Barack Obama en militant islamiste, et son épouse Michelle avec une Kalachnikov en bandoulière.

17 07 2008

Début juin. Sentant de si près la victoire sur sa rivale, Hillary Clinton, le candidat démocrate et sénateur de l’Illinois, Barack Obama, se veut l’agent du changement aux États-Unis. « Amérique, ceci est notre moment, ceci est notre heure, le temps de tourner la page sur les politiques du passé ».

Quelques jours à peine avant cette victoire, le Boston Globe avait publié une liste des erreurs de parcours et des déceptions que chaque champ dressait l’un à l’encontre de l’autre. Une telle liste ne faisait pas le poids et n’était pas sérieuse tant les remarques nettement partisanes se démarquaient des faits réels.

La campagne présidentielle passionne les américains. Selon une étude du Pew Research Center, 72% des 2.004 Américains interrogés assurent qu’ils suivent de près l’élection présidentielle. Et selon ce même sondage, Obama serait en tête avec 48% d’intentions de vote contre 40% pour son rival John McCain. La répartition des intentions de vote est significative : 81% des Noirs, et près d’une majorité de Blancs (49%) estiment qu’une présidence McCain favoriserait les riches. Cela explique peut-être la raison qui fait que Barack Obama bénéficie d’une opinion favorable chez 83% des Noirs mais seulement 31% des Blancs. Un blanc sur cinq (22%) met en doute le patriotisme d’Obama, alors que 62% de Noirs le trouvent « très patriote ».

Malgré l’intérêt de ces sondages, Barack Obama éprouve beaucoup de difficultés à se défaire d’une image que ses adversaires souhaiteraient bien lui accoler de manière permanente, celle d’un islamiste « qui nie en être un ». Ce n’est pas faute d’essayer de corriger cette fâcheuse image. Accusé d’élitisme par ses détracteurs et boudé par l’électorat ouvrier pendant les primaires, le sénateur sorti de Harvard met en avant son enfance modeste dans la classe moyenne.

Autant Obama souhaite « tourner la page » avec les rumeurs sur son appartenance à l’Islam reviennent le hanter. En janvier 2008, Daniel Pipes traitait cette question sur son blogue éponyme. Et la conclusion, qu’il tirait, était la suivante : « Obama is now what Islamic law calls a murtadd (apostate), an ex-Muslim converted to another religion who must be executed ». Faut-il se surprendre que, pour pour 10 % des Américains, Barack Obama serait un « musulman caché », chiffre qui atteint 16 % chez les évangéliques et 19 % chez les électeurs ruraux Pew Research Center)? Selon Newsweek, 26 % des Américains sont convaincus que le sénateur de l’Illinois a été élevé comme un musulman, 39 % croient qu’il a étudié dans une école islamique et 12 % qu’il a prêté serment au Sénat sur le Coran.

Faut-il croire que cette rumeur est tenace ? Il faut voir la page couverture de l’hebdo The New Yorker pour s’en convaincre. Qualifiée du « plus mauvais goût et nettement offendante » par le clan Obama, cette page couverture véhicule pour la énième fois les stéréotypes sur un sénateur illinois qui cache son appartenance à l’Islam. Barack Obama en militant islamiste, et son épouse Michelle avec une Kalachnikov en bandoulière, échangent un « fist bump ». Sur le mur, une photo d’Oussama ben Laden. Pour comprendre ce qu’est un « fist bump » échangé entre le couple, ce que le très sérieux New York Times a préféré qualifier de « closed-fisted high-five », il faut voir la vidéo qui est à l’origine d’une polémique toute américaine. Ce geste, si simple, est un signe d’encouragement et de partage dans le monde sportif ou dans le monde musical. De voir ainsi un couple en démarche de candidature présidentielle s’échanger un signe aussi familier a fait sortir les rumeurs et analyses de toutes sortes des chaumières. Certaines âmes bien pensantes n’y ont vu qu’un « Terrorist fist jab », rien de moins. Notamment Fox News qui s’est interrogé sur la signification de ce « body language ». Le réseau a, par la suite, dû présenter ses excuses pour avoir associé ce geste à un « acte terroriste ».

