En Afghanistan, le Canada consacre 10 $ au combat, 1 $ à la reconstruction. Et la France ?

4 09 2008

Andrew Grenon, 23 ans, et Mike Seggie, 21 ans, Chad Horn, 21 ans faisaient partie du 2e bataillon du Princess Patricia Light Battle Group, basé à Shilo, au Manitoba. Une attaque des insurgés, survenue au cours d’une patrouille de sécurité dans le district de Zhari, près de Kandahar, dans le sud de l’Afghanistan, a fauché ces trois caporaux. Le nombre de soldats canadiens décédés en Afghanistan depuis le début de la mission en 2002 ? Quatre-vingt-seize soldats canadiens ont perdu la vie en Afghanistan depuis le début de la mission canadienne en février 2002. Le bilan des victimes canadiennes atteint maintenant le nombre de 99. Il s’agit de 96 soldats, de deux travailleurs humanitaires et d’un diplomate. Environ 2500 soldats canadiens sont actuellement en Afghanistan, dans la même région où les soldats ont été tués. Le brigadier-général Denis Thompson, qui en a fait l’annonce lors d’un point de presse, a salué le courage de ces soldats qui devaient revenir au pays au cours du présent mois.

Le Premier ministre du Canada, qui n’a d’obsession que ses prochaines élections, a émis un communiqué. Après les condoléances d’usage, il se dit convaincu que : « Placée sous le mandat de l’ONU et dirigée par l’OTAN, la mission en Afghanistan présente toujours des défis. Le gouvernement du Canada reste résolu à respecter l’engagement qu’il a pris envers le peuple afghan, qui a souffert des décennies de guerre et de chaos. Nous ne nous laisserons pas décourager par les actes des talibans. […]Leur sacrifice ne sera pas oublié ». Et qu’en a dit le chef de l’opposition, monsieur Stéphane Dion : « Leurs vaillants efforts pour ramener la paix et la stabilité au peuple afghan à un endroit où le péril les guette sans cesse ne seront pas oubliés et nous inspireront toujours de la fierté ».

Nous avons trop de morts en Afghanistan. Le Canada ne fait plus de cérémonie d’accueil des dépouilles en présence du Premier ministre.

La population française rejoindra-t-elle la population canadienne sur l’impopularité qu’exerce sur ces dernières la présence de leurs militaires respectifs en Afghanistan ? Plus de la moitié des Français (55 %) estiment qu’il faut retirer les troupes françaises d’Afghanistan, selon un sondage CSA pour Le Parisien. Comment peut réagir une population lorsqu’elle lit, dans un grand hebdo, le Paris-Match, ce qui suit : « Tant que vous resterez chez nous, nous vous tuerons. Tous ». Cet avertissement vient du chef militaire taliban, le commandant afghan Farouki, qu’auraient rencontré deux journalistes de Paris-Match. Le colonel Jacques Aragones, chef de corps du 8e RPIMa, a, par suite de ces déclarations, sur place, déclaré que ces menaces n’entamaient en rien sa détermination, ni celle de ses hommes. Fait surprenant, 48 % des sondés font confiance au président Nicolas Sarkozy sur le dossier de l’Afghanistan alors que 46 % ne lui font pas confiance.

En France, rien n’est simple.

Le 18 août dernier, 10 soldats français ont péri en Afghanistan et 21 autres ont été blessés au cours de combats contre les talibans à 50 km de Kaboul. Et cette mort tragique a fait débats. Deux en réalité. Le premier concerne le comportement du président en Afghanistan et son allocution aux Invalides. Le deuxième débat, lancé par le Canard Enchaîné, vise une possible exécution de quelques uns de ces soldats morts sur le champ d’honneur.

