Rachida Dati encore dans les bonnes grâces de Nicolas Sarkozy

5 06 2008

La Garde des Sceaux, madame Rachida Dati, est une fois de plus sur la sellette. Il s’agirait, selon le président de la République, d’une « campagne de lynchage » à l’encontre de sa ministre. Le secrétaire d’État à l’Outre-mer, Yves Jégo, à la sortie du Conseil, qui a rapporté les propos du président, a déclaré : « Nicolas Sarkozy salue son courage et les efforts qu’elle fait dans un ministère difficile pour moderniser la justice et la rendre plus efficace au service des Français ». Propos complétés par Luc Chatel, porte-parole du gouvernement, qui a indiqué pour sa part que le président Sarkozy avait « rappelé » que Mme Dati « avait permis des réformes très importantes dans le domaine de la justice, la réforme de la carte judiciaire, des peines planchers, la récidive ou les peines de sûreté ».

Dans toute crise qui engage la responsabilité particulière d’un ministre, il y a toujours des facteurs qui concourent à son éclatement. Il me semble que, dans les déclarations du président, ces facteurs sont volontairement occultés. Sous une façade qui en a séduit plus d’un, se cache, chez Rachida Dati, une femme redoutable. Les collaborateurs de la Garde des Sceaux peuvent témoigner de ce qui ressemble à des sautes d’humeur. L’impatience caractérisée de la ministre lui occasionnera quelques soucis que la fonction même devrait ignorer. Au début de son mandat, il faut se rappeler que quelques collaborateurs ont claqué la porte.

Par suite de cette difficile relation entre les membres de son équipe et Rachida Dati, qui ont mené à des démissions laborieuses, s’amorce celle entre les magistrats et leur ministre. Encore là, cet épisode laisse des marques. Autant dans la magistrature française qu’au sein de la population.

Rachida Dati, 42 ans, est la première, femme issue de l’immigration, à occuper tel poste et son élévation au rang de Garde des Sceaux avait été considérée comme un symbole. Cette valeur de symbole n’excuse par contre en rien la multiplication d’événements qui en compromettent la fonction. Certaines décisions de madame Dati montrent une imprudence de sa part à l’égard de sa fonction. Le 6 décembre 2007, Paris Match consacre sa Une à « L’année de toutes les ruptures ». La première page montre une Rachida Dati somptueuse vêtue d’une éclatante robe rose et rouge de chez Dior. Dans les pages intérieures, les photos montrent, à n’en plus douter, un luxe vestimentaire bien étranger, encore une fois, à la discrétion généralement contenue dans la fonction ministérielle qu’assume Rachida Dati. Elle aura cette réplique sur cet épisode de sa carrière : « On m’aligne sur mes robes, mais, pendant ce temps, moi, je passe mes réformes ».

Un sentiment de frivolité semble de plus en plus s’installer au sein de l’entourage de la ministre et, encore une fois, au sein d’une certaine couche de la population. Est-il bien nécessaire de revenir sur la question du curriculum vitae de la ministre? Une presse, que la ministre aurait pu qualifier qu’elle lui était rebelle, révélera que cette dernière n’était pas titulaire du MBA mentionné dans son dossier d’intégration. Nouvelle colère de Rachida Dati. Entremêlant pouvoir ministériel et situation personnelle, elle aurait sommé plusieurs magistrats de la défendre. Singulière démarche pour une Garde des Sceaux. Les relations de proximité avec Nicolas Sarkozy confortent-elles, dans l’esprit de madame Dati, l’idée qu’elle peut jouir d’une liberté de manœuvre dans des interventions qui ont pour unique but de redresser une situation qui lui est défavorable au plan personnel?

Il semblerait pourtant que cette relation de proximité, privilégiée depuis l’élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de l’État, tend à s’estomper. Plusieurs observateurs en donnent pour preuve la création, par le président, d’un task force destiné à le conseiller contre les embûches d’une certaine presse hostile. Outre l’absence remarquée du Premier ministre, force est de reconnaître que madame Dati n’a pas non plus été invitée à ce G7 circonstanciel du président qui se compose des ministres suivants : Xavier Bertrand, Brice Hortefeux, Luc Chatel, Laurent Wauquiez, Xavier Darcos, Eric Woerth, Nadine Morano. Ce groupe restreint devrait contribuer à positionner Nicolas Sarkozy en prévision de la campagne 2012.

Sous le titre Enquête sur les caprices de Rachida Dati, L’Express dresse de la Garde des Sceaux un portrait peu flatteur mettant en relief les « coquetteries de diva » ainsi que « l’autoritarisme » et la « légèreté » de la ministre de la Justice. En une année, la garde des Sceaux s’est fait de nombreux ennemis. Autoritarisme, dépenses excessives, légèreté, voire incompétence, écrit l’Express.

