De l’Afrique en Amérique, Dieu est partout !

9 09 2008

Nous sommes en 1979. Robert Kayanga est âgé de 17 ans. En 2004, Robert Kayanga invite le président Yoweri Museveni, de l’Ouganda, en personne, à venir inaugurer l’édifice, d’une valeur de 11,1 millions de dollars (7,6 millions d’euros) qui se situe dans un quartier populaire de Kampala, capitale du pays. Le jeune Ougandais, Robert Kayanga, issu d’une famille protestante traditionnelle et devenu « born again », a fait beaucoup de chemin. Et beaucoup d’argent.

Après avoir suivi des études bibliques aux États-Unis et au Royaume-Uni, il revint au pays prêcher dans les écoles et les marchés. Il est aujourd’hui à la tête de mille quatre cents églises, il est l’un des plus célèbres pasteurs ougandais.

Claude Adrien De Mun, de Syfia Ouganda, se penche sur ces évangélistes à l’assaut du pouvoir. Il a assisté au prêche du pasteur Robert Kayanga. « Partout dans la Bible, l’argent joue un rôle majeur. Si vous ne savez pas comment utiliser l’argent, alors vous serez contrôlés par l’argent. L’argent est un outil. L’argent n’est ni bon ni mauvais ». Si seul l’argent n’était en cause. Mais voilà. Robert Kayanga est parvenu à imposer le mouvement Évangéliste au plus haut niveau de l’État ougandais et il a désormais un accès direct à la présidence. Environ 30% du gouvernement et des parlementaires seraient déjà « convertis ». L’épouse du Président, Janet Museveni, est une chrétienne « régénérée » (reborn-christian) et une de ses filles est pasteur dans une église qui promeut la guérison par la foi.

Le ministre de l’Éthique et de l’Intégrité, lui-même anglican et évangéliste, s’en réjouit, Il confie à Claude Adrien De Mun : « Il n’y a pas de différence entre les Églises et le gouvernement. Les mêmes valeurs morales nous rassemblent. Toutes nos réunions sont précédées par une séance de prière. Ceux qui pensent que les prières n’ont pas d’importance, n’ont pas d’influence. Je décrirai donc l’Ouganda comme un pays religieux ». Le succès du pasteur Robert Kayanga, qui a su réconcilier le religieux et le politique, suscite de nombreuses vocations. Comme l’indique Anouk Batard, du Monde diplomatique : « L’explosion évangélique actuelle, significative depuis les années 1990, est essentiellement urbaine. Les congrégations transforment hangars, garages, magasins, écoles, anciennes salles de cinéma et discothèques en lieux de prière, où accourent en masse les plus pauvres, qui se rassemblent encore dans des structures délabrées et poussiéreuses ». Les grosses voitures du pasteur Robert Kayanga, la luxueuse villa au bord du lac Victoria, un yacht, des gardes du corps, et bientôt un jet privé, témoignent aux yeux de tous, de l’intérêt de s’insérer dans ce mouvement d’ascension, apparemment irrésistible, vers la richesse et le pouvoir.

Alex Mitala, dirigeant du Conseil national ougandais des Églises du Renouveau (National Fellowship of Born Again Christian Churches), une organisation qui chapeaute près de quinze mille églises évangéliques, dont 95 % de pentecôtistes, confiait à Anouk Batard : « En tant que prophètes, nous, les pasteurs évangéliques, conseillons le gouvernement en privé. Pas question pour nous de manifester dans la rue ou de passer par les médias. Nous sommes en communication directe avec les plus haut placés. » L’homme poursuit le plus naturellement du monde : « Nous adoptons une démarche non pas politique mais prophétique, comme Moïse. Or les prophètes ne rendent jamais compte publiquement de leurs interactions avec les dirigeants ».

Il n’y a pas à dire, ces églises indépendantes se revendiquent du pentecôtisme et s’inspirent des télé-évangélistes américains « born again ». Cette tendance fondamentaliste et puritaine du protestantisme est très répandue dans la fameuse « Bible Belt » américaine. Pourvoir et influence sont au rendez-vous.

Selon Le Pew Forum cité par Le Figaro, qui a interviewé plus de 35 000 personnes entre mai et août 2007, les Américains sont universellement croyants, mais leurs pratiques religieuses sont très diversifiées. Plus de neuf sur dix (92 %) croient en Dieu (71 % sans le moindre doute), y compris une bonne moitié des agnostiques déclarés et même un cinquième des areligieux (par « ignorance doctrinale » selon les auteurs du rapport). Pour 60 % de la population, Dieu est « une personne avec laquelle on peut avoir une relation » (« Dieu veut que je sois président », Georges W. Bush), alors que 25 % le voient comme une « force immatérielle ». S’ils ne sont que 39 % à assister à un service religieux chaque semaine (54 % y vont une ou deux fois par mois), 58 % prient chaque jour et 56 % déclarent que la religion est « très importante » dans leur vie.

