Nicolas Sarkozy déploiera, sans débat parlementaire, 1000 hommes en Afghanistan

26 03 2008

Pendant sa campagne électorale, Nicolas Sarkozy avait déclaré que la présence française en Afghanistan n’était « ni décisive » ni éternelle. La conjoncture d’un président en poste fait que certains engagements doivent changer de cap. Pour Nicolas Sarkozy, plus en lien avec les États-Unis que ses prédécesseurs, la France doit regagner les rangs de l’Otan et y jouer un rôle majeur. En août 2007, Nicolas Sarkozy avait indiqué qu’il souhaitait une rénovation de l’alliance atlantique dont il a rappelé que la France a été l’un des membres fondateurs. En septembre de la même année, dans une entrevue accordée au New York Times, le président français se disait prêt à joindre la structure de commandement militaire de l’OTAN après une absence, depuis 1966, par suite d’une décision du Général de Gaulle.

Le quotidien britannique The Times affirmait samedi que la France allait dépêcher « un peu plus de 1 000 hommes dans l’est » du pays. En Afghanistan, la France a perdu treize soldats et 109 ont été blessés. Contrairement à ce qui s’est passé en Allemagne et au Canada, notamment, cette décision est prise en dehors de tout débat parlementaire, au grand déplaisir du député socialiste Jack Lang qui a demandé au Premier ministre, François Fillon, « de consulter, au plus vite, le Parlement au sujet de l’envoi éventuel de troupes supplémentaires en Afghanistan, alors que les opérations de l’OTAN dans ce pays sont un demi échec ». Nicolas Sarkozy officialiserait le tout lors du sommet de l’Otan, à Bucarest, du 2 au 4 avril prochain. Au cours de la récente visite de John McCain, candidat républicain à la Maison Blanche, reçu à Paris par Nicolas Sarkozy, l’entretien de 45 minutes, entre les deux hommes, a essentiellement porté sur le réchauffement climatique et la situation en Afghanistan. Il a été question que Paris puisse bientôt y renforcer sa présence, comme le souhaite Washington. Le candidat américain a salué l’énergie et la détermination du chef de l’État à renforcer le lien franco-américain.

Au Canada, la Chambre des communes avait accepté récemment de prolonger la présence militaire canadienne en Afghanistan à condition d’obtenir des renforts des autres pays de l’Otan. Le Canada en faisait même une condition pour prolonger sa mission jusqu’en 2011. Le Premier ministre canadien, Stephen Harper, avait contacté Nicolas Sarkozy pour lui demander des renforts de soldats et de matériel dans l’éventualité où le Canada demeurerait en Afghanistan. Nicolas Sarkozy devrait annoncer, lors de sa visite d’État au Royaume-Uni, du 26 au 28 mars, au premier ministre britannique, Gordon Brown, l’envoi de ce millier de soldats supplémentaires en Afghanistan. La nouvelle aurait de quoi réconforter Stephen Harper. Mais voilà. Rien ne garantit que cette aide tant attendue soit destinée aux forces militaires canadiennes dans le Sud, en raison notamment des options sur la table.

Au sein de la Force internationale d’assistance à la sécurité (Isaf) de l’Otan en Afghanistan, la France n’est, pour rappel, que le septième contributeur avec 2.200 soldats français engagés sur le théâtre d’opérations afghan, dont 1.500 en Afghanistan même, derrière les États-Unis, le Royaume-Uni, l’Allemagne, l’Italie, le Canada et les Pays-Bas. C’est donc au cours du prochain sommet de l’Otan, du 2 au 4 avril à Bucarest, que Nicolas Sarkozy annoncera un renforcement significatif de sa présence militaire en Afghanistan, à la plus grande satisfaction de l’Alliance atlantique et de Washington. Cette décision fait l’objet de discussions avec les alliés et surtout avec les États-Unis qui ont demandé, avec insistance, à la France d’utiliser sa prochaine présidence de l’Union européenne, en juillet, pour inciter les pays membres à accroître leurs dépenses militaires et l’investissement dans le matériel et les troupes. De cette façon, les alliés européens des États-Unis pourraient jouer un plus grand rôle militaire dans l’occupation de l’Afghanistan et l’Irak. Le durcissement de ton du président français à l’égard du programme nucléaire de l’Iran était un bon pas dans cette direction. Et sa décision d’établir en 2009 une première base militaire permanente près des côtes de l’Iran, dans la région du golfe Persique, également.

