François Fillion corrige Stephen Harper : « il n’y a qu’une France et c’est elle qui, depuis 400 ans, est présente en Amérique ».

4 07 2008

C’est un François Fillion en hausse, dans les sondages, de deux points, que nous accueillons au Québec, plus précisément, à Québec. Selon le baromètre CSA pour Le Parisien-Aujourd’hui en France et i-télé, le Premier ministre François Fillon gagne deux points, soit 44%, dans la cote de confiance que lui témoignent les Français. Toutefois, 49% (-2) des personnes sondées ne lui font « pas confiance » « pour affronter efficacement les principaux problèmes qui se posent au pays ».

Le président Nicolas Sarkozy, qui viendra présider, en octobre prochain, dans le cadre du Sommet des pays francophones, l’auguste rassemblement des chefs d’État de la francophonie, a perdu trois points dans la confiance des Français par rapport au mois précédent (36%, contre 56%).

Il est remarquable de constater que depuis quelques mois, François Fillion est davantage présent sur la scène internationale. Calcul politique ou non, le Premier ministre français semble vêtir les atours d’un ambassadeur plénipotentiaire. Washington pour rencontres sur des questions économiques, Malte et Chypre pour préparer la présidence française au sein de l’UE, Lima pour le sommet UE-Amérique latine, Alger pour tenter d’infléchir Abdelaziz Bouteflika sur ses dernières réticences à l’égard de l’Union pour la Méditerranée et il accompagnera le président Sarkozy, au Liban, samedi. Pour l’heure, il retrouve dans la Ville de Québec où il rejoindra, après un bref séjour diplomatique à Ottawa, Alain Juppé, Jean-Pierre Raffarin et Lionel Jospin. Le Premier ministre Stephen Harper avait accueilli son vis-à-vis au parlement, décoré pour l’occasion d’unifoliés, de drapeaux tricolores ainsi que de drapeaux de l’Union européenne (UE), dont la France occupe la présidence tournante depuis quelques jours.

La ministre de la Culture, Christine Albanel, les secrétaires d’État, Jean-Marie Bockel (Défense), Alain Joyandet (Francophonie), et le président de l’Assemblée nationale, Bernard Accoyer, accompagneront le Premier ministre Fillion. Le Québec aura droit également à la visite de l’ex-candidate socialiste, Ségolène Royal, présidente de la région Poitou-Charentes.

François Fillion, au cœur de la capitale de la francophonie en Amérique du Nord, devra jouer de délicatesse car il aura à affronter une petite querelle d’interprétation sur le sens à donner à cette fête du quatre-centième. De nombreux Québécois, parmi lesquels se regroupent des indépendantistes, ont manifesté, à plus d’une reprise, au Premier ministre, Stephen Harper, de chercher à « récupérer » au plan politique et canadien les festivités en affirmant que « la fondation de Québec est aussi celle de l’État canadien ».

Jeudi marquait le coup d’envoi des célébrations du 400ième anniversaire de la fondation de la Ville de Québec. Fait à remarquer, selon une source canadienne citée par Cyberpresse, « aucun des dignitaires de l’étranger n’occupera un rang politique supérieur à celui du premier ministre Fillon ». Le représentant du gouvernement britannique avait préalablement annulé sa participation. Le séjour de monsieur Fillion et de ses ministres, dans la Vieille Capitale, sera de 27 heures avant que la délégation française ne se rende dans la région de Montréal.

Et c’est sous une pluie diluvienne que s’est déroulé ce coup d’envoi. Avec la délicatesse et le raffinement politique que les canadiens lui reconnaissent, le premier ministre du Canada, Stephen Harper a rendu un hommage au fondateur de Québec, Champlain, sans mettre en relief la présence des Français à l’époque de la Nouvelle-France. Il a plutôt souligné le travail de Champlain et des Autochtones pour former une nation. Pour le premier ministre Stephen Harper, le fondateur de la ville de Québec est sans l’ombre d’un doute le Père du Canada d’aujourd’hui. « Samuel de Champlain n’est pas que le fondateur de la ville. Son nom est inscrit à Rideau Hall, la résidence du gouverneur général, au premier rang d’une longue liste de gouverneurs du Canada ».

En fin ambassadeur plénipotentiaire, François Fillon a rappelé que les Français, de diverses régions se sont installés en Nouvelle-France. Ils sont partis d’une carte vierge et ont construit le Québec. Tout évitant d’omettre le fait que les Premières nations étaient déjà sur ces terres. Pour François Fillion, l’explorateur de Brouage, monsieur de Champlain, est plutôt à l’origine de la « civilisation française » implantée en Amérique. « La France s’est agrandie sans se diviser, elle s’est étendue sans se rompre. Mesdames et messieurs, il n’y a qu’une France et c’est elle qui depuis 400 ans est présente en Amérique ».

