Selon Nicolas Sarkozy, après le vote irlandais, il n’y a pas de situation de crise en Europe

17 06 2008

Mais que veut donc l’Europe? Elle est confrontée à des défis qui ne lui sont certes pas exclusifs. Elle doit d’abord réformer ses institutions, c’est-à-dire notamment améliorer l’efficacité du processus décisionnel de l’Union européenne à la suite des élargissements de la dernière décennie. Elle entend également renforcer la démocratie dans le fonctionnement des institutions communautaires. Elle doit enfin chercher à accroître la cohérence des actions extérieures de l’Union. Ces défis ont été consignés dans la Déclaration de Laeken (15 décembre 2001) par laquelle les chefs d’État et de gouvernement se sont engagés à réformer les institutions européennes afin de rendre l’Union plus démocratique et plus efficace dans une Europe élargie.

L’une des réformes proposées dans la Déclaration de Laeken consiste à rapprocher les institutions européennes du citoyen. Pour y parvenir, les axes suivants doivent être mis de l’avant : moins de lourdeur et de rigidité et surtout plus d’efficacité et de transparence. Une remarque sous-tend cette démarche : les citoyens trouvent que tout se règle bien trop souvent à leur insu et veulent un meilleur contrôle démocratique.

Le traité de Lisbonne fait suite à une succession d’autres traités négociés par les États membres : le traité de Rome de 1957, l’Acte unique européen de 1986, le traité de Maastricht de 1992, le traité d’Amsterdam de 1997 et le traité de Nice de 2000. Il a pour but de permettre à l’Europe des Vingt-Sept de fonctionner de manière plus efficace et démocratique. La « Constitution européenne » proposait d’abroger l’ensemble des traités actuels et de les remplacer par un texte unique dont la vocation constitutionnelle était affirmée. Le traité de Lisbonne se borne à modifier les traités existants, d’où le nom de « traité modificatif » ou « réformateur », peut-on lire sur une fiche d’information de la Fondation Robert Schuman.

Dans sa facture même, de traité simplifié, au point de départ, il est devenu un « traité modificatif » de 145 pages et se trouve aux confins de la simplicité : associé à trente-six protocoles, vingt-six déclarations et des annexes, le traité de Lisbonne, qui reprend les principales dispositions institutionnelles de la Constitution européenne, est un document touffu et complexe dans la formulation de ses articles. Bref, le traité de Lisbonne est à mille lieues du « mini-traité » proposé, en campagne présidentielle, par chef de l’État français, Nicolas Sarkozy.

La Hongrie fut le premier État membre à ratifier, le 17 décembre 2007, le traité par un vote parlementaire. La France devient le cinquième pays à ratifier, le 14 février 2008, le nouveau traité avec la publication de la loi autorisant la ratification du traité de Lisbonne. Pour pouvoir entrer en vigueur, le traité doit être ratifié par l’ensemble des 27 pays de l’UE. Pour l’instant, ils sont 18 à l’avoir fait. Ce 12 juin 2008, l’Irlande, petite île de 4,2 millions d’habitants, et seul pays à se prononcer par référendum, a rejeté massivement le traité de Lisbonne.

Pour Le Monde diplomatique : « Le résultat du référendum du 12 juin confirme la crise de légitimité démocratique de la construction européenne ».

Avec un taux de participation élevé de 53,1 pour cent, 53,4 pour cent des Irlandais ont rejeté le traité de Lisbonne. Et la réalité rattrape la fiction : 80 pour cent des Irlandais ont voté contre le Traité de Lisbonne parce qu’ils ne l’avaient pas compris, selon un sondage du Irish Times (The survey found 80 per cent of respondents said they did not understand the treaty particularly well, or did not comprehend it at all).

Le président du parti nationaliste Sinn Fein, Gerry Adams, estime qu’il s’agit de « la fin du traité de Lisbonne », avant d’ajouter que la victoire du « non » est « une occasion pour renégocier » le traité. Deux options sont sur la table, indique The Guardian : « Soit l’Union européenne va exclure temporairement l’Irlande du traité de Lisbonne pour l’inviter à le rejoindre à une date ultérieure (…), soit les pays de l’UE vont être obligés de renégocier un accord, ce qui implique d’interminables débats ».

