Ingrid, je ne vous crois plus. Je tourne la page.

9 07 2008

Je pourrais être votre père. Vous pourriez être ma fille. Depuis votre retour, tout n’est que liesse et bonheur. Autour de vous. En vous. Cette liesse n’est pas unique. Elle est partagée. Ce bonheur ne se mesure pas. Des pages et des pages tentent, tant bien que mal, d’en définir les contours. Comment en effet exprimer le bonheur lorsque la joie est à son comble.

Des mots pour le dire. Des mots pour le manifester. Dès que vous avez foulé le tarmac de Bogota, l’humanité a retenu son souffle. Votre sourire, le premier, est apparu au monde entier. Comment une femme qui vient de sortir de six années de captivité indescriptible peut-elle offrir au monde entier son plus beau sourire? Nous étions inquiets. Dans quel état alliez-vous vous présenter à votre mère, à vos parents, à vos amis, à toutes ces personnes qui n’ont eu de cesse d’espérer votre libération?

Votre sourire a été le geste que personne ne pouvait espérer de plus beau. Et l’éclat de vos yeux a encore laissé entrevoir cette flamme qui a tant animé votre vie d’avant votre captivité. Il suffit de vous revoir en photo ou dans ces innombrables vidéos que vous aviez laissées derrière vous pour nous en convaincre. Au cours de votre captivité, leur diffusion nous donnait la douce illusion de nous rapprocher davantage de vous et de porter sur nos épaules une infime partie de votre souffrance et de votre solitude.

Modestement, chère Ingrid, saviez-vous que l’Assemblée nationale du Québec avait voté, le mercredi 5 juin 2002, une motion exigeant la libération immédiate et sans condition de la sénatrice colombienne Ingrid Betancourt ? Cette motion résultait d’un engagement pris à Mexico par les membres de la Confédération parlementaire des Amériques (COPA), dont fait toujours partie l’Assemblée nationale québécoise. C’est dire tout l’intérêt que nous vous portions.

Je ne m’attendais pas à vous voir descendre de cet avion en grabataire. Je m’attendais à percevoir cependant de quelconques signes de gravité qui m’auraient fait prendre conscience de l’ampleur incommensurable de la tragédie qui fut la vôtre depuis six ans. Les événements ont gommé cette minute de vérité. Happée. Je cherche mes mots. Vous avez été happée par l’actualité. Cruauté des médias. Cruauté de la politique. Vous avez été entraînée dans la spirale médiatique et vous n’en êtes point sortie.

Je vous disais au début de cette lettre que j’aurais pu être votre père. Vous auriez pu être ma fille. Devant la situation que je constate aujourd’hui, je vous aurais invité à partager avec moi quelques instants de promenade, dans un lieu inconnu de toutes et de tous, et je me serais réservé quelques minutes de conversation. Conversation est un bien grand mot. Je devrais dire quelques minutes de silence, loin du tumulte des médias et surtout très loin des légendes urbaines qui commencent à circuler.

Si l’intensité des retrouvailles me l’avait permis, je vous aurais glissé à l’oreille, dans le calme de la nature, que vous connaissez certainement, ces quelques mots : « Ingrid, arrête. Tout va trop loin. Arrête. Il n’est pas nécessaire de te mettre en scène dans cette mascarade médiatique. Laisse au temps le temps de réagir. Donne au temps le temps d’apprivoiser ton retour. Donne au temps le temps de soigner des plaies, de cicatriser des souffrances, de remettre le bonheur au bon endroit entre toi et ta famille immédiate. Ingrid, il est temps de faire une pause. Il est temps d’arrêter ». Rappelle-toi ces mots de Ghandi : « il vaut mieux mettre son coeur dans la prière sans trouver de paroles que de trouver de beaux mots sans y mettre son coeur ».

Je ne sais trop comment exprimer mon malaise. Tout va si vite. Tout n’est que contradiction, spéculation, récupération. Vous vous transformez en icône. Vous êtes l’icône de tout ce qui bouge. Est-ce bien cela que vous souhaitiez pour vos premiers jours de liberté ?

Mon inquiétude est profonde, Ingrid. Le capital de sympathie s’estompe. Dans le tournis de vos tournées médiatiques, il ne vous est probablement pas donné de vous imposer un temps d’arrêt pour lire l’opinion des gens simples, sans histoire, sans gloire, qui placent ou qui ont placé en vous une admiration sans borne. Je sens bien que s’étiole cette passion que nous avons éprouvée dès la première minute de votre libération. Comment ne pas nous attrister lorsque, de l’allégresse manifestée sur les forums citoyens ou sur les blogues francophones, nous lisons maintenant un profond désenchantement.