François Fillion a, comme il se doit, évité à chercher noise au Premier ministre canadien pour son peu d’enthousiasme à souligner la présence de la France au Québec. François Fillion l’a rappelé dans ses mots : « La France s’est agrandie sans se diviser, elle s’est étendue sans se rompre. Il n’y a qu’une France et c’est elle qui, depuis quatre siècles, est présente en Amérique. Je salue l’extraordinaire aventure politique qu’une farouche volonté a conduite ici. Je salue l’essor prodigieux de votre prospérité, la ferveur culturelle et spirituelle de la présence française a fait éclore ici. Le fait français ne s’est jamais éteint en Amérique ». Statistiques à l’appui, le Premier ministre Fillion a tenu à souligner que le Québec a attiré 30 000 Français en 10 ans, autant qu’en 150 ans, lors de la naissance de la Nouvelle-France.

L’’ancien premier ministre français, Jean-Pierre Raffarin, avait, en mars dernier, créé tout un émoi dans les milieux nationalistes québécois lorsqu’il avait déclaré que le président Sarkozy pourrait profiter de sa visite au Québec, l’automne prochain, pour rompre avec la doctrine de la « non-ingérence, non-indifférence » en usage depuis 30 ans. L’ex-ministre péquiste Louise Beaudoin, bien connue des milieux politiques français, s’en était ouverte dans une lettre au Devoir et dans laquelle elle s’était inquiétée d’une éventuelle « mise à sac » de la politique québécoise de la France par un président qui « ne cache pas son amitié » pour les membres de la famille Desmarais et qui « partage leur vision de l’histoire et de l’avenir du Québec ».

Nicolas Sarkozy avait corrigé ce fâcheux malentendu et cette crispation qui pouvaient s’installer entre la France et le Québec. Lorsqu’il a remis la Légion d’honneur à la chanteuse québécoise, Céline Dion, le président s’est fait fort de préciser que : « les Québécois sont nos frères, les Canadiens nos amis. Nous avons besoin des deux ». Rhétorique diplomatique oblige.

François Fillion en a surpris plus d’un lors de son allocution. Non seulement il semblait vouloir remettre les pendules à l’heure, mais il s’est permis une audace que peu attendait. Est-ce l’enthousiasme, un opportunisme tout circonstanciel ou la volonté de sortir des sentiers battus, toujours est-il que le Premier ministre François Fillion a déclaré : « Voilà quarante ans qu’une grande voix, une voix historique, l’a tiré, pour reprendre un mot qui vous appartient, de son hivernement ». Le Québec tiré de son « hivernement » ! La référence au général de Gaulle, et à son fameux « Vive le Québec libre! », était on ne peut plus explicite. Selon le Premier ministre français, « Il n’y a qu’une France et c’est elle qui depuis quatre siècles est présente en Amérique ». Le Premier ministre français n’a fait référence qu’une fois au « Canada ».

Au-delà de ces joutes verbales, économie et intérêts régionaux obligent. François Fillon n’est pas venu au Canada uniquement pour fêter les 400 ans de la ville de Québec. La France veut le soutien du Canada dans son action en faveur de la lutte contre le réchauffement climatique. Le Canada veut un accord de libre échange avec l’Union européenne. Le Québec et la France ont réitéré leur intention de conclure une entente de mobilité de la main-d’œuvre cette année. M. Fillon a souligné la volonté du président Nicolas Sarkozy d’enclencher une négociation à ce sujet à l’occasion du sommet entre le Canada et l’Union européenne qui se tiendra en octobre. Ce qui ne déplaît pas au Premier ministre du Québec, Jean Charest.

Pour le prochain Sommet des pays francophones, en octobre, François Fillion a dit souhaiter qu’il soit une occasion de « renouveau ». « Nous voulons que l’on parle de façon plus concrète de démocratie, d’Etat de droit, d’environnement et de notre combat commun pour la langue française ».

M. Fillon a affirmé que sa présence en sol québécois témoigne de la relation « unique, spéciale, directe et privilégiée » entre le Québec et la France.

Au-delà des mots, les actions sont des illustrations plus éloquentes des intentions réelles des hommes et femmes politiques des deux côtés du continent. Une histoire à suivre.

(Sources : AFP, Cyberpresse, Presse canadienne)

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27 responses

4 07 2008
Gilles

Pierre (citant Fr. Fillon) a écrit :
« Voilà quarante ans qu’une grande voix, une voix historique, l’a tiré, pour reprendre un mot qui vous appartient, de son hivernement ».

J’avoue que je ne connaissais pas le mot… Quoi qu’il en soit, si même le mot du Général (et le soutien concret — reconnaissance immédiate de l’indépendance du Québec, envoi d’un destroyer dans le port de Québec « pour contrer quelques velléités » — qu’il avait offert à Daniel Johnson père) n’a pas eu d’effet sur le pourcentage des Québécois qui veulent l’indépendance, je ne sais pas ce qui pourra en avoir !
 