Jean-Dominique Merchet, journaliste de Libération spécialiste des questions de Défense, écrivait, sur Secret Défense : « Si neuf morts et dix-huit blessés dans une embuscade (hors accident du VAB) justifient que le dirigeant d’un État membre permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies se précipite, toute affaire cessante, en Afghanistan pour remonter le moral des troupes, quelles leçons vont en tirer nos ennemis sur le terrain ? S’ils sont rationnels, les talibans ont compris depuis hier que les Français représentaient une cible de choix, eu égard à la résonnance politique et médiatique que leur mort suscite. Nous n’avons pas souvenir que le Premier ministre britannique – un pays qui sait ce que le mot résilience veut dire – se soit rendu tout exprès en Afghanistan, alors que 116 soldats y ont déjà trouvé la mort ». Et le message du président a été pour l’essentiel celui-ci : « La meilleure façon d’être fidèles à vos camarades c’est de continuer le travail, c’est de relever la tête, c’est d’agir en professionnels ».Il y a lieu de se questionner. De son passage à Kaboul, le président a laissé une impression de malaise. Un sourire de trop esquissé on ne sait pour quelle raison.

55% des Français souhaitent un retrait des troupes françaises en Afghanistan. Sera-t-elle écoutée, cette population, qui n’a pas été consultée au départ sur le choix du président de déplacer dans une zone à risques ses militaires ? Que peut cette population lorsque lui parvient une déclaration présidentielle aussi surprenante que celle-ci, devant des soldats atterrés par l’émotion et le destin tragique de dix des leurs : « Je vous dis en conscience que si c’était à refaire, je le referais. Pas la patrouille… et l’enchaînement des événements, mais le choix qui m’a amené à confirmer le choix de mes prédécesseurs d’envoyer l’armée française ici » ?

Il y a eu ce terrible malentendu des tirs amis. « Nous n’avons aucune information qui pourrait indiquer que les soldats français ont été tués par des avions de l’Otan », avait déclaré la porte-parole de l’Otan à Bruxelles, Carmen Romero. Réaction épidermique du président Sarkozy : « Vous n’avez pas honte? » a-t-il lancé aux journalistes, dans la cour de l’Élysée, avant de partir pour les Invalides, qui l’interrogeaient sur cette hypothèse ? Et cette autre réalité, si cruelle, selon laquelle l’embuscade aurait été préparée à la suite d’une trahison des Afghans avec qui les soldats français travaillaient.

Pour ajouter une couche à la complexité afghane, Claude Guéant, secrétaire général de l’Élysée, affirme, dans une interview accordée au Parisien, dimanche 24 août, que la « majorité des assaillants » qui ont tué dix soldats français lundi et mardi en Afghanistan « n’étaient pas afghans ». Selon monsieur Guéant, une sorte d’internationale du terrorisme islamiste se déplacerait d’un pays à l’autre. Il s’agirait en réalité du retour d’Irak de combattants islamistes.

Le 21 août 2008, aux Invalides, ce mot du président : « Jamais à quel point je n’ai mesuré ce que peut être la solitude d’un Chef de l’État ». Il faut revoir ces images pour tenter de comprendre la mesure de cette déclaration. Claude Guéant a expliqué au Parisien que le président : « a eu la conscience physique de la responsabilité présidentielle dans l’engagement des forces armées. Cette responsabilité peut conduire à des décisions douloureuses ».

C’était en décembre 2007. Visite surprise de Nicolas Sarkozy à Kaboul. Il profite de l’occasion pour déclarer : « Il se joue ici une guerre, une guerre contre le terrorisme, contre le fanatisme que nous ne pouvons pas et ne devons pas perdre ». Le président Sarkozy avait répété également que : « La contribution première des forces armées françaises, c’est d’aider à la formation d’une armée afghane, d’une police afghane ».

Qu’a dit Stephen Harper, à la même époque, lors de sa visite en Afghanistan aux soldats canadiens : « Votre travail est bien plus que la défense des intérêts nationaux du Canada. Votre travail est aussi de démontrer le rôle de chef de file international de notre pays ».