Et c’est toujours le même Fox News qui interprète ainsi la page couverture de l’hebdo The New Yorker : « Mrs. Obama is portrayed as a militant radical, while Obama appears foreign. The image reflects, some might say mocks, the rumors that have plagued the couple over the last 18 months ». Pour le caricaturiste Barry Blitt, l’intention était toute autre. Il s’agissait en fait de dénoncer, sous forme caricaturale, la campagne de désinformation qui sévit contre le sénateur de l’Illinois. Et l’excellent reportage de Ryan Lizza risque d’être relégué au second rang en raison même de l’attention démesurée accordée à cette caricature.

Cette nouvelle a généré plus de 340 commentaires sur le site de Fox News. Deux commentaires, parmi ces derniers, traduisent les réactions des Américains face à ces communications à répétition d’une image que d’aucuns jugent fausse et que d’autres jugent fondée. Premier commentaire, bref et concis : « Best cover page we have seen to date. It is what we will get if we put this man in the White House (8h36) ». Deuxième commentaire, plus dénonciateur de cette operation : « The New Yorker Magazine’s July cover of Barack Obama and Michelle Obama must be causing the McCain camp to not only fist bump but to roll on the floor with glee. In a shocking effort at cleverness you have reinforced the caustic rumors of those who would never vote for anyone of a different hue than they are, pink and white. Shame on you New Yorker! »

Parallèlement à ces campagnes médiatiques sur le candidat Obama, une certaine presse d’analyse s’interroge de plus en plus sérieusement sur les nombreux revirements du sénateur de l’illinois. Bob Herbert, du New York Times, reconnaît à Barack Obama des qualités inhabituelles chez un politicien : « plus honnête, moins cynique et moins calculateur que la plupart d’entre eux ». Mais le journaliste constate également que les partisans du sénateur s’expliquent mal l’appui de ce dernier au « Electronic Surveillance Bill ». George W. Bush a promulgué la semaine dernière une nouvelle loi codifiant les écoutes antiterroristes, après son adoption définitive par le Congrès. Le texte accorde une immunité aux compagnies de télécommunications qui ont, dans le passé, participé aux écoutes. Sans cette immunité, Bush menaçait la loi de veto présidentiel. Si Obama a voté contre cette immunité, il s’est rangé en faveur du texte. Aussi incroyable que cela puisse paraître, John McCain n’a pas pris part au vote.

Grande déception des défenseurs des droits de l’Homme qui voit dans cette volte-face d’Obama un virage dangereux et risqué à droite. Le sénateur de l’Illinois, l’homme qui annonce le changement, s’aligne, à la première occasion, avec beaucoup de témérité derrière une politique maintes fois dénoncée de Georges W. Bush : un Américain peut toujours être écouté si la communication est entre l’étranger et les États-Unis. L’attitude de Barack Obama a été vertement critiquée par le Wall Street Journal.

Au début du mois, Linda Feldman, du Christian Science Monitor, qualifiait Barack Obama de risque « pour tous ces jeunes électeurs, qui se sont rangés derrière Obama et qui pourraient être désillusionnés par sa politique de style traditionnelle ». Plusieurs observateurs inclinent de plus en plus à croire que le « troisième mandat de Georges W. Bush » que Barack Obama attribue à John McCain, s’il était élu, pourrait également au sénateur démocrate. Le Wall Street Journal donne pour exemple le fait que Barack Obama a appuyé le financement par l’État de programmes sociaux « basés sur la foi ».

Un jour, Obama, au cours des primaires, dénonce le libre échange entre le Canada, les États-Unis et le Mexique. Récemment, dans une entrevue qu’il accordait au magazine Fortune, le sénateur démocrate revient sur sa parole. « J’ai toujours été un défenseur du libre échange », déclare-t-il tout en reconnaissant le fait que le débat sur cette question était allé trop loin.

Barack Obama avait annoncé, voire même claironné, qu’il préférait un financement public à celui, plus occulte, du secteur privé. Cette option est maintenant chose du passé. Il préfère maintenant revenir et recourir à la générosité de ses nombreux donateurs. La raison ? Le dysfonctionnement du financement public. Bien voyons. « Ce n’est pas une décision facile, parce que j’ai toujours défendu un système robuste de financement public des élections. Mais le système […] ne fonctionne pas et nous faisons face à des concurrents qui sont passés maîtres dans l’art de le déjouer ». Fin avril, il avait levé plus de 265 millions de dollars, dont près de 10 pour l’élection générale, destinés aux dépenses d’après la convention d’août. L’incomparable Karl Rove, ancien conseiller du président Bush, s’interroge, dans le Wall Street Journal, à savoir si le sénateur de l’Illinois peut acheter la démocratie, relativement à ce dernier revirement.

