Dieu se fatigue-t-il d’être associé aux pires exactions du monde ?

25 06 2008

« Je confesse à Dieu tout-puissant,
Je reconnais devant mes frères,
que j’ai péché
en pensée, en parole, par action et par omission ;
oui, j’ai vraiment péché
 ».

(Petit catéchisme catholique romain)

__________________________

Avertissement. Je n’ai plus la foi. Tenez cet exergue pour une citation, au même titre que serait une référence au vieux Churchill ou à Edmond Rostand. Pourquoi alors cette citation chrétienne ? Parce que trop sont ces monstres qui nous gouvernent et qui sont la cause de la déliquescence de l’humanité tout en se réclamant de Dieu pour asseoir leur règne.

Oswald Chambers est né en Écosse en 1874. Il fut enseignant et prédicateur pour un temps aux États-Unis et au Japon. Pourquoi Oswald Chambers ? Parce que, en 1911, il fonda et devint le principal enseignant du « Bible Training College », à Londres. Il y resta jusqu’à la fermeture du collège en 1915, « pour cause de Guerre Mondiale ». Il est mort en novembre 1917 des suites d’une intervention chirurgicale.

Ce 24 juin, dans le cadre de mes recherches pour documenter le thème de cette rubrique, je retrouve cette réflexion de ce prédicateur écossais : « En vous rendant compte de la réalité du péché, vous ne détruisez pas le fondement de vos rapports avec les autres, de vos affections, de vos amitiés. Mais d’un commun accord, vous et votre ami, vous reconnaissez que la vie est tragique. Jésus-Christ n’avait aucune confiance en la nature humaine, et pourtant jamais il ne fut sceptique, désabusé, soupçonneux, parce qu’il avait toute confiance dans l’œuvre qu’il pouvait accomplir pour l’humanité ». Est-ce parce que je n’ai plus la foi que je suis désabusé par ces dirigeants – pénibles dans leurs déclarations et dans leurs décisions – qui nous accablent de leur profession de foi ?

En raison de l’actualité qui nous rappelle – sans une seule pause salutaire – à ces morts et à ces assassinats dans le monde, il convient de mettre au sommet de cette liste morbide le généralissime Than Shwe de Birmanie. Il règne pour une raison divine : il se croit la réincarnation d’un roi du passé. Et à ce titre, il revendique le statut de « Bu Daw », titre emprunté aux anciens souverains. Il consulte sinon Dieu du moins les astres. Introverti et superstitieux, Dieu a eu pourtant, sur son généralissime birman, une bienveillance toute spéciale qu’il n’aurait pas eu sur son peuple. Comme le rapporte Christophe Ono-dit-Biot, du Point, la capitale, bunker du dictateur invisible Than Shwe, n’a pas été touchée par le cyclone. Parce qu’elle s’appelle Naypyidaw, « demeure des dieux » ? Ou parce que les astrologues du généralissime l’avaient prévu ?

Aux premiers jours de la tragédie, les généraux, selon ce que décrit Le Figaro, suggéraient aux victimes de « rentrer chez elles pour chasser les grenouilles » plutôt que d’« accepter les tablettes de chocolat » d’une communauté internationale accusée d’être « avare » de ses aides financières. Garnir les coffres de la junte était plus prioritaire que de garnir les garde-manger des victimes. Plus de 138 000 personnes ont péri ou restent portées disparues depuis le passage du cyclone Nargis, rapporte le vice-ministre des Affaires étrangères Kyaw Thu. Plus de 2,5 millions de personnes dans le besoin sont restées sans aucune aide en raison du refus des autorités birmanes de toute aide internationale durant trois semaines.

« Seul Dieu peut me retirer le pouvoir qu’il m’a donné, ni le MDC ni les Britanniques », a déclaré le président zimbabwéen Robert Mugabe, 84 ans dont 28 à la tête du pays. Et c’est pour cette raison que « jamais le Mouvement pour le changement démocratique ne sera jamais, au grand jamais, autorisé à diriger ce pays », a averti l’aimable président africain. Tout invoquant Dieu, pour se maintenir au pouvoir, le président Mugabe voit mal la remise en question de son programme de redistribution des terres : « le MDC ne doit pas nous pousser à reprendre les armes avec leurs promesses d’annulation de notre programme de redistribution des terres ».