Sur les 250 milliards de dollars de dons annuels que font les Américains aux associations à but non lucratif, 36 % sont affectés aux différentes Églises. D’après une étude de 2008, 75 % des Américains (contre 21 % des Français) déclarent avoir lu au moins un passage de la Bible au cours de l’année passée.

Madeleine Albright vient de publier aux éditions Salvador : « Dieu, l’Amérique et le monde ». Elle constate avec réalisme que : « Nul ne peut nier l’énormité du traumatisme du 11 septembre, mais ce choc ne saurait justifier la politique erronée qui a été menée ensuite. L’Amérique est la démocratie la plus puissante du monde ; à ce titre, elle doit venir en aide à ceux qui désirent établir des institutions libres. Mais promouvoir la démocratie est une politique et non une mission. Les États-Unis ne sont pas au-dessus des lois. Nous ne sommes pas appelés par Dieu à répandre la démocratie et nous n’avons pas pour mission de propager la foi chrétienne ».

Dick Cheney, lors de son déplacement à Rome, a confié à la presse avoir « adoré » le discours de Sarah Palin à la Convention républicaine. « Chaque administration est différente. Et il n’y a aucune raison pour que Sarah Palin ne soit pas une vice-présidente efficace au sein de l’administration McCain », déclarait le vice-président américain. Dick Cheney aura exercé un pouvoir plus grand que tout autre vice-président des États-Unis et il s’est notamment fortement impliqué dans la décision d’entrer en guerre contre l’Irak.

Sarah Palin a repris une expression du révérend Ed Kalnins, pasteur de la Wasilla Assembly of God, pour qualifier la guerre en Irak : « une guerre sainte ». Madame Palin a confié qu’en juin 2007, lors d’une visite à cette église, elle a « prié pour un plan inspiré par Dieu » pour l’Irak. Elle a, par la même occasion, informé que son fils et son neveu, engagés volontaires, allaient partir combattre en Irak. Sarah Palin a adressé cette requête à son public : « Priez pour nos soldats femmes et hommes qui font des efforts pour faire ce qui est juste. Aussi, pour ce pays et pour nos dirigeants, nos dirigeants nationaux, qui envoient (des soldats) pour un travail qui vient de Dieu ».

Pour couronner le tout, John McCain clame tout haut : « Je suis fier d’avoir présenté notre prochaine vice-présidente (Sarah Palin) au pays. Et je suis impatient de la présenter à Washington. Et laissez-moi donner un premier avertissement au Washington usé, dépensier, qui ne fait rien, qui pense moi d’abord et le pays après : le changement arrive ».

S’agissant de son adversaire, le candidat républicain a brocardé Barack Obama sur son inexpérience : « M. Obama a eu tort sur l’Irak. Il mésestime l’Iran. Il n’a ni connaissance, ni expérience, ni jugement. Il ne sait pas comment fonctionne le monde, ni comment fonctionne l’armée », a dit M. McCain.

Dieu guidera certainement Sarah Palin à faire les choix géostratégiques qui s’imposent pour redorer le blason des États-Unis d’Amérique.

En terminant, John Mearsheimer, spécialiste de la politique étrangère des États-Unis, est professeur de sciences politiques à l’Université de Chicago et co-auteur du célèbre « The Israël Lobby and U.S. Foreign Policy » (2007). Dans une entrevue accordée à Hicham Mourad, John Mearsheimer pose un jugement lucide mais sévère sur la politique étrangère américaine. « Les néo-conservateurs ne sont pas un phénomène exceptionnel aux États-Unis. Les Américains croient qu’ils sont supérieurs aux autres. L’élite américaine le croit. Elle croit que les Américains sont dans leur bon droit de gouverner le monde. Et Barack Obama ne conteste pas ce point de vue. Il n’a jamais rien dit contre l’avis exprimé par l’ex-secrétaire d’État, Madeleine Albright, lorsqu’elle a annoncé que nous, les Américains, sont plus grands et voient mieux ».

Et pour l’avenir ? Selon John Mearsheimer, : « Les néo-conservateurs continueront à jouer un rôle important dans les années à venir dans la détermination de la manière dont le discours politique sera formulé, et des conditions d’application des politiques. Je ne vois donc pas de grande différence entre Barack Obama et le candidat républicain John McCain. D’ailleurs, ce dernier n’est plus davantage belliciste qu’Obama sur la crise en Iraq. En plus, Obama est souvent décrit par la droite américaine comme un faible candidat. Ce qui pourrait l’inciter à prendre des mesures ou à adopter des politiques dans le but de démentir cette accusation ».

