Selon Barack Obama, Jérusalem restera la capitale d’Israël et sera indivisible

6 06 2008

Madame Hillary Clinton devrait annoncer samedi son retrait officiel de la campagne présidentielle américaine et son intention de se rallier derrière Barack Obama. L’encre est à peine sèche sur le papier des journalistes que Barack Obama vient de prononcer, ce mercredi 4 juin, son premier grand discours sur les Affaires étrangères des États-Unis devant une foule de quelque 7.000 personnes de l’American Israël Public Affairs Council (AIPAC), principale organisation de défense des intérêts israéliens aux États-Unis. Il était suivi sur la même tribune par Hillary Clinton.

Dans le cas de cette dernière, elle avait déclaré en février dernier devant ce même aréopage : « Israël est le phare de ce qui est juste dans la région, dans un voisinage assombri par le mal du radicalisme, de l’extrémisme, du despotisme et du terrorisme ».

D’entrée de jeu, comme cela est coutume aux États-Unis, le candidat Obama a affirmé clair et net, qu’en tant que président, il ne transigerait jamais quand la sécurité d’Israël sera en jeu. « Que ce soit clair : la sécurité d’Israël est sacro-sainte. Elle n’est pas négociable. Les Palestiniens ont besoin d’un État contigu et unifié qui leur permette de prospérer », a affirmé le candidat démocrate et sénateur de l’Illinois. Le sénateur a ajouté, décochant une flèche à l’actuel président Georges W. Bush : « En tant que président j’aiderai à la formation de deux États – l’État d’Israël et l’État palestinien – et je n’attendrai pas la fin de mon mandat ». Au plus fort de son allocution, Barack Obama a réaffirmé que Jérusalem restera la capitale d’Israël et qu’elle ne doit pas être divisée. En d’autres mots, nulle question de retour, pour Israël, aux frontières de 1967 et Jérusalem ne deviendra pas la capitale du futur État palestinien.

L’État d’Israël avait conquis durant la guerre de juin 1967 puis annexé la partie arabe de Jérusalem. Barack Obama n’a pas fait allusion au fait que les Nations unies, en raison du litige au sujet de cette partie Est de Jérusalem, où vivent quelque 250.000 Palestiniens, n’ont jamais, à ce jour, reconnu cette décision d’Israël de faire de Jérusalem unifiée sa capitale. Ni au fait que le projet, souvent évoqué par des présidents américains, de transférer l’ambassade des États-Unis à Jérusalem n’a jamais été réalisé. Il faut également savoir que la plupart des pays ont leur ambassade à Tel-Aviv et non pas à Jérusalem.

Barack Obama entendait, par cette déclaration forte en faveur d’Israël, faire taire les craintes de la diaspora juive, fort bien entretenues par le candidat républicain, John McCain, qui fustigeait ces dernières semaines l’appel d’Obama en faveur du dialogue avec l’Iran. Sa proposition de rencontrer le président iranien Mahmoud Ahmadinejad avait été dénoncée avec véhémence par John McCain, lundi, devant la même assemblée de l’Aipac. « Dites-moi si vous voyez ce type nommé Barack Obama, parce qu’il m’a l’air bien effrayant », avait ironisé McCain. Le candidat républicain ajoutait : « Le sénateur Obama opte vraiment pour une voie erronée en affirmant que seule la diplomatie peut fonctionner avec les dirigeants iraniens ».

Barack Obama s’est dit convaincu que la diplomatie est nécessaire mais a affirmé ne pas avoir l’intention d’écarter les options militaires. À propos de ces rencontres avec les leaders de certaines nations dont celui de l’Iran, le sénateur candidat a soutenu qu’elles viseraient à expliquer la position américaine et à obtenir du soutien dans le pays et à l’étranger. « Je suis prêt à mener une diplomatie forte avec le dirigeant iranien approprié dans le lieu et au moment de mon choix et seulement si elle sert les intérêts des États-Unis », a déclaré Obama. Selon ce dernier, la Syrie doit également arrêter de soutenir le terrorisme et les « groupes terroristes » comme le Hamas et le Hezbollah.