Cet autre brave capitaine, seul maître à bord après Dieu, a fait de son pays un « havre de misère » où tout se démultiplie : le chômage touche 80 % de la population du Zimbabwe et le taux d’inflation dépasse les 100 000 %. C’est en 2000 que commence ce qu’on a appelé « l’invasion des fermes », ou ce que des observateurs, peu bienveillants à l’égard du timonier de 84 ans, ont appelé « l’occasion d’un hold-up des proches du pouvoir ».

Robert Mugabe, 84 ans, accuse, comme le généralissime Than Shwe, les grandes puissances, comme la Grande-Bretagne, les Etats-Unis et leurs alliés, de mentir sur la situation de leur pays respectif pour justifier une intervention. La peur de l’invasion et de la perte matérielle de leurs richesses personnelles, pouvoir et argent compris.

Lorsqu’on ne vit pas dans la crainte de Dieu, on risque de vivre sous la crainte de nos despotes. Et ces despotes vivent leur propre dictature : la peur. Bernard Ilunga écrivait, sur Congo’n Line, un « Portrait psychologique d’un dictateur ». Voici quelques extraits de ses constatations :

« Le dictateur est fondamentalement un homme-qui-suspecte-tous-les-hommes. Même ses familiers. Le danger, se dit-il, peut venir de n’importe où, donc prudence. Et en vertu de cette prudence, il peut éliminer physiquement même ses propres enfants s’ils deviennent pour lui une menace contre son pouvoir. […] le dictateur ne peut guère s’accomplir en tant qu’homme, car l’homme s’accomplit dans le service… C’est ce manque ou cette impossibilité d’accomplissement personnel humain qui creuse en lui un vide… un vide qu’il cherchera à combler de mille manières. Car s’il est vrai que la nature ne tolère par le vide, l’homme non plus ne le supporte pas. […] Le dictateur a une faim insatiable de gloire. Regardez tous les titres dont ils se bardent : Père Fondateur, Guide illuminé… […] Et cette recherche pathologique de la gloire les rend très imperméable à la flatterie. Le dictateur aime à être flatté, encensé, louangé… Il verse en abondance ses grâces sur les thuriféraires : nomination au poste de ministre, don d’argent, etc. […] Le dictateur n’est comptable de son agir devant personne, pas même devant sa conscience. Tous ont des comptes à lui rendre, alors que lui n’a de comptes à rendre à personne. Sa conscience, il l’étouffe. La recherche effrénée de plaisirs participe à cet effort, souvent inconscient, de contraindre au silence sa propre conscience. Et même, il fuit le silence et la solitude où parle la conscience… Il a peur de la voix de sa conscience ».

Que reste-t-il à l’humanité face à ces dictateurs qui se réclament de droit divin ? En octobre 2005, le très sérieux The Guardian écrivait sur les sources dont s’inspirait Georges W. Bush pour prendre ses décisions éclairées. Au cœur d’une des plus grandes démocraties du monde, du point de vue américain, cela s’entend, le président prend ses ordres de Dieu : « And now, again, I feel God’s words coming to me, Go get the Palestinians their state and get the Israelis their security, and get peace in the Middle East ». En réponse à son créateur, Georges W. Bush a immédiatement répondu : « And, by God, I’m gonna do it  ».

Aujourd’hui, en 2008, Chuck Hagel, le sénateur républicain modéré du Nebraska, déclarait, devant le Center for American Progress : « Le monde ne veut pas d’une Amérique qui impose, qui dictate, qui sermonne, qui prêche, qui envahit, qui occupe »…

Pour paraphraser le sénateur républicain, se pourrait-il que le monde est fatigué de ces harangues qui invoquent Dieu à toutes occasions pour défendre des décisions qu’on sait contraires aux principes de charité chrétienne, une des trois vertus théologales ?

