrature du « cercle ».
Vous les femmes vous offrez au monde le partage de la complicité avec l’homme, alors que ce dernier avec votre aval vous exibe comme dans un cirque commercial pour la vente de produits.

Oui je partage le fait que la femme doit impérativement s’ouvrir au monde mais nous avons chacun nos arguments et ceux de la femme sont des millards de fois supérieurs à ceux de l’homme et je reconnais ma faiblesse face à votre force. Il n’y a pas photo, mais il serait temps que le rôle de la femme soit mieux compris par vous, par vos demandes et que ce soit appliqué non de laisser aux autres le soin aux autres de faire grandir ou de pourrir les enfants qui s’appartiennent à eux, et qui sont bien souvent les faits de situations poussées au comble par le désir imaginaire de se monter supérieur dans un sens ou dans l’autre.

L’auteur de l’article pourrait nous donner son sentiment à ce sujet, mais les plus beaux moments de ma vie, c’est lorsque j’ai vu mes enfants naître et que le regard de la mére de mes enfants et le mien se sont coisés je peux l’écrire mais non l’expliquer.

L’hommage ne doit pas être un comte d’un jour mais le fruit d’une vie. Comme cela figure sur un de mes ouvrages et je terminerai par là ce jour avant d’autres interventions possibles: « La femme est le sang de la vie comme le sang de la vigne « Terre » à laquelle un homme est venue s’aggripper »

Merci de votre commentaire Françoise et à Pierre pour son article.

Le Panda

Patrick Juan.

8 03 2008
Françoise

Patrick Juan,

Merci pour ce magnifique hommage aux femmes.

Toutes les femmes ne tentent pas « d’égaler » les hommes. Mais je revendique que nous sommes leurs « égales » en droit et pour notre place dans la société et le monde. Nous sommes comme eux la moitié de l’Humanité. Les uns sans les unes, et les unes sans les uns que reste-t-il…

8 03 2008
LE PANDA

Françoise,

J’avais promit de revenir je le ferai encore tant les femmes sont ma passion aprés « les enfants » désolé, mais j’écris ce que je pense.

Je n’ai pas écrit oute les femmes j’ai muirmuré « la majorité » ce qui ne veut pas dire la même chose enfin je crois.

Non seulemnt vous avez raison vous êtes depuis la nuit des temps nos égales, mais nos maitresses, nos épouses, nos compagnes, la mére de « nos » enfants d’où ma passion au bon sens du terme pour le monde de l’enfance.

Pour reprendre votre phrase et y répondre à ma maniére d’homme, les uns sans les unes, les unes sans les autres que reste-t-il….rien le néant et la démagogie, l’indifférence, l’exclusion et tout ce qui va avec.

Merci de me dire merci, à vous lire…..c’est moi qui vous remercie de vous lire ici ou ailleurs aussi souvent…..

Le Panda

Patrick Juan.

8 03 2008
Pierre Chantelois

Françoise

Il est évident que des évènements comme la journée internationale des femmes (que nous ne retrouvons pas du côté des homme) ont tout lieu de singulariser la cause des femmes. Que nous soyons obligés – encore en 2008 – d’instituer annuellement un tel événement en dit sur l’évolution de notre société. Cela étant dit, sans ce rappel douloureux, confiner dans un silence tout aussi douloureux ces millions de femmes qui n’auront de droit que ce que veut bien leur consentir leur mari ou la société masculine au sein de laquelle elles évoluent ramènerait le balancier dans l’autre extrême. Il n’y a rien de ringard à mes yeux de concéder un droit à un statut de la femme au foyer. Mais là j’ajouterais que ce droit doit être partagé car beaucoup d’hommes choisissent – en accord avec leur épouse professionnelle – de s’accorder ce droit d’être au foyer pendant que la femme choisit plutôt de poursuivre sa carrière.

Patrick

Que puis-je ajouter? En tant qu’ex-syndicaliste, je fus à même de combattre très souvent une forme latente de discrimination autant envers les femmes que les hommes. Et de défendre des choix que privilégiaient certains hommes ou certaines femmes dans leur carrière. Ne faisons pas d’angélisme. J’ai vu des femmes plus dures et plus intolérantes que des hommes placés dans une même position. S’il y a des patrons intrangeants, il y a aussi des femmes à leur égale qui, délibérément, discriminent – pour des raisons de féminisme outrancier – des hommes dans leur cheminement professionnel. Rien n’est parfait. Tout est perfectible.

Pierre R. Chantelois

8 03 2008
Pierre Chantelois

Complément d’information

Je viens de parcourir deux rubriques révélatrices dans le cadre de cette Journée internationale : Être une femme, Rrom, et vivre en France et cet autre article : Quand le corps des femmes devient champ de bataille. Je vous en recommande la lecture.