Je suis coléré à propos de la récupération fédérale du 400e anniversaire de Québec, comme si Champlain avait fondé le Canada (Son Excellence la Très Honorable l’a laissé entendre dans un discours, hier) en 1608. Pourquoi pas Jacques Cartier en 1534 ? Ou mieux, le premier asiatique qui a foulé le sol ici 10,000 ans avant notre ère ? Non… Le Canada a été fondé en 1867, pas une seconde avant. Mais bien entendu je suis naïf, car la théorie du Nation Building veut qu’on assimile l’état des choses antérieur à la fondation réelle, faute d’avoir pu le supprimer. Autrement dit, puisque les Français sont encore ici, sous le nom de Québécois et ne se sont pas assimilés, il faut faire remonter plus haut dans le temps la nation canadienne.
 

4 07 2008
Pierre Chantelois

Gilles

Le Canada a été fondé en 1867, pas une seconde avant. Nous sommes deux naïfs à le croire. La récupération fédérale est à ce point évidente, qu’après avoir vécu onze ans à Québec, je n’ai guère le goût d’y retourner et de m’y promener.

Pierre R.

4 07 2008
Françoise

« Au-delà des mots, les actions sont des illustrations plus éloquentes des intentions réelles des hommes et femmes politiques des deux côtés du continent. »

Nous savons tous que les mots s’envolent, et ne coûtent guère à ceux qui les prononcent. On jugera l’arbre à ses fruits…

4 07 2008
LE PANDA

Pierre,

Au nom de tous les cousins de l’autre côté de l’Atlantique.

Je viens souhaiter un bon anniversaire en cette journée de fête au Québec.

Quelles sont les raisons qui font que Pierre aprés avoir vécu onze années au Québec, n’ a plus le goût d’y retouner?

Oui le Canada a été fondé en 1867.

Jacques Cartier pourtant sauf erreur de ma part fut le premier à poser ou à fouler le territoire en 1534 non?.

Vous défendez la langue française avec une puissance que d’autres nations ne sauraient faire.

Mais je reviendrais un peu plus tard pour débattre du fond.

Je ne pouvais laisser passer ce jour en souhaitant un joyeux anniversaire aux cousins d’Amérique.

Je salue en même temps Françoise et Gilles.

Le Panda

Patrick Juan

4 07 2008
Pierre Chantelois

Patrick

Comme je l’indiquais dans mon message précédent, le 400ième a été particulièrement récupéré par le gouvernement d’Ottawa qui entend bien en faire la fête de fondation du Canada. Dommage.

Le 3 juillet 1608, Samuel De Champlain, parti de Saintonge, s’établissait à « Kebec » (là ou le fleuve se rétrécit, en Algonquin).

Comme nous pouvons le lire sur Wikipedia, l’acharnement du roturier Champlain à réussir l’implantation d’une colonie française en Amérique lui vaut le titre de « Père de la Nouvelle-France ». Il traversa dix-neuf fois l’Atlantique pour accomplir ce dessein.

Et ce 3 juillet, c’est la fondation de la Ville de Québec que nous célébrons. Samuel de Champlain est le fondateur de la ville de Québec. Et le fondateur de la ville de Québec, Samuel de Champlain, est né dans la petite ville de Brouage, en France.

Res repetita placent.

Pierre R.

5 07 2008
clusiau

….son hivernement …..

Les « quelques arpents de neige » ont fait du chemin !

Je trouve dégueulasse la militarisation éhontée de cette fête, surtout que les québécois sont en majorité CONTRE la guerre aux Afghans.

J’ai honte de ces soldats qui tuent.

Pierre, n’est-ce pas De Maisonneuve qui a donné le coup d’envoi à Champlain pour cette fondation ?

5 07 2008
Gilles

Clusiau,
 
Divers régiments ont Droit de Cité, c’est-à-dire le droit de défiler « baïonnette au canon et tambour battant » dans la ville de Québec. Il faudra que je vérifie lesquels, mais le Royal 22ᵉ Régiment possède ce droit depuis 1975, et un ou deux autres, qui ont combattu en Afghanistan. Ce droit est accordé par les édiles à un régiment, en remerciement pour services rendus à la municipalité ; […] du moins c’était le cas à l’origine de ce droit [1748] mais le gouvernement fédéral y a mis encore une fois sa lourde main d’acier, ce qui explique la présence du régiment Écossais qu’on a vu à Québec…
 

5 07 2008
clusiau

….en remerciement pour services rendus à la municipalité …..

??????????

Le 22e a rendu service à la ville de Québec ? Comprends pas, désolé.

5 07 2008
Pierre Chantelois

Clusiau
Gilles

Le droit de cité est une coutume britannique: lorsqu’un régiment avait gagné par ses loyaux services la confiance et le respect des citoyens, le conseil municipal pouvait lui accorder le droit de défiler dans les rues au son des tambours, arborant drapeaux et baïonnettes au fusil. Une fois accordé, cet honneur est en vigueur ad vitam aeternam. Le 22e régiment a ce droit depuis 1975.

