« Mort au Dalaï-lama! » – « Quittez le Canada! »

4 04 2008

L’Observatoire du journalisme, situé au Québec, a relayé le point de vue de Matthew Little et de Jason Loftus, de La Grande Époque. Je relaie à mon tour cet article qui donne un point de vue éclairé sur les médias chinois au Canada.

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Au Canada, les médias chinois attisent la colère contre les Tibétains

C’était une diffusion typique de la chaîne de télévision d’État chinoise. Le narrateur a présenté le reportage : « Incités et dirigés par la clique du Dalaï-lama, quelques criminels ont battu, détruit, pillé et incendié dans le centre-ville de Lhassa, causant d’immense dommages à la vie et à la propriété des gens ».

Des commentaires comme celui-là, qui introduisait un documentaire du 23 mars dernier sur les troubles au Tibet, ont été diffusés dans les domiciles des Canadiens d’origine chinoise au cours des trois dernières semaines par la chaîne du régime communiste – China Central Television 4 – transmise sur le câble par la compagnie de télécommunications Rogers. Il y a deux semaines, les reportages de CCTV 4 sur le Tibet duraient jusqu’à 15 minutes et étaient diffusés jusqu’à huit fois par jour. Ils présentaient tous une version unilatérale des évènements à Lhassa depuis le début des manifestations, le 10 mars.

Contredisant des rapports selon lesquels la police a violemment réprimé les manifestations, CCTV 4 a affirmé que les autorités chinoises ont utilisé une « retenue maximale », ne répliquant pas lorsque attaquées, ne jurant pas lorsque critiquées. Les fidèles du Dalaï-lama, toutefois, étaient décrits continuellement comme des « émeutiers hors-la-loi » commettant des « atrocités » sur des gens innocents, ces derniers étaient cités comme déclarant ouvertement leur « haine » des manifestants. « Leurs intentions sinistres sont de tirer avantage des prochains Jeux olympiques pour saper la stabilité et l’unité de l’environnement social, dans une tentative de séparer le Tibet de la mère patrie », a présumé le narrateur.

Pouvoir souple

Autrefois confinée aux médias de Chine continentale, la ligne de parti du régime communiste est maintenant dominante dans les médias de langue chinoise à l’étranger. Des contrats de diffusion, comme celui avec Rogers, et l’influence grandissante sur plusieurs journaux chinois ont aidé Pékin à faire passer son message.

Les effets d’une telle couverture médiatique peuvent se mesurer par la manifestation pro-Pékin qui a eu lieu à Toronto la fin de la semaine dernière.

Un organisateur de la manifestation « antiviolence », qui a demandé d’être identifié seulement comme « Chris », affirme que l’objectif de l’évènement était de démontrer la « vérité » au sujet du Tibet. « Mort au Dalaï-lama! », pouvait-on entendre chez les participants. « Quittez le Canada! », criaient d’autres Chinois s’adressant à un groupe de Tibétains rassemblés pour dénoncer cette manifestation « anti-tibétaine »

Un dépliant qui annonçait l’activité incluait des images prises de la CCTV avec des légendes comme « Des Tibétains “pacifiques” mettent le feu à l’école secondaire de Lhassa. La majorité des salles de classe (90 %) a été détruite ».

« La violence [est] créée par le peuple tibétain », a affirmé Chris en entrevue. « Ils sont contre toutes les autres ethnies; ils veulent juste chasser tout le monde [du Tibet]… Le gouvernement chinois n’a rien fait de mal ». Chris, comme d’autres Chinois, mentionne qu’il fait confiance à certains des journaux chinois les plus largement distribués au Canada – comme le Sing Tao Daily – pour le renseigner sur ce qui se passe vraiment au Tibet.