Pour Obama, la guerre en Irak a tout simplement renforcé l’Iran et rendu les États-Unis et Israël plus vulnérables : « L’Iran qui a toujours représenté une plus grande menace que l’Irak pour Israël, sort renforcé et pose aux États-Unis comme à Israël le plus grand défi stratégique du Moyen-Orient depuis une génération », a lancé le conférencier en visant nettement son adversaire à la présidentielle américaine, le républicain John McCain.

Au plan géostratégique, Barack Obama constate que les efforts de paix d’Israël s’essoufflent et que l’Amérique est davantage isolée dans la région. « Ce qui réduit notre force et met en danger la sécurité d’Israël », a renchéri le sénateur. Selon sa vision, Téhéran reste : « la plus grande menace pour Israël et pour la paix et la stabilité dans la région ». Il s’emploiera donc, s’il est élu, à « éliminer cette menace ». Il a insisté sur ce fait : « Je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour empêcher l’Iran d’obtenir une arme nucléaire, tout ». L’équipe du candidat républicain John McCain voit les choses autrement : « Dans son discours, le sénateur Obama a une vision assez bizarre, une réalité parallèle, quand il dit que la présence de soldats américains (en Irak) a renforcé l’Iran ».

S’agissant du Hamas, Barack Obama a clarifié sa position : « il n’y a pas place à la table des négociations pour les organisations terroristes ». Il a dit souhaiter « isoler » davantage le Hamas jusqu’à ce que cette organisation palestinienne renonce au terrorisme, reconnaisse le droit à exister Israël et se soumette aux accords passés. Il vient de fermer la porte à toute l’argumentation soutenue par le prix Nobel de la Paix et ancien président démocrate des États-Unis, Jimmy Carter. Selon Barack Obama : « La sécurité d’Israël est sacro-sainte. Ce n’est pas négociable ». Pour parvenir à la création d’un État palestinien, selon Barack Obama, tout accord devra préserver l’identité d’Israël en tant qu’État juif doté de frontières sûres, reconnues et défendables.

Le Premier ministre israélien, Ehud Olmert, en visite pour trois jours à Washington, a fait part de sa satisfaction, empressé qu’il était de qualifier les propos du candidat démocrate de « très émouvants ». Hillary Clinton, qui suivait Barack Obama, à la tribune de l’American Israël Public Affairs Council, a déclaré que ce dernier sera « un bon ami d’Israël ». Mahmoud Abbas, le président de l’Autorité palestinienne, s’est également fait très clair dans sa déclaration : « Le monde entier sait que la sainte Jérusalem a été occupée en 1967 et nous n’accepterons pas d’État palestinien sans Jérusalem pour capitale ». Et le représentant du Hamas a dénoncé Barack Obama en faisant valoir que ses déclarations constituent une nouvelle preuve de l’hostilité des responsables américains envers les Arabes et les musulmans.

Monsieur Barack Obama a ensuite abordé la question sensible du pétrole en déclarant que l’un de ses objectifs serait de « libérer » les États-Unis de la « tyrannie du pétrole et des pétrodollars dépensés sur la fabrication d’armes qui tuent les soldats américains et les citoyens israéliens ».

Stephen Walt, de l’Université d’Harvard, et John Mearsheimer, de l’Université de Chicago, publiait en 2007 un livre qui n’a laissé personne indifférent dans le monde politique américain : The Israel Lobby and US Foreign Policy [Le lobby d’Israël et la Politique étrangère des États-Unis]. Selon les auteurs, quiconque critique les actions israéliennes ou dit que les groupes pro-israéliens ont une influence importante sur la politique étrangère des États-Unis a une bonne chance d’être catalogués comme antisémites. Et selon ces mêmes auteurs, aucun des candidats ne se risquerait à critiquer Israël d’une manière significative ou de suggérer que les États-Unis doivent poursuivre une politique plus impartiale dans la région. Car ceux qui le feraient seraient probablement éliminés.