Pierre R.

5 07 2008
clusiau

Hé ben, ça prend ben des anglais pour inventer des trucs pareils.

Merci, j’me coucherai moins niaiseux ce soir. Bonsoir Pierre & Gilles, faites de beaux rêves.

5 07 2008
Pierre Chantelois

Clusiau

35 ans après Champlain, soit le 17 mai 1642, le gouverneur donna officiellement possession de l’île de Montréal à Maisonneuve, au nom des gentilshommes de la Société de Montréal. Une messe fut célébrée sur l’île par le père Vimont et, immédiatement après, les hommes se mirent au travail. Ils construisirent d’abord une redoute et une palissade pour se protéger de l’ennemi. Maisonneuve insista pour abattre le premier arbre lui-même. La première haute messe fut célébrée le dimanche 18 mai, et pendant celle-ci le père Vimont fit une adresse pendant laquelle il prédit la future grandeur de la ville qui venait de naître. Un site Internet à consulter : GrandQuébec.

Pierre R.

5 07 2008
clusiau

Pierre merci de me réveiller gentiment. C’était bien le contraire de ce que j’ai affirmé qui arriva. Je suis un peu gêné de ma bourde mais hier, il était tard, j’étais racké, mon cigare m’avait engourdi, mon échange avec un blogueur aussi et et et ….finalement je me suis couché niaiseux et c’est le réveil qui m’a déniaisé…..Merci aussi pour le lien. Ce matin ma mangeoire à colibri est populaire, comme ils sont beaux et agiles. Au plaisir.

5 07 2008
emachede

Petite question de Français: vous n’en avez pas ras le bol de voir la bouille de la Reine d’Angleterre sur les billets Canadiens?
Pourquoi le Canada n’est pas encore plus indépendant vis à vis de la Couronne d’Angleterre? Economiquement et Militairement il le peut largement.

5 07 2008
clusiau

….Pourquoi le Canada n’est pas encore plus indépendant vis à vis de la Couronne d’Angleterre?….emachede

Les Anglais partout sur terre sont de loyaux sujets et le Canada comme l’Australie sont d’anciens joyaux britanniques. Si on sondait les anglais du Canada sur la Reine, elle gagnerait allègrement leur vote. Les rois, les reines et les familles riches dominent la terre depuis belle lurette.

En ce qui concerne les billets, ils sont émis par des banques privées qui naquirent en Angleterre. Ils contiennent aussi des messages, des codes qui défient le commun des mortels et sont sujets de polémiques sur le Net, En fait, ces billets ne valent rien ce que les Indiens d’Amérique avaient déjà affirmé d’ailleurs.

5 07 2008
Pierre Chantelois

Emachede

Un éditorialiste du quotidien Le Devoir résumait, en 2002, en ces quelques mots la situation de la monarchie canadienne : « Le Canada anglais est profondément attaché à la monarchie, symbole d’une présence maternelle rassurante dans une Amérique du Nord trop rebelle. Au contraire, pour la plupart des Québécois contemporains, francophones et allophones, la famille royale n’est plus qu’objet d’amusement susceptible d’égayer les pages des magazines qui font leur beurre des élucubrations des gens riches et célèbres ».

Abolir la monarchie? En 1998, aux yeux des commentateurs du ROC (Rest of Canada), cela apparaît comme une idée saugrenue de personnes en mal de projet… ou droguées : « M. Chrétien devrait […] faire passer des tests d’urine autour de lui », blaguait Dan Gardner, du Ottawa Citizen, estimant que seuls des gens « sur l’acide » envisageraient une telle chose. Dans son éditorial intitulé « Lancer en l’air une mauvaise idée », le Ottawa Citizen, hier, réclamait des noms: « Il faudra identifier le conseiller de Jean Chrétien qui a proposé cette idée ».

Le portrait du Roi George V apparaît sur les pièces Canadiennes de 1911 à 1936. En 1937, le Roi George VI avait son portrait sur tous les billets sauf le $500 (Sir John A. MacDonald) et le $1000 (Sir Wilfrid Laurier). L’utilisation d’un billet bilingue fut aussi adoptée cette année-là. En 1954, ce fut au tour de la reine Elizabeth II d’avoir son portrait sur la monnaie canadienne mais sa photo fut placée sur le côté droit du billet. Après 1969, les billets de banque furent multicolores.

Les composantes les plus importantes de la Constitution canadienne comprennent l’Acte de Québec de 1774, qui garantit l’usage de la langue française et du droit civil au Québec; l’Acte constitutionnel de 1791, qui permet la création d’assemblées élues au Québec et en Ontario et l’Acte de l’Amérique du Nord britannique de 1867, qui jette les bases du système fédéral et énonce la distribution des pouvoirs entre les gouvernements fédéral et provinciaux. Cette loi a été renommée Loi constitutionnelle de 1867 en 1982.