Sur Le Soir, quotidien belge, raannemari écrit, en date du 5 juillet 2008 : « L’ex otage des Farcs veut écrire plusieurs livres, pense aussi à une pièce de théâtre, souhaite se rendre à Lourdes et rencontrer le pape. Quelle santé pour quelqu’un qu’on nous disait à l’article de la mort il n’y a pas si longtemps ». Flanker39 écrivait également en date du 5 juillet sur France-Info : « Les gens en ont ras le bol ! Les médias, en général, finissent par nous dégouter de tout. Heureux de la libération d’Ingrid Bétancourt, nous passons en une seule journée au stade de l’overdose !! Trop c’est trop. Sarko va une fois de plus réussir un coup médiatique pour essayer de se replacer dans les sondages. La descente de l’avion restera, à cet égard, un grand moment. C’est vraiment n’importe quoi ! Il faudrait que vous, les médias, vous rendiez compte que la France d’en bas sature de plus en plus ! »

De ces réactions, je pourrais maintenant vous en citer des centaines. De la même eau. Quelle tristesse. J’ai cessé de les lire car les mots dépassent la raison. Que dire de celle-ci, chère Ingrid : « Je voudrais parler théologie avec lui. Il y a beaucoup de choses que je voudrais qu’il m’explique. […] Je me sens catholique, mais il y a des choses qui me gênent dans cette religion ». Cette phrase vient de vous et elle concerne le Pape.

Un observateur politique me rappelle pourtant à l’ordre lorsqu’il écrit : « Ingrid Betancourt sort de cet épisode profondément transformée. Bien entendu, sur le plan psychologique, mais au point de vue politique aussi. Au-delà de l’émotion, la captivité de madame Betancourt lui aura procuré un important capital politique, tant à l’échelle colombienne qu’au niveau international. Il va sans dire qu’Ingrid Betancourt est la grande gagnante de l’opération de libération menée par les Forces armées colombiennes le 2 juillet dernier ».

Vous voyez, je reste lucide. Mais profondément déçu. Car je ne vous crois plus, Ingrid. À peine libérée de votre captivité, il m’a semblé que vous avez semé des indices, dans certaines de vos déclarations, suivant lesquels vous préparez une prochaine campagne électorale en Colombie. Une extraordinaire machine s’est mise en marche autour de vous. En assumez-vous le contrôle ? Je ne sais pas. Mais vous n’êtes pas sans l’ignorer.

Vous comprendrez bien que je ne souhaite pas relever, en exégèse, toutes les contradictions qui circulent sur vous et autour de vous. Comme il n’est pas de mon propos de vous accabler pour les choix que vous avez privilégiés depuis votre retour. Je tente d’interpréter ce que fut votre souffrance, votre longue agonie, vos périodes de profonde lassitude et de découragement, en lisant attentivement le témoignage simple, mais combien touchant, de William Perez, celui que vous avez qualifié affectueusement de « mon frère, l’homme qui m’a sauvée ». Ce sous-officier de 33 ans vous a demandé de continuer à vivre pour ceux qui vous aiment. Il vous donne du courage. Et ça marche. C’était deux mois avant la diffusion du fameux cliché. « Tout le monde a été scandalisé par la photo, mais à ce moment-là elle allait déjà beaucoup mieux », a affirmé William Perez. Et quel beau témoignage il a livré en quelques mots seulement : « Quand elle ne pouvait plus monter les collines, qu’elle n’avait vraiment plus aucune force, je la portais ».

Je reste profondément touché par cette grande humanité, racontée sans fard, par cet humble compagnon de la jungle : « Elle faisait semblant d’accepter la nourriture de nos geôliers mais, en fait, elle la jetait en douce. Parfois, elle gardait les biscuits mais c’était loin d’être suffisant. Alors, j’ai fait comme avec les enfants, je lui ai donné la becquée. Je lui disais : « une cuillère pour maman, une cuillère pour Mélanie et une cuillère pour Lorenzo ».

Accueilli en héros, le soldat, William Perez, a suivi des examens de santé dans l’hôpital où il a été formé avant de rentrer chez lui. Il vient d’être nommé sergent. Il a promis d’aider les centaines de Colombiens toujours aux mains d’une guérilla d’un autre âge.