Selon le président Nicolas Sarkozy : « un homme qui croit, c’est un homme qui espère. Et l’intérêt de la République, c’est qu’il y ait beaucoup d’hommes et de femmes qui espèrent » (Basilique Saint-Jean de Latran, 20 juillet 2007). À Ryiad, le président a précisé sa pensée : il croit dans ce « Dieu transcendant qui est dans la pensée et dans le cœur de chaque homme, Dieu qui n’asservit pas l’homme, mais qui le libère ». Bien. Maintenant, selon Pascal de Sutter, professeur de psychologie politique à l’Université catholique de Louvain en Belgique, il semblerait que le président : « insultait facilement les gens, qu’il était soupe au lait, qu’il avait un côté un peu bagarreur. C’est probablement un aspect de sa personnalité assez stable. Ce qu’on appelle le tempérament. Qui ne change pas, quelles que soient les circonstances ».

C’est d’Henri Guaino, conseiller du président Nicolas Sarkozy, que vient cette déclaration étonnante reprise dans le quotidien Le Monde : « Qui peut nier l’évidence que la transcendance est une étape capitale de l’histoire humaine et l’immanence la mère de tous les totalitarismes ? ». Sur un ton plus humoristique, tant s’en faut, Denis Tillinac, écrivain, éditeur et journaliste français et « compagnon de route » de Jacques Chirac, considérait, dans le même quotidien, que le président Nicolas Sarkozy était fasciné par les religieux, imams, rabbins ou prêtres, parce qu’ils ont en eux « quelque chose de radical et de mystérieux ». Il l’est par tous ceux qui aspirent à un dépassement d’eux-mêmes. Sa « candeur de gamin » devant les champions et les stars fait sourire, mais « avec Dieu, il a le top du top, le champion des champions  ».

En Afghanistan, le très Honorable Premier ministre, Stephen Harper, haranguait ses valeureuses troupes : « En tant que Canadiennes et Canadiens, nous sommes extrêmement fiers de notre grand pays et des valeurs qu’il incarne. Chaque jour, vous défendez ici en Afghanistan ces valeurs et ces vertus. Vous êtes ici les bons voisins, des hommes et des femmes qui par compassion offrent leur labeur. À la fois guerriers courageux et amis loyaux, vous incarnez ce que le Canada a de mieux à offrir ». Et le Premier ministre de terminer en ces termes son allocution : « Dieu vous bénisse pendant les efforts à venir. Dieu bénisse vos familles et vos proches. Dieu bénisse le Canada ».

Dans son programme électoral, le parti conservateur affirme qu’un « gouvernement conservateur défendra les valeurs canadiennes fondamentales » que sont notamment la démocratie, les droits de la personne, le libre marché et la compassion pour les moins nantis sur la scène internationale. Et pourtant. Le gouvernement conservateur s’oppose à toute tentative de rapatrier Omar Khadr au Canada avant qu’il n’ait subi son procès pour meurtre devant un tribunal militaire américain. La raison en est fort simple : il serait pratiquement impossible, dans le cas d’une arrestation sur le champ de bataille, de tenir un procès criminel à partir des critères habituels en matière de preuve. Monsieur Stephen Harper reste insensible, trop occupé qu’il est de gérer les scandales qui entachent son gouvernement, à la lettre de 18 personnalités qui demandaient le rapatriement immédiat de l’enfant-soldat emprisonné à Guantanamo, ainsi qu’aux nombreuses demandes des avocats canadiens, dont les Avocats canadiens à l’étranger.

Pour revenir au Petit catéchisme, que ne nieraient pas nos chefs d’État, voici ce qu’il dit sur la création : « Dieu a produit le ciel et la terre, et tout ce qui s’y trouve, par sa parole, c’est-à-dire par sa volonté (Gn 1,1 et suivants). Il a aussi créé des êtres spirituels (les anges) et des être humains, constitués d’un esprit et d’un corps, et qui lui sont semblables : immortels, intelligents, volontaires et doués d’une conscience  ». Et je n’ai rien trouvé sur la peur de l’homme par l’homme (« Homo homini lupus »).

