Iran – « République » et « Islamique » s’opposent. Pourquoi des élections?

17 03 2008

Pour le quotidien ultra-conservateur Kayhan : « le peuple a une fois de plus confié le parlement aux défenseurs des principes de la révolution ». Pour l’Union européenne : « les élections législatives qui viennent de se tenir en Iran n’ont été ni libres, ni équitables ». « Malgré toutes les restrictions, nous avons réussi à perturber le jeu de nos adversaires », déclarait Abdollah Nasseri, porte-parole de la Coalition des réformateurs. Le taux de participation aurait atteint les 60%.

 

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Mahmoud Ahmadinejad garde tout le soutien des habitants d’Aradan, petite ville, située à 130 kilomètres à l`est de Téhéran en bordure du désert et comptant 5.000 habitants, 15.000 avec les hameaux qui en dépendent. « Ahmadinejad est l’enfant du pays. Nous l’aimons tous. Il a fait beaucoup de choses pour le pays, en particulier dans la crise nucléaire », a déclaré Davoud Ghafeli, âgé d’une cinquantaine d’années, à AngolaPress. Il y a aussi cette autre opinion favorable au président iranien. « Ahmadinejad ne veut rien pour lui-même. Il travaille pour le peuple. C`est vrai qu`il y a l`inflation mais c`est la faute des Américains. Ils ont imposé des sanctions contre l`Iran ce qui crée l`inflation », affirme, convaincu, Reza Mohseni, un agriculteur de 70 ans.

Cette opinion n’est pas partagée, loin s’en faut. Lors d’une conférence organisée par la communauté juive de Londres, le mardi 11 mars dernier, Ken Livingstone, le maire de Londres, a défendu l’idée qu’une société, tenue par les Ayatollahs, était « horrifiante » et « complètement absurde ». Il a qualifié le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, de « fou qui aboie ». Les Juifs de Londres voulaient profiter de l’occasion pour demander au maire communiste, de clarifier sa position avant les élections prévues en mai prochain.

C’est aussi période d’élections en Iran. Elles ont commencé au début du présent week-end, ce vendredi. Comme il fallait s’y attendre, les États-Unis se sont montrés fortement sceptiques sur l’impartialité de ces élections législatives, prévoyant même que les résultats du scrutin seront « truqués ». « Les élections législatives qui viennent de se tenir en Iran n’ont été ni libres, ni équitables », a déclaré dimanche la présidence slovène de l’Union européenne dans un communiqué publié à Bruxelles. Le ministre iranien de l’Intérieur, Mostafa Pour-Mohammadi, a prévenu la presse que les résultats des législatives seront annoncés dans trois à quatre jours.

Des élections? Pour qui? Pourquoi?

Mohammad Reza Khatami, frère de l’ancien président Mohammad Khatami, a la réputation d’être dans le groupe des réformateurs. Les conservateurs iraniens s’en prennent régulièrement au camp réformateur pour sa tolérance supposée envers les pays occidentaux. Reza Khatami aurait eu une rencontre privée avec l’ambassadeur d’Allemagne à Téhéran, Herbert Honsowitz, afin de s’enquérir davantage sur la résolution du Conseil de sécurité, adoptée le 3 mars dernier, qui visait à renforcer les sanctions contre la République islamique à cause de ses activités nucléaires. Il n’en fallait pas plus pour qu’un journal iranien, Kayhan, l’accuse de collusion avec un pays soutenant les sanctions. Cette attaque en règle viendrait des conservateurs et serait menée par un proche du président Mahmoud Ahmadinejad, le premier vice-président du parlement, Mohammad Reza Bahonar. Le guide suprême, Ali Khamenei, en a rajouté : « L’une des indications qu’une personne n’est pas la mieux placée pour entrer au Parlement est quand elle n’établit pas une frontière nette avec l’ennemi et les marionnettes de l’ennemi ». L’ayatollah a enfoncé le clou contre ceux « qui ont de la considération pour l’ennemi, alors qu’ils devraient avoir de la considération pour Dieu et le gouvernement ».