Vingt-six États membres de l’UE ont opté pour une ratification par la voie parlementaire, évitant ainsi d’affronter le verdict populaire. Seule l’Irlande a consulté le peuple sur cette question fondamentale de l’Europe. Est-il raisonnable de fonder une Europe sur une constitution qui n’est pas comprise par plus de 80 pour cent d’une population qui doit en ratifier le traité, comme le montre le sondage du quotidien Irish Time?

Les Français et les Néerlandais avaient rejeté, par référendum, le traité constitutionnel européen (TCE). Les Irlandais viennent de rejeter, également par référendum, son jumeau, le traité de Lisbonne. De quelle légitimité pourront maintenant se réclamer les Vingt-six États membres qui ont préféré contourner la consultation populaire pour privilégier les tractations dans les officines parlementaires?

Huit pays n’ont pas encore ratifié le texte. Si ces derniers votent par voie parlementaire pour l’adoption du traité de Lisbonne, il y aura un nouveau rapport de force qui s’établira entre les 26 États membres et l’Irlande. Il pourrait y avoir place pour des « accommodements raisonnables ». L’Irlande, qui avait, en 2001, voté contre le traité de Nice, était revenue à la charge en 2002 avec une victoire du OUI. En sera-t-il de nouveau ainsi avec le traité de Lisbonne? C’est ce que souhaitent les technocrates de Bruxelles.

Après la France, il reviendra à la République Tchèque d’assumer la présidence de l’Union européenne. Sur le vote irlandais, le président Vaclav Klaus s’est déjà commis en déclarant que le traité de Lisbonne était mort. Prague n’a toujours pas ratifié le texte. Les Tchèques s’interrogent depuis des mois sur l’opportunité d’organiser un référendum et s’il n’en tient qu’à Vaclav Klaus, un eurosceptique, il n’y aucune raison, après la défaite d’Irlande, de poursuivre la ratification du traité de Lisbonne au sein des autres pays d’Europe. « L’Europe entière devrait se montrer reconnaissante envers les Irlandais », a déclaré Vaclav Klaus. « Laissons les gens qui vivent sur le continent européen être Tchèques, Polonais, Italiens, Danois… et ne faisons pas d’eux des Européens. C’est un projet erroné », a déclaré M. Klaus dans un entretien avec le quotidien Lidove Noviny.

Après cela, il devient clair qu’il ne faudra pas compter sur la République tchèque pour assumer un quelconque leadership dans la recherche d’une solution à la crise créée par le « non » irlandais, comme le rappelle le politologue Jiri Pehe, cité par Les Échos.

Plusieurs journaux allemands, anglais, français, espagnols ou italiens soulignent la situation de crise de l’UE. Mais de Prague, Nicolas Sarkozy se refuse de parler de crise par suite du non irlandais : « Il faut que cet incident irlandais ne devienne pas une crise. Ne pas dramatiser, c’est se souvenir que 18 pays ont déjà ratifié, un a refusé. Ne pas minimiser, c’est tenir compte de ce que disent les peuples. La décision irlandaise est un fait politique ». Nicolas Sarkozy a, par la même occasion, fait savoir qu’il se rendrait « dès que possible » en Irlande pour examiner, avec le Premier ministre, Brian Cowen, « dans quelles conditions on peut surmonter cette difficulté ». En visite en Pologne, la chancelière allemande Angela Merkel a de son côté mis en garde contre un isolement de l’Irlande. Selon elle, une solution ne pourra être trouvée qu’avec le gouvernement irlandais.

S’agissant de Nicolas Sarkozy, plusieurs observateurs, irlandais ou autres, s’interrogent sur le rôle que la France a joué dans ce rejet du traité de Lisbonne. Dans les rues de Dublin, pendant la campagne pré-référendaire, des affiches montrant des caricatures de Nicolas Sarkozy étaient utilisées pour rappeler au peuple que le président français avait tenté de faire pression sur eux.