En 2007, Stephen Harper déclarait devant la Chambre des communes du gouvernement du Canada : « Les soldats qui servent en Afghanistan, et les familles et amis qui les appuient au pays, se classent parmi les Canadiens les plus admirables que j’aie jamais connus. Leur compassion à l’égard du peuple afghan, leur résolution face à un adversaire barbare, leurs compétences et professionnalisme manifestes, ainsi que ceux des diplomates et des coopérants avec qui ils collaborent, font honneur à notre grand pays. Notre mission en Afghanistan est noble et nécessaire. Elle permet d’améliorer les choses, pour les hommes qui étaient opprimés par les talibans, pour les enfants qui étaient forcés à vivre dans l’ignorance, et pour les femmes qui ne bénéficiaient d’aucun droit ».

En février 2006, le Canada prend la relève des États-Unis à la tête du commandement dans le Sud de l’Afghanistan. Depuis, il consacre 10 $ au combat pour chaque dollar destiné à la reconstruction.

Et en France, quel est le coût de la reconstruction eu égard à celui des combats ? Le saura-t-on un jour ?

(Sources : AFP, Cyberpresse, Le Figaro, Le Nouvel Observateur, Le Monde)


Actions

Information

12 responses

4 09 2008
Françoise

Bonjour Pierre,
 
J’avais consacré plusieurs billets à ce sujet, profondément choquée par l »hypocrisie de nos dirigeants au sujet de cette guerre qu’on ne nomme jamais « guerre » mais « mission » ou autres noms aussi beaux, et que l’on nous présente comme absolument indispensable pour la paix en Afghanistan et dans le monde.

Alors que tout comme la guerre d’Irak, ce n’est rien d’autre qu’une occupation, et qu’une fois encore l’Ouest veut imposer à qui n’en veut pas, ses « beaux principes qu’il ne respecte jamais par ailleurs. De plus tout comme la guerre d’Irak, le résultat s’avère être tout le contraire de but visé (but qui n’est encore qu’un mensonge). Je vous renvoie au billet où je donne les conclusions d’un rapport de la RAND Corporation  qui démontre, s’il en était besoin, que ce n’est pas par la guerre que l’on vient à bout des groupes terroristes.

« Tant que vous resterez chez nous, nous vous tuerons. Tous. »

Imaginons que les USA, le Canada, ou la France ou autres pays soient occupés par des forces armées étrangères venues leur apprendre à coup de bombes leur « meilleure civilisation ». Il me semble que beaucoup auraient ce genre de pensées.

Pour les Allemands qui occupaient la France, les résistants étaient des terroristes… Pour les Français qui ne voulaient pas quitter l’Algérie, les résistants algériens étaient de terroristes…

En Irak et en Afghanistan, la politique occidentale n’élimine pas le terrorisme, elle le « nourrit ».

4 09 2008
Gilles

Pierre a écrit, citant J.-D. Merchet :
Et cette autre réalité, si cruelle, selon laquelle l’embuscade aurait été préparée à la suite d’une trahison des Afghans avec qui les soldats français travaillaient.

Maître Drapeau, colonel à la retraite de l’armée canadienne, a écrit dans un rapport, la semaine dernière si je ne fais pas erreur, qu’on ne peut pas accorder une entière confiance aux soldats de l’armée afghane, pour plusieurs raisons :
 
   • Ils sont mal formés, commettent des erreurs
   • Ils sont désinvoltes ou corrompus
   • La manière de combattre de l’OTAN ne leur convient pas
   • Ils rejoignent l’armée surtout pour toucher une solde et nourrir leur famille
   • Ils désapprouvent la présence d’infidèles sur leur sol
   • Une grande partie des Afghans les voit comme des collaborateurs
   • Un grand nombre d’entre eux exigent d’émigrer au Canada après 2011

Je retrouverai la source du rapport et la donnerai ici, si tu ne la trouve pas avant moi, Pierre.