En Afghanistan, la préférence des militaires français irait pour un déploiement à l’Est alors que le Canada se débat au Sud. Les forces spéciales françaises préfèrent cette région puisqu’elles la connaissent mieux et que cette option, comme l’indique l’AFP, assurerait une « cohérence tactique et logistique » entre les unités françaises de Kaboul, les instructeurs présents dans les provinces voisines du Logar, du Wardak et de Kapissa et de nouvelles unités qui seraient déployées sous commandement américain.

Intervenir dans la région du Sud, aux côtés des Canadiens, dont plus de 80 soldats ont trouvé la mort depuis 2002, aurait pour conséquences fâcheuses, selon les stratèges militaires français, de disperser les unités en raison notamment des distances beaucoup plus importantes entre la capitale et les zones d’opérations. Outre le déploiement de nouvelles troupes, il faudrait maintenir celles déjà présentes dans la capitale ainsi que des avions de chasse français déployés sur la base de l’Otan de Kandahar. « Les décisions ne sont pas prises », assure-t-on à Paris, faisant valoir que « les discussions avec les alliés se poursuivront jusqu’au dernier moment ». Pour sa part, Berlin a consenti à déployer une force d’action rapide dans le nord du pays mais se refuse à l’idée de participer aux opérations dans le sud, en proie à des violences et des combats bien plus importants.

Quoiqu’il en soit, les deux régions sont davantage exposées aux violences et à l’insurrection des taliban que le reste du pays. Contrairement aux autres membres de l’Isaf (États-Unis, Royaume-Uni, Canada ou Pays-Bas), la France a été tenue à l’écart des affrontements sérieux au sol. Les forces spéciales françaises ont même été rapatriées, fin 2006, alors que, dans le Sud, la guerre gagnait en intensité. En revanche, l’aviation n’a cessé de participer aux frappes. Ainsi, au cours du second semestre 2007, environ 20 bombes françaises ont été larguées chaque mois.

Dans le sud du pays, les forces de l’Otan constatent que les combattants talibans se réinstallent dans les villages. « Nous sommes face à une guerre subversive et nous manquons d’hommes », a déclaré, au quotidien Le Monde, le général Guy Laroche, chargé du commandement des troupes canadiennes. Les talibans privilégient le harcèlement contre la coalition. Les États-Unis et l’Otan multiplient les pressions sur leurs alliés afin d’obtenir un renfort de 7 500 hommes. Alors qu’Allemands et Français occupent des zones relativement calmes (les Français dans les environs de Kaboul à l’exception des instructeurs), Britanniques, Canadiens, Danois et Néerlandais sont engagés, depuis l’été 2006, dans de violents combats au Sud.

La Turquie a fait savoir au vice-président, Dick Cheney, lors de son passage à Ankara, qu’elle n’accroîtra pas pour le moment son engagement en Afghanistan. Selon un interlocuteur turc, anonyme : « La Turquie attache de l’importance à la sécurité en Afghanistan et, en tant que membre de l’Otan, elle se conforma aux décisions de l’Otan. Toutefois, elle se pliera à ces décisions tant qu’elles n’affaiblissent pas son propre combat contre le terrorisme ».

Le renfort d’une vingtaine d’hommes que la Belgique s’était engagée à fournir à la force de l’OTAN en Afghanistan à partir du 1er avril partira plus tard qu’initialement envisagé. La raison de ce report réside dans les retards pris dans la construction des nouvelles installations de l’aéroport de Kaboul. L’armée belge a actuellement déployé quelque 360 militaires en Afghanistan.