Liens financiers

Mais beaucoup de journaux chinois ont, ces dernières années, adopté des positions éditoriales très favorables au régime chinois. La Jamestown Foundation, un groupe de réflexion américain dont une de ses spécialisations est la Chine, a analysé en 2001 l’influence de Pékin sur les médias chinois d’outre-mer. Elle a découvert que trois des quatre journaux chinois d’importance publiés aux États-Unis – le Sing Tao Daily, le Ming Pao Daily News et The China Press – sont tous sous influence directe du gouvernement communiste chinois. Le quatrième, le World Journal, est administré par une maison mère à Taiwan et cède de plus en plus à la pression de la Chine continentale, estime Jamestown.

« Les médias chinois traitent la nouvelle comme des émeutes anti-Chinois plutôt qu’anti-gouvernement. Ils essaient d’en faire quelque chose contre le peuple chinois. Ce n’est pas contre le peuple chinois », croit pour sa part Tsering Wangdu Shakya, spécialiste du Tibet à l’Université de Colombie-Britannique.

Trois de ces journaux – Sing Tao, Ming Pao, et le World Journal – ont aussi des éditions canadiennes.

« Pour se préparer au retour de Hong Kong à la Chine en 1997, le gouvernement chinois a fait d’énormes efforts au début des années 1990 pour acheter plusieurs agences de médias importantes à Hong Kong. Ceci a été effectué par le biais de commerçants tierce partie qui ont des liens d’affaires étroits avec la Chine », indique le rapport de la Jamestown Foundation.

Dans le cas de Sing Tao, le régime chinois a fourni un soutien financier pour aider la propriétaire de l’époque, Mme Sally Aw Sian, qui était victime d’une crise financière à la fin des années 1980, rapporte Jamestown. Il en a résulté une transformation du journal en une publication procommuniste qui a même vu un ex-éditeur du Quotidien du peuple (l’organe officiel du régime chinois) prendre la barre. Même si Sing Tao Canada est maintenant une propriété majoritaire de TorStar, qui possède également le Toronto Star, la branche canadienne reçoit ses nouvelles sur la Chine de la maison mère, Sing Tao, à Hong Kong. Actuellement, la plupart des journaux importants en langue chinoise au Canada font du journalisme pro-Pékin très similaire à ce que l’on retrouve en Chine communiste, à l’exception de l’édition chinoise de La Grande Époque, le Dajiyuan.

Une activité prorégime chinois a eu lieu au quartier chinois de Montréal le samedi 29 mars. Dans le petit parc Sun Yat-sen, à l’angle des rues De La Gauchetière et Clark, une vingtaine de personnes qui affirmaient être des étudiants universitaires s’étaient rassemblées avec bannières et prospectus de 13 h à 16 h. Ils voulaient « dénoncer les mensonges des réseaux CNN, BBC et CTV » quant aux récents évènements à Lhassa, pour montrer à quel point le régime chinois « protège » les Tibétains contre la « servitude » du « menteur et tortionnaire » qu’est le Dalaï-lama.

Le message qu’a lancé un peu plus tôt cette semaine en conférence de presse l’ambassadeur chinois à Ottawa, Lu Shumin, a fait des petits. Le groupe d’étudiants des universités Concordia et McGill scandait des slogans en faveur des Jeux de Pékin et d’autres pour « démentir » la couverture médiatique à laquelle ont eu droit les évènements au Tibet. Malgré le fait qu’ils se réclamaient vivement d’aucune appartenance politique et disaient ne pas être chapeautés par une organisation quelconque, un homme, dans la trentaine avancée, passait dans les différents petits groupes d’intervenants pour donner des indications sur la façon de réagir avec le public. « N’argumentez pas avec les passants », disait-il à un jeune Chinois distribuant des dépliants. Aucun des étudiants n’osait donner même leur prénom aux quelques passants qui s’arrêtaient intrigués. Pour ceux qui voulaient en savoir plus, on leur remettait une adresse courriel gmail.com, mais on refusait de donner le nom d’une personne à qui s’adresser en utilisant cette adresse.