La campagne électorale, d’une durée de sept jours, aura été sans vrai relief car les quelque 4.500 candidats concourant pour les 290 sièges du Parlement n’ont pas été autorisés à utiliser des affiches, à la différence des formations auxquelles ils sont affiliés. Le Conseil des gardiens de la Constitution, constitué de juristes et de membres du clergé non élus, a en effet invalidé environ 1.700 candidatures, en général celles de réformateurs déclarés insuffisamment loyaux à l’islam ou à la Révolution islamique de 1979. Le Conseil s’est défendu de toute partialité. 44 millions d’Iraniens se presseront pour voter en faveur des conservateurs, faute d’opposition. Mohammad Reza Khatami est conscient qu’après le rejet massif des candidats réformateurs, il ne restera que la portion congrue sur les 290 sièges du Majlis. Ils sont déjà minoritaires dans le Parlement sortant. Khatami déclarait entre autres choses : « Malheureusement, il n’y a plus aucune chance pour les principales figures réformatrices de concourir à l’élection ». « Le nouveau Parlement sera une réplique du précédent », faisait remarquer le sociologue Hamid-Reza Jalaïpour qui a dirigé plusieurs journaux réformateurs.

Que peuvent bien signifier des élections dans un pays qui n’est pas une démocratie mais une théocratie, dirigée par une oligarchie de fondamentalistes, à la tête de laquelle se trouve le Guide suprême de la révolution islamique, comme le notait, dans une entrevue au quotidien Le Monde, Mohammad-Reza Djalili, professeur à l’Institut des hautes études internationales de Genève. À peu près 40 % des candidats ont été écartés du fait qu’ils étaient proches du Coran réformateur. Et les réformateurs ne sont présents que dans environ 30 % des circonscriptions. Le quotidien en ligne d’informations politiques, sociales et culturelles, Akhbar-e Rooz, hébergé en Allemagne, s’interroge également dans un article traduit par le Courrier international : « A quoi bon la tenue d’élections législatives le 14 mars ? Car le pouvoir restera, quel que soit le résultat, aux mains des religieux ». Akhbar-e Rooz écrit : « Les réformateurs qui ont encore des illusions ne veulent pas comprendre que les idéaux de la révolution sont morts. Les termes « république » et « islamique » s’opposent. […] La notion de « république » oblige le pouvoir à recevoir régulièrement l’assentiment du peuple. Si le peuple ne l’approuve pas, le pouvoir se trouve en situation d’illégalité ». Moins de 51 % de participation aurait constitué une humiliation pour les conservateurs qui ont grand besoin de la caution du suffrage universel pour valider ce processus électoral dans une « démocratie islamique ».

Le journal Jomhouri Islami a été fondé au début de la révolution islamique (1979) par Ali Khamenei (le Guide actuel). Il représente l’aile la plus dure du régime. Dans un article reproduit par le Courrier international, l’avenir de la République iranienne passe par le pouvoir religieux : « L’imam Khomeyni avait déclaré : « Les partisans de Satan, au moment des difficultés, disent au peuple que les religieux sont la cause de ces difficultés ». Cet avertissement est toujours valable. Le peuple doit donc choisir les religieux à l’avenir. C’est la seule façon d’éliminer les menaces qui existent contre la révolution islamique. Car plus il y aura de religieux, plus le système islamique sera certain d’exister ».