4 09 2008
Pierre Chantelois

Gilles

Je n’ai pas retrouvé les résultats du rapport du Colonel Drapeau. Mais il reste que ses déclarations semblent particulièrement pertinentes. Il est consternant d’apprendre la décision de l’armée canadienne de verser directement aux policiers afghans leurs salaires. Pour le Colonel Michel Drapeau, ce n’est pas le rôle de l’armée. C’est comme une marque de non-confiance envers le gouvernement en place. Le problème vient du fait que le salaire, versé par l’État afghan, est taxé par des fonctionnaires corrompus avant de se rendre dans les poches des salariés.

Je me demande vraiment quelle est la vraie solution pour redonner aux populations régionales une qualité de vie et une liberté. Désespérant.

Pierre R.

4 09 2008
Gilles

J’ai retrouvé cet article du journal Le Devoir sur la situation peu enviable des Afghans qui travaillent en tant qu’interprètes pour l’armée canadienne. Un extrait :
 
[Il * croyait que la lettre de félicitations du major Lake « pour sa bravoure » lui ouvrirait les portes du Canada, mais] Quand on lui explique que, pour entrer au Canada, on doit remplir des formulaires, acquitter des frais, répondre à certains critères et obtenir ses papiers, il lance un soupir d’exaspération. […] Dans son pays, un simple coup de téléphone, un pot-de-vin à la bonne personne, et le travail est vite fait.
 

* Hasham, un interprète, qui a perdu une jambe. C’est moi qui souligne, et je subodore que Hasham ne voit pas la différence…
 

4 09 2008
Pierre Chantelois

Françoise

L’exportation de la civilisation n’est pas sans conséquences. Elle crée un choc. Cela me rappelle l’évangélisation, à une certaine époque religieuse du Québec, des petits chinois. Nous achetions notre petit chinois. Mais voilà. Cette évangélisation ne se faisait pas par l’occupation du pays. Depuis l’occupation par l’Otan de l’Afghanistan, qu’a-t-on apporté à la population locale ? Peu. Selon Amnistie internationale : « Mais six ans après l’accès au pouvoir du président Hamid Karzaï, soutenu par la communauté internationale, les Afghans sont confrontés à une insécurité grandissante, un trafic de drogue florissant, une absence de respect des principes du droit et des droits humains, un appareil judiciaire faible et inadapté, une mauvaise gouvernance et une corruption endémique ».

Je vais parcourir attentivement cette série d’articles qui est du plus grand intérêt, dans les circonstances.

Gilles

La situation des personnels locaux au service des forces armées canadiennes est la même que celle dénoncée en Irak. Émigrer pour ces ressources locales est une véritable corvée. La vraie question pourrait être celle-ci : veut-on de ces personnels au Canada ?

Pierre R.

4 09 2008
Gilles

À mon avis, une civilisation n’est pas exportable ; un individu peut émigrer et assimiler la civilisation de la région du monde où il va vivre (et encore, il n’y arrive pas complètement, c’est bien normal), mais exporter nos manières de faire, de se vêtir, nos lois, notre cuisine, nos valeurs, notre conception des rapports humains et penser que toute une population les adoptera ? Imaginons, je reprends l’idée de Françoise, que les Polynésiens veuillent convaincre les Scandinaves que leurs valeurs et leur manière de vivre, sinon leurs croyances, sont « les meilleurs » ; les nôtres doivent sembler incompréhensibles et inadaptés aux Orientaux, aussi.
 
Bref, Pierre le dit, Françoise le dit, je le dis, de savants ethnologues l’ont démontré, des historiens l’ont constaté pour ce qui concerne le passé, le contact des civilisations peut être enrichissant et fécond, mais sur le long temps et d’égal à égal. Il semble que les Anglo-Américains ne l’aient pas encore saisi, cependant, à l’instar de ces explorateurs qui portaient habits de soirée et robes du soir et prenaient le thé en pleine savane africaine ; c’était tout simplement refuser de voir l’Autre…
 

4 09 2008
Gilles

Note subjective.
 