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9 09 2008
Gilles

Les grands empires du passé (Assyrien, Babylonien, Égyptien. Ghanéen, Inca, Ottoman, Maurya, Romain, Qing) étaient tous plus ou moins des théocraties dans la mesure où leurs empereurs prétendaient avoir des relations spéciales avec les dieux sinon descendre d’un dieu, bien que les Romains par exemple ne croyaient pas vraiment à leurs dieux, et que les codes de lois qui nous sont parvenus — même ceux de l’empire ottoman — distinguaient entre les obligations rituelles ou morales et les lois de la vie en société, par exemple les lois du commerce. C’est le cas aussi aux États-Unis [distinction entre lois morales et civiques], et j’hésiterais à qualifier les États-Unis d’empire, car ils n’administrent pas de territoires extérieurs à leurs frontières (négligeons quelques petites îles du Pacifique) et leurs lois ne s’appliquent pas ailleurs dans le monde, mais il se pourrait que cette antique conception du pouvoir, que nous appelons « théocratie », prenne une nouvelle forme, insidieuse plutôt que manifeste, aux États-Unis.
 
Je ne trouve pas de meilleure analogie que celle qu’on pourrait faire avec le Parti Dévot qui a sévi en France au cours du XVIIᵉ siècle ; certes ce n’était pas un parti politique au sens où nous l’entendons, mais c’était véritablement un « groupe de pression » puissant et organisé, et qui transcendait les classes sociales. Pour aller vite, disons que comme la Droite religieuse américaine, les dévots se mêlaient de tout, des tentatives de censure des pièces de Molière et du théâtre en général jusqu’à la remise en cause des recherches scientifiques et de la philosophie naturelle. Heureusement, les dévots n’avaient pas le soutien de Louis XIV ni celui de l’Église, et c’est là que la situation diffère avec celles des États-Unis. On sait que divers pasteurs radicaux sont reçus régulièrement par le président Bush à la Maison-Blanche et qu’il se tient même des réunions de prière au Pentagone. On sait aussi la campagne incessante du Discovery Institute contre la science, en particulier la biologie, c’est-à-dire la théorie de l’évolution. Je pense que le danger théocratique se situe là : dans l’influence grandissante de la Droite religieuse sur toutes les sphères d’activité, et non seulement sur les élus, conjuguée au patriotisme des Américains.
 
Ainsi, une théocratie « diffuse » (je ne pense pas que les présidents des États-Unis en viendront à se dire « fils des dieux ») dans un État qui n’est pas un empire mais qui en assume la fonction par la grande influence qu’il a sur le reste du monde. Que Dieu ait pitié de nous !
 

9 09 2008
Françoise

Je suis d’accord dans l’ensemble avec ce qu’écrit Gilles. Une remarque cependant : si les États-Unis n’administrent pas directement des territoires extérieurs à leur frontières, ils le font de manière indirecte et insidieuse en soutenant des dirigeants qui leur sont tout acquis, en « défaisant » ceux qui ne le sont pas. S’ils ne sont pas un empire au sens strict du mot, ils se comportent bien en impérialistes.

Je pense qu’il n’y a pas pire mélange que celui de la religion et de la politique. On en arrive ainsi, comme le dit Mme Palin, à faire « la guerre sainte » au nom de Dieu, et tout est ainsi permis. Cela a été l’excuse de bien des guerres et des massacres dans le passé en Europe. « Dieu est mon droit » disait — entre autres — Richard Ier d’Angleterre (1157-1199)…

Je note qu’ainsi ‘l’Occident » fait exactement aux « peuples barbares musulmans » ce qu’il leur reproche de nous faire… Je paraphrasera Arnaud Amaury : Tuons les donc tous, et Dieu reconnaîtra bien les siens…

Et comme cette « mode » se propage partout, comme dit Gilles, que Dieu ait pitié de nous.

9 09 2008
Pierre Chantelois

Gilles

N’est-ce pas ces mêmes dévots qui ont tenté de supprimer Tartuffe, si mes souvenirs sont bons ?

« Couvrez ce sein que je ne saurois voir :
Par de pareils objets les âmes sont blessées,
Et cela fait venir de coupables pensées
».

Dans le même esprit que vous avez si bien su développer, j’aimerais vous rappeler la déclaration de Théodore Roosevelt, le 6 décembre 1904, dans son message annuel au Congrès. Ce message résume en quelque sorte la doctrine de Roosevelt appelée également de « corollaire Roosevelt » de la doctrine Monroe :

« Tout pays dont le peuple se conduit bien peut compter sur notre amitié chaleureuse. Si une nation montre qu’elle sait comment agir avec efficacité et décence raisonnables dans les affaires sociales et politiques, si elle maintient l’ordre et s’acquitte de ses dettes, elle ne doit pas craindre une intervention de la part des États-Unis. Une mauvaise conduite persistante, ou une incapacité qui aboutirait à un relâchement général des liens de la société civilisée, peut, en Amérique comme partout ailleurs, requérir en définitive l’intervention de quelque nation civilisée ».

Les États-Unis posent ainsi un jugement moral quel peuple « se conduit bien » ou sur quel peuple « se conduit mal ». Pire. Les États-Unis font désormais comprendre qu’ils pourraient intervenir auprès de quiconque ne saurait pas