Chasse aux phoques : d’un côté, les chasseurs avec leurs gourdins, de l’autre, les opposants avec leurs caméras

31 03 2008

Le Canada a souvent été caractérisé par l’inhumanité de sa chasse aux blanchons, ces bébés phoques, appelés loups-marins aux Iles, écorchés sur les banquises. Ces images insupportables, dénoncées par les défenseurs des animaux, ont fait le tour du monde. Le quota autorisé par le Canada, cette année, est de 275.000 phoques, un chiffre supérieur à celui de 2007. Les produits issus de la chasse aux phoques sont interdits aux États-Unis, aux Pays-Bas et en Belgique. L’Union européenne pourrait emboiter le pas en interdisant, à son tour, tous les produits issus de cette chasse. En 1983, elle proscrivait la vente des peaux blanches.

Plus d’une quinzaine de bateaux, transportant près de 100 chasseurs, avaient quitté les côtes des Iles-de-la-Madeleine pour se diriger vers le détroit de Cabot, entre la Nouvelle-Ecosse et Terre-Neuve-et-Labrador. Et encore cette année, les opposants à cette chasse, qui peut durer de deux jours à deux semaines par an, ont suivi ces départs. D’un côté, les chasseurs avec leurs gourdins, de l’autre, les opposants avec leurs caméras. Annuellement, c’est la chronique d’une guerre annoncée.

En deux ou trois jours, un chasseur peut gagner, si la chasse est bonne, 2000 $ (1.240,61 €). « David contre Goliath ». C’est ainsi que Denis Longuépée, représentant de l’Association des chasseurs de loups-marins, décrit, au quotidien La Presse, la position des siens face aux groupes contre la cruauté envers les animaux. « Nous n’avons pas leurs moyens ». Les chasseurs madelinots les ont appelés des « animalistes », puis des « abolitionnistes ». Cette année, tous se sont passé le mot : les membres de ces groupes sont des « profiteurs ». De son côté, la Humane Society of the United States (HSUS) consacre sa page d’accueil au « pire massacre de mammifères marins sur Terre ». La HSUS dénonce aussi l’interdiction qui est faite par le gouvernement du Canada de filmer sur place la chasse aux phoques.

Comme il fallait s’y attendre, les dénonciations n’ont pas tardé de part et d’autre. Des militants des droits des animaux qui se positionnaient pour observer la chasse ont insisté pour dire qu’au moins quelques chasseurs ne respectaient pas les nouvelles règles vouées à rendre la chasse plus humaine. De l’autre, le gouvernement fédéral s’appuie sur les lois sur la navigation commerciale pour tenter de tenir le Farley Mowat, propriété de la Sea Shepherd Conservation Society, hors des eaux canadiennes. Le Canada n’est pas au bout de ses peines en raison du fait que le Farley Mowat est enregistré comme un bateau de plaisance et non comme un navire commercial aux Pays-Bas. La surveillance ne s’arrête pas là, il va sans dire. Paul Watson a affirmé que le Farley Mowat était « un navire danois comptant sur un équipage international » et a dit croire que l’on ferait face à « un incident international si le Canada essayait de stopper le navire danois ». La Humane Society of the United States (HSUS) et le Fonds international pour la protection des animaux survolent, de leur côté, les chasseurs en hélicoptère pour observer et surveiller la pratique controversée.

Le Canada, qui cherche désespérément à protéger cette activité commerciale et lucrative (la saison 2006 a rapporté quelque 25 millions de dollars, soit près de 16 millions d’euros, contre les atteintes des groupes de pression internationaux, a réglementé cette chasse en fixant trois étapes pour avoir le droit de tuer un phoque : les chasseurs doivent d’abord abattre l’animal à l’aide d’un fusil ou d’un gourdin, puis vérifier qu’il est bien mort avant de le saigner en lui tranchant les artères. Cette nouvelle méthode a été instaurée pour répondre aux critiques disant que certains chasseurs retiraient la peau d’animaux encore vivants. Mais le Canada ne semble pas avoir convaincu les groupes de défense des animaux. Les acheteurs sont toujours prêts à se procurer ces peaux, comme la Norvège, la Russie et la Chine. La graisse sert à fabriquer des cosmétiques.