Sous l’empire de la monarchie, le monarque canadien dispose uniquement des pouvoirs qui lui ont été conférés par la nation par l’entremise d’une constitution et de lois. Le monarque remplit souvent les fonctions plus protocolaires et traditionnelles.

Au Canada, en 2002, 55% des gens auraient indiqué dans un sondage que la reine actuelle devait être le dernier chef d’État britannique au pays. Alors qu’il était ministre des Affaires étrangères dans le gouvernement Chrétien, John Manley a émis « l’opinion personnelle » que la monarchie devait être abolie. L’an dernier, en 2007, un officier de l’armée canadienne d’origine irlandaise s’était adressé, sans succès, aux tribunaux pour être exempté des toasts à Sa Majesté.

Pour modifier les articles de la Constitution canadienne concernant la royauté ou les représentants de la Reine au pays, tels le gouverneur général ou les lieutenants-gouverneurs, il faut l’unanimité des gouvernements fédéral et provinciaux. Voilà pourquoi plusieurs souhaitent l’indépendance du Québec pour s’affranchir de cette unanimité fédérale qui ne mène nulle part.

Vous avez votre réponse. 🙂

Pierre R.

5 07 2008
Evy

Je suis surpris, pour ne pas dire insulter, de voir que c’est de Gaulle qui nous a déshiberné. Dieu merci puisqu’il nous avait lâché en 1763 sur les conseils du Duc de Choisy pour affaiblir les Britanniques. Mais bon…

C’était en 1967 donc bien après la montée du nationalisme et de la révolution tranquille.

Mais pour s’excuser voici ce que pense M. Filion :

« Chez moi, un pays, c’est un endroit où il y a des paysans. Alors pardonnez-moi cet écart de langage. Je ne voulais naturellement pas porter atteinte à l’unité territoriale du Canada ».

Rappelons qu’au Québec pour M. Filion il y a des fermiers qui possèdent leurs terres plutôt que des paysans qui de tradition la louaient du Seigneur!

Les nationalistes à force de se chercher des amis finissent par se tirer dans le pied…

5 07 2008
Pierre Chantelois

Evy

Le président français Nicolas Sarkozy prendrait position contre le mouvement souverainiste québécois lors de son passage à Québec, en octobre, nous annonce le Journal de Montréal, selon des documents qu’il a obtenus d’Ottawa. Sarkozy rétablira la vérité, mieux que ne l’a fait le Général. Dès lors, les fédéralistes auront tout lieu de se réjouir de cette trempe que servira, aux vilains séparatistes, le président de la France, grand ami de Paul Desmarais. Je vous recommande la lecture de l’hebdomadaire Le Point pour retrouver enfin la voix du vrai fédéralisme canadien. Votre orgueil n’en prendra certainement pas un coup, comme on dit au Québec.

Il faut notamment lire ceci : « C’est mon fils André qui est chargé de La Presse. Notre position est connue : nous sommes fédéralistes. Ça nous a valu des conflits très durs. Au final, on est arrivé à un compromis : je ne dois pas intervenir dans le journal. Le point de vue des séparatistes peut apparaître, mais la ligne éditoriale est fédéraliste. Il n’y a pas d’ambiguïtés. Si le Québec se sépare, ce sera sa fin. Moi, je suis attaché à la liberté et à la démocratie. Bien sûr, notre directeur de la rédaction est fédéraliste. Mais c’est lui qui mène son affaire ».

Dois-je mettre en exergue : « Si le Québec se sépare, ce sera sa fin. Moi, je suis attaché à la liberté et à la démocratie ».

Et de préciser le Journal de Montréal, de ce jour, après lecture des documents obtenus d’Ottawa : « Délaissant la politique traditionnelle de non-ingérence et non-indifférence vis-à-vis du Québec et du mouvement souverainiste, le président Sarkozy présenterait plutôt une vision reflétant davantage son intérêt personnel pour le Canada tout entier »,

Vivement alors votre analyse fine et vos excellentes observations, mon cher ami, sur cette vision de la démocratie en pays fédéraliste. Comment interprétez-vous cette déclaration du conseiller en affaires canadiennes du président Nicolas Sarkozy ?

Pierre R.

6 07 2008
Evy

Cher ami

Je vois que vous tenez à avoir le dernier mot.

Vous me prêtez des affinités avec M. Desmarais. Vous vous trompez sans doutes d’ami…

Permettez-moi de définir le nationalisme : il se définit avec plusieurs qualificatifs et à divers degrés; le nationalisme économique, politique. Votre héros, si je vous prête des intentions, Duplessis, visait le nationalisme politique; puis vint le nationalisme économique; puis je vous laisse la suite…

Mon fédéralisme s’inspre du nationalisme d’un de vos idoles, le Général de Gaulle, pour qui j’ai des sympathies: le nationalisme économique lui a réussi et à l’occasion l’a desservi.