Dans le « Congrès international de la peur », cité par Alain Tanner, le brésilien Carlos Drummond de Andrade écrivait : « Provisoirement nous ne chanterons pas l’amour, qui s’est réfugié plus bas que les souterrains. Nous chanterons la peur, qui rend stériles les ambassades. Nous ne chanterons pas la haine, car elle n’existe pas. Seule existe la peur, notre mère et compagne, la grande peur des Sertoes, des mers, des déserts, la peur des soldats, des mères, des églises. Nous chanterons la peur des dictateurs, des démocrates. Nous chanterons la peur de la mort, et la peur d’après la mort, et puis nous mourrons de peur, et sur nos tombes pousseront des fleurs jaunes et craintives ».

(Sources : AFP, Congo On Line, Cyberpresse, La Nouvelle République, Le Figaro, Le Madawaska, Le Monde, Le Point, The Guardian)

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14 responses

25 06 2008
Gilles

Pierre a écrit :
Dieu se fatigue-t-il d’être associé aux pires exactions du monde ?

Non. Dieu est violence : les millions de morts causées directement par lui ou par l’intermédiaire des Hébreux ; pendant le Déluge [Genèse 6, 7-17], les milliers à Sodome [Genèse 19, 4-25], d’autres milliers en Égypte [Exode 9, 9-25], encore des milliers dans la guerre contre les Médianites [Nombres 31, 1-54], un nombre indéterminé d’enfants Égyptiens (tous les premier-nés) [Nombres 33, 4], un nombre incalculable d’individus (toutes les nations opposées aux Israélites) [Deutéronome 2, 21-22], la plus grande partie du peuple Ammonite [Livre de Josué 10, 10-11], cinquante mille hommes (pour avoir regardé l’Arche) [Livre de Samuel 6, 19], cent mille Syriens (en un jour) [Livre des Rois 20, 28-30], soixante-dix mille Israélites (car David a osé dénombrer le peuple) [Chroniques 21, 7], tous ceux qui vivent avec des non-circoncis [Livre de Jérémie 9, 25-26], tous ceux qui adorent un autre dieu [Livre d’Ézéchiel 14, 6-8], finalement, un tiers de la population de la Terre [Apocalypse 9, 15-19].

25 06 2008
Françoise

Qui n’invoque, qui ne convoque, Dieu dans son camp ? Dieu est l’alibi merveilleux. Dieu dit, Dieu commande…

Comme le rappelle Gilles, la Bible est emplie de massacres. Et depuis les temps de la Bible, Ancien et Nouveau Testament compris, les massacres n’ont pas cessé.

Je remarque, chaque jour, qu’il n’y a pas moins « compassionnel » que ceux qui se proclament « bons croyants »…

25 06 2008
Dominique Hasselmann

Je ne crois pas que l’on puisse, dans ce catalogue des dictateurs, faire figurer Nicolas Sarkozy.

Son règne, qui ne date que depuis plus d’un an, est axé sur la propagande idéologique (les médias étant, dans leur majorité, à sa talonnette) – avec l’invocation de Dieu comme garant de son bon vouloir traditionnaliste – et les mesures réactionnaires (restrictions budgétaires après le cadeau du « paquet fiscal » de 15 milliards d’euros, Sécurité sociale, Education nationale pressurées, etc.).

Sa politique sécuritaire (future loi Lopsi) et concernant l’immigration (on en a vu, dimanche dernier, les effets au centre de « rétention » de Vincennes), sa politique étrangère (alignement sur celle de Bush), tout concourt à en faire un Président de droite « sans complexe » et portant désormais sa femme à l’avant-scène pour faire oublier son comportement de parvenu au pouvoir.

De là à le ranger dans la catégorie où figure Mugabe, il y a un pas.

25 06 2008
Pierre Chantelois

Gilles

Commentaire bien documenté et utile. Merci.

Françoise

Je rejoins pleinement votre commentaire.