Selon l’agence de coordination de l’aide à l’Afghanistan (ACBAR), les pays occidentaux n’ont pas fourni les 10 milliards d’aide promis à l’Afghanistan, sapant les perspectives de paix qui dépendent du développement du pays. La communauté internationale s’était engagée à octroyer 25 milliards de dollars à l’Afghanistan depuis 2001, année de la chute du régime des talibans. Les militaires américains dépensent environ 100 millions de dollars par jour en Afghanistan, comparé à une moyenne de 7 millions par jour de dons internationaux sur la même période, poursuit l’agence.

Les artilleurs canadiens en Afghanistan ont maintenant l’autorisation de tirer des obus d’artillerie guidés par un système de positionnement mondial (GPS) en direction des talibans – au coût de 150 000 $ pièce. L’obus Excalibur, présenté par ses fabricants comme la nouvelle génération de munitions d’artillerie, pourrait bien s’avérer la plus coûteuse des munitions conventionnelles jamais employées par l’armée. Son coût élevé suscite les critiques des adversaires de la guerre, qui disent que cela revient à tirer une Ferrari.

Quel sera le prix à payer pour cette folie menée en Afghanistan? « Mon sentiment est que l’avenir de l’Otan est en jeu en Afghanistan autant que l’avenir de l’Afghanistan (lui-même) », a affirmé le président de la Commission sénatoriale des Affaires étrangères, le démocrate Joseph Biden.

Sources : AFP, DW-World, Le Monde, Presse canadienne

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14 responses

26 03 2008
Françoise

« de consulter, au plus vite, le Parlement »

Quelle idée ! Cela n’est plus dans les mœurs. Envoyer des soldats se faire tuer pour une guerre qui n’est pas la leur, c’est la mode américaine, il faut bien la suivre.

Un article du Dr Michael Pohly* qui en dit long sur la situation en en Afghanistan :

La politique afghane de l’Occident est un échec, à lire sur
Contre Info.

* Le Dr Michael Pohly est médecin et ethnologue. Il travaille à l’Institut d’études iraniennes de l’Université libre de Berlin. Différents partis et institutions publiques le consultent comme expert et il est conseiller des ministères des Affaires étrangères et de la Coopération économique. Il a signé de nom breuses publications sur l’Afghanistan.

26 03 2008
guy

Excellente résumé d’une situation bien compliquée…

En Afghanistan, les Talibans sont partout. L’armée Afghane est in-com-pé-tente…contre des milices infiltrées dans la population. D’autres font le sale boulot, il faut protéger le peuple et tenter de rebâtir.

C’est le mandat de l’OTAN, il s’arrête en 2009 il faudra s’y tenir et ne pas déborder comme le souhaite votre premier ministre. L’armée canadienne est sur place… des Québécois sont là bas !…

Il faut se souvenir que le Canada est venu en France pour nous libérer ; devoir de mémoire que je glisse ici. Ou serions nous sans eux et d’autres. Je me souviens , étant sur place en 2007, de la façon dont RDI couvrait le départ de ses troupes …. avec honneur et passion.

En France nous avons perdus 16 soldats depuis que nous sommes là bas, et je crois, Pierre, que les troupes Françaises sont bien engagées… mais la mort d’un soldat Français ne fait pas recette dans nos médias.

Je remarque une chose : il est plus facile d’envoyer des gens à la Guerre que de tenir l’engagement des aides financières de 25 milliards de dollars… comme vous avez raison !

c’est cela que j’ai envie de dénoncer car c’est toujours la même chose dés que l’argent est en cause …. on n’en trouve pas ! Les grands argentiers veillent sur leur fric !

C’est immonde.

Mr Sarkozy devra rendre des comptes à la Nation il n’en est pas exempt !