Un drame humain est venu interrompre cette chasse. Michel Plamondon, porte-parole du ministère canadien de la pêche, a confirmé qu’un bateau transportant des chasseurs canadiens a chaviré dans l’est du Canada, faisant trois morts. Sur les six personnes que transportait le bateau de pêche, L’Acadien, deux seulement ont été sauvées (…) Trois membres d’équipage décédés ont été repêchés de l’eau. Le quatrième est encore porté disparu. Les opérations de recherche pour retrouver l’homme qui manque toujours à l’appel ont été interrompues. Le Centre de coordination de recherche et sauvetage d’Halifax estime que les chances de survie de la personne disparue sont « pratiquement nulles dans les circonstances actuelles et les conditions glaciales de l’eau ». Un malheur n’attend pas l’autre. Par ailleurs, sept chasseurs de phoque ont eu la vie sauve après avoir abandonné leur bateau au large du Cap-Breton. Leur bateau, l’Annie Marie, a coulé dans les mêmes eaux glacées où L’Acadien II avait chaviré. Les sept chasseurs ont attendu sur la banquise l’arrivée de l’hélicoptère qui les a secourus.

À Cap-aux-Meules, qui regroupe la plus importante concentration d’habitants de cet archipel québécois, l’accident est durement ressenti. Et la colère est vive sur l’archipel : l’Acadien a chaviré alors qu’il était remorqué par un brise-glace des garde-côtes. Il a foncé dans un morceau de glace, alors que le brise-glace continuait à accélérer. Les autres bateaux qui mouillaient au large ont rebroussé chemin et sont revenus à bon port. « La Garde côtière fait habituellement du travail exceptionnel, il doit y avoir eu une erreur humaine quelque part », a commenté Claude Deraspe, le capitaine du Santa Christina, revenu de la zone de chasse. Pour sa part, le surintendant de recherche et sauvetage à la Garde côtière canadienne, Mike Voigt, a fait valoir que la Garde côtière remorquait plus de 600 embarcations par année, mais qu’il s’agissait toujours d’une opération à haut risque quand la glace est épaisse. Selon M. Voigt, il revient aux membres de l’équipage de décider s’il reste à bord de leur bateau durant le remorquage.

Une habitante de l’archipel québécois des îles de la Madeleine a confié au quotidien La Presse : « Avec toute la controverse sur la chasse aux phoques, tout ce que je souhaite, c’est qu’il n’y en ait pas qui se réjouissent de ça ». Lise Grenier, directrice du service d’aide à l’emploi de l’archipel, précise que : « Les chasseurs sont fiers, pas d’avoir les mains pleines de sang, mais fiers de ramener du pain ».

Si vous avez le courage de regarder des images d’une cruauté repoussante, voici une vidéo qui circule sur le Net et qui donne au Canada la réputation qu’il mérite. Entre temps, voici une vidéo qui nous réconcilie avec la vie.

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30 responses

31 03 2008
Françoise

Pierre,

Il est évident que cette chasse aux bébés phoques est une horreur, et sans doute pourrait-on la faire cesser si on en avait la volonté.

Les chasseurs n’ont-ils que ce moyen de gagner de l’argent ? C’est quand même une « activité » très ponctuelle, vivent-ils du produit de leur chasse toute l’année ? S’il y a des façons « plus humaines » de s’y prendre, pourquoi ne les utilisent-ils pas ?

Il est toujours triste que des hommes meurent, je ne pense pas que l’on puisse s’en réjouir. Les accidents en mer ne sont pas rares, les pêcheurs en savent quelques chose.

31 03 2008
Pierre Chantelois

Françoise

Je crois sincèrement que cette pratique, qui gêne le Canada et met à mal sa réputation, se terminera le jour où les pays refuseront eux-mêmes de vendre ces fourrures issues des blanchons. Entreprise lucrative de 25 millions de dollars (15,54 millions €), aucun gouvernement ne veut avoir à supporter une main-d’œuvre sans emploi en raison de la cessation de ces activités lucratives de chasse. Malheureusement.

Pierre R. Chantelois

31 03 2008
Françoise

Pierre,

Il est bien évident que s’il y a acheteurs, il y a « vendeurs ». On peut en effet espérer que les « amateurs » finiront par comprendre que l’on peut se vêtir, et à moindres frais, autrement que de peaux de bêtes, à tout le moins de celles des animaux sauvages. On trouve d’excellentes fourrures d’animaux d’élevage, et de très belles « peaux » synthétiques…

31 03 2008
chantal serriere

Dur, dur, de quitter l’âge des cavernes, en effet!

31 03 2008
décembre

…..Dur, dur, de quitter l’âge des cavernes, en effet!….

En effet. S’agit d’aller faire un tour dans les usines de fabrication de porcs et de poulets de consommation.

