Canada – Stéphane Dion, endetté, incapable de leadership, se voit montrer la porte !

28 03 2008

Sur le site du Parti libéral du Canada, section Québec, on peut y lire : « Le 2 décembre 2006, lors du plus palpitant congrès d’investiture de l’histoire du Parti libéral, Stéphane Dion a été élu 11e chef du Parti libéral du Canada au quatrième tour ». La stratégie à trois volets de M. Dion, comprend la prospérité, la justice sociale et la viabilité environnementale. Au lendemain des dernières élections partielles, Alain Dubuc, du quotidien La Presse, écrivait : « Les élections partielles de lundi dernier ne sont qu’une station de plus dans le long chemin de croix de Stéphane Dion. Les résultats de ces quatre partielles confirment ce qu’on sait depuis longtemps : M. Dion n’a pas ce qu’il faut pour susciter l’adhésion des électeurs ni pour diriger un parti ». Monsieur Dubuc va très loin dans son commentaire : « Le chef libéral n’a pas le potentiel pour mener son parti à la victoire. Qu’il n’est pas dans une position pour menacer le gouvernement conservateur minoritaire, et encore moins le renverser. Qu’il n’a pas non plus réussi à s’imposer dans son propre parti, à panser ses plaies et à en refaire l’unité ». Le coup de grâces vient d’être donné. Les forces libérales sont aux aboies. Force est d’admettre que nous sommes loin de cette profession de foi de monsieur Dion qui déclarait, il y a quelques temps, déjà, qu’il avait l’intention de devenir premier ministre.

On en est rendu là. L’idée de destituer Stéphane Dion circule. Pour le député de Hull-Aylmer, Marcel Proulx, « une tempête dans un verre d’eau même pas plein ». Les critiques envers M. Dion et son lieutenant politique, Céline Hervieux-Payette, ont fini par déboucher sur cette hypothèse. Pierre-Luc Bellerose, ex-candidat du PLC, affirme avoir des appuis au sein du caucus et du parti pour recourir à l’article (3.7.1) qui prévoit qu’on peut retirer la carte de membre du PLC à un militant. La procédure n’a jamais été utilisée par le parti et est hautement symbolique. Se servir de ces statuts et règlements du parti viserait rien de moins que de montrer la porte au chef des libéraux, Stéphane Dion. La fronde contre le chef vient donc du Québec. Pour Pierre-Luc Bellerose, un scrutin au printemps serait un suicide politique. Le PLC ne peut se fier que sur l’Ontario et les provinces maritimes pour obtenir des votes.

Au Québec, le nombre de membres est en chute libre et plusieurs circonscriptions n’auraient même pas de candidats à présenter, rapporte Info690. Stéphane Dion n’a plus le contrôle de son parti au Québec et l’organisation ne lui obéit plus. Les résultats mitigés du PLC au Québec lors des élections partielles du 17 mars dernier auraient aggravé la situation, poursuit Pierre-Luc Bellerose. « La pression est de plus en plus forte pour que M. Dion quitte son poste, dit-il. Le moyen que nous envisageons est draconien, certes, mais nous espérons que le chef comprendra le message et qu’il quittera ses fonctions de lui-même », a déclaré monsieur Bellerose. « En abandonnant le poste de chef dans les prochaines semaines, M. Dion permettrait au parti de se choisir un nouveau chef et de se refaire des forces pendant l’été en vue d’un scrutin à l’automne ».

Pour Stéphane Dion : « C’est un citoyen privé qui a donné son opinion, rien de plus. Le parti travaille très fort et on entend gagner ». Denis Coderre qui a toujours le mot juste pour régler les situations encombrantes appelle les militants au calme : « Je demande aux gens de rester calmes, de ne pas partir en peur. On a un chef, il va être là à la prochaine campagne électorale ». Y aurait-il un tsunami appréhendé ? Bellerose ? « C’est un gros « trip » médiatique qu’il se paye. C’est bien plus pour ça qu’il doit le faire. On le sait tous qu’il n’est pas un fervent défenseur de M. Dion », ajoute Denis Coderre. « C’est malsain. Il peut y avoir des conflits de personnalités, mais agir de la sorte en public, c’est un manque de respect. Il faut commencer à être loyal envers le parti », a déclaré Denis Coderre au Devoir.