Consuelo Gonzalez avait, le 11 janvier dernier, déclaré qu’elle n’avait pas été torturée physiquement. Mais elle avait eu ce mot terrible : « le seul fait de priver quelqu’un de sa liberté contre sa volonté, de l’isoler de sa famille, du monde, est en soi, de tout point de vue, condamnable et peut être considéré comme une espèce de torture ». Et l’écrivain Marek Halter avait lancé, plein d’espoir, que si Consuelo est là, c’est parce que nous avons crié « Ingrid, Ingrid ». « Si vous parlez d’un otage ou d’un prisonnier politique, vous le protégez, c’est comme ça. On tue à l’aube, en pleine lumière on ne tue pas », avait déclaré Marek Halter.

Permettez-moi maintenant Ingrid de me tourner vers le silence de la jungle pour me faire une idée plus exacte de ce que fut votre enfer là-bas, entre les mains de vos geôliers, les FARC. Il y a nettement trop de bruits autour de vous.

Permettez-moi d’avoir une pensée très affectueuse pour William Perez : comme vous le savez sans doute, le père du soldat Perez est décédé pendant sa détention. Et apprenant la nouvelle de sa libération, le grand-père de William est mort d’émotion. Tout cela loin du bruit et de la fureur. Sans ostentation. Le soldat Perez n’aura pas la Légion d’honneur et ne sera pas élevé au rang de Prix Nobel de la Paix. Mais je le crois, et c’est le principal atout que je respecte en lui.

Permettez-moi de me tourner vers les dix autres officiers de l’armée et de la police, pour la plupart otages des Farc pendant plus de dix ans, qui portent, comme l’indique l’agence France-Presse, tous les stigmates d’une vie pénible et rude d’otages dans la jungle, souffrant de paludisme et de leishmaniose. « Nous sommes très malades mais nous sommes sur pied car nous reprenons vie. Je veux que nos compagnons qui sont restés dans la jungle, sachent que leur tour va venir, que nous les attendons et travaillons à leur libération », a déclaré le sous-lieutenant Raimundo Malagon, enlevé en août 1998.

Je pourrais être votre père. Vous pourriez être ma fille. Cela n’a plus d’intérêt. Vous êtes maintenant une icône internationale qui appartient aux grands de ce monde. Je tourne la page. Je vous laisse une dernière réflexion. Celle d’Antoine Blondin : « Dans cet univers plein de bruit et de fureur, c’est le bruit des uns qui provoque la fureur des autres ».

– 30 –

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18 responses

9 07 2008
Ardalia

Votre lettre, Pierre, est immensément triste, j’en suis touchée.

Il me semble, j’en avais d’ailleurs été furieuse, que la machine est lancée depuis longtemps, depuis bien avant son enlèvement. Nous avons oublié que c’était une politicienne, une battante, une gagnante. Je ne sais plus comment j’ai appris cela mais il semble que dans des conditions d’isolement extrême, ce sont les gens les plus cultivés qui s’en sortent le mieux, car ils ont, plus que d’autres, de quoi mobiliser leurs pensées et cela est très précieux.

En lisant la lettre très longue qu’Ingrid Bétancourt avait écrite à sa mère, l’an dernier, je m’étais fait la réflexion que cette femme, qui disait pourtant ne plus pouvoir s’alimenter, avait des ressources stupéfiantes : « Passe ton doctorat » disait-elle à un de ses enfants. Elle a peut-être un temps perdu le goût de vivre, elle n’a jamais perdu le Nord!

Moi, je ne crois pas beaucoup à l’altruisme et les risques que prenait la sénatrice en se rendant dans la jungle « pour soutenir les populations » me semblaient faramineux. Qui sait si l’icônisation n’a pas commencé au fond de l’inconscient d’une femme forte et exaltée, bien avant cette terrible torture de la séquestration? Je crois que le temps n’a fait qu’ajourner des projets déjà bien formés, déjà bien lucides. Je crois qu’I. Bétancourt est au départ d’une très, très haute lancée, que cela soit juste, ou non.

C’est pourquoi, Pierre, je comprends votre tristesse.