Plus tôt, dans un discours fort controversé devant le lobby pro-israélien de l’AIPAC, Barack Obama avait déclaré que Jérusalem était indivisible et que la ville sainte « resterait la capitale de l’Etat d’Israël ». Par la suite, le sénateur de l’Illinois a multiplié les démarches pour minimiser les impacts de ses déclarations et se montrer, soudainement, ouvert au dialogue (mot à la mode) sur la création d’un État palestinien. L’embarras est que si l’Etat juif présente Jérusalem comme sa capitale éternelle et indivisible, ce statut n’a jamais été reconnu sur le plan international. D’où le faux pas de Barack Obama. Tentant de corriger le tir, le candidat démocrate a déclaré : « Nous voulions simplement indiquer que nous ne souhaitons pas voir des barbelés à travers Jérusalem, un peu comme avant la guerre de 1967, qu’il est possible à notre sens de créer une Jérusalem qui ait de la cohésion et de la cohérence ».

Selon le politologue Costas Panagopoulos, de la Fordham University (New York, nord-est), interrogé par l’agence France-Presse : « C’est typique dans les campagnes présidentielles, de mener la bataille des primaires avec des positions extrêmes et puis de dériver doucement vers le centre afin d’attirer le plus grand nombre d’électeurs à l’élection générale ». Ce à quoi répond le Wall Street Journal : « La plupart des candidats à la présidentielle adaptent leur message une fois obtenue l’investiture de leur parti, mais M. Obama n’est pas simplement en train d’orienter son discours vers le centre (…) il veut un troisième mandat Bush ». La question est également posée sur le Huffington Post : « Is Barack Obama an extension of George W. Bush’s foreign policy? ».

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14 responses

17 07 2008
Françoise

Pierre,

La caricature n’est, à mon avis, qu’un épiphénomène. Il est certain qu’elle a provoqué des réactions tout à fait a contrario du but recherché, mais je pense que ce sera vite oublié.

Plus grave est de constater que quelle que soit l’étiquette politique des candidats à la présidence, leur psychologie semble sortie du même moule. Mr Obama veut « ratisser large », il doit satisfaire ses « sponsors », être un parfait « patriote », ménager Israël, croire en Dieu de façon correcte… Bref, être une incarnation du « bon » américain et faire plaisir à tout le monde. Rien de nouveau sous le soleil. Tous les candidats sont obligés de ressembler de leur mieux à ce stéréotype.

Ce n’est ni avec lui, ni avec Mr McCain (comme cela n’aurait pas été non plus avec Mme Clinton) que nous verrons les États-Unis changer leurs politiques demain.

17 07 2008
Pierre Chantelois

Françoise,

Je dois vous avouer candidement que j’ai eu mon petit moment de candeur. J’ai cru. Oh un instant, mais j’ai cru. J’aurais dû me méfier de ma naïveté. Nous sommes si près de ce pays voisin que tout prend certaines proportions parfois surprenantes. Je visitais fréquemment mes voisins. J’étais à Orlando en octobre 2001. C’est dire. Mais la psychose et la paranoïa de ce pays vont rendre les relations entre nos deux pays invivables. Montréal, par exemple, perdra que pour cette seule saison d’été 50 000 visiteurs des États-Unis, pour des raisons économiques mais aussi pour des raisons de sécurité. Ils ont peur de tout.

Obama représentait l’espoir. Cet espoir de revoir un jour ce grand pays redevenir ce qu’il était ou, à tout le moins, redevenir cette icône que nous imaginions en termes de liberté et d’ouverture. Cela tend à s’estomper rapidement autant à New York qu’à San Francisco ou Los Angeles.

Comme l’écrivait si bien Confucius : Je ne cherche pas à connaître les réponses, je cherche à comprendre les questions.

Vous avez fort bien décrit le stéréotype américain. Hélas. La perfection n’est pas encore de ce monde, même si l’extrême droite de ce pays voulait l’imposer. Nous en avons déjà tant parlé.