Denis Coderre est un homme occupé. En même temps qu’il défend son chef, il participe à des levées de fonds. Un homme d’affaires libéral a indiqué à La Presse que le député Denis Coderre lui avait demandé 1000 $ pour un cocktail privé, organisé dans le luxueux appartement de Mark Bruneau, collecteur de fonds, destiné à une levée de fonds pour éponger la dette de Michael Ignatieff qui s’élève à 750 000 $.

Pierre-Luc Bellerose n’est pas le seul à élever la voix. Plusieurs l’ont fait depuis quelques semaines. Dans une entrevue exclusive accordée à La Presse, l’un des vice-présidents les plus actifs du PLCQ, Steve Pinkus, a décrit le parti comme une « famille dysfonctionnelle » et appelé Stéphane Dion à intervenir de toute urgence. « On n’avance pas. Au contraire, on recule. Depuis un an, on recule », s’est plaint Steve Pinkus.

Le Vice-président du PLCQ a confirmé indirectement qu’il existait une guerre interne. « M. Dion doit brasser les choses. Ce n’est pas son lieutenant qui est en train de le faire. Ce n’est pas son président qui est en train de le faire. Ils sont en guerre civile entre eux ». Eux, c’est le président du PLCQ, Robert Fragrasso, et la lieutenante du Québec, Céline Hervieux-Payette. La fronde organisée par deux membres du parti contre Robert Fragrasso fut vouée à l’échec. Mais les séquelles sont encore bien présentes. « La résolution du problème, hier, a été ridicule. Ils n’ont fait que mettre un pansement sur une plaie béante et purulente », a expliqué Steve Pinkus.

D’autres voix jugent sévèrement Stéphane Dion et son entourage. L’ancienne ministre libérale Liza Frulla considère que Stéphane Dion manque d’instinct nécessaire et que sa lieutenante au Québec, la sénatrice Céline Hervieux-Payette, ne parvient pas à établir de lien avec les organisateurs libéraux de la base.

Stéphane Dion n’est pas au bout de ses peines. Sa longue campagne au leadership, en 2006, lui a coûté près de 1,7 million de dollars. Quinze mois après sa victoire, il doit toujours quelque 750 000 dollars à ses créanciers.

En mars dernier, Michel Vastel écrivait, dans le Journal de Québec, que : « Depuis 15 mois qu’il est chef de son parti, Stéphane Dion n’a pas réussi à s’imposer. C’est ce qui le perdra d’ailleurs : la pâleur de son leadership permet aux vraies étoiles du PLC – Michael Ignatieff, Bob Rae, Gérard Kennedy, et même Denis Coderre – de briller. Il ne manquera pas de prétendants lorsqu’il quittera son trône. Stéphane Dion s’est rabattu sur la sénatrice Céline Hervieux-Payette, la décision la plus mauvaise de toutes. Qu’on ne s’étonne pas que le parti ne soit pas prêt à tenir des élections : élue en 1979 mais battue en 1984, Mme Hervieux-Payette n’a pas eu une carrière très brillante aux Communes, survivant à l’aide d’intrigues dans les diverses courses à la direction du parti. Battue à deux reprises en 1988 et en 1993, elle est confortablement installée au Sénat depuis 1995. On disait de Claude Ryan qu’il ne savait pas choisir ses lieutenants. On dira la même chose de Stéphane Dion ».

Stéphane Dion déclarait, le 18 mars, soir des élections complémentaires, après la victoire de Bob Rae, Martha Hall Findlay et Joyce Murray : « Le leadership, c’est de savoir qu’on ne peut pas réussir seul. On doit faire équipe avec les Canadiens. Je suis un joueur d’équipe et je suis un bâtisseur d’équipe. Et ce soir, c’est clair que j’ai une bien meilleure équipe que Stephen Harper ». Depuis peu, rien n’est moins sûr.

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17 responses

28 03 2008
Gilles

Personnellement, j’ai une autre explication de son insuccès en tant que chef de parti ; bien sûr il n’a pas de charisme, mais d’autres en étaient dépourvus (John Diefenbaker), bien sûr il n’est pas miroitant, mais d’autres semblent ternes (Lester Pearson et John Manley), bien sûr il n’est pas bilingues, mais d’autres ne l’étaient pas plus (Jean Chrétien). Alors ? Stéphane Dion est un idéaliste, et la fréquentation des politiques, des fonctionnaires, des hommes de parti à Ottawa a sans doute — c’est mon hypothèse — détruit la vision idéale qu’il se faisait du Canada. Il est aussi un idéologue, et l’exercice du pouvoir, ne serait-ce que dans la « loyale opposition » est faite de compromis, surtout dans un milieu anglo-saxon comme Ottawa ; et les idéologues ne savent pas faire de compromis.
 