Le fédéralisme qu’il a proposé en 1958 à la Guinée est de cette nature : la richesse contribue à la liberté comme l’a souligné Sartre.

La Guinée a rejeté ce fédéralisme dans un référendum: aujourd’hui je vous demande si sous ce fédéralisme, la Guinée qui frôle les records de pauvreté serait moins libre.

Vous aimez bien la France; cette terre ami nous refuse toujours ce que l’Italie et plusieurs pays de l’est donne à ces ressortissants qui jadis ont émigré : la reconnaissance citoyenne. Pourtant nous n’avons pas pas renié ni quitté. Parlez-en au Dr Lubrina; peut-être pourrez-vous l’aider.

L’amitié se reconnait non seulement aux paroles mais aux gestes. Mais peut-être est-ce le drame de certains mouvements souverainetés qui ont confondu..

Le viel adage le dernier mais non le moindre n’est pas toujours véridique. Je vous invite à me répondre sans colère… À cet égard, lisez Marissal aujourd’hui

6 07 2008
Pierre Chantelois

Evy

Pourquoi voyez-vous de la colère dans ma réponse ? Pourquoi croyez-vous que je veuille à tout prix avoir le dernier mot ? C’est bien mal me connaître, mon ami.

Heureux de vous voir comparer le Québec à la Guinée. Les lecteurs apprécieront.

C’est votre droit le plus absolu. Je vous ai recommandé une lecture. Cela ne signifie pas que je vous associe à quelque auteur que ce soit ou à quelque contenu que ce fut. Un certain recul aurait eu le mérite de mieux interpréter les propos que j’ai exposés ici, le plus simplement du monde, me refusant à tout extrémisme. Vous défendez une cause. J’en défends une autre. Voilà le pluralisme des opinions que permet la démocratie.

S’agissant du docteur Lubrina, je n’ai pas saisi la relation de cause à effet. Mes recherches m’ont mené à cet article du célèbre médecin vétérinaire : « Les animaux ont toujours eu la cote auprès des gens de pouvoir, aussi bien auprès des rois et reines – songez aux corgies d’Élisabeth d’Angleterre – qu’auprès des politiciens. Et ça n’a rien d’étonnant : ces gens-là savent que les bêtes seront les seules à ne jamais les trahir ». Ou cet autre article qui porte sur … La coprophagie, cette vilaine manie de manger des crottes.

Amicalement

Pierre R.

6 07 2008
Evy

Diantre devrais-je donner dans l’histoire. De Gaulle, homme conséquent, a proposé des partenariats sans cesse; avec l’Allemagne, avec l’Europe pour la création d’un marché commun: était-il moins nationaliste je vous le demande. Est-ce que la je compare le Québec à la France Allemagne? je ne compare pas le Québec à rien. Je vous dis que le nationalisme n’exclue pas confédéralisme union.

Dr Lubrina poursuit une croisade pour que la France fasse comme L’Italie qu’elle redonne la citoyenneté qu’on nous a retiré.

Continuez vos lectures, tant sur de Gaulle que sur Lubrina

6 07 2008
Pierre Chantelois

Evy

S’agissant de la Guinée, si vous faites référence au référendum de septembre 1958, il est vrai qu’elle est le seul pays d’Afrique francophone à avoir rejeté la proposition du général de Gaulle d’intégrer les colonies de l’Afrique occidentale française au sein d’une Communauté française. Cela a entraîné une rupture immédiate des relations politiques et économiques avec la France. L’historique, ne croyez-vous pas, ne pouvait mener qu’au refus de ce référendum tant la France a imposé un système d’administration coloniale identique à celui appliqué dans les autres territoires africains de son empire colonial. Il ne faut pas non plus négliger le fait que la Guinée française devint, par la Constitution française du 7 octobre 1946, un « territoire d’outre-mer ». Avait-on demandé l’avis de la population ? J’en douterais.

S’agissant maintenant de la République de Guinée, voici ce que dit de son pays Kababachir : « Depuis quelques années, longues et pénibles, la République de Guinée présente la mine d’un pays politiquement instable, économiquement faible, socialement désintégré avec une insécurité grandissante. La Guinée est devenue un pays sous tension constante sur fond de crises cycliques. Le Guinéen a perdu les repères et les valeurs qui fondent la responsabilité citoyenne sont méconnues ou bafouées ». Et l’auteur de poursuivre : « Nous devons, tous et dans l’unité, participer à l’apaisement des tumultes qui secouent et menacent le Pays, notre Pays. Nous devons vouloir et vouloir âprement que nos différences nous enrichissent et que jamais elles ne nous divisent ».