L’ambassade et les étudiants

Les hauts fonctionnaires de l’ambassade chinoise à Ottawa ont écrit dans le Chinese Scholars Abroad, un périodique s’adressant aux étudiants chinois à l’étranger, que le département de l’Éducation de l’ambassade était responsable de surveiller les associations d’étudiants chinois dans 22 universités et collèges (ou cégep) à l’intérieur de six provinces canadiennes. Les autres associations seraient prises en charge par les consulats. « Souvent, ce ne serait pas bien vu pour la mission chinoise de faire certaines choses. Alors, d’utiliser des organisations d’étudiants, qui ont les apparences de neutralité, c’est plus efficace », explique Chen Yonglin, ancien diplomate ayant démissionné du consulat chinois de Sydney en 2005. « De tels groupes sont en fait contrôlés par la mission chinoise et sont l’extension du régime communiste chinois à l’étranger », développe-t-il à propos des tactiques générales de la diplomatie de Pékin.

D’après Chen, les étudiants s’impliquent dans les associations étudiantes dans l’espoir d’avoir des lettres de recommandation écrites par les consulats ou l’ambassade pour bonne conduite à l’étranger. Par ce moyen, ils obtiennent également des bourses d’études, du financement pour des activités et des billets de faveur leur permettant d’assister à des évènements artistiques, ajoute l’ex-diplomate.

En septembre 2005, Mme Lingdi Zhang, alors étudiante en informatique à l’Université d’Ottawa, avait reçu des menaces de Chris Xu, vice-président de la Chinese Student and Scholar Association (CSSA), l’association d’étudiants chinois de l’université. Il s’opposait à ce qu’elle pratique le Falun Gong, méditation persécutée en Chine, en lui disant de « surveiller ses arrières ». Le courriel terminait en affirmant que « l’association étudiante de l’Université d’Ottawa est sous la tutelle directe du département de l’Éducation de l’ambassade chinoise au Canada ».

Revendications

Sur les dépliants distribués au Chinatown, on peut lire que Pékin « protège la langue et la culture tibétaine » et défend les Tibétains contre « l’esclavagisme » qu’imposait le Dalaï-lama avant de s’exiler. L’activité, déclarent les participants, avait pour objectif de faire contrepoids aux « mensonges et préjugés » des médias occidentaux. Lorsqu’on demande à ces étudiants d’où proviennent les « mensonges » véhiculés par la CNN et la BBC et pour quelles raisons ces entreprises de presse auraient-elles intérêt à mentir, leur discours, si énergique au départ, s’éteint pour laisser place à un long silence.

Un jeune étudiant de Concordia affirme que les violences à Lhassa sont orchestrées par le Dalaï-lama. Une étudiante chinoise dans la jeune trentaine, à Montréal depuis trois ans, estime que le Dalaï-lama est « manipulé » par une obscure organisation. Quand on lui demande de quelle organisation il s’agit et quelles seraient les motivations de celle-ci, elle ne peut répondre.

Sur les feuilles d’information distribuées, on compare, entre autres, les moines Tibétains à des talibans.

Matthew Little et Jason Loftus, La Grande Époque – Toronto et Winnipeg

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11 responses

4 04 2008
Françoise

Nous voilà revenus aux plus belles heures de la « propagande stalinienne ». Même procédés, même arguments…

La Chine évolue, peut-être, mais pas les communistes chinois. L’erreur fondamentale a été de donner les JO à la Chine. L’argument de « l’ouverture » de la Chine, par la grâce de l’idéal olympique… Qui a pu y croire ? C’est le contraire qui se passe, la Chine veut faire de cette manifestation une « devanture » de sa puissance et de ses « progrès » (comme tous les autres organisateurs de JO d’ailleurs) et le « nationalisme chinois » a de beaux jours devant lui.

Il faut ajouter par ailleurs, que si nous savons, un peu, ce qui se passe au Tibet, nous ne savons que très peu ce qui se passe en Chine, quelles sont les conditions dans lesquelles se préparent ces JO et qui en souffre d’une façon ou d’une autre.