Sur une note plus spéculative, je dirais que Stéphane Dion est comme Robespierre, bien qu’il ait dit souvent dans des conférences ne rien détester plus que la Révolution Française (ou du moins ses excès) : un esprit pur. Ce sont les plus dangereux, mais à la différence de Robespierre, M. Dion n’a pas de pouvoir, et les membres de son parti n’ont pas ses capacités intellectuelles, ni sa vision. Il faut noter que Robespierre n’a été « lâché » par ses partisans que dans les derniers jours, quand il a voulu devenir un homme d’action ; cela a un rapport avec le chef du parti Libéral du Canada : ses partisans le lâchent, semble-t-il, au moment où il n’est plus lui-même, comme Robespierre.
 
My two cents worth, comme on dit.
 

28 03 2008
Pierre Chantelois

Gilles

Benoit Aubin, du Journal de Montréal, écrivait, dans sa chronique de jeudi : « Stéphane Dion savait très bien dans quelle galère il s’embarquait en faisant le saut en politique fédérale. Il pouvait compter sur les conseils d’un des experts les plus renommés, un intellectuel vedette, qui avait conseillé tous les chefs politiques du Québec depuis Jean Lesage : le regretté Léon Dion, son propre père. «Ne va pas en politique, conseilla-t-il à son fils, toutes sortes de gens tenteront de te définir dans leurs termes à eux. Pour les vrais politiciens, tu ne seras jamais qu’un intellectuel égaré parmi eux; pour les vrais intellectuels, tu ne seras plus qu’un autre politicien ».

La question est donc de savoir si le Parti libéral du Canada avait besoin, a besoin et aura encore besoin d’un idéaliste, comme vous l’écrivez si bien. Et je partage entièrement votre opinion selon laquelle : « Dion est aussi un idéologue, et l’exercice du pouvoir, ne serait-ce que dans la « loyale opposition » est faite de compromis, surtout dans un milieu anglo-saxon comme Ottawa ; et les idéologues ne savent pas faire de compromis ».

Un point sur lequel je diffère avec vous lorsque vous écrivez : « les membres de son parti n’ont pas ses capacités intellectuelles, ni sa vision ». Michael Ignatieff est de la trempe de Dion, sinon qu’il le dépasse en capacités intellectuelles. À mon avis. Ignatieff, écrivait, en décembre 2005, Antoine Robitaille du Devoir, « a été professeur d’histoire à Cambridge, en Angleterre. Il est alors devenu une star des médias électroniques britanniques, notamment à la BBC. Puis, il a été embauché à Harvard, où il dirige le Carr Center for Human Rights Policy, rattaché à la Kennedy School of Government. Dans le monde médiatique, on l’a retrouvé ces dernières années dans le New York Times Magazine. C’est un peu le Bernard-Henri Lévy du Canada anglais : un intellectuel flamboyant doté d’un statut de célébrité ».

Personnellement, je n’ai aucune sympathie pour Stéphane Dion. Son arrogance, ses prétentions, le ton hautain et professoral en font un politicien éloigné – mais complètement – de ce qui devrait caractériser un chef de parti qui veut mener ses membres à la victoire : charisme, sens de la communication populaire, leadership et sens de l’innovation.

Pierre R. Chantelois

28 03 2008
Gilles

Tu as raison en ce qui concerne M. Ignatieff, mais je dirais qu’il n’est pas « un membre du parti » comme les autres, et j’aurais dû dire : lâché par les militants (quoiqu’il semble que Dion ait reçu un avertissement de la part des dirigeants du parti Libéral, car il n’est pas dans son style de jouer les préfets de discipline, malgré son autoritarisme, donc il serait lâché par la tête et par la base). Et, à bien y penser, Ignatieff est un idéologue lui aussi…
 
Bref, je parie que Bob Rae fera un bon chef du PLC. D’ailleurs, il semble que Rae (et Ignatieff) « grenouillent » déjà, comme disait le Général.
 

28 03 2008
Pierre Chantelois

Gilles

Si vous aviez mentionné Bob Rae dès le départ, je vous aurais dit immédiatement mon accord complet. Bob Rae a l’étoffe d’un chef, mais le parti se méfiera toujours de ce transfuge néo-démocrate. Pour ma part, il est peut-être le seul à mener le parti au pouvoir si l’Ontario lui pardonne son passage chaotique à la législature ontarienne.