Pour sa part, Maud Pierron, du Journal du Dimanche, écrit : « Trop brutale – une dizaine de collaborateurs ont démissionné de son cabinet place Vendôme – toujours au top du glamour alors que l’ère bling-bling est passée de mode par la force des mauvais sondages élyséens, souvent maladroite dans la manière de mener ses réformes, la Garde des Sceaux agace désormais. Jusqu’à présent, elle avait bénéficié d’une certaine bienveillance des députés de l’opposition, qui évitaient de la chahuter à l’Assemblée, où cette novice peinait à trouver ses marques ».

Médiapart, pour sa part, révélait, en mars dernier, dans une enquête journalistique, les folles dépenses de la ministre Rachida Dati. Madame Dati avait dépassé de 30% les frais de représentation du ministère de la justice, notamment pour s’acheter des collants ou du maquillage, alimentant son image de frivolité. « Chargé de veiller à la conformité des dépenses du ministère, le contrôleur financier de la Chancellerie, Maurice Bestoso, placé sous l’autorité du ministre du Budget, a récemment rappelé à l’ordre la garde des Sceaux concernant les dépenses qu’elle a engagées ces derniers temps », dévoile Médiapart qui ajoute : « Ses remontrances ont d’ailleurs obligé, début mars, certains membres de son cabinet à appeler la ministre à un peu de modération afin de mettre en adéquation le discours – les caisses de l’Etat sont « vides », d’après Nicolas Sarkozy – et la pratique ».

Par suite de l’annulation, en avril, d’un mariage musulman « pour erreur sur les qualités essentielles » par la Justice française, Rachida Dati avait tenté de défendre ce jugement. La garde des Sceaux avait estimé que cette annulation était « aussi un moyen de protéger la personne ». Pour madame Dati, « la justice est là pour protéger les plus vulnérables, les plus modestes, ceux qui sont en difficulté. La justice est aussi un rempart à la loi du plus fort ».

Un tollé de protestations s’en est suivi. Selon Élizabeth Badinter, ce genre de verdict « aboutit tout simplement à faire courir nombre de jeunes filles musulmanes dans les hôpitaux pour se faire refaire l’hymen ». Polémique qui enfle au sein de l’opinion, de la magistrature, du milieu associatif et de la sphère politique, y compris à l’UMP. François Fillon n’a pas hésité à affirmer qu’un pourvoi en cassation serait à envisager si l’appel n’aboutissait pas, « car cette affaire est très délicate et choque beaucoup de Français ». Madame Dati, par suite de ces pressions de toutes parts, n’était plus en mesure de se cantonner derrière ses positions initiales et n’a eu d’autre choix que d’annoncer, lundi, qu’elle souhaitait que l’affaire du mariage annulé pour cause de non-virginité de l’épouse soit rejugée.

Madame Dati n’a pas ménagé l’opposition qui semble vouloir lui rendre la monnaie de sa pièce : elle a accusé les gouvernements de gauche d’être responsables, par l’échec de leur politique d’intégration, des malheurs des femmes issues de l’immigration maghrébine dans les cités. La ministre d’ajouter : « Alors vous pouvez m’attaquer, mais j’ai échappé à l’échec de votre politique, c’est ce qui vous dérange ! ».

Devant les députés de l’Opposition survoltés, madame Dati a pointé du doigt : « Votre politique d’intégration a été un échec, c’est votre échec! Les « grands frères » ont conduit à une politique de repli communautaire, à une politique identitaire, que vous avez soutenue ». Cette contre-attaque de la Garde des Sceaux voulait certainement corriger l’impression qu’avait laissée dans l’opinion publique sa conduite de la réforme de la carte judiciaire, critiquée par les députés. Et la majorité ne l’avait pas non plus épargné pour sa gestion du débat sur la réforme des institutions.

Le président a réitéré sa confiance à Rachida Dati. Selon le porte-parole du gouvernement, Luc Chatel, « il y a des moments où les vérités sont bonnes à dire et bonnes à entendre et c’est ce qu’a fait Rachida Dati à l’Assemblée nationale ».

(Sources : AFP, Cyberpresse, Journal du Dimanche, L’Express, Mediapart, Presse canadienne)

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11 responses

5 06 2008
Gilles

Elle me fait penser à Catherine Hubscher, sans l’honnêteté.
 