Bauxite, fer, or, diamant, nickel, uranium… la Guinée peut compter sur un fabuleux potentiel minier pour sortir du marasme économique dans lequel elle est plongée depuis trop longtemps. « En dépit de ses immenses potentialités en ressources naturelles, la Guinée reste l’un des pays les plus pauvres du monde », reconnaît le ministre de l’Économie, des Finances et du Plan, Ousmane Doré.

Il me semble que ce ne soit pas là la situation que nous vivons au Québec.

Amicalement.

Pierre R.

6 07 2008
Evy

Je ne compare pas le Québec à la Guinée comme vous le sous-entendez sournoisement, mais je compare votre discours ébahi :  » Le Québec tiré de son « hivernement » ! La référence au général de Gaulle, et à son fameux « Vive le Québec libre! », était on ne peut plus explicite. Selon le Premier ministre français, « Il n’y a qu’une France et c’est elle qui depuis quatre siècles est présente en Amérique ». « Je cite vos auteurs de Gaulle et Filion »

Curieux maintenant que le Général de Gaulle, ami du nationalisme québécois, proposait la poursuite du colonialisme; non il proposait l’autonomie, comme reconnue par un communiqué de la République de Guinée elle-même. Avait-il deux discours? Certes il ne serait pas le premier…

Lorsqu’il a proposé un partenariat avec l’Allemagne et avec l’Europe, voulait -il soumettre la France à ses anciens occupants? Quand il a proposé le Concorde voulait-il soumettre le ciel français aux anglo-américains? Quand Cartier a signé l’Acte confératif voulait-il soumettre le Québec? Quand Laurier qui était contre le fédéralisme a pris le pouvoir voulait-il soumettre le Québec? Quand lepeuple du Québec a dit non aux referendum, voulait-il poursuivre sa colonisation?

Tant qu’à Filion il vous traite maintenant de paysan. Certes ce sont vos maudits anglais qui ont mis fin au régime seigneurial français que vous semblez tant aimer.

Avant d’essayer de faire flèche de tout bois pour la cause, évaluer l’ensemble de l’œuvre que vous citer à votre appui

Vous avez la lecture toute simple comme votre ami Desmarais. Pour lui le séparatisme est anti-démocratique; pour vous’ L’historique, ne croyez-vous pas, ne pouvait mener qu’au refus de ce référendum’ (Vous parlez bien entendu du référendum guinéen j’imagine vu que vous détestez les comparaison!.

Voilà l’analyse fine. Je ne compare pas le Québec à la Guinée, Je compare vos auteurs favoris supposément à votre cause pour montrer qu’il ne dédaignait pas le fédéralisme!

Noter que le Québec a beaucoup de richesses naturelles également: cuivre or, uranium, diamant. Peut-être pouvons-nous conter nous aussi sur un fabuleux potentiel si comme vous citez tous et dans l’unité, participer à l’apaisement des tumultes qui secouent et menacent le Pays, notre Pays. Nous devons vouloir et vouloir âprement que nos différences nous enrichissent et que jamais elles ne nous divisent.

Allez assez diviser et investissons-nous!

6 07 2008
Pierre Chantelois

Evy

Que d’échanges par ce samedi soir. Vous me gratifiez même si vous appuyez beaucoup sur les adjectifs inappropriés, en certains cas. Sournoisement est un peu fort, ne croyez-vous pas. J’évite les adjectifs car ils montrent la faiblesse de certaines démonstrations. La crainte de l’adjectif est le commencement du style, écrivait Paul Claudel.

Vous voyez ce que je ne vois dans la déclaration du Premier ministre de la France, François Fillion. Difficile, vous en conviendrez, de réconcilier les opinions. S’agissant de Charles de Gaulle, permettez-moi de le citer : « Le fait est qu’un jour le Canada français deviendra une grande puissance et que nous y aurons aidé et que la France en tirera un bénéfice. Bien sûr, pas moi. Ce n’est pas pour tout de suite, bien que, du fait de notre attitude, nous ayons considérablement accéléré le processus. C’est une affaire dont l’avenir s’inscrit d’avance, et de manière certaine depuis notre action, et le développement, croyez-moi, sera beaucoup plus rapide qu’on ne le croit. […] Il fallait le faire, c’était évident. Je savais à quoi m’en tenir à partir du moment où j’y allais. Alors on m’a dit : Ottawa… Ottawa, je m’en fous ! C’est au Canada français que je rendais visite, c’était l’essentiel. […] J’aime mieux crever que d’aller au Canada porter un toast à la reine d’Angleterre ! Croyez-moi, j’étais bien soulagé quand ils m’ont offert l’occasion de m’en aller : j’ai sauté dessus avec bonheur. Tout cela va faire des remous, c’est sans importance. Tout cela va donner des motifs d’articles à toute cette presse infâme et avachie, aux pieds et à la botte des Américains, des Israéliens et de tous les autres, mais qui ne soutient pas la France parce qu’ils ont honte de parler de la France ou de défendre la France : tout cela est sans importance » (Entretien avec Jacques Foccart, 27 juillet 1967, Journal de l’Élysée, Jacques Foccart, éd. Fayard, 1998, t. I, p. 685).