Selon le « Centre for Responsive Politics » (CRP), observatoire sur le rôle de l’argent dans la politique des États-Unis, l’AIPAC et d’autres groupes ont dépensé plus de 1,5 million de dollars en 2006 pour le lobbying au niveau fédéral. « L’argent se traduit en influence à Washington, et généralement les groupes de pression qui dépensent le plus d’argent vont obtenir les meilleures entrées et les meilleurs résultats », explique Massie Ritch, le directeur des communications au CRP. Et selon l’organisme, le lobby pro-israélien représente le quart de l’argent dépensé par tous les groupes de pression voulant influer la politique étrangère décidée sur la colline du Capitole.

(Sources : AFP, Cyberpresse, Presse canadienne, Reuters)

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21 responses

6 06 2008
clusiau

Merci Pierre de prendre les devant là-dessus.

J’ai envoyé le lien au blog de Hétu de La presse et crois-le ou non, on m’a censuré !

L’espoir noir des blancs est pire que McCain et Clinton réunis. Les américains sont vraiment coincés. Salut

6 06 2008
clusiau

Désolé j’avais oublié le lien : The Real News – Obama

Écoeurant le Yes We Can….

6 06 2008
Pierre Chantelois

Bonjour Clusiau

Rien de surprenant. Tout dépend du lien envoyé. Celui de Real News ou celui-ci?

Nous nageons dans des eaux troubles lorsqu’il est question d’Israël. C’est tellement sensible …

Pierre R.

6 06 2008
Gilles

J’ai une amie, Américaine, qui finalement votera McCain (elle hésitait encore jusqu’à hier soir) quand elle a appris qu’Obama avait en quelque sorte prêté serment d’allégeance à Israël avant même d’être élu président, et que Clinton l’a imité aussitôt (ou peu avant, je ne me souviens pas des dates).
 
Ce n’est pas que mon amie croie que la politique des États-Unis prendra une autre direction dans un avenir prévisible, que ce soit un Républicain ou un Démocrate qui devienne président, mais elle s’attendait à plus d’indépendance d’esprit de la part des Démocrates.
 
Personnellement, je pense qu’on peut percevoir aussi bien les États-Unis comme le « jouet » d’Israël (par exemple à cause de la présence d’Obama et de Clinton à la réunion de l’AIPAC) que le contraire, à savoir que les États-Unis se servent d’Israël comme d’une « cinquième colonne » au Proche-Orient. Cela [l’alliance des États-Unis et d’Israël] paraît naturel, compte tenu que c’est le seul état plus ou moins démocratique dans la région, que les chrétiens se sentent plus près des juifs que des musulmans à cause de la tradition biblique, et que les conceptions économiques de leurs élites respectives soient les mêmes (libre-entreprise, capitalisme).
 
Je note aussi que la France, pas très « biblique » de tradition, est plus proche des pays arabes et persans que d’Israël. Anecdote : c’est un Français, Antoine Galland, qui a traduit le premier Les Mille et Une nuits. Mais ce n’est pas pour insinuer que les juifs n’ont pas de belles œuvres littéraire eux aussi !
 

6 06 2008
Françoise

« « L’argent se traduit en influence à Washington, et généralement les groupes de pression qui dépensent le plus d’argent vont obtenir les meilleures entrées et les meilleurs résultats », explique Massie Ritch, le directeur des communications au CRP. Et selon l’organisme, le lobby pro-israélien représente le quart de l’argent dépensé par tous les groupes de pression voulant influer la politique étrangère décidée sur la colline du Capitole. »

Tout est dit. Israël, le Phare de la région, continuera de briller…

Pierre,

Si vous ne l’avez pas lu, je vous signale un article du Monde Diplomatique :

Regards israéliens sur l’occupation.

6 06 2008
Dominique Hasselmann

Un détail : faut-il écrire Barak ou Barack Obama ?