5 06 2008
Pierre Chantelois

Gilles

Parallèle fort intéressant. Catherine Hubscher, née en 1753 au fond d’une vallée alsacienne, connue également sous « Madame Sans-Gêne ». Cette même madame Hubscher dont se sont inspirés Victorien Sardou et Emile Moreau en 1893 pour créer leur pièce de théâtre. Les historiens disent qu’elle était unique pour dire ses quatre vérités à quiconque se retrouvait sur sa route. En 1779, à la mort de sa mère, elle doit suivre les consignes données par son tuteur qui s’interroge sur que faire de Catherine, cette jeune femme de 26 ans à la langue bien pendue et à la carrure imposante qui n’a encore connu aucun prétendant ? Le père, mort six ans plus tôt, n’a guère laissé de richesse à ses enfants. Elle est envoyée à Paris, pour servir de main-d’œuvre, après avoir travaillé comme cantinière puis blanchisseuse, dans son patelin, pour les Koechlin puis les Mény. Catherine Hubscher y fait la rencontre d’un caporal-chef, alsacien comme elle, François-Joseph Lefebvre. En 1783, elle devient son épouse. Jusqu’en 1807, Lefebvre gravit rapidement les échelons de la hiérarchie militaire. En 1807, François- Joseph Lefebvre s’empare de la ville de Dantzig et Napoléon le fait duc de Dantzig. Catherine Hubscher, épouse de François- Joseph Lefebvre, l’ancienne blanchisseuse, devient duchesse d’Empire, elle vit dans un superbe château et ne manque pas d’exercer une grande influence sur son mari. Par ses origines campagnardes, simple et franche, la Maréchale Lefebvre est la cible des moqueries de Talleyrand, ministre des Affaires étrangères. Elle est réputée être mal élevée, donnant ainsi une image négative de la Cour. Mais il reste que la Maréchale est l’une des rares qui sait tenir tête à l’empereur. Mettant un terme aux intrigues de la Cour pour évincer la Maréchale, Napoléon la consacre Duchesse de Dantzig lors d’une soirée aux Tuileries. À la duchesse de Lusignan qui s’indignait de l’octroi du titre de duchesse à la maréchale Lefebvre, Napoléon devait lancer : « Il m’a plu d’élever le titre de duchesse jusqu’à la maréchale Lefebvre ».

Pierre R.

5 06 2008
Françoise

Pierre,
Gilles,

Personnellement, de ce que je connais d’elle, je trouve « Mme Sans-Gêne » beaucoup plus sympathique que Mme Dati. La différence s’explique peut-être du fait que si Catherine Hubscher est arrivée aux « sommets » de la société de son époque, cela est dû aux hasards de sa vie.

Mme Dati a rejoint ces sommets, sans doute pour une grande part, grâce à une « bonne dose » d’arrivisme. Elle manque, à mon avis, totalement de maîtrise d’elle-même. Elle est sans doute de ces personnes qui une fois « arrivées » se croient tout permis.
 

5 06 2008
Pierre Chantelois

Françoise

Je partage entièrement votre opinion. Madame Dati semble gérer très mal le pouvoir qu’elle met, parfois, au service de ses intérêts personnels. Les origines modestes de madame Hubscher l’ont bien servi car elle savait, selon les historiens, fort bien doser la part des choses. Madame Dati donne l’image d’une ministre qui n’a pas su maitriser en peu de temps cet art de gouverner.

Pierre R.

5 06 2008
Françoise

« Madame Dati donne l’image d’une ministre qui n’a pas su maitriser en peu de temps cet art de gouverner. »

Elle est, malheureusement, à l’image de celui qui l’a mise là où elle est…

5 06 2008
Dominique Hasselmann

Les frasques et les frusques de Rachida Dati ne sont que la partie émergée de l’iceberg de son incompétence. Elle a toute la magistrature sur le dos (si l’on ose dire) et sa dernière sortie concernant la décision du tribunal de Lille, bien qu’elle ait mis au dernier moment de l’eau dans son Château-Margaux, a été d’un ridicule achevé.

Accuser le PS de tous les maux, et vanter la « politique d’intégration » du gouvernement actuel, alors que le préposé aux « éloignements » est Brice Hortefeux, préoccupé avant tout de remplir ses « quotas » ne manque pas de sel dans sa bouche !

Rachida Dati, comme Rama Yade ou celle qui fut « ni pute ni soumise », est l’alibi sans cesse mis en avant de la « discrimination positive » étalée par Nicolas Sarkozy, comme une montre au prix exorbitant que l’on fait circuler autour d’une table de journalistes.

Il faudrait que cette ministre aille se rhabiller, si elle trouve une robe d’avocat(e) toute simple. Mais son art oratoire et ses péroraisons (devant l’Assemblée nationale) laissent mal augurer de ses goûts esthétiques et surtout de ses capacités professionnelles.

Au titre de la RGPP (Révision générale des politiques publiques), il serait bien que François Fillon fasse l' »économie » de cette ministre-là.

5 06 2008
Gilles

Vous avez raison, la ressemblance entre Mme Hubscher et Mme Dati est superficielle et d’après ce que l’on sait, les remarques de Mme Hubscher étaient toujours pertinentes !
 