Pierre R. Chantelois

17 07 2008
Françoise

Pierre,

Un de mes rêves de jeunesse, le même certainement que celui de beaucoup d’Européens, était d’aller un jour visiter les USA. Je dois dire que maintenant, même si je pouvais le réaliser, je n’irais pas en Amérique. Ce pays me fait peur…

17 07 2008
Françoise

La Paix demain… Ou comment Mr Obama veut finir une guerre pour mieux faire l’autre :

[…] L’Irak n’est pas le front central dans la guerre contre le terrorisme, et il ne l’a jamais été. Comme l’Amiral Mike Mullen, le chef d’état-major, l’a récemment fait observer, nous n’aurons pas de ressources suffisantes pour terminer le travail en Afghanistan tant que nous n’aurons pas réduit notre engagement en Irak.

En tant que président, je voudrais poursuivre une nouvelle stratégie, et commencerai par déployer au moins deux brigades de combat supplémentaires pour soutenir nos efforts en Afghanistan. Nous avons besoin de plus de troupes, davantage d’hélicoptères, une meilleure collecte de renseignements et d’une assistance plus fournie de forces civiles pour accomplir la mission. Je ne ferai pas de nos militaires, de nos ressources et de notre politique étrangère les otages d’une volonté inconsidérée de maintenir des bases permanentes en Irak. […]

(Tribune dans le New York Times du 11 Juillet 2008 retranscrite sur Contre Info).

17 07 2008
Pierre Chantelois

Françoise

Merci d’avoir mis en exergue cet élément de la politique de Barack Obama qui éclaire en effet sur ses intentions de paix. Assez symptomatique de l’individu que nous commençons à découvrir à petits traits.

Pierre R.

17 07 2008
clusiau

Barack est un vire-capot. Il a commencé à gauche, s’est tassé vers le centre et s’il dirige un jour, le gros bon sens nous dit que ce sera à droite.

J’ai regardé une vidéo de Mike Gravel, j’essayerai de la retrouver, ou il explique pourquoi le Président, n’importe lequel, ne peut changer quoi que ce soit dans le déroulement de la politique à la Maison Blanche. Tous ceux et celles qui promettent du changement sont des menteurs car c’est absolument impossible. D’ailleurs ce sont les mêmes bailleurs de fonds qui financent les deux côtés !

Quand aux caricatures et bien moi je suis pour toutes les caricatures quelles qu’elles soient et jamais je pourrai joindre les bien pensants de la bonne pensée morale censeurs, ni les fous de Dieu qui réclamaient la tête du caricaturiste de Charlie Hebdo. Y en a marre de la censure.

17 07 2008
Pierre Chantelois

Clusiau

Le parallèle est intéressant entre le caricaturiste Barry Blitt, du New Yorker, et Siné, de Charlie Hebdo. Dans un cas, le caricaturiste américain s’est expliqué, après une vive polémique, sur sa caricature, dans l’autre, Siné a été congédié. Ce qui bien évidemment est plutôt surprenant de Charlie Hebdo. Quand Philippe Val a demandé à Siné de présenter des excuses à Jean Sarkozy, victime de ces propos, voilà ce qu’a répondu Siné : « Je lui ai demandé s’il ne se foutait pas de ma gueule. Je préfère me couper les roubignolles » (CabinetsAvocats.com).

En ce qui concerne les changements de politique au sein de la Maison Blanche, il ne faut pas se faire d’illusions, même si on se paie le luxe d’un court instant de naïveté. Les lobbies sont omniprésents et tout-puissants. C’est la réalité.

Pierre R.

17 07 2008
Anna

Je ne sais pas trop quoi penser d’Obama, mais du caricaturiste, si : c’est un idiot, parce que son intention n’était pas claire du tout. On ne voit pas du tout l’élément « calomnie », dans la caricature… Aurait-il pris le même dessin, mais avec un autre autour, dessiner les lecteurs du journal qui trouveraient ce dessin en « une » et leur coller une bulle avec un commentaire bien crédule, par exemple, là le message serait passé.
Quant à Siné… J’ai été lectrice de Charlie Hebdo, et Siné est la majeure raison pour laquelle je n’ai pas poursuivi mon abonnement, après deux ans. Je ne sais pas s’il a spécialement exagéré cette fois, mais à l’époque où je lisais ces chroniques, je les trouvais toujours pleines de haine envers l’humanité entière, insultante pour tout le monde à tour de rôle, un personnage détestable. J’ai écrit à la rédaction plus d’une fois à son sujet, et ai parfois reçu des réponses navrées des autres journalistes. En faire le héraut/os de la liberté d’expression, c’est pousser le bouchon un peu loin, à mon avis.