Pierre R. Chantelois

8 03 2008
Françoise

« Que nous soyons obligés – encore en 2008 – d’instituer annuellement un tel événement en dit sur l’évolution de notre société. »

Pierre,

Cela dit que nous ne sommes pas considérées comme des « hommes » à part entière. Et ce depuis la nuit des temps. Les hommes (tout au moins une grande majorité d’entre eux), ne seraient-ils pas un peu jaloux, dans leur inconscient, de ne pas « mettre leurs enfants au monde ». Simple hypothèse…

Cela dit je suis d’accord avec vous pour que les hommes puissent êtres des « pères au foyer, et lorsque vous parlez des femmes dures etc. je suis aussi de votre avis. Il n’y a pas plus « vache » qu’une femme qui « fait l’homme » pour faire carrière ou garder sa place. Nobody’s perfect… (moi la première).

J’avais lu un article semblable sur les femmes Roms, c’est d’une tristesse… Quant au corps des femmes… Qui sont les premières victimes des guerres et de leurs atrocités (viols, massacres, etc.) ? Toujours les femmes, et aussi bien sûr les enfants. Sans doute qu’en humiliant et en tuant la femme et l’enfant, on tue aussi l’homme plus complètement ?

8 03 2008
guy

Bonjour Pierre,bonjour à tous
« Avoir un homme dans sa vie n’est pas très important… »
« Une femme ne doit pas forcément être parfaite mais accomplie… »
C’est de Jane Fonda (on aime ou pas..j’aime en elle la combattante !)
pour l’homme vous connaissez ma devise :
plus je connais l’homme plus j’aime mon chien…il s’agit d’une vue d’ensemble bien sur.

8 03 2008
LE PANDA

Françoise,

Oui je me dois de reconnaitre quelques puissent êtres mes pasions (enfants-femmes) la seule que je puis reprocher à la constitution de l’homme c’est de ne pouvoir donner donner la vie en ne portant pas un « enfant » c’est ce qui fait que la femme est indiscutablement plus forte que l’homme en tous domaines je persiste et je signe.

Ne pas tomber non plus dans la comtemplation des êtres, mais je n’apprécies que partiellement la répartie de Guy, plus je connais les hommes plus j’aime mon chien. Ce n’est pas mon cas, et je ne compare jamais un humain et un animal y compris en ayant toujours des compagnons animilers pour le plaisir de la maisonnée, comme les fleurs, dans l’espace que l’on a.

Pierre merci bien pour ces liens qui ne changent en rien la conception de vie que j’ai depuis qu’une femme m’ a fait découvrir la “conception” de la vie et que je l’ai comprise pour accepter de la vivre.

Ensuite un point sur lequel je voudrais bien une explication, “rien pour moi, n’est une fatalité” c’est ce qui justifie le combat permanent que nous nous devons de mener du début à la fin dans toutes les formes de respects, y compris lorsque l’on a tort il faut avoir non la faiblesse mais c’est un courage que de le reconnaitre.
En ce qui me concerne cela s’appelle :L’expérience de chacun, et il y a bien une chose une seule que l’on ne puisse partager ce sont les sensations des sentiments qui nous lient quels que soit le domaine.

Merci de m’éclairer sur ce point dans la mesure ou je m’égare, je n’ai jamais été, ni fait partie d’aucun syndicat, ni parti politique, la richesse et la culture que je posséde peut-être vient de mes parents et mon vécu ont fait de moi, une partie de l’homme inachevé que je suis et que je revendique haut et fort.

Le Panda amoureux des femmes et enfants sûrement la principale raison qui me fait dire en majorité que la vie est une chose merveilleuse que certains tue pour le plaisir matériel, ou politique, je combattrais toujours cette “cloche” qui sonne faux, jusqu’à mon dernier souffle.

Françoise, merci pour vos interventions que j’aime tout simplement….

Patrick Juan

8 03 2008
Françoise

Je ne suis pas trop d’accord avec la citation de Jane Fonda. Comment être une femme « accomplie » sans homme dans sa vie, et comment être un homme « accompli » sans femme dans sa vie ? Même si cela ne réussit pas toujours, je trouve qu’homme et femme sont faits pour « s’accomplir » ensemble, c’est bien quand même ce qui fait l’harmonie d’une vie réussie.

Aimer son chien c’est bien, aimer les humains aussi c’est mieux, non ?

Merci Patrick Juan, c’est très gentil.

8 03 2008
guy

Lorsque l’on voit ce que l’homme fait de cette planète « je doute » de sa capacité à faire le bien d’autrui d’où le dicton qui reste un dicton. Voulez vous la liste des pays – Irak, Palestine, Israel, touts le monde sait cela! Je dis également qu’une vue d’ensemble ne rend pas aveugle, elle permet juste de faire part des choses…
quant à la faculté que les hommes aurait de faire le bonheur des femmes, regardez vers l’afrique et posez vous la même question après avoir regardé cette vidéo !