Moi je ne sais pas ce que pensent mes compatriotes sur notre engagement en Afghanistan, mais j’ai un peu l’impression que les Français ne s’intéressent pas trop à leurs militaires depuis qu’il n’y a plus qu’une armée de métier constituée de volontaires.

26 03 2008
Pierre Chantelois

Françoise

Merci pour le lien. À mon tour, permettez-moi de porter à votre connaissance une lettre ouverte du groupe de pression québécois : Le collectif Échec à la guerre, qui s’en prend aux débats parlementaires qui ont précédé le vote sur la prolongation ou non du mandat des forces canadiennes en Afghanistan. Le Canada doit manœuvrer sur des œufs avec cette question car nombreux furent les débats en Chambre des communes sur le comportement du Canada en Afghanistan.

Le dernier débat qui circule chez nous relativement à la question du développement en Afghanistan : le Canada prévoit construire près de 50 écoles dans la province de Kandahar au cours des prochaines années, mais n’est toujours pas très chaud à l’idée d’appuyer un programme afghan controversé qui voudrait y construire des massadras, des écoles d’enseignement de l’Islam. Le gouvernement du président Hamid Karzaï souhaiterait établir quatre écoles religieuses régionales. L’une de ces écoles a été ouverte l’automne dernier, mais n’a attiré que des commentaires sceptiques des Afghans, qui croient que l’enseignement n’y est pas suffisamment strict et qu’elle ne pourrait concurrencer ce qui se fait de l’autre côté de la frontière.

Selon l’Agency Coordinating Body For Afghan Relief, une alliance de 94 organismes d’aide internationaux, une bonne partie de l’aide envoyée en Afghanistan est gaspillée, des sommes énormes étant ainsi consacrées aux salaires élevés des travailleurs étrangers, à la sécurité et à l’hébergement. L’agence américaine USAID verse à elle seule environ la moitié de ses fonds à cinq grands sous-traitants américains et qu’il est “clair que des sommes d’aide considérables continuent à être absorbées par les profits des entreprises“. Les États-Unis n’ont pas encore remis les 5 milliards $ en aide promise et une somme similaire est attendue d’autres donateurs.

Le Le Dr Michael Pohly a raison lorsqu’il dit : les Américains avaient un autre concept pour l’Afghanistan. Sous Rumsfeld et Bush, on ne voulait pas reconstruire mais contrôler l’Afghanistan. Et ce que nous voyons aujourd’hui est le résultat de cette politique : on voulait contrôler le pays à moindre coût et pour un profit maximum, mais cela ne fonctionne pas.

C’est le foutoir.

Guy

En effet. C’est immonde. Notre consolation, la seule en réalité, est qu’il y a eu forcément un débat au Parlement canadien. Le gouvernement minoritaire de Stephen Harper n’a eu d’autre choix devant l’impopularité de sa décision de prolonger jusqu’en 2011 la présence canadienne en Afghanistan, assortie toutefois de la condition d’obtenir une aide supplémentaire de 1000 hommes dans le Sud de l’Afghanistan. C’est la quadrature du cercle. Et rien ne garantit que la France va déployer ses forces supplémentaires justement dans le Sud. L’Allemagne s’y refuse. Trop impopulaire auprès de sa population. Madame Merkel ne veut pas s’engager dans cette souricière. Et si le Canada n’obtient pas l’aide demandée, il n’aura d’autre choix, imposé par le Parlement, de retirer ses troupes et de les ramener au bercail.

Lorsque les pertes de vies se calculeront plus rapidement que maintenant, parmi les forces françaises présentes en Afghanistan, il y a un effet boomerang sur le président Sarkozy. On ne lui pardonnera pas d’avoir pris seul cette décision.

Pierre R. Chantelois

26 03 2008
Françoise

« les Français ne s’intéressent pas trop à leurs militaires depuis qu’il n’y a plus qu’une armée de métier constituée de volontaires. »

Guy,

Vous avez tout à fait raison, c’est le même phénomène qu’aux États-Unis et sans doute pour les pays où l’armée est « de métier ». Seuls les familles et les amis des soldats se sentent vraiment concernés.