Les phoques sont des millionnaires en vacances en comparaison.

En passant, qui a prouvé que l’homme « vivait » dans des cavernes ? Il s’y amusait mais y vivait-il ?

31 03 2008
guy

Je n’irai pas bien loin sur le sujet, une de mes amies à ouvert un site sur Dailymotion pour dénoncer la vivisection, l’abattage sauvage, la torture animale, les bébés phoques, les jeux sanguins mettant en scène des animaux, c’est inimaginable.

En fait je ne peux pas le visiter, c’est comment dire… insoutenable ?

J’y vais pour signer des pétitions.

Vous avez bien raison Pierre d’ouvrir votre note sur un sujet qui, la plus part du temps, est écarté d’un revers de la main ! Il s’agit d’animaux n’est ce pas ?

l’homme est carnivore !

Saviez vous que le filet de bœuf, pièce la plus tendre, se situe sur l’animal au seul endroit où le stress, qu’il subit lors de l’abattage est le plus faible?

Décembre a raison, l’abattage industriel s’opère dans des conditions sommaires,brutales,…!

La loi avance tout doucement ici et là sur la maltraitance animale.

Pour les fourrures, c’est un comble! Saviez vous que la Suisse ne prévoit pas de sanction contre le dépeçage des chats pour récupérer leurs fourrures ?

Pouah …

S’agissant du Canada c’est confondant,… un pas en avant, un pas en arrière. Que faire ? Dénoncer,trouver des alternatives,faire preuve d’imagination,
proposer des solutions,….puis légiférer.

Merci pour cette note et pour le lien sur la chanson de Beau Dommage par Delpech et Vanessa. J’adore cette chanson.

31 03 2008
Françoise

« S’agit d’aller faire un tour dans les usines de fabrication de porcs et de poulets de consommation. »

Il est plus nécessaire de manger que de porter des vêtements en peau de phoque, me semble-t-il. Si l’abattage ne se faisait pas dans des endroits spécialisés, on devrait abattre les animaux soi-même. Ce ne serait pas forcément mieux fait. Ou alors il faut choisir d’être végétarien.

31 03 2008
Pierre Chantelois

Chantal

En effet. Sous certains aspects, nous vivons encore à l’âge des cavernes.

Décembre.

Je n’ose même penser ou imaginer visiter ce type d’endroits.

Guy

Pour la rédaction de ce billet, j’ai dû visiter des sites qui montraient toute l’horreur de cette chasse. C’est pourquoi, un peu écœuré, j’ai préféré présenter un Phoque en Alaska de Beau Dommage. Tellement plus jubilatoire. Votre amie a un sacré courage de regarder, classer, présenter toutes ces vidéos sur la maltraitance. Mon dernier chat a vécu 21 ans.
Et c’est avec le cœur bien gros que j’ai dû le confier au vétérinaire tellement il était malade.

Je crois bien que sur la question des animaux, c’est binaire. On aime ou on aime pas. Au risque de paraître énorme dans ce que je dis, les défenseurs se retrouvent surtout parmi les personnes qui aiment.

Françoise

De plus en plus de personnes, dont un grand comédien de chez nous, Jacques Godin, sont des défenseurs et des promoteurs de l’option végétarienne. L’alternative est simple : carnivore ou végétarien. Une question me turlupine : est-ce que tous les défenseurs d’animaux regroupés au sein d’associations sont végétariens? 🙂

Pierre R. Chantelois

31 03 2008
Françoise

@ Décembre,

N.B. « qui a prouvé que l’homme “vivait” dans des cavernes ? Il s’y amusait mais y vivait-il ? »

Pendant la grande glaciation, ils ne vivaient pas tout au fond des grottes, mais d’après ce que l’on sait ils s’abritaient aux « entrées » l’hiver, et nomadisaient l’été.

Quelques exemples :

La Grotte des Huguenots

« Homo sapiens Paléolithique supérieur. Civilisation Aurignacienne, glaciation de WURM. – 37 000 à 27 000 ans. Habitat : Grotte de la Combe d’Arc (Chauvet) peut-être au Figuier et à l’abri des Pécheurs. » (Ardèche-Nature et randonnée

La grotte de Foissac

31 03 2008
Pierre Chantelois

Françoise

Oh! Des lectures en perspectives.

Merci.