4 04 2008
Pierre Chantelois

Françoise

En effet, dans un pays aussi fermé que la Chine, impossible de savoir réellement ce qui s’y passe. Il semblerait que la jeune génération évolue dans un communisme étroit mais ouvert – pour une minorité – sur une certaine forme de capitalisme. J’ai été particulièrement surpris de constater que la Chine tente même d’exporter cette intransigeance auprès de ses ressortissants à l’étranger. Je ne sais pas si cela était prémédité mais je dois admettre que le Dalaï Lama a ouvert, par ses premiers appels au secours, une boîte de crabes incroyable. Plusieurs inclinent à penser que, depuis, la Chine a perdu tout le crédit positif qu’elle aurait pu accumuler depuis les manifestations de Tian’anmen en 1989.

Et dire que l’actuel premier ministre, Wen Jiabao, a survécu politiquement alors qu’il se trouvait aux côtés de Zhao Ziyang en mai 1989 lorsqu’il a rendu visite aux jeunes manifestants de la place Tiananmen. Zhao Ziyang a été limogé et finira sa vie en résidence surveillée.

C’est ce même Wen Jiabao qui a dit tout récemment que : « tous les canaux de communications restent ouverts entre le dalaï-lama et la Chine« . On verra car jusqu’à aujourd’hui, ce n’est pas très éloquent.

Pierre R. Chantelois

4 04 2008
Françoise

“tous les canaux de communications restent ouverts entre le dalaï-lama et la Chine“

À sens unique ? Je ne pense pas que ce soit la vrai vérité. Dans l’état actuel des choses, les dirigeants chinois n’admettront pas leurs torts.
« Le Tibet appartient à la Chine et la Chine est maîtresse chez elle. » Je pense que cette argumentation n’est pas à la veille de changer. « Taïwan » appartient à la Chine aussi n’est-ce pas… Mais Taïwan est autrement plus dure à « manger’.

On ne sait pas trop non plus comment ont évolué les « libertés » à Hong Kong. Mais comme l’Économie va bien, tout va bien…

4 04 2008
guy

Bonjour Pierre

Rien d’étonnant dans cette campagne de désinformation orchestrée par les médias Chinois.

Consternant que des mouvements résolument « contre la minorité Tibétaine »fleurissent un peu partout et même sur quelques blogs.

Il m’est arrivé de croiser le fer sur certains sans beaucoup de succès.

On sort assez secoué de ces confrontations qui montrent un fond de haine épouvantable…car la haine circule aussi sur Internet !

Oui, Il y a bien un certain nombre d’enragés » contre ce peuple. Les aspects anti religieux, sectaires,et pro chinois, sont violents. Cette confrontation des points de vue est inévitable, elle ne fera que conforter la « juste cause » de ceux qui croient que le Tibet à des droits, la Chine des devoirs, la communautés internationale aussi. Nous ici sur ce blog et ailleurs nous pouvons l’écrire…

« Le Tibet doit vivre, il doit être respecté, la Chine doit cesser sa tutelle insupportable et accepter la différence culturelle et idéologique de ce peuple… »

Enfoncer le clou, signer la pétition qui circule pour le Tibet libre… Je suis consterné de lire la « contamination » vers le Canada et au Québec sans doute une bruyante et faible minorité d’émigrés Chinois frustrés par les critiques formulées contre leur pays d’origine… Peut-être aussi des Chinois qui devront retourner vivre en Chine et qui n’ont pas le choix (ni le courage) de faire autrement.

je n’ajouterai rien de plus…!

4 04 2008
Pierre Chantelois

Françoise

En rien la Chine ne veut céder sur quoi que ce soit. Vous avez raison : tout fonctionne à sens unique. En dernière heure : un émissaire spécial du dalaï lama, Lodi Gyari, a appelé jeudi Pékin à supprimer la traversée prévue du Tibet par la flamme olympique, qualifiant ce projet de « provocateur » après la répression des manifestations anti-chinoises en mars à Lhassa. En réponse : la Chine estime que cet appel de l’émissaire spécial révèle une volonté de l’entourage du chef spirituel tibétain de saboter les jeux Olympiques. Selon les autorités de Pékin, les émeutes ont provoqué 18 morts parmi les civils et deux parmi la police. Selon les dirigeants tibétains en exil, la répression chinoise a causé 135 à 140 morts parmi les Tibétains, 1.000 blessés et entraîné de nombreuses arrestations. Discours de sourds.