Pierre R. Chantelois

28 03 2008
guy

Bonjour Pierre
Bonjour Gilles

Bon je me lance..et croyez moi ajouter un commentaire aprés vous messieurs… mais bon ce sujet me passionne sinon je tourne la page.

Voilà le point de vue d’un Béotien tant pis !

Je crois que les dernières prises de position de M.Dion sur l’Afghanistan ou Kyoto ont tardé et manquaient de netteté, (pas assez de Charisme ?), les Québécois, pas mal de Canadiens d’autres provinces, la base du PLC ne doivent pas aimer cela.

Donc ça branle dans le manche.

Il faut appeler un chat un chat… même en politique.

Les Québécois ont souvent choisi les libéraux mais, en ce moment, ils sont certainement déçus par l’attitude de Dion, qui vise peut être un peu trop haut au dessus de leur tête, dans une grande vision d’un canada bilingue unifié etc…. manque de vision…? !

Et puis serait-il encore temps pour le PLC de se choisir un nouveau chef dans le cas d’une « élection anticipée déclenchée par M. Harper », avec l’appui de MM. Layton et Duceppe?

Pas sur… ouf la surprise du chef.

Et que penser de la poussée des verts ? Voilà un parti qui réussit 13% de voix dans Vancouver. (sans que ce parti est voix au chapitre ! Anormal…)

Moi Je ne souhaite pas aux Canadiens d’avoir M.Dion pour premier ministre.

Le Canada a besoin d’un Obama; quelqu’un qui serait capable de soulever les foules, de stimuler l’intérêt des citoyens pour ce qui se passe du cote politique, et ce dans toutes les provinces ? (quel tour de force).

Dion devrait partir car il n’est pas bon, mais qui le remplacerait ?

Ça va grenouiller un bon moment….

28 03 2008
Gilles

Si les Ontariens ne pardonnent pas à Bob Rae son socialisme [je plaisante], il reste Denis Coderre, un Grand Canadien !
 
Autre hypothèse : Justin Trudeau.

28 03 2008
guy

La posture de J.Trudeau sur le bilinguisme est loin d’être parfaite…En remettant en cause l’existence d’un système scolaire francophone distinct pour prôner qu’ il serait peut-être «moins cher» d’avoir un seul réseau, bilingue…
Inquiétant car c’est exactement dans cette direction que se trouve la disparition du Français comme langue officielle du Québec.
« Si j’ai offensé les Acadiens et les francophones vivant en situation minoritaire, je tiens à m’en excuser publiquement», écrit-il »
c’est trop tard le mal est fait.
Je suis allé sur le blog de Denis Coderre ,s’il me répond je vous le ferai savoir,mais je n’ai trouvé aucune piste parlant de la minorité Québécoise ..et da la langue Française…

28 03 2008
Pierre Chantelois

Guy

Il est clair que les libéraux voudraient trouver un Obama miraculeux qui viendra les sortir du marasme dans lequel ils plongent depuis le scandale des commandites. Objectivement – si tant est que je puis l’être avec le cas de monsieur Dion – il reste un espoir, Bob Rae. Sauf qu’il a laissé des marques particulièrement négatives comme premier ministre néo-démocrate en Ontario. Son passage a coûté très cher en déficit budgétaire. Michael Ignatieff a dû céder sa place à Stéphane Dion. Il n’a pas su gagner les votes des délégués au Congrès du parti. Qu’en serait-il en élections générales? Les libéraux fédéraux sont dans une situation très difficile. Ils sont marqués au fer rouge depuis les récents scandales. Voilà pourquoi le peuple canadien n’a donné sa préférence à aucun parti pour une majorité gouvernementale. Les partis régionaux, comme le Bloc québécois, le Parti néo-démocrate et les Verts fractionnent le vote. Et les deux grands partis nationaux en subissent les contrecoups. Conservateurs et libéraux se relaient pour la première place dans les intentions de votes.

Les verts, Guy, risquent d’être un parti marginalisé. Comme les autres tiers partis. Le Canada est complexe en raison de la présence des provinces qui exercent un clivage linguistique, culturel et politique. Terre-Neuve voudrait bien retrouver son indépendance et son rattachement à l’Angleterre. L’Alberta est surnommée le Texas de l’Ouest. Vancouver est maintenant bilingue : anglais et chinois. Les deux provinces centrales, l’Ontario et le Québec, sont les plus populeuses.