Puis sont venues les déclarations de Bernard Kouchner, relayées par la presse irlandaise. Sur RTL, le ministre des Affaires étrangères de la France a déclaré qu’il serait très troublant… qu’on ne puisse pas s’appuyer sur les Irlandais qui ont tant compté sur l’argent de l’Europe. Tout en ajoutant que les Irlandais en avaient profité plus que les autres. Ces commentaires n’ont pas été appréciés, mais pas du tout, par les Irlandais, comme le rapporte The Irish Independant. « Je me demande parfois si certaines personnes en Europe ne faisaient pas exprès de provoquer un non », faisait observer John McGuirk, porte-parole de l’organisation Libertas. L’Irish Sun avait publié en Une la photo de Bernard Kouchner sur laquelle une grenouille avait été apposée sur son visage ainsi que ce titre sans ambages : « Va grenouiller ailleurs ».

Les Irlandais sembleraient particulièrement indisposés à l’égard du traité de Lisbonne. Ce qui complique davantage la marche à venir. Le secrétaire d’État français aux Affaires européennes, Jean-Pierre Jouyet, a estimé qu’il n’y avait « pas d’autre solution » qu’un nouveau vote des Irlandais. « La seule option faisable pour M. Cowen est d’appeler à un nouveau référendum à l’automne », a également estimé l’Independent. « Nous voulons une renégociation totale de ce traité antidémocratique », déclare avec fermeté le président de Libertas, Declan Ganley. Monsieur Ganley ne s’oppose pas à un second vote à la condition qu’il porte sur un nouveau traité qui soit « significatif et qui s’attaque au véritable problème » qui est le déficit démocratique de l’Union européenne.

Pour l’heure, il est clair que le traité n’entrera pas en vigueur au 1er janvier 2009, comme l’a souligné le Premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker.

(Sources : AFP, Cyberpresse, Irish Sun, Irish Time, Le Monde, Le Monde diplomatique, Les Échos, Lidove Noviny, Presse canadienne, The Guardian, The Irish Independant)

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12 responses

17 06 2008
Françoise

Bonjour Pierre,

Jean-Claude Juncker, premier ministre du Luxembourg avait déclaré :

« En France, Nicolas Sarkozy avait dit, avec beaucoup de courage, avant les deux tours de scrutin de l’élection présidentielle, qu’il ne soumettrait pas le nouveau texte à référendum. Cette décision lève une sérieuse hypothèque en France, et aussi dans d’autres pays. Plusieurs Etats membres auraient pu se lancer dans l’aventure référendaire si la France y avait eu de nouveau recours. J’emploie le mot « aventure » à dessein car, même si le référendum est démocratique, il entre dans cette catégorie imprévisible. »

Ce doit être ce qu’on appelle tenir compte de ce que disent les peuples. Le courage des politiques qui nous gouvernent, c’est de ne pas recourir à une consultation démocratique « aventureuse » au résultat « imprévisible ». L’Irlande, seul pays dont la constitution oblige au référendum (certainement au grand regret de ses dirigeants, qui doivent penser sérieusement à modifier ce point) a dit « non » ? Qu’importe, on va « effacer » cet « incident », ou bien on va « effacer » l’Irlande de l’Europe.
 
Et on vient nous parler d’Europe plus démocratique ?

17 06 2008
Pierre Chantelois

Bonjour Françoise

Les craintes de l’Irlande, bien évidemment, au lendemain de ce referendum, est d’être isolée au sein de l’UE. Je ne sais pas si la leçon va porter mais les dirigeants de l’Union devront se rapprocher davantage du peuple car les préjugés en défaveur du traité subsisteront, même si ce sont les 26 parlements qui en votent l’adoption. Il ne pas oublier qu’il reste encore des pays qui n’ont pas ratifié le traité, dont la République tchèque et l’Angleterre.

La citation de Jean-Claude Juncker est révélatrice, en même temps qu’elle est dévastatrice.

Et pour revenir à l’Irlande, je serais surpris que le gouvernement se hasarde à répéter l’expérience de 2000 avec le traité de Nice. Une fois n’est pas coutume. Imposer un nouveau vote aux Irlandais pour gagner le OUI serait particulièrement odieux et dénoncé vertement par l’opposition et d’autres pays de l’UE.

La présidence de la France pour les prochains six mois ne sera pas de tout repos. Il faudra voir maintenant à quels accommodements raisonnables vont parvenir tout ce beau monde avec Dublin.

Pierre R.

17 06 2008
LE PANDA

Bonjour,

Je pense et j’en suis presque certain, que la solution de passer en force va être tentée.