Dominique

Merci pour cette mise au point. Mon intention n’était pas de faire basculer Nicolas Sarkozy dans le rang des dictateurs mais bien de ceux qui se réclament d’une inspiration divine pour gouverner. Et relativement aux dictatures, dois-je rappeler cette position que se donnait le président français en Tunisie : « Je ne vois pas au nom de quoi je m’érigerais en donneur de leçons ». Et relativement aux dictatures africaines, j’ai relu la lettre ouverte de ces écrivains africains qui se joignaient à Raharimanana pour répondre au président français. Ils écrivaient notamment : « Au lendemain de votre discours [de Dakar], que faisiez-vous donc avec Omar Bongo, quarante ans de règne dans la dictature, un doyen dites-vous, et quel doyen dans la corruption et l’aliénation de son pays ! De quelle liberté, de quelle justice, de quel droit parlez-vous ? Je n’ose même pas vous poser la question concernant votre sourire à cet autre grand dictateur africain : Muammar al-Kadhafi ! Que dire du don nucléaire que vous lui promettiez ? Il serait maintenant fréquentable ? Sincèrement ? Mais soit… Nous les Africains manquons un peu de raison et ne comprenons pas ces subtilités qui nous éloignent de la nature et de l’ordre immuable des saisons ». Vincent Jauvert a également émis une opinion sur Sarkozy et les dictatures. En plus du commentaire, il faut consulter les commentaires formulés par les lecteurs. Force est de constater que ce sujet ne passe aussi facilement qu’une lettre à la poste. Cela n’est pas une raison pour ignorer le fait que le président Sarkozy avait soulevé un débat en concluant alors que le prêtre était définitivement supérieur à l’instituteur dans l’échelle des valeurs.

Je suis d’accord que ce ne sont pas là des raisons qui justifieraient une opinion selon laquelle Nicolas Sarkozy bascule dans le rang de ces dictateurs tenaces qui invoquent Dieu pour rester au pouvoir.

Pierre R.

25 06 2008
Evy

la culture c’est ce qui reste après que l’on ait tout oublié (Édouard Herriot) Je vois que votre catéchisme vous a marqué

Parlant de Dieu, je suis content de voir que les communistes n’ont donc rien à se reprocher puisqu’ils sont athée. Ils ne peuvent donc pas commettre d’atrocités

À moins qu’il n’y aie pas de liens logiques

On sent que le pouvoir conduit à la dictacture même pour ceuz qui écrivent sur le net. Mais je ne voudrais pas faire preuve d’autoritarisme! Après tout la dictature prolétarienne n’est qu’une étape vers le communisme intégral!

25 06 2008
Catherine

« You will know them by their fruits. »
Anyone can profess to be a christian, a believer, in fact it is in style for today. Christian – Christ like. Do all these who invoke God prove to be followers of Christ? We do not live under the Law anymore, Calvary closed that dispensation and opened the present dispensation. No more shedding of blood – Jesus was enough. I say no more.
Why battles, destruction and such, study the Word and divide it properly.
(warning – disobedience – consequences. Instructions – disregard – consequences). I have seen this in my own lifetime with myself and people I know personally.
I am sorry that most do not want to spend the time to read the Bible with an open heart instead of wanting to debate it.
In the past there was a famine for the preaching of the Word of God – literally. Today, it’s not from hearing the Word but from « getting it ». There are churches of all denominations on every corner. But I wonder, does God endorse their teachings, their actions? Does He endorse all those who use is Name? The answer is in the Bible. I do not judge anyone for I stand in judgement myself – let me look in my heart.

25 06 2008
Pierre Chantelois

Evy

Je vous rassure. N’invoquant ni Dieu ni personne d’autre, je me joins à ceux ou celles qui ne se sentent aucune propension à la dictature épistolaire. Je sais trop bien la valeur des mots pour m’y adonner. La dictature serait de ne permettre aucun sens critique et de rejeter tout avis contraire au mien. De censurer ce blogue, par exemple. Et je suis heureux lorsque des lecteurs ont la gentillesse de me dire leur désaccord avec mes propos. D’autre part, étant plus du centre que de la gauche ou de la droite, je n’ai appartenu officiellement à aucune association ou mouvement politique. Pas même le Parti québécois. Ma seule adhésion a été d’être délégué syndical. Bon. Cela ne constitue certainement pas un dédouanement à vos yeux, tant s’en faut, mais je pourrais paraître moins ogre qu’il n’y paraît 🙂

Catherine

Heureux de vous relire. Je crois que vous avez raison lorsque vous soulignez : I am sorry that most do not want to spend the time to read the Bible with an open heart instead of wanting to debate it.