Qu’ajouter à cela ? Voilà mes lectures, mon cher ami.

Pierre R.

6 07 2008
Evy

Je vous cite; « Heureux de vous voir comparer le Québec à la Guinée. Les lecteurs apprécieront. C’est votre droit le plus absolu.  » Est-ce sournois?

Je vous cite: »Au-delà des mots, les actions sont des illustrations plus éloquentes des intentions réelles des hommes et femmes politiques des deux côtés du continent. »

Vous avez raison : avant de croire les belles paroles, regardons les actions: c’est pour cela que je vous ai parlé de Lubrina. Si cela fait 400 que la France est au Canada, et bien qu’ils nous reconnaisse citoyen français!

Je ne sais pas ou vous prenez votre discours de De Gaulle

Voici sa déclaration:

TEXTE DE L’ALLOCUTION PRONONCÉE AU BALCON DE L’HÔTEL DE VILLE DE MONTRÉAL, PAR CHARLES DE GAULLE, LE 24 JUILLET 1967

C’est une immense émotion qui remplit mon coeur en voyant devant moi la ville française de Montréal. Au nom du vieux pays, au nom de la France, je vous salue de tout mon coeur.

Je vais vous confier un secret que vous ne répéterez pas. Ce soir ici, et tout le long de ma route, je me trouvais dans une atmosphère du même genre que celle de la Libération.

Outre cela, j’ai constaté quel immense effort de progrès, de développement, et par conséquent d’affranchissement vous accomplissez ici et c’est à Montréal qu’il faut que je le dise, parce que, s’il y a au monde une ville exemplaire par ses réussites modernes, c’est la vôtre. Je dis c’est la vôtre et je me permets d’ajouter c’est la nôtre.

Si vous saviez quelle confiance la France, réveillée après d’immenses épreuves, porte vers vous, si vous saviez quelle affection elle recommence à ressentir pour les Français du Canada et si vous saviez à quel point elle se sent obligée à concourir à votre marche en avant, à votre progrès ! C’est pourquoi elle a conclu avec le Gouvernement du Québec, avec celui de mon ami Johnson, des accords, pour que les Français de part et d’autre de l’Atlantique travaillent ensemble à une même oeuvre française. Et, d’ailleurs, le concours que la France va, tous les jours un peu plus, prêter ici, elle sait bien que vous le lui rendrez, parce que vous êtes en train de vous constituer des élites, des usines, des entreprises, des laboratoires, qui feront l’étonnement de tous et qui, un jour, j’en suis sûr, vous permettront d’aider la France.

Voilà ce que je suis venu vous dire ce soir en ajoutant que j’emporte de cette réunion inouïe de Montréal un souvenir inoubliable. La France entière sait, voit, entend, ce qui se passe ici et je puis vous dire qu’elle en vaudra mieux.

Vive Montréal ! Vive le Québec ! Vive le Québec libre !

Vive le Canada français, et vive la France !

CHARLES DE GAULLE

Dans ce discours il y a un appel à la coopération pour aider la France de Montréal, du Québec libre et du Canada français .

Voilà. Aucune porte n’est fermée!

6 07 2008
Pierre Chantelois

Evy

Nous sommes revenus à la case départ : la France a joué un rôle qu’il ne faut pas nier dans le développement du Québec. Je préfère entendre les déclarations d’un François Fillion à cette tentative malheureuse de récupération d’un Stephen Harper.

Nous sommes d’accord. Aucune porte n’est fermée 🙂

Amicalement

Pierre R.

6 07 2008
Dominique Hasselmann

J’ai entendu, ce matin sur France Inter, que François Fillon avait parlé du Québec comme d’un « pays » et non d’une « province ».

Il paraît que ça fait des vagues, chez vous !

Certes, Fillon est plus à l’aise à l’étanger qu’en France. Vous avez sans doute vu qu’un prix de l’humour avait été remis récemment à un député (UMP) pour avoir déclaré (je cite approximativement) en parlant de Sarkozy : « C’est le seul président de la République qui ait réussi à occuper le poste de Premier ministre en étant à l’Elysée. »

6 07 2008
Pierre Chantelois

Dominique

Bien petit incident comme en témoigne cette nouvelle de Radio-Canada. Certains québécois, dont le soussigné, ont préféré les déclarations de monsieur Fillion à celles de Stephen Harper qui a tenté de réécrire l’histoire, rien de moins, en omettant notamment de mentionner la présence française depuis 400 ans. Si cela avait été possible, monsieur Harper aurait peut-être préféré que ce soit la monarchie britannique qui fasse l’objet des célébrations du 400e anniversaire.

Pierre R.

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