18 07 2008
Dominique Hasselmann

Obama reste un espoir, malgré des accommodements sans doute obligés (relire Machiavel, tout n’est pas… blanc ou noir) ;
Philippe Val a manqué d’humour (ce qui est pour le moins gênant à son niveau, et compte tenu des couvertures hebdomadaires de sa publication).

Le parallèle entre les deux (même s’il est osé) : mieux vaut une caricature d’Obama aux USA, dans le « New Yorker », qu’une plaisanterie de Siné dans « Charlie Hebdo » en France !

18 07 2008
Pierre Chantelois

Anna

Je peux comprendre que vous n’approuviez pas les caricatures de Siné. Mais vous vous doutez bien qu’à partir du moment où la rédaction le congédie pour une caricature, cela équivaut à censurer un article qui ne va pas dans le sens éditorial du média. Imaginons un instant que, chaque fois qu’un lecteur, un auditeur, un téléspectateur se sent heurté par une idée ou une opinion exposée dans l’un de ces médias, ces derniers exigent le congédiement de l’auteur fautif, à leurs yeux, la galère dans laquelle nous nous retrouverions. À propos du caricaturiste américain, je rejoins vos remarques.

Dominique

Effectivement. Philippe Val a nettement manqué d’humour. Tout le débat est maintenant ouvert. A-t-il cédé à pressions indues ou est-ce de sa propre initiative que cette décision a été prise ? Il ne reste à Siné qu’à se rendre au conseil de prud’hommes.

Pierre R. Chantelois

18 07 2008
clusiau

En tout cas moi quand j’étais jeune j’étais un fan de Hara Kiri.
J’aime cette méchanceté. J’aime ces exagérations.

L’Histoire de Dieu était tordante etc…etc…etc…Quand les gens se plaignent parce que c’est trop osé ou trop ridicule, J’AIME.

J’adore l’humour anglais pour cette raison car ils sont tranchants.
Le précieux sérieux et le politically correct dans lequel nous vivons aujourd’hui zzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzz m’ennuie à mourir.

D’ailleurs j’ai souvent remercié Pierre pour sa patience parce que moi j’ai été viré de je ne sais plus combien de blogs.

Je croyais que la censure était une affaire des gouvernements, des organisations, j’ai découvert que nombre de gens que je croyais « hip », ne sont pas « hip » du tout mais d’affreux censeurs.

Vive la caricature. Vive la liberté d’expression.

18 07 2008
Anna

Le truc avec Siné, c’est qu’il n’est même pas drôle, contrairement aux humoristes anglais… « Siné sème sa zone », ce n’est qu’un crachat à la face du reste du monde, c’est choquer pour choquer, pas pour faire rire ou réfléchir. Maintenant, ça ne veut pas dire que son licenciement soit justifié par la chronique qu’on lui reproche en particulier, ou que Val ait raison en l’occurrence, mais rien que sur l’époque où j’étais abonnée, je suis sûre que je pourrais vous en trouver une dizaine bien pire. Dommage que j’ai fini par les jeter, mes vieux « Charlie ».

18 07 2008
Pierre Chantelois

Clusiau

Quel souvenir vous rappelez-là : Hara-Kiri. Quelles lectures ! Hara-Kiri se rendait jusqu’au Québec et c’était un plaisir d’en attendre la distribution et d’en tenir un exemplaire pour le parcourir d’abord d’une traite puis par petites doses. Merci pour ce beau rappel.

Anna

Je n’ai pas un fana de Charlie Hebdo. Donc il est plus difficile pour moi d’en commenter le contenu. Je vous donne donc le bénéfice du doute sur les réserves que vous exprimez avec connaissance de cause à l’égard de l’hebdo.

Pierre R.

22 07 2008
guy

bonjour Pierre,
milles excuses mais mon commentaire sera sans accent car ici chez vous au Quebec ou je me trouve ,il semble que le clavier qwerty, donc anglo saxon, soit de mise….ce qui prouve bien des choses …mais ce qui me gene considerablement
j ai suivi les peripeties des caricatures d obama sur radio canada….
obama se moque de cette histoire…
belle pub pour le journal en question…
mediocre attaque politique a mon avis…..attendons les caricatures de Mac Cain ce sera peut etre plus drole
Cordialement

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