Pierre R. Chantelois

31 03 2008
Françoise

« L’alternative est simple : carnivore ou végétarien. »

L’ennui c’est que l’homme est un vilain omnivore par nature. Pour un bon équilibre physiologique il faut manger de la viande… Et puis, qui sait si les haricots et les salades ne souffrent pas quand on les mange…

31 03 2008
Pierre Chantelois

Françoise

Qui sait si les haricots et les salades ne souffrent pas quand on les mange

Ma journée commence bien. Quel beau trait d’humour!

Pierre R.

31 03 2008
guy

Françoise soulève une vraie question !

Sans rentrer dans les détails de nos habitudes de consommations, rien n’est fait pour encourager une alimentation alternative… chercher un restaurant végétarien…?

Avant mon départ de la capitale Parisienne en 99 il me semble qu’il en avait ….deux ! Et pourtant on peut se nourrir convenablement sans viande, les japonais n’en consomment … jamais pour leur plus grand bien. Oui Françoise. les légumes il n’y a rien de tel… et il n’y a pas de honte à enfoncer la fourchette dans une belle aubergine … lol

Désolé d’avoir dérapé dans le sujet Pierre il s’agissait de vêtements. Tuer des animaux pour se vêtir, vraiment c’est l’age des cavernes.

Cordialement

31 03 2008
Pierre Chantelois

Guy

Ces petits dérapages sont sans conséquences et plaisent bien. Quelle belle expression : il n’y a pas de honte à enfoncer la fourchette dans une belle aubergine! Nous avons affaire à un fin gourmet.

Pierre R. Chantelois

31 03 2008
décembre

Bien sûr on peut consommer que du végé ou nous enfouir la tête dans le compost mais ça changera pas le sort réservé aux poulets, poules, poussins, porcelets, porcs, veau de lait et c’est pas parce qu’on les voit pas que ces endroits de torture n’existent pas.

C’est du respect avant et pour la mort dont je vous parle. Un coup de bâton sur la tête bien appliqué, té mort, dret là. L’agonie des animaux qu’on mange c’est moins drôle, pas mal moins.

Les cris de détresse des animaux sur terre sont ahurissants et il semble bien ici que vous êtes sourds. Ha les bébés phoques !

Faites une recherche sur les ours emprisonnés, il y en aurait 6000, tout le reste de leur vie dans un cage ou ils ne peuvent plus bouger, vidés vivants de leur bile pour satisfaire justement ces Japonais qui n’érectent plus ou si peu, à la recherche d’une potion magique, et que vous encensez comme des insensés.

Les Japonais vident tranquillement la mer de ses richesses en raclant les bas-fond comme des malades. Ça paraît pas du tout dans leur cas que le végétarisme donne l’intelligence. Salut.

31 03 2008
décembre

@Françoise

…..Située près de l’eau, orientée au Sud, elle a constitué un abri presque idéal pour les hommes préhistoriques…..Grotte des Huguenots

Abri, donc, temporaire n’est-ce pas ?
Bien sûr, il pleut, pourquoi pas la grotte là-bas ? Si on en profitait pour faire un feu, sécher nos vêtements et même dormir ce soir, on part demain à l’aube…On dessine pour passr l’temps ?
Vu comme ça, ok, les grottes étaient habitées par les humains comme les autres bêtes.

Mais ce que suggèrent souvent les livres et certains historiens, c’est que les hommes de ce temps étaient trop bêtes ou pas assez évolués pour se bâtir une maison. Ils vivaient donc dans des grottes. Je n’adhère pas du tout à cette théorie. Merci pour les liens.

1 04 2008
louis péloquin

Pierre, malgré ton impressionnant C.V. as-tu déja mis les pieds sur la banquise durant la chasse aux phoques?
Pas aux bébés phoques, c’est interdit depuis 1987.
Sans vouloir insulter personne, dans l’ignorance on s’abstient.

Visitez mon blog vous en saurez plus sur mon point de vue et sur certaines réalités rarement véhiculées.

http://echoduquebec.blog.ca/

Cpt louis Péloquin

1 04 2008
Pierre Chantelois

Decembre

Un jour j’ai visité un abattoir d’animaux. Je devais faire un reportage sur la question et j’étais en repérage. J’en suis sorti malade à vomir. Ma sensibilité n’a pu supporter ces images. J’ai confié le tournage à un assistant ne pouvant moi-même être témoin de cette action. Tout récemment, Radio-Canada a montré un reportage sur le transport au Québec de ces animaux menés vers l’abattoir. Aucune réglementation n’encadre ce transport. Une honte. Le manque de sensibilité et de préoccupation à l’égard des animaux – contrairement à l’Europe – fait cruellement défaut au Québec. Malheureusement. Nous pouvons donc sans difficultés imaginer le reste.