5 06 2008
Pierre Chantelois

Dominique

Madame Dati devrait, comme je l’indiquais précédemment, revoir effectivement sa théorie du pouvoir. Sa dernière intervention à l’Assemblée nationale a été amplement commentée et dénoncée autant par la presse que par les blogues généralement bien informés. L’une des critiques les plus dures qu’il m’ait été donné de lire vient d’Alter info (attention, blogue très orienté au plan politique) :


Arabe ou pas, la ministre n’est qu’une arriviste aux dents qui rayent le parquet, imbue d’elle-même, insupportable de mépris pour ses collaborateurs – la bagatelle de douze membres de son cabinet l’ont déjà quittée en à peine un peu plus d’un an ! – et elle ne doit finalement sa réussite qu’au fait du prince. Sarkozy a choisi de la promouvoir comme symbole, pour mieux cacher la réalité de la façon dont les Arabes sont traités en France, à cause de son appropriation des idées de l’extrême droite raciste : avec la police des contrôles au faciès, de l’humiliation au quotidien des habitants des quartiers, au service du ministère des expulsions et de la persécution des étrangers, pour qui tout basané est un clandestin en puissance. La Dati n’est qu’un alibi en tenue Dior.

Et il faut lire les commentaires qui suivent cette critique assassine. En terminant, selon Le Nouvel Observateur, Edouard Balladur a appelé Nicolas Sarkozy pour lui demander que la garde des Sceaux ne défende pas la réforme des institutions. « Elle est nulle », lui aurait dit l’ancien Premier ministre.

Pierre R.

5 06 2008
LE PANDA

Bonjour,

vous savez que je vous trouve TOUTES TOUS: gentils avec cette dame. Car là où il y a de la gêne il n’y a pas de plaisir.

Par ailleurs prétendre sur France 2 dans l’émission du Culte qu’elle s’isole pour prier dans sa religion musalme que ce soit à l’Assemblée, à l’Elysée etc.

On constate où tombe la chute du respect du Culte et de la séparation des Pouvoirs.

Un exemple parmi tant et des centaine que je vous trouve trés trés gentils tous avec cette dame et son Menthor ho pardon Chef j’ai glissé sur le « greffier » plus connu sous le nom du Chat.

Quand aux conseils de Balladur à Nicolas Sarkozy reléve du gag journalistique, car être trahi par ses propos c’est une chose être trahi par ses actes comme ce fut le cas de N.Sarkozy vis à vis de la majorité de ses Amis c’est un comble.

Ne pas perdre de vue que Voici le magazine People lui prette une relation avec sa majesté devinez qui donc et ensuite on redresse tout et on range.

Le Panda qui vous trouve trés trés gentils avec cette Dame qui a une seule comparaison c’est son sans gêne.

D’où notre article du moment sur le Nucléaire en Slovènie où un Tchernobyl en cache un autre c’est aussi du sans gêne mais financier et non adultére quoi j’ai dis une bétisse?

Patrick Juan

5 06 2008
Pierre Chantelois

Patrick

Vous connaissez notre proverbiale gentillesse à l’égard des dames. Il faudra voir cette semaine ou la semaine prochaine comment le président va gérer le fait qu’il sera amplement sur la sellette avec la sortie de trois livres qui ne traitent que de sa personne, de ses relations avec les femmes notamment. Il faudra voir si de nouvelles révélations seront faites sur les relations qu’il privilégie avec sa Garde des Sceaux. Suivons l’actualité qui nous en apprendra peut-être plus sur les potins du gouvernement.

Pierre R.

5 06 2008
LE PANDA

Pierre,

merci pour le moins que je puisse dire c’est que j’attendais une réponse à peu de chose proche de celle faite.

Je réserve une surprise que je dénonce ce jour dans l’éditorial du jour. Ou bien entendu chacun des lecteurs sur liens tissés sont les bienvenus.

J’ai commenté ce jour aussi l’article de Françoise dont j’attends réponse, il y a de l’orage dans l’air tout comme la Rumba qui se proflie.

N’oublions que déjà Carla Bruni Sarkozy a fait visiter à la Garde des sceaux ses appartements privés.

Lui déclarant: »Tu aurais bien voulu être à ma place » la bonne question à se poser reste de savoir pourquoi cette dernière n’a pas répondu à la vindict de la première dame de France.

Les ouvrages qui vont sortir avec l’accord et les visas des personnes concernés ne nous apprendrons peut-être pas plus.

Sinon qu’effectrivement ce que mes parents m’ont appris tout petit: » c’est la poule qui chante de joie qui a fait l’oeuf »

Mais à propos quel est le ressenti de l’autre côté de l’Atlantique en dehors de l’eau qui nous sépare nos idées convergent?

Amicalement à tous et puis toutes après tout sans les femmes que j’aime tant que serions nous?

Le Panda

Patrick Juan

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