À travers tout cela, le Canada a un mal fou à renouveler son fédéralisme centralisé et à déconcentrer ses pouvoirs vers les provinces. Sans le renouvellement du fédéralisme canadien, nous vivrons ainsi, en crise permanente, pour longtemps encore.

Gilles

L’évocation de ces deux noms, mon ami, a de quoi hérisser nos poils! Vivrons-nous une saga familiale au Canada? Après Pierre-Elliot, Justin. Oufff.

Pierre R. Chantelois

28 03 2008
Gilles

Sage Pierre,
 
Tu sais bien que Denis Coderre et Justin Trudeau sont ironie de ma part. Pour tes lecteurs européens, africains, asiatiques, disons que les Québécois élus au gouvernement central (Trudeau père, Chrétien, Coderre, Trudeau fils et les autres) sont les plus acharnés adversaires du Québec ; ils nient leur appartenance à la nation québécoise, s’imaginant qu’une nation plus nombreuse, la canadienne, est ipso facto plus « réelle » [Il y a des exceptions, Brian Mulroney par exemple, du parti Conservateur, les autres étant tous Libéraux]. Mais il y a un autre aspect, moins politique (au sens noble) : ce sont en fait des apatrides préoccupés seulement par l’économie.

28 03 2008
Pierre Chantelois

Gilles

Venant d’un homme aussi informé de la chose politique, j’avais tenu pour une boutade cette petite remarque au bout de laquelle je n’avais pu formuler qu’un Ouf bien senti 😉

Et de ce dernier commentaire, je n’ai rien à ajouter sinon que je l’endosse entièrement.

Pierre R. Chantelois

28 03 2008
guy

Gilles écrit : Ils nient leur appartenance à la nation québécoise, s’imaginant qu’une nation plus nombreuse, la canadienne, est ipso facto plus « réelle ». Puis-je ajouter de ce coté de l’Atlantique : voilà le véritable risque pour le peuple québécois : être « digéré » un jour ou l’autre par le Canada « bilingue »…au début…

Bonsoir à tous

28 03 2008
Pierre Chantelois

Guy

Bien évidemment que le Québec risque d’être digéré par le ROC (Rest of Canada). C’est pourquoi nous devons garder en nous l’esprit du village gaulois, si cher à Gosciny 🙂

Pierre R. Chantelois

28 03 2008
guy

Pierre

Que doit on penser de cet article sur radio-canada ce soir

« France-Canada : Une relation redéfinie »

info/intox vous avez des échos de l’autre coté ???

Je suis bouche-bée !

Cordialement

29 03 2008
Gilles

Je pense que Nicolas Sarkozy souhaite maintenir cette relation privilégiée avec la province, mais évidemment dans une stratégie de non-opposition au Canada.
   — Jean-Pierre Raffarin
 
Autrement dit, la politique de la France ne changera pas, à mon avis. De toutes manières, il appartient au Québec de faire son indépendance.
 
À ce propos, une anecdote : De Gaulle a écrit une lettre de soutien [autographe, fait rarissime] au premier ministre Daniel Johnson en 1967, qui est restée sans suite. Selon Jean Loiselle, René Lévesque [encore député libéral à l’époque] était très nerveux à la fois de la visite, et du soutien de la France à l’indépendance :
 
Cette exubérance m’inspirait en fait un vague malaise, car rien ne me semblait moins indiqué qu’un tel recours à la cause extérieure, si prestigieuse fût-elle.
 
In René Lévesque, Attendez que je me rappelle, 1994. Et la réaction de Yves Michaux selon Loiselle :

Ces deux députés libéraux ont les oreilles dans le crin et trouvent ça absolument inconvenant! Que l’on accepte l’invitation d’un gouvernement et qu’on vienne ensuite se mêler des affaires internes du pays, ça les révulse. Ils n’étaient pas très heureux ce soir-là.
 
Autrement dit, le Québec se crée suffisamment d’obstacles lui-même ; le rapprochement éventuel de la France et du Canada n’aggravera pas la situation.
 