À une époque de ma vie, j’ai lu et relu la Bible. Surtout les Proverbes. Mais cela n’était qu’affaire personnelle. Et jamais je ne me sentais obligé d’imposer mon point de vue à partir des préceptes de la Bible. Je connais de grands incroyants qui ont une vie plus élevée que plusieurs de leurs contemporains. Et leur élévation, morale et spirituele, se situe au milieu de leur silence, de leur contemplation et de leur foi.

Je connais trop bien le milieu politique pour croire à une quelconque sincérité de ceux-là ou de celles-là qui imposent leur décision ou leur point de vue d’autorité en s’appuyant de manière ostentatoire sur la Bible.

Merci pour vos commentaires éclairés.

Pierre R.

25 06 2008
Gilles

Catherine a écrit :
I am sorry that most do not want to spend the time to read the Bible with an open heart instead of wanting to debate it.

Au contraire, chère Catherine, j’ai mis des heures à lire l’Ancien et le Nouveau Testament… mais je dois le dire, avec l’esprit ouvert, et la raison. Il est très facile de justifier les absurdités contenues dans les livres saints (quels qu’ils soient, d’ailleurs) en disant que ce sont des vérités transcendantes, inaccessibles à la raison, mais n’aurait-il pas mieux valu que Dieu parle clairement, ou alors, à quoi sert la raison ?
 

26 06 2008
clusiau

Gold
Oil
Drugs = GOD

Catherine, are you serious ? God is an macho invention, period. Grow-up.

Si Sarkozy-le-nabot, un de ces hommes orgueilleux qui portent des talons hauts, n’est pas in dictateur, je me demande bien ce qu’il est ?

26 06 2008
Pierre R. Chantelois

Clusiau

Soyons prudents mon ami. Il faut voir quel sens donner au mot « dictateur ».

Pierre R.

27 06 2008
Catherine

Pierre, j’éspère que c’est OK avec vous de répondre à notre cher ami ici.

Bonsoir Gilles,

I am surprised « n’aurait-il pas mieux valu que Dieu parle clairermement ». He did, certainly in the Old Testament I do not read any instructions leaving room for misunderstanding. Should we mention a few? The Commandments were clear as were the different Laws that applied to every life situation. If you are interested we can continue here or – you do have my e-mail.
Vous avez mon respect et mon amitié,

Catherine

27 06 2008
Catherine

Clusiau,

Je suis sérieuse, Dieu est Dieu. Le jour où j’ai finalement décidé d’ouvrir mon coeur, « let down my guard », et mettre de côte mes idées, changement complet.
You must understand that I spent 20 years searching, reading and studying many religions – while going back and forth between Europe and America, a stay in North Africa. But when I encountered the Spirit of God, it was not anything I had ever read or heard about. I really didn’t think God was real anymore. In my own words I said: « God, if there is God, if you are real, show me. I can’t leave the way I came ». Clusiau, it is real.
I can only hope that one day your heart will be soft enough to give God a chance. He is a gentleman and will not force His way in.

Catherine

28 06 2008
clusiau

….I can only hope that one day your heart will be soft enough to give God a chance. …..Catherine

My heart can’t be softer since hope left me.

Catherine, i’m through with sermons.

I was once like you, I seriously, fermly beleived. I lost all my beliefs at 40 and once their gone, thet don’t come back, thet can’t.

But I understand very well your need to believe having been there before myself. So, be happy then.

Bon samedi.

30 06 2008
Catherine

Clusiau,

Non! Don’t give up! As long as there is breath, there is hope. Sans espoir le coeur est malade. Sans espoir on ne vit pas vraiment – on survit simplement.

Je n’ai pas « besoin » de croire, je crois parce que j’ai eu une experience personelle. An encounter if you will. Won’t you reconsider your words? I am convinced that there is more for you. I once gave up too. Man failed me, not God.

Aujourd’hui j’ai regardé des enfants sans aucune éducation religieuse et sans idées de quoique ce soit. La présence de Dieu était forte et ses petits réagissaient en toute liberté. »Laissez venir les petits enfants ». Les enfants ne cherchent pas à comprendre, ils suivent leur cœur. Unless we become as little children, it just does not make sense to us « smart » adults.

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