Louis

Je ne suis pas allé sur la lune, cela ne m’empêche pas d’avoir un intérêt pour l’astrologie, l’astronomie et la conquête des espaces. Je n’étais pas à Hiroshima ou à Nagasaki et cela ne m’a pas empêché d’être sensible – chaque année – à ceux ou celles qui se remémorent ces événements tragiques. Si j’ai commis une erreur, je suis prêt à le reconnaître. Je ne dois pas être le seul dans le monde à être sensible à la question de la chasse aux phoques.

J’ai consulté votre site et je suis en parfait désaccord avec cette affirmation : il y a une façon simple de résoudre une GROSSE partie du probleme,simplement en éliminant les permis d’observateurs émis a quiconque ayant l’intention de nuire a cette chasse de subsistance plus que centenaire et tout ce qu’il ya d’humanitaire surtout quand on compare avec l’abattage de tout ces animaux que l’on retrouve sous forme de « steak »,gigot,poitrine et cuisse dans l’étal de notre boucher du coin.

Ce n’est pas avec des arguments comme ceux-là que vous ferez avancer la cause des chasseurs de phoques. La censure n’a jamais été une solution. Je me serais abstenu personnellement de proposer une telle solution, monsieur.

Pierre R. Chantelois

1 04 2008
marjolaine jolicoeur

J’aime bien votre sensibilité à l’égard du sort des animaux, Pierre. C’est rare! Je suis végétarienne depuis plus de 35 ans (et végétalienne depuis près de 15 ans) et je suis la preuve – encore – vivante qu’on n’a pas besoin de manger des cadavres d’animaux pour vivre et être en santé. J’aime trop les animaux pour les manger.

Que ce soit un chat, un chien, une vache ou un phoque, quelle est la différence du point de vue de leur capacité à ressentir de la souffrance? Pour ma part, je ne mange pas ce qui a des yeux et une mère. Si vous connaissez une carotte qui a une mère qui pleure lorsqu’on l’amène à l’abattoir – comme le font les vaches avec leur veau – prière de nous en informer…

C’est vrai qu’on est pas plus intelligent ou plus pure quand on est végétarien. Mais on moins on n’est pas complice de tous ces massacres et de la douleur endurée par les animaux dans les transports ou à l’abattoir. On parle beaucoup de réduire notre « empreinte écologique »; il faudrait penser aussi à notre « empreinte de souffrance » sur les autres êtres vivants.

Oui, notre grand comédien Jacques Godin est végétarien (végétalien en fait); ce qui est admirable c’est qu’il a été autrefois un chasseur mais a été capable d’ouvrir sa conscience à la souffrance animale.

1 04 2008
Pierre Chantelois

Marjolaine

Je vous remercie de votre commentaire. Je vous remercie de la précision entre végétarien et végétalien. Me voilà enrichi d’un mot que je ne connaissais pas. J’en déduis toutefois qu’il vient de la racine végétal. Et j’en ai trouvé une définition sur Wikipedia.

Merci

Pierre R. Chantelois

2 04 2008
décembre

….Mais on moins on n’est pas complice de tous ces massacres et de la douleur endurée par les animaux ….

Nous ne pouvons tout de même pas prétendre à l’innocence puisque nous savons.

Pas complice dans l’acte mais complice par le silence et l’inaction.

………..

@Pierre

Vous êtes donc d’accord sur le fait que l’homme doit revoir sa relation avec l’animal, quel qu’il soit.

Selon un ami fermier qui élève des Long-Horn qui en passant vivent dehors toute leur vie, n’ont aucun abri sauf la petite forêt naturelle pour se protéger du vent en hiver, le bœuf qu’il tue ne se rebiffe pas, n’en a pas le temps, comme s’il acceptait de mourir pour nourrir l’homme.

L’homme est omnivore et je ne crois pas que la solution est dans le végétarisme, une sorte de religion fade. Jouir du sens du goût est plus important que les préceptes scientifiques sur la nourriture, d’après moi évidemment. Salut

2 04 2008
Pierre Chantelois

Decembre

Les choix alimentaires sont des choix individuels. Je les respecte. Mais je partage une opinion ferme sur la question : oui l’homme doit revoir sa relation avec l’animal. Et je le dis très haut.