Ce qui préoccupe pourtant le peuple iranien, au-delà de la rhétorique des Affaires extérieures du pays, est l’incapacité et l’incompétence du président Mahmoud Ahmadinejad de juguler l’inflation. Au pays de l’Iran, les riches deviennent plus riches et les pauvres plus pauvres. Rien à envier aux pays capitalistes. L’économie iranienne pèse 280 milliards de dollars. Plusieurs jettent la faute sur les États-Unis. Les sanctions se font sentir. Il reste que le quatrième producteur mondial de brut a encaissé rien de moins que 70 milliards de dollars de revenus du pétrole au cours de la seule année passée. Mais il est dans l’incapacité technique de le raffiner pour produire de l’essence. Les Iraniens doivent donc subir les mêmes fluctuations du prix du baril de pétrole : l’essence se fait – il va sans dire – de plus en plus chère pour le consommateur iranien, en même temps qu’augmentent les produits de consommation et que les salaires stagnent. L’inflation se situerait autour des 20 pourcent. Des économistes jugent ce chiffre un peu trop « conservateur ».

Ahmadinejad et le pouvoir religieux ne sont pas sans savoir que les États-Unis n’essaient plus seulement de contrôler les exportations de pétrole brut mais également les importations d’essence. Le but est clair : faire émerger un mécontentement dans la rue. Et les Iraniens ont d’autres soucis que les états d’âme de leur pouvoir en place, comme l’état de l’économie et l’inflation galopante.

À Washington

Par suite de la démission de l’amiral William Fallon, Washington a senti le besoin urgent de préciser que personne, au sein du gouvernement, ne cherche la guerre avec l’Iran et a démenti la rumeur voulant que le plus haut commandant américain pour le Proche-Orient ait perdu son poste à cause de son opposition à une telle entreprise. « Pour M. Bush, le fait que toutes les options soient sur la table, c’est ce qui aide à faire marcher la diplomatie, à la rendre plus efficace. Il n’y a donc pas de divergence à ce sujet au sein du gouvernement », a précisé la porte-parole de la Maison Blanche, Dana Perino. Sauf que…

Dick Cheney est à Oman depuis dimanche pour un visite de 10 jours au Proche-Orient dans le but de raviver le processus de paix israélo-palestinien et de convaincre des pays arabes, comme l’Arabie saoudite, de faire davantage pour contrer l’influence de l’Iran en Irak. Après la récente visite historique du chef de l’État iranien, Mahmoud Ahmadinejad, à Bagdad, le vice-président des États-Unis a regretté « qu’il n’y ait pas beaucoup d’autres responsables influents de la région, à un haut niveau, qui font le voyage à Bagdad ». La tourmente politique au Liban, la situation en Syrie, les violences à Gaza et les prix records du pétrole seront également au cœur des préoccupations du vice-président quand il visitera, après Oman, l’Arabie Saoudite, Israël, la Cisjordanie puis la Turquie.

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9 responses

17 03 2008
Gilles

« Le Conseil des gardiens de la Constitution […] a invalidé environ 1.700 candidatures, en général celles de réformateurs déclarés insuffisamment loyaux à l’islam ou à la Révolution islamique de 1979. »

Aux États-Unis, qui est le Proche-Occident comme l’Iran est le Proche-Orient, les candidatures communistes, libertaires, et même socialistes, sont invalidées par l’impossibilité de réunir des fonds. Autres moyens, même verrou sur la société.

Des esprits subtils vont peut-être me dire qu’il vaut mieux vivre aux États-Unis qu’en Iran ; je n’en sais rien, n’ayant vécu que peu aux États-Unis, et pas du tout en Iran. Mais c’est une fausse question ; pour un Iranien, l’Iran est sa terre natale, sa culture, sa religion, sa conception du monde. Que les réformateurs soient contrés par les conservateurs — tant qu’ils ont le pouvoir — est un comportement qu’on voit dans tous les pays. Mon ami Iranien supposé [ici je vais imiter Montesquieu] me dirait que la nécessité d’être jeune et beau, sportif, riche, branché en permanence, bronzé aux sports d’hiver pour réussir, sont choses inconnues chez lui. Il y a autant de perversion à obliger, de manière subliminale, les jeunes filles à acheter des magazines de mode qui leurs montrent des modèles à qui elles ne ressembleront jamais, qu’à les obliger à porter des robes longues * en public.