Je pensais… Les hamburgers et la musique rock et les shopping center de la Green Zone de Bagdad ou de la base de Kandahar, c’est la même mentalité que le thé de 4 heures en habit ou robe du soir dans la savane africaine, mais avec des différences… de style, disons.
 

4 09 2008
Françoise

« c’était tout simplement refuser de voir l’Autre… »

Tout à fait d’accord, et pour beaucoup de gens cela n’a pas beaucoup changé. C’est toujours le refus de voir dans l’autre un « semblable » un « égal » à respecter comme on veut qu’il nous respecte.

Je pense que le monde serait très appauvri dans tous les domaines s’il n’y avait qu’un type de civilisation. La notre (et surtout celle prônée par les Américains) n’est pas si parfaite que l’on puisse la déclarer supérieure. Je ne comprends pas cette obsession de vouloir mettre tout le monde dans le même moule, de gré ou de force.

4 09 2008
Pierre Chantelois

Gilles

Cette doctrine qui veut que notre civilisation est la meilleure nous amène à commettre beaucoup d’abus en son nom. Pour avoir oeuvré à l’ACDI un certain temps, j’ai pu voir, dans certains dossiers, le ridicule de la situation. Du genre : planter des antennes de transmission hertzienne sur une montagne sacrée. Cela par pure ignorance et incompétence.

Cette nouvelle doctrine de Bush d’implanter au Moyen-Orient la démocratie, modèle américain, a été et est encore une catastrophe. Et le discours de Sarah Palin n’a plus rien de rassurant au pays de l’Oncle Sam. C’est désespérant.

Les hamburgers de Kandahar sont un bon exemple. Au sommet des pays francophones de 1988, à Québec, les chefs d’État africains n’ont pas apprécié que l’organisation leur avait choisi le Château Frontenac. Ils ont exigé Le Hilton. Un souvenir en passant.

Françoise

Pourrions-nous imaginer un seul instant de changer l’Orient pour qu’elle adopte les us et coutumes de l’Occident ? Si le choc des civilisations de Samuel Huntington a été décrié, il y avait quand même des vérités dans cette approche.

Pierre R.

4 09 2008
Françoise

Pierre,
 
Il m’apparaît, mais ce n’est que mon avis, que le « choc des civilisations » est encore une appellation commode pour cacher les vraies intentions. J’y vois plutôt le « choc » des armes du plus fort sur le moins fort, pour ses intérêts bien compris : s’approprier les ressources énergétiques.

On ne peut faire adopter une civilisation, et encore, qu »en montrant pacifiquement qu’elle apporte des avantages certains sur celle qui prévalait, et non par la force, mais par la vertu de l’exemple.

5 09 2008
Pierre Chantelois

Dernière heure

Un sondage La Presse Canadienne-Harris Décima indique qu’une majorité de Canadiens (61 pour cent) pense que la mission du pays en Afghanistan est trop coûteuse, autant sur le plan financier qu’en matière de pertes de vies. Une forte proportion de répondants ne peuvent dire si cette mission à Kandahar peut être qualifiée de succès. Le public comprend qu’il y a une menace mondiale de terrorisme et qu’elle se concentre en Afghanistan, mais le désir des Canadiens, pour davantage d’interventions directes dans cette guerre, est très limité. 57 pour cent des répondants ne désirent pas que les troupes canadiennes demeurent plus longtemps en Afghanistan, même si une telle requête provenait des États-Unis. Le gouvernement conservateur a prévu quelque 1,9 milliards $ en aide et pour la reconstruction de ce pays.

Pierre R.

5 09 2008
Dominique Hasselmann

Rappelons que Nicolas Sarkozy, durant la campagne électorale présidentielle, avait déclaré que « le présence française en Afghanistan ne lui semblait pas décisive ».

http://secretdefense.blogs.liberation.fr/defense/2007/10/quand-sarkozy-p.html

Depuis, il a retourné sa battle-dress (côté hiver)

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s




%d blogueurs aiment cette page :