Au plaisir

8 03 2008
Pierre Chantelois

Désolé du retard. Je suis allé dormir un peu.

Guy

Voilà une vision bien particulière de Jane Fonda qui a partagé sa vie avec plus d’un homme. Je vous sens quelque peu misanthrope. Côtoyer l’homme est à la fois appauvrissant mais également éminemment enrichissant. C’est selon chacun sa vie, je crois. Merci pour ce lien. Ce documentaire est à voir. Une première partie triste, immensément triste, et une deuxième partie, jubilatoire. Délire garantie d’un photographe qui étale les résultats de sa quête sur les murs, sur un traversier (canadianisme qui signifie navire servant au transport des véhicules et des personnes).

Patrick

Votre vision de la femme est propre à vos expériences et à votre vécu. Et vous n’en déméritez pas pour cela. Au contraire. J’ai côtoyé un milieu plus difficile, celui du travail syndiqué, où malheureusement, devant la sécurité matérielle qu’offre aux employés de la Fonction publique, le gouvernement, les coups bas sont permis sans distinction de genre. La maternité est un acte noble qu’il faut évidemment respecter. Françoise en a fait référence. C’est particulier aux femmes d’enfanter, l’homme n’y étant pas encore parvenu.

Il ne faut en aucun temps renier sa culture, ses expériences et son vécu. Nos chemins ont pu différer mais il n’en demeure pas moins vrai que défendre ce qui nous distingue de la majorité est à mes yeux indispensable pour se sentir bien dans sa peau. Le Panda amoureux des femmes doit rester comme tel. Et vous faites bien de partager ce sentiment.

Je donnais l’exemple d’un milieu de vie qui est le mien. J’ai côtoyé une misère bien confortable, celui de la Fonction publique. Toutefois, il n’est aucun drame qui soit si léger qui ne mérite qu’on s’y attarde. C’était ma préoccupation.

Cela ne doit pas, tant s’en faut, nous éloigner d’une certaine harmonie, comme l’indique si bien Françoise.

Pierre R. Chantelois

8 03 2008
LE PANDA

Pierre,

merci de cette réaction, nous avons toutes et tous nos avantages et des inconvénients.

Le mileu que chacun de nous a côtoyé et pas si différent que cela, nous nous connaissons pour que je me permette de l’écrire à moins que je me trompe merci de me rectifier.

Dans la mesure ou je puisse comprendre Pierre était « Au repos du Guerrier » c’est normal une pointe d’humour dans un monde de brûtes….

La maternité est une « action » de donner la vie, c’est un privilége qui privilégie les « femmes », Pierre pas mal de films « d’humour » ont vu le jour sur la grossese « masculine » c’était comique sans autre, ce qui veut bien dire que nous sommes dans un « autre monde ».

J’ose croire qu’à aucun moment la perception d’une attaque au « maitre » des lieux ne m’a effleuré, c’est ainsi que Pierre l’a perçu?
Je ne sais pas et merci de m’éclairer la dessus il existe des miséres confortables et d’autres pas?

Je veux penser que nous sommes en harmonie pas toujours mais c’est ce qui nous permet d’échanger ouvertement, l’harmonie c’est nous tous y compris ceux qui sont parfois remit en « place ».
Amicalement,

Patrick Juan

8 03 2008
guy

Oui cette vidéo est belle. Peut être suis-je un peu misanthrope, mais j’aime le contact Pierre…

Fallait il une journée de la femme ? Comme le disait, Françoise, au début … belle hypocrisie ! Le Panda amoureux des femmes ? ….je le rejoins !

Mais savez vous je regardais encore il y a un instant le site de l’UN et je tombe sur : « La violence sexuelle : un outil de guerre ».

Dans les provinces orientales de la République démocratique du Congo (RDC), le viol est devenu une arme de guerre utilisée par tous les groupes qui sont parties au conflit. Dans le cas du Rwanda, on estime entre 100 000 et 250 000 le nombre de femmes violées pendant les trois mois du génocide en 1994.

Ce monde, que je regarde en vieillissant, ne me rend pas de plus en plus optimiste mais plutôt amer c’est vrai ( car si nous n’avançons pas nous reculons (lol)).

Salut à tous

8 03 2008
Pierre Chantelois

Patrick

Le “maitre” des lieux est au plus haut de sa forme après ces excellents échanges.

En vieillissant, nous gardons toujours un peu d’amertume sur l’évolution de la société. Ce n’est que normal. Toutefois, me refuser au passéisme ne signifie pas de renier le passé. Et entre nous, Guy, il y a de quoi être troublé par ces temps qui courent.

Pierre R. Chantelois

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