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* Ce qui ne les empêche pas de se réaliser. Et un autre exemple. Sur l’Iran tel que nous ne le connaissons pas, mais pas du tout.

17 03 2008
Pierre Chantelois

Gilles

Dans un premier temps, par rapport aux États-Unis, force est d’admettre qu’un indépendant comme Ron Paul a pu lever des fonds considérables à partir d’Internet. Monsieur Paul se présente comme libertaire.

Relativement à l’Iran, dans un deuxième temps, force est de reconnaître que l’élimination de facto de 1.700 candidatures serait mal vue dans un pays qui se revendique démocratique, c’est-à-dire qui applique la pleine séparation des pouvoirs entre l’Église et l’État. En ce qui concerne un rapport de forces entre diverses tendances, il est vrai que ce rapport se retrouve partout où il y a des élections, notamment.

Dans un troisième temps, pour une théocratie qui se réclame du suffrage universel pour cautionner sa supériorité et son pouvoir, il faut se poser la question : applique-t-on la Loi de Dieu ou la Loi des hommes?

Pierre R. Chantelois

17 03 2008
Gilles

Je pense que leur conception du vote est différente de la nôtre ; ils s’agit d’entériner l’état des choses plus que de le modifier. À ce sujet, la participation à 60% seulement a une signification ! Les Iraniens sont capables de penser par eux-mêmes malgré le régime théocratique, et ils n’entérinent pas totalement, donc.
 
Tu as raison en ce qui concerne Ron Paul, ou Ralph Nader, mais ils n’ont aucune chance réelle d’être élus président.
 
Quant à la séparation de l’église et de l’état, c’est un concept inconnu dans la plupart des pays du monde, même en Europe (en Serbie par exemple). Le nationalisme et la religion sont les deux mamelles, etc.
 
Ceci dit, je suis sûr que la séparation de l’église et de l’état est préférable, et tu sais que je pense aussi que la démocratie (j’écris souvent qu’il faudrait élire son voisin député, et non les députés ready-made proposés par les partis politiques) est préférable à la théocratie.
 
(Tu as vu la beauté de l’Iran ?)
 

17 03 2008
Pierre Chantelois

Gilles

Les liens sont intéressants à plus d’un point de vue. Ces femmes soldates ont quelque chose d’irréel dans une cité moderne. Voir également l’évolution de Téhéran est également impressionnant. La modernité de Téhéran tranche quelque peu avec l’image de ces religieux cacochymes que les actualités nous transmettent à longueur de semaines.

Sur le 60 pour cent de vote, nous pourrions l’interpréter de deux façons : le peuple va voter sachant fort qu’il ne peut rien changer au pouvoir des conservateurs. Il donne donc au pouvoir la caution (60% et plus) dont il a besoin. L’autre point de vue est que 40% n’ont pas cru bon d’aller voter pour changer l’état des choses. Les réformateurs n’auront qu’une poignée de députés sur les 290 sièges du Majlis. Ou encore les 40% ont manifesté un certain mécontentement à l’égard des réformateurs qui, lorsqu’ils ont occupé le pouvoir, n’ont mené à terme les réformes promises.

J’aimerais bien pouvoir prédire ce que vont donner à court et moyen termes les sanctions qui commencent à peser lourd sur le peuple iranien. L’élection pour la présidence sera plus révélatrice de l’état d’esprit des iraniens car ils auront l’occasion de manifester ou non leur mécontentement à l’égard du président Mahmoud Ahmadinejad.

Pierre R. Chantelois

17 03 2008
Françoise

Pierre,

« Comme il fallait s’y attendre, les États-Unis se sont montrés fortement sceptiques sur l’impartialité de ces élections législatives, prévoyant même que les résultats du scrutin seront « truqués ». »

La poêle se moquerait-elle du chaudron ?