9 07 2008
Pierre Chantelois

Ardalia

Merci pour ce commentaire, si opportun. Il ne fait aucun doute dans mon esprit qu’Ingrid Betancourt est une femme d’action, instruite, volontaire et déterminée. Cela lui sied fort bien d’ailleurs. Mais il y a une petite marge qu’elle franchit allègrement et qui m’indispose : la surexposition. Surexposition qui a coûté cher, comme vous le savez, à Nicolas Sarkozy qui s’en remet difficilement dans les sondages. À vouloir être partout, donner son avis sur tout, même en théologie, procède d’une gourmandise qui fait qu’un jour, on souffre d’embonpoint.

Rappelez-vous cet ami qui ne questionnait pas, Pierre-Aimé Touchard, dans l’Écriture ou la vie, de Jorge Semprun. Ce n’était pas pour éviter mes réponses qu’il ne me questionnait pas, c’était pour me laisser le choix de parler ou de me taire. (Pages 179-180)

Ce qui guette rapidement, très rapidement, Ingrid Betancourt est la perte de crédibilité. Déjà les critiques se centrent sur cette faiblesse incommensurable d’Ingrid Betancourt : l’art de se taire en moment opportun. Rien de plus déplaisant, vous en conviendrez, que d’avoir, au sein d’une réunion de famille, un tapageur qui nuit à l’équilibre des conversations parce que tout n’est que récupération autour de sa personne.

Oui je suis déçu. Car je finis par me poser la question fondamentale, ce que je me refusais de faire : et si tout cela n’était en réalité qu’une machination. Je ne suis pas un militant des complots. Au contraire. Je me fais jouer parfois de vilains tours par ma naïveté. Mais pour l’heure, c’est trop. Beaucoup trop. La super-iconisation d’Ingrid Betancourt vient d’atteindre son point de saturation, en ce qui me concerne.

Pierre R.

9 07 2008
Françoise

Pierre,
 
Ce qui m’a toujours choquée dans cette affaire, c’est qu’il n’y avait qu’un otage « intéressant ». Maintenant il n’y a qu’un « otage libéré » intéressant…
 
Saura-t-on, là encore, la « vraie vérité » un jour, sur les conditions de détention, sur la libération… Je m’attendais — on la disait mourante — à voir cette femme arriver sur une civière. Elle paraît éclatante de santé…
 
Une dernière remarque : Je n’ai jamais compris, je ne comprends toujours pas, pourquoi on a fait, on fait d’elle une héroïne. Pourquoi elle et pas tous les autres ? Qui sait seulement le nom des otages qui restent là-bas ? Qui s’en soucie, qui s’en souciera maintenant ?

9 07 2008
Pierre Chantelois

Françoise

Nous nous rejoignons. La libération et Ingrid Betancourt elle-même ont pris des dimensions qui dépassent l’événement et qui servent une autre cause. Politique celle-là. Et combien d’otages attendent leur libération ? Je serais surpris, malheureusement, que d’autres libérations interviennent à plus ou moins brève échéance. Il n’y aura aucun capital égal à celui de la libération d’Ingrid Betancourt pour justifier des efforts, comme ceux consentis récemment, pour libérer ces otages anonymes et oubliés dans la jungle. Je souhaite me tromper.

Pierre R.

9 07 2008
Françoise

Pierre,

Je souhaite moi aussi que nous nous trompions sur l’avenir de ces otages. Je crains fort qu’on les oublie tout de bon, une fois « l’excitation » passée. Et je crains aussi qu’on ne prenne pas autant de précautions, si on cherche à les libérer. Je dis bien « si ».

9 07 2008
Pierre Chantelois

Françoise

Tout est dans le “si”.

Pierre R.

9 07 2008
mosane

Merci Pierre pour cet article si profondément sincère, si profondément humain.

Il y a dans le monde de l’ordre d’un millier d’otages (800 en Colombie dits « économiques » et 200 ailleurs dans le monde) ne les oublions pas, continuons à mettre la pression même si les médias, comme d’habitude, vont « passer à autre chose ». Ne les oublions pas !

Comme Pierre : Ingrid, je ne vous crois plus. Comme Pierre : Je tourne la page.

9 07 2008
Pierre Chantelois

Mosane

Merci. S’il était possible de créer une chaîne de solidarité pour ces otages oubliés, dans le monde, j’y participerais volontiers. Avec nos modestes mots, notre vigilance et notre bonne volonté, gardons l’œil ouvert.

Pierre R.

9 07 2008
décembre

Merci Pierre pour ce très beau texte écrit avec le coeur blessé. Je pense comme vous et je comprends très bien votre déception.