Il est simple de comprendre que l’isolement lorsque l’on tient à quelqu’un à une personne ou un animal, ou quelque chose nous rapproche de manière plus évidente.

Toutes les études et comportements psychologiques le démontrent dans tous les sens de l’histoire, il ou elle nous manque très rapidement, il va de soit que je ne parle pas de faits de violences physiques.

Je vois d’ici la répartie et c’est pas tout à fait faux, les douleurs les plus lourdes sont silencieuses.

A présent, il ne faut pas être dupe : la toile est tendue et les artistes peuvent se lancer, il n’y pas besoin de filet.

La solution sera peut-être juridique mais elle se fera vous verrez.

La présidence de La France se fera avec les moyens dont dispose les gouvernements et ne pas se rendre compte que nous sommes en train de nous faire duper à nouveau, laisse la porte ouverte à toutes les foutaises.

Nous avons largement débattus de ce problémes sur le Forum et nous n’avons pas eû le plaisir de vous lire.

C’est dommage, vous ne croyez pas, je traverse avec plaisir l’Atlantique presque tous les jours.

Cela se veut et reste simplement un constat et rien d’autre, pour dissiper toutes erreurs.

Comme la citation de Jean-Claude Junker qui, comme indiquée, est révélatrice, mais autant dévastatrice, à méditer.

Bien à vous tous.

Le Panda

Patrick Juan.

17 06 2008
Pierre Chantelois

Bonjour Patrick

Je traverse également l’Atlantique pour venir lire les débats qui se déroulent sur le Panda, notamment celui sur la qualité de la langue écrite, amorcé par l’article d’Olivier Cabanel. Le temps me manque d’y laisser un court message, à mon grand chagrin.

Dans le cas de l’Irlande, bien évidemment, l’isolement ne se fera pas pour des questions émotives mais plutôt pour des raisons idéologiques. Et les intérêts géostratégiques en jeu sont considérables. Cela mériterait le développement d’une autre rubrique.

Pierre R.

17 06 2008
clusiau

Bonjour Pierre,

Concernant l’Union Européenne, je pense qu’il faut se rendre compte qu’elle est à l’agenda des décideurs, qu’ils ne semblent pas avoir le choix de la faire passer coûte que coûte, qu’elle n’a rien mais absolument RIEN à voir avec la démocratie qui, comme vous le savez puisque je le martèle continuellement, est une « démocratie à gogo pour gagas » !

Voici là-dessus une quinzaine de minutes d’une petite vidéo choc qui choque :
Maastricht – Article 104

Au plaisir

Ha oui j’oubliais un nouveau livre sur le même sujet : La dette publique est une affaire très rentable, mais pour qui ?
À qui profite le système ?

« Il faut réduire la dette ! ». On crie à la faillite ! Tel un père qui demande instamment à ses enfants d’aller ranger leur chambre, notre gouvernement nous dit : « Assez de cette gabegie ! Il est temps de devenir sérieux, remettez vos prétentions sociales au tiroir, l’heure est au travail et aux économies ».

Ce qu’on ne nous dit pas, c’est qu’il y a une quarantaine d’années, l’État français n’était pas endetté, à l’instar de la plupart des autres nations, d’ailleurs. En moins de quarante ans nous avons accumulé une dette colossale qui avoisine les 1200 milliards d’euros ! Pourquoi ? S’est-il produit quelque chose qui a fait que l’on ait soudain besoin de recourir à l’emprunt, alors qu’auparavant on se suffisait à nous-mêmes ? Et si tel est le cas, qui en bénéficie vraiment ? Qui émet la monnaie ?

André-Jacques Holbecq et Philippe Derudder nous disent les vraies raisons de la dette et dénoncent les mécanismes destructeurs scrupuleusement occultés. Vulgarisateurs de la « chose économique », leur but est de permettre aux citoyens de « savoir », afin qu’ils ne se laissent pas impressionner par les épouvantails que l’on agite sous leur nez. Afin de comprendre surtout que nous avons tout pour relever l’immense défi humain et écologique de notre temps et que la dette et l’argent ne sont que « vrais-faux » problèmes.