Pierre R. Chantelois

2 04 2008
marjolaine jolicoeur

Decembre :

Manifestement vous ne connaissez pas toute l’étendu de la cuisine végétarienne. Bien des peuples, depuis des millénaires se nourrissent de couscous, de pois chiches, de lentilles, de riz, de tofu, etc. etc. On ne fait pas que brouter de la luzerne quand on est végé! On peut encore plus « jouir du sens » quand on sait que notre repas n’a pas été une source de souffrance pour un animal ou la planète.

Curieusement, c’est toujours le bœuf ou le chevreuil qu’on donne en exemples comme des animaux qui « acceptent de mourir pour l’homme« . Je suis certaine que mon chien Yogi ou ma chatte Shanti trouverait le concept assez absurde. Mangeriez-vous votre chat bien-aimé sous prétexte que vous avez faim de sa chair?

Il est vrai que les choix alimentaires sont des choix individuels. Mais si vous faites un peu de recherche sur le lien entre gaspillage des ressources planétaires et consommation de viande, il apparait que l’industrie des produits animaux est une catastrophe environnementale.

Il faut des quantités phénoménales d’eau et de céréales pour produire de la viande ( même si elle est dite bio), les animaux polluent massivement avec leurs déjections, la viande est liée à la déforestation et la perte de la biodiversité. Est-ce qu’il faut mieux donner les céréales aux humains affamés ou aux bœufs des pays nantis?

3 04 2008
Pierre Chantelois

Marjolaine

Merci de ces précisions. Vous êtes une personne convaincue et vous défendez bien votre point de vue. Il faut le respecter.

Pierre R. Chantelois

3 04 2008
Pierre Chantelois

Dernière heure

Le militant environnementaliste Paul Watson a déclaré, selon le quotidien La Presse, que la mort d’au moins trois chasseurs de phoques dans le golfe Saint-Laurent le week-end dernier est une tragédie, mais que le massacre de centaines de milliers de jeunes phoques est « une tragédie plus grande encore ». « L’un des chasseurs a dit qu’il s’est senti totalement impuissant en regardant le bateau couler avec certains de ses collègues à son bord, a dit M. Watson mercredi. Mais je ne peux imaginer quelque chose qui décrit mieux le sentiment d’impuissance et de peur qu’un jeune phoque sur la glace, incapable de nager ou de s’enfuir pendant qu’un gorille, cigarette au bec, s’approche avec un gourdin. Ce sont des tueurs vicieux ».

Je m’inscris en faux contre ce type de déclarations qui déshonorent le président de la Sea Shepherd Conservation Society. Un pareil amalgame n’est pas de nature à faire avancer la cause qu’il défend. « M. Watson a prouvé au monde entier qu’il n’a pas de courage et qu’il manque totalement de décence, a indiqué le ministre des Pêches et des Océans, Loyola Hearn, par courriel. Son désir de couverture médiatique est sans limite ».

Pierre R. Chantelois

9 04 2008
lola

J’aime également trop les animaux pour les manger. Je suis végetarienne et je vis très bien…

19 04 2008
Max

Bonjour,
Que faut-il attendre pour arrêter cela?
Que quelqu’un se bouge un peu les fesses, oui, mais qui le ferait?
Ces affaires sont en train d’être classées.
Si je peux vous dire à tous un petit conseil, n’ayez pas froid aux yeux. Il faut absolument que ces massacres s’arrêtent au plus vite!

Sinon, merci pour tous ces renseignements.

Max

19 04 2008
Max

Et lola, ils ne font pas ça pour les manger. Ils vendent leur fourrure de luxe très chère.
Quelqu’un m’a dit : « moi je ne tuerais jamais un phoque, mais je n’ai jamais vu ma famille mourrir de faim. ».
Je lui ai répondu : « Je suis d’accord avec toi, mais ceux qui meurent de faim, comment cont-ils jusqu’aux pôles/Canada? »

Je ne m’oppose pas à la chaine alimentaire ; mais là, nous ne sommes pas du tout dedans puisque c’est pour leur fourrure, et même si c’était pour manger, les anesthésier d’abord, un minimm!

Max

21 04 2009
Lolodusud

Pourtant, désormais, la chasse va continuer, j’en ai peur, depuis que le phoque se met dans l’assiette des grands restaurants, le lucre peut continuer, toujours le bon filon.
A quand les rillettes de con patenté ?

25 02 2010
Gil

Ben oui, c’est ça… Vivement le jour on l’Homme ne se nourrira que de pilules et portera des souliers en peau de chagrin… bande de cons hypocrites!
En 2010, c’est votre rythme de consommation dégénéré provoquant le réchauffement de la planète et la fonte des glaces qui tuera des centaines de milliers de phoques, pas les chasseurs…

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