Dès la première journée j’ai lu des commentaires très sarcastiques dans un journal français et je savais à ce moment là que la libération était un coup monté, une négociation avec des terroristes comme tous les démocrates nous ont juré qu’ils ne feraient jamais malgré le fait que la démocratie c’est justement ça, l’art du palabre, de la négociation.

Je me demandais, qu’est-ce que les soldats d’Israël font là, si loin de chez eux ? N’ont-ils pas de quoi s’occuper dans leur pays ?

Je me demande encore pourquoi Uribe aurait négocié pour libérer celle qui pourrait le détrôner ? Quel plan nous cache-t’on ?

Quand à Sainte Ingrid, basta.
Une personne qu’on a violée, qu’on a torturée et qui s’en sort de cette façon me laisse pantois. S’agit-il d’une personne sans émotion ? Comment peut-on récupérer si vite ?

Et de s’afficher avec les tordus politiques actuels après ce périple incroyable dans la jungle m’écoeure ben raide.

Il y a peut-être 1000 prisonniers politiques dans le monde, encore faudrait-il savoir combien il y en a en Chine seulement, mais il y a un commerce d’esclaves sexuels en Europe qu’on estime à 500.000 annuellement, femmes et enfants.

Je ne pense pas que ces gens s’en sortent aussi facilement que sainte Ingrid qui en plus a le culot de nous parler du Pape, ce chef de banque créé avec l’argent des pauvres, qui vit en robe mais qui condamne l’homosexualité.

Non franchement Ingrid est décevante, elle nous ment, c’est insupportable, à nous dégouter de notre capital de sympathie.

9 07 2008
Pierre Chantelois

Décembre

À mon tour de vous remercier pour votre commentaire. Je l’ai déjà dit, au risque de me répéter, beaucoup de zones d’ombre assombrissent la luminosité de cette libération. Et comme vous le faites fort bien, beaucoup de questions restent sans réponse, pour l’heure.

Pierre R.

9 07 2008
mosane

Décembre,

dans ce type de situation les mots ont tout leur sens, je n’ai pas dit qu’il y a 1000 prisonniers « politiques » dans le monde mais seulement qu’on évalue à 1000 le nombre d’OTAGES et c’est déjà beaucoup trop. Merci à vous.

9 07 2008
clusiau

@mosane
Désolé j’avais mal interprété. Comme vous dîtes, 1000 otages politique c’est déjà beaucoup trop.

10 07 2008
Catherine

« Coup monté » – « Quel plan nous cache-t-on ? » – « Comment peut-on récupérer si vite? » – « beaucoup de zones d’ombre ».

Peut-on croire un jour à la vérité dans le monde politique ? Les commentaires racontent l’histoire au présent.

Pierre,

You touched my heart with your letter, your emotions are those of a gentle, caring, « real » human being. Thank you for your honesty.

Catherine

10 07 2008
Pierre Chantelois

Catherine

Thank you so much. You touched my heart too with your nice comment. Merci, chère amie.

Pierre R.

10 07 2008
Dominique Hasselmann

La canonisation d’Ingrid Betancourt est sans doute en marche, et le chanoine Sarkozy a réussi à jeter quelques gouttes d’eau bénite sur le tarmac de Villacoublay.

Vendredi à Lourdes, ensuite chez le Pape, notre chanoine national ne peut que se réjouir de la tournure des événements pris pour la « franco-colombienne » : on lui garde notre sympathie, elle est devenue otage des médias et des politiques (ou l’inverse).

Ecrire une pièce de théâtre alors qu’elle en joue déjà une : c’est l’art du dédoublement. Sarkozy n’arrive pas encore à s’élever à cette hauteur !

10 07 2008
Pierre Chantelois

Dominique

C’est du tragi-comique. Tout cela est décevant, terriblement décevant. L’épisode des infirmières bulgares a été marqué par plus de discrétion de la part des victimes libérées des griffes de la Libye.

Pierre R.

10 07 2008
Pierre Chantelois

À toutes et tous

Un moment de grâce, un moment de grande humilité. William Perez en entrevue sur France 24 où le jeune soldat récite un triste poème composé dans la solitude de la jungle.

Pierre R. Chantelois

12 07 2008
Back from the dead - The Cowboy and the Comtesse - Blog LeMonde.fr

[…] à lire aussi, un très beau texte qui vient “De ce côté-ci de l’Amérique“. if (GetCookie(‘wordpressuser’) == ‘punching’) { document.write(’10 juillet 2008 Publié […]

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