17 06 2008
clusiau
17 06 2008
Pierre Chantelois

Clusiau

Votre commentaire soulève tant de questions qu’il faudrait presqu’une rubrique complète pour y répondre. Il est évident que l’Europe réunie constitue une force économique importante si tous les pays pouvaient parvenir un jour à s’entendre. Comme vous le savez, notre premier ministre du Québec caresse le projet d’un marché commun Europe-Québec sur le modèle de celui qui existe entre le Canada, les États-Unis et le Mexique. En général, les décisions de l’Organisation mondiale du commerce sont plus gouvernées par des intérêts économiques qu’humanistes ou démocratiques. Il revient aux peuples de faire valoir leur dissidence comme cela se fait régulièrement dans le cadre des rencontres du G7.

Merci pour les liens. Je vais m’empresser de regarder cette vidéo. Merci pour la suggestion de livre. Voilà ce qui me semble un bon achat pour combler les heures d’été.

Pierre R.

17 06 2008
clusiau

…..pour combler les heures d’été…..

N’as-tu pas un canot ou un kayak ? hîhîhî.

Je suis en train de lire Noir Canada et cela me prend tellement de temps, c’est tellement laid, je trouve ça tellement difficile. Des fois je me demande ce que ça donne de savoir tout ça puisque nous sommes impuissants, ne pouvons rien changer, que le temps passe et que la mort approche.

Parlant de l’Union Américaine et l’Améro, ça aussi c’est en train de se faire sans que nous soyons mis au-courant. Des milliers de kilomètres de routes qui passeraient loin des centres, qui feraient crever des centaines de petites villes au profit du transport des bébelles capitalistes.

Il me semble que je rêve !!!

18 06 2008
Pierre Chantelois

Clusiau

Courageux lecteur. Noir Canada est la face cachée de cette industrie minière qui est en effet une honte. Je protège, sincèrement, le peu qu’il me reste en évitant de ne lire que ces enquêtes qui nous rendent encore plus impuissants devant pareille exploitation. Je l’ai déjà dit : nous n’avons que notre plume et nos mots pour défendre ce qu’il nous reste de combat et de volonté.

Tout se conjugue au nom du progrès. Tout s’anéantit parfois en son nom, également.

Je n’ai pas, mon ami, de canot ou de kayak. Mais mes jambes foulent souvent la nature pour ne voir encore que ce qu’il reste de beauté dans ce monde. La vie sauvage nous isole. Les Laurentides sont un exemple éloquent de refuges d’une beauté insoupçonnée et encore, ma foi, ignorées du tourisme.

Pierre R.

18 06 2008
clusiau

Bonjour Pierre,

Merci pour ces bons mots.

Je demeure à Huberdeau près de St-Jovite.

Je roule sur la 354 plutôt que l’autoroute et je profite de ce qui reste d’une nature pas trop défigurée. Nous sommes vraiment hors circuit au Lac à la loutre même si nous ne sommes qu’à 20 minutes de la cohue et c’est bien ainsi car à Mont-Tremblant, quel chaos ils ont créé pour les touristes ces promoteurs insatiables.

Oui marcher dans la forêt, moi aussi j’aime beaucoup mais j’ai découvert le kayak il y a 2 ans et ma foi, glisser au ras de l’eau, c’est enivrant !

Surtout que certains journées de la semaine, il n’y a absolument personne sur le lac, toute cette beauté et cette tranquillité pour moi tout seul.

18 06 2008
Pierre Chantelois

Clusiau

Des amis habitent près de Saint-Sauveur, à Sainte-Anne des Lacs. De là, nous nous dirigeons vers Tremblant en nous assurant de repérer des coins sauvages et peu habités.

Je peux imaginer l’état d’esprit d’un kayakiste au milieu d’un lac… où le silence règne en maître.

Pierre R.

18 06 2008
clusiau

Pierre,

Je connais un peu Sainte-Anne des Lacs j’y ai rencontré une personne dernièrement qui veut implanter « Equimonde » un nouveau concept d’achat de groupe sans intermédiaire avec les producteurs bio etc…Si tu passes par Arundel et Huberdeau, tu es le bienvenu au lac pour une balade en canot ou kayak.

J’ai réalisé dernièrement que dans notre beau pays du Québec, la seule plage que je connaisse, gratuite et ouverte pour tous à partir de Montréal est justement à Huberdeau, 90 kilomètres.
C’est peu quand on considère que l’eau est un soi-disant « bien commun » des québécois !

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