29 03 2008
Pierre Chantelois

Yves

Difficile d’ajouter à ce qu’expose brillamment Gilles. Je voudrais toutefois préciser ceci : la France fait davantage d’échanges avec la province de l’Ontario, depuis ces dernières années, qu’avec le Québec. Les entreprises françaises ont tendance à établir leur place d’affaires à Toronto. L’axe France-Québec n’est déjà plus ce qu’il a été. C’est plutôt maintenant l’axe France-Ontario : « En raison du poids de l’Ontario dans l’économie canadienne, cette province est de mieux en mieux prise en compte par nos entreprises qui y trouvent un moyen commode, en y prenant pied, d’aborder au delà du marché canadien celui des États-Unis. À ce jour, on peut dénombrer près de 200 implantations françaises en Ontario (employant environ 30.000 personnes), dont la plupart de nos grandes multinationales. Ces dernières années ont été le témoin de nombreuses opérations d’implantations françaises dans des domaines très variés. L’Ontario accueille environ 40 % de notre Investissement direct étranger (IDE) dans ce pays. Le volume des échanges entre la France et l’Ontario a atteint 3 087 millions de CAD en 2006, soit une progression de 11 % par rapport à 2005 (2 741 millions de CAD). Ce résultat est le reflet de la dynamique de coopération qui s’est installée entre la France et cette province, premier marché canadien ».

Autre sujet intéressant : « des organismes de défense de la langue française dénoncent le fait que près de 600 étudiants français profitent d’une entente entre le Québec et la France pour venir étudier à bas prix dans les universités anglophones. Plutôt que de débourser des dizaines de milliers de dollars pour une formation dans les universités américaines, 582 étudiants français payent le même montant que les Québécois, soit 1768 $ (1.096,70 Euros) par année en moyenne, pour étudier à McGill, Concordia ou Bishop en vertu d’une entente de réciprocité avec la France ». Les frais des études dans les universités anglophones McGill et Concordia de Montréal sont de l’ordre de 3000 $ (1.860,91 Euros) par an pour les Québécois et les Français, de 6000 $ (3.721,83 Euros) pour les Canadiens non québécois et de 13 000 $ (8.063,98 Euros) pour les étudiants étrangers. L’entente est une « véritable mine d’or » pour les Français faisant des études en anglais, un effet paradoxal pour un accord qui visait «à consolider le fait français au Québec», a fait valoir Radio-Canada.

J’ai grand hâte de prendre connaissance de la nouvelle politique de monsieur Sarkozy sur cette question des relations commerciales et culturelles avec le Canada.

Pierre R. Chantelois

29 03 2008
guy

Pierre,
Gilles,
Merci beaucoup pour cet éclairage..
D’accord avec Gilles pour dire que la France n’a rien à voir mais alors rien ..dans une stratégie ou une forme quelconque d’encouragement d’Autonomie provinciale pour le Québec…
vous ètes « bien assez grands » les Québecois pour décider ce qui est bon pour vous.
Nous n’allons pas recommencer à écrire cette page d’ histoire manquée.
L’amitié,la compréhension entre deux peuples ne suppose en rien l’ingérence !
Ne reste à mon avis que la défense IN-DI-SPEN-SA-BLE de la Francophonie.Point barre.
Merci pour les liens et bonne fin de semaine.

20 09 2008
Steve

Je dirai que le fait qu il est une grande quantité de parti electoral .
Aussi les media et leur propagande . Cela renvoi une image négative au citoyen dans leur choix de parti politique . Souvent les gens change d idée a plusieur reprise juste a cause d opinion de bouche a oreille sans connaitre pour autant aucun sujet concret de politique . Pour ma part le parti du bloc quebecois a eté fonder dans le but de faire la séparation du québec . Pour cela , je trouve apres son echec flamboyant il devrai ce retiré totalement . Surtout que la seul utilité qu il a presentement est de volé des votre dans les élection tout en éssayant de faire pencher la balance au party qui fait plus son affaire coté finance . Mais notre pay est le canada et non le quebec . Je trouve que le vote le plus logique je dit bien , serai le parti conservateur . La raison est simple , tout personne censée connaisant les finance serai que les enjeux son tres grand .
Les etat-unit son dans une tres mauvais posture financierement et pour ne pas sombrer avec eux les coupure dans des projet unitil sera une nécessité pour la survie financiere du Canada . Le vote le plus favorable a l économie serai les conservateur , le vote le moin favorable serai le parti liberal avec ca taxe du carbonne qui rendrai les petit compagnie en faillite si le prix du gaz ne la pas deja fait . Pour ceux qui ne save pas vraiment quoi faire il reste toujour le parti vert qui ne sera jamais élu et le parti quebecois qui défent nos droit tout en ce foutant des finance du reste du pay . Met ecri ne son pas une opinion mais plutot une explication logique du moment present en matiere de politique .

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