Il semble que la deuxième solution doive l’emporter si l’on en croit le site du candidat démocrate lui-même (et un bon nombre de journaux américains ou français) :

http://www.barackobama.com/index.php

6 06 2008
Pierre Chantelois

Gilles

Madame Clinton est intervenue devant l’AIPAC d’abord en février 2008, et en juin 2008 (immédiatement après Barack Obama). Cet engagement très rapide de Barack Obama ne peut pas être mis au compte de l’inexpérience. Au contraire. La nature même de l’allocution du candidat démocrate montre bien qu’il a énoncé sa vision et présenté un projet de politique en matière d’Affaires étrangères. Je ne cacherai avoir été surpris par les positions draconiennes d’Obama sur la reconnaissance de Jérusalem alors que cette question est toujours en suspens devant les Nations-Unies. Un observateur se posait avec raison cette question : au lendemain de son élection, avec qui Barack Obama va négocier, du côté arabe, après avoir affaibli davantage Mahmoud Abbas, le président de l’Autorité palestinienne? Jérusalem Est est au cœur des négociations pour la création d’un État palestinien.

En ce qui concerne une « cinquième colonne » au Proche-Orient, il faudrait qu’Israël soit au cœur d’une quelconque influence géopolitique régionale. Ce que je vois plutôt est un morcellement de cette influence que tente de rapiécer, petit à petit, Israël. Son ouverture avec la Syrie le montre bien. Par contre Obama a bien saisi le fait que les États-Unis ont donné, au grand désespoir de l’Arabie saoudite, une influence considérable à l’Iran et cela, bien malgré eux.

Françoise

En effet, le Phare de la région, continuera de briller.

Merci pour ce lien. Je ne connaissais pas les trois publications traitées dans l’article de Joseph Algazy.

Pierre R. Chantelois

6 06 2008
Françoise

Pierre,

Je pense depuis longtemps que Jérusalem ne devrait « appartenir » à personne et à tout le monde. Une ville « internationale » symbole de paix entre les trois religions du Livre, en quelque sorte. Mais c’est une idée bien utopique…

6 06 2008
Pierre Chantelois

Françoise

Entièrement d’accord. Il faut redonner à Jérusalem son caractère international et de carrefour des grandes religions du Moyen-Orient et de l’Occident.

Pierre R.

6 06 2008
ysengrimus

Obama maintenant doit compter avec le grand bourgeois inconnu… Il va se recentrer.

Barack Obama: émerger à gauche, présider au centre

Paul Laurendeau

6 06 2008
Pierre Chantelois

ysengrimus

Intéressant. J’ai parcouru votre billet et vous apportez une dimension particulière au positionnement tout récent de Barack Obama. J’ai toutefois des difficultés à imaginer un Obama à gauche sur l’échiquier politique américain. Il est vrai qu’il avait tendance à se détacher des tendances républicaines. Je le situerais plus centre-droit en comparaison de son adversaire John McCain.

Pierre R.

6 06 2008
clusiau

les chrétiens se sentent plus près des juifs que des musulmans ….Gilles

Pas seulement à cause de la Bible ce qui est vrai mais à cause du mode de vie. Israël est un endroit moderne qui ressemble à l’Amérique civilisée.

Mais les « vrais » juifs à boudin ne sont pas du côté des juifs civils ni des colons qu’ils associent au sionisme, une invention qui date d’une centaine d’années à peine. Ces juifs sont contre l’État d’Israël et pour les musulmans qu’ils considèrent comme leurs frères et amis.

Voir :

Anti-Zionist Jewish Protestor

Jewish group says Israel (Zionism) should not exist.

Judaism Vs Zionism (Truth about zionism)

6 06 2008
Pierre Chantelois

Clusiau

Fort bien documenté, encore une fois. Beaucoup de visionnement en perspective. Il existe en effet au sein de la communauté juive une faction dissidente qui entend faire valoir son point de vue, comme en témoigne cette intervention remarquable d’un groupe de signataires qui s’élevaient contre une mesure de censure demandée, au Collège du Bois de Boulogne, par des étudiants d’origine juive : « De nombreux juifs comme nous encouragent les débats ouverts et les activités en faveur des droits humains pour les Palestiniens, contre l’occupation israélienne et l’oppression de la population palestinienne ».