« Dick Cheney est à Oman depuis dimanche pour un visite de 10 jours au Proche-Orient dans le but de raviver le processus de paix israélo-palestinien et de convaincre des pays arabes, comme l’Arabie saoudite, de faire davantage pour contrer l’influence de l’Iran en Irak. »

Bientôt un prix Nobel de la Paix pour Mr Cheney ? Qui donc a fait de l’Iran un pays de plus grande influence au Moyen-Orient ?
 
En ce qui concerne les élections en Iran, j’estime que nous n’avons pas à juger de la manière ni des résultats. Si on laissait enfin ces pays tranquilles, sans leur dicter « la bonne façon d’être » et surtout en les menaçant toujours ?
 

Gilles,

« l’Iran tel que nous ne le connaissons pas, mais pas du tout. »

Tout à fait d’accord avec toi. L’image qu’on en donne en Occident est totalement faussée par idéologie.

17 03 2008
Pierre Chantelois

Françoise

J’ajouterais : qui donc a embrasé la région si ce n’est monsieur Cheney lui-même dans son rôle de vice-président.

Relativement aux élections, permettez-moi de ne pas être d’accord. Si aucune dénonciation n’est faite sur un processus électoral, cela donnerait des arguments de poids pour que la théocratie iranienne débauche davantage l’exercice au détriment du peuple. Si personne n’osait critiquer la Chine, qu’en serait-il du Tibet?

Il n’y pas besoin de l’Occident pour faire donner à l’Iran sa réputation ou son image actuelle. Rappelez-vous simplement le voyage de Mahmoud Ahmadinejad aux États-Unis, son apparition aux Nations Unies et sa conférence à une université américaine. Il a largement contribué à confirmer les doutes – si tant est qu’il n’y avait que des doutes – de l’Occident sur le gouvernement ultra-conservateur dirigé par ce personnage.

Pierre R. Chantelois

17 03 2008
Françoise

« Si personne n’osait critiquer la Chine, qu’en serait-il du Tibet? »

Pierre,

Croyez-vous sérieusement que les critiques que l’on fait à la Chine change quoique ce soit à la politique chinoise ?

Je n’apprécie pas le régime iranien. Mais comme partout, rien n’est ni tout noir ni tout blanc.

17 03 2008
guy

Les jours de pouvoirs de Mahmoud Ahmadinejad sont comptés il ne sera peut être pas réélu en 2009 car il ne fait pas l’unanimité et au fait est il sur la même longueur d’onde que « le Guide suprême » ?

Bien sur que Mahmoud Ahmadinejad ternit fortement l’image de l’Iran mais je partage le point de vue de Françoise lorsqu’elle écrit ‘rien n’est ni tout noir ni tout blanc…

J’ajoute que lorsque je pense à l’Iran j’imagine tout les efforts accomplis dans ce pays pour se moderniser en conservant l’immense patrimoine culturel.

C’est également un pays avec une jeunesse tournée vers un avenir « différent ». Socialement parlant il semble bien que des progrès notables soient enregistrés.

Ce que je veux dire au fond c’est qu’il ne faut toucher à ce peuple « sous aucun prétexte », n’est ce pas M.Bush !

17 03 2008
Pierre Chantelois

Françoise

Vous avez probablement raison. Mais au silence complice je préfère élever la voix.

Guy

Nous sommes tous d’accord. Rien n’est tout noir. Rien n’est tout blanc. Si mon propos a pu laisser croire que je favorisais une quelconque intervention américaine en Iran, il n’en est rien. Oh!que non. Toutefois, rien ne déstabilise plus un gouvernement centralisateur et peu scrupuleux que de se savoir sur la sellette dans le monde entier. Est-ce que cela va changer quelque chose? Oui. Et vous avez apporté un argument de poids : un pays avec une jeunesse tournée vers un avenir “différent”.

Pierre R. Chantelois

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