Pour Pékin, rien ne doit lui résister. Pas même l’asservissement de tout un peuple déjà à genoux et humilié.

Guy

On sort assez secoué de ces confrontations qui montrent un fond de haine épouvantable. En effet. Cette exportation de la haine auprès de ses ressortissants ne fait pas de la Chine un pays respectable. Mais de cela, elle n’en a cure. Pour paraphraser Machiavel, nous pourrions dire que le Roi tire, en certaines circonstances, sa force de l’admiration et de l’adoration de ses sujets.

À lire : l’opinion de Nicolas Zufferey, professeur en langue et civilisation chinoises à l’Université de Genève : Si les Européens ou d’autres veulent créer les conditions d’une véritable discussion entre Chinois et Tibétains, ils doivent instaurer un climat de confiance. La priorité demeure le sort du peuple tibétain, mais nul ne pourra aider ce dernier sans appréhender d’abord le problème dans toute sa complexité, en essayant de comprendre aussi les positions chinoises – ce qui ne signifie pas qu’il faille les accepter. Il faudra un dialogue inscrit dans le long terme, bien au-delà des Jeux olympiques et de leurs projecteurs; il faudra peut-être privilégier la discrétion des coulisses au tapage médiatique.

Pierre R. Chantelois

4 04 2008
Françoise

« privilégier la discrétion des coulisses au tapage médiatique »

Une bonne idée. Mais pour parler, même en coulisses, il faut être deux. Un qui ne soit pas muet, et l’autre qui ne soit pas sourd.

4 04 2008
Pierre Chantelois

Françoise

Logique implacable.

Pierre R. Chantelois

4 04 2008
guy

j’ai ajouté à mes favoris l’opinion de Nicolas Zufferey,
Ce lien mérite, pour le moins, plusieurs lectures…merci !
(de la mème manière que plusieurs lectures de nos propres com le mériteraient aussi ,…….lol )

5 04 2008
Fangzhou

Vos discussions sont très enrichissantes. Je jette un pavé dans la marre avec cette citation de Zhang Qingli, chef du Parti communiste au Tibet :

«Nous sommes engagés dans une féroce bataille de sang et de feu contre la clique du Dalaï, une bataille à mort entre nous et l’ennemi.»

et de rajouter :

«Le Dalaï-lama est un loup dans des vêtements de moine, un démon avec un visage humain mais le coeur d’une bête.»

Rassurez-vous, je ne prends aucun plaisir à transmettre les dires de ce triste personnage. Mais c’est pour donner une idée de l’ampleur du problème. Y a-t-il un dialogue possible? J’en doute.

La résolution de la question tibétaine, je crois, passe par l’effondrement du régime communiste.

http://lachutedumur.wordpress.com

5 04 2008
Pierre Chantelois

Fangzhou

Merci de votre contribution et de votre commentaire. Il ne faut pas faiblir et il nous faut, vingt fois sur le métier, nous remettre à la tâche.

Pierre R. Chantelois

5 04 2008
Tibet » Blog Archive » « Mort au Dalaï-lama! » - « Quittez le Canada! »

[…] De ce côté-ci de l’Amérique wrote an interesting post today on « Mort au Dalaï-lama! » – « Quittez le Canada! »Here’s a quick excerpt … arer le Tibet de la mère patrie », a présumé le narrateur…. … bjectif de l’évènement était de démontrer la « vér ité » au sujet du Tibet. « Mort au Dalaï-lama!… … comme le Sing Tao Daily – pour le renseigner sur ce qui se passe vraiment au Tibet…. … ialiste du Tibet à l’Université de Colombie-Britannique…. […]

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