Merci.

Pierre R.

7 06 2008
Les particularismes « Le Dernier Québécois

[…] militaires que Bush, ou presque, mais ce n’est pas grave, car il est NOIR! Obama a livré son premier discours en tant que candidat devant un puissant lobby juif, où il a affirmé que Jérusalem resterait […]

7 06 2008
Gilles

@ Clusiau
 
Je me permets de rappeler mon billet sur ces Juifs anti-israéliens du 8 Octobre 2007. Tu peux aussi visiter leur site : Neturei Karta International.
 

7 06 2008
Pierre Chantelois

Dominique

Merci d’avoir porté cette coquille à mon attention et c’est pure d’inattention de ma part. En effet, le prénom de monsieur Obama est bel et bien Barack. désolé.

Gilles

Merci pour le lien que je m’empresse de consulter.

Pierre R.

7 06 2008
emachede

« En tant que président j’aiderai à la formation de deux États – l’État d’Israël et l’État palestinien – et je n’attendrai pas la fin de mon mandat »

Au moins c’est clair, c’est carré. Et puis s’il n’a pas le lobby juif dans sa poche, ce n’est même pas la peine de se présenter.
On ne fait pas d’omelettes sans casser des oeufs.

Evidemment, idéalement Jérusalem devrait être déclarée ville internationale, du simple fait de son histoire et administrée par l’ONU, afin de mettre un terme à ses querelles de religion qui n’arrangent que les marchands d’armes et certains politiciens.

Emachedé du Blog Cpolitic

7 06 2008
clusiau

@Gilles

Merci pour le lien. En 2007 je ne connaissais ni toi ni ton excellent site vers lequel Pierre m’a dirigé.

@Emachedé

…idéalement Jérusalem devrait être déclarée ville internationale, du simple fait de son histoire et administrée par l’ONU…

Idéalement tu dis ! Y a-t-il kekchose que l’ONU administre qui fonctionne ? En passant, les USA détestent cet organisme et menacent souvent de le quitter puisqu’ils prétendent qu’il joue contre leur politique. De plus, comment administrer une ville qui ferait partie d’un pays qui a déjà refusé de se soumettre à 300 + recommandations de l’ONU ? Bon samedi.

7 06 2008
Pierre Chantelois

Emachedé

En effet, la position de Barack Obama est claire mais prématurée, à mon sens. Vous avez raison : On ne fait pas d’omelettes sans casser des œufs.

Faire de Jérusalem une ville sous protectorat de l’Onu mériterait d’être étudiée, si cela n’a pas déjà été fait. Je serais surpris que l’une ou l’autre des parties accepte une telle alternative.

Clusiau

En effet, les relations entre l’ONU et les États-Unis ne sont pas au beau fixe. Surtout depuis Georges W. Bush. Mais cela serait encore mieux que la présente situation. Prendre un risque de voir l’ONU réussir ou prendre le risque que la guerre se poursuive, c’est une réflexion manichéenne.

Pierre R.

8 06 2008
Gilles

Le lendemain de son allocution, Obama a déjà « précisé », c’est-à-dire qu’il l’a atténuée, sa prise de position (je n’ose pas dire sa « pensée ».)
 

8 06 2008
Pierre Chantelois

Gilles

Barack Obama fait l’apprentissage de la politique : affirmer fort un jour, atténuer le lendemain. Affirmer tout haut un jour, chuchoter le lendemain. Déclarer une vérité un jour, se déclarer mal cité le lendemain.

Au cours des Primaires du Parti Démocrate, 53 % des électeurs Juifs ont choisi Hillary Clinton comparés à 45 % qui ont choisi Barak Obama. Jeudi, interrogé sur CNN, Obama a déclaré qu’il a été mal compris. « Eh bien, a-t-il expliqué, bien entendu il reviendra aux parties de négocier un arrangement sur ces questions. Et Jérusalem fera partie de ces négociations ».

Pierre R.

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