Pierre,

L’armée canadienne est-elle « de métier » aussi ?

26 03 2008
Pierre Chantelois

Françoise

Je vais faire une petite recherche sur la question posée.

Pierre R. Chantelois

26 03 2008
guy

En attendant la réponse de Pierre j’ajoute, (pour l’avoir observé au Québec en 2007) et je salue ici le respect des médias, la qualité de l’accompagnement politique et le soutient sans faille des civils vers les troupes… tous réunis autour des gars des régiments en partance pour l’Afghanistan.

Ce qui n’empêchait nullement d’interpeller S.Harper sur la durée de la mission, ou d’entendre la réprobation d’une bonne partie de la population et de quelques partis politiques.

L’un n’empêchant pas l’autre, mais avec une certaine nuance je trouve.

Cordialement

26 03 2008
Françoise

Merci Pierre.

26 03 2008
Posuto

Effrayant.

Merci Pierre, pour cet article si bien étayé.

Seul, il va décider. Quelle honte.

Kiki

26 03 2008
Pierre Chantelois

Françoise

N’étant pas spécialiste de la question militaire, j’essaie de trouver la composition des troupes canadiennes en Afghanistan. À défaut de trouver aujourd’hui, je vous ferai parvenir un petit courriel, tout en ajoutant la réponse ici même.

Guy

La question de l’Afghanistan, vous l’avez fort bien saisi, est importante dans les débats canadiens. D’autant plus que le gouvernement canadien – dans le transfert des prisonniers aux autorités afghanes – a été prise au dépourvu lorsqu’il est apparu que ces mêmes prisonniers étaient, par la suite, soumis à la torture ou aux mesures vexatoires et dégradantes. Ce n’est pas parfait mais le gouvernement – tout minoritaire qu’il est – doit composer avec le peu de marge de manœuvre qu’il lui reste.

Kiki

Je suis d’accord. Sur des questions comme celles-là, l’envoi de militaires dans des zones à risques, il me semble qu’il devrait y avoir un débat parlementaire. Le régime parlementaire britannique a des qualités, parfois des défauts, mais il contraint le gouvernement à rendre compte au quotidien, lors de la période des questions, au parlement et au peuple.

Pierre R. Chantelois

26 03 2008
guy

Pierre

Avant de quitter cette note, n’étant pas non plus un grand spécialiste des affaires militaires, j’ajoute après avoir parcouru leur site, que les Forces Armées Canadiennes « recrutent » et offrent une centaines de métiers différents.

Il n’est pas ici question pour moi de faire « l’apologie de la chose militaire ».

Cordialement

26 03 2008
Françoise

Pierre,

Ne vous souciez pas trop, il n’y a rien d’urgent. merci de votre gentillesse.

26 03 2008
Pierre Chantelois

Guy

Merci infiniment pour la précision.

Françoise

Merci pour votre patience 🙂

Pierre R. Chantelois

27 03 2008
décembre

War is a racket ! Period !

Sarko et tous ces enfants d’nénannes de politiciens véreux aussi.

Les peuples de presque tous les pays qu’on prétend des démocraties sont contre cette guéguerre comme ils étaient contre la boucherie en Irak.

Mais pour les chefs démocrates, l’opinion des gens ne compte pas. Seul compte les intérêts des riches qui les mènent en coulisse, qui tirent les ficelles de ces marionnettes que nous élisons comme les imbéciles que nous sommes.

À bas le vote, à bas la fausse démocratie….vive l’anarchie, seul chemin qui reste pour la personne humaine. RESIST.

27 03 2008
Pierre Chantelois

Décembre

Il y avait longtemps que je n’avais lu un réquisitoire sous cette forme. Cela me rappelle mes années d’anarchiste des années 65. Au-delà du souvenir, il y a un fond de vérité que je ne peux nier dans votre commentaire puisqu’il a été mien pendant des années.

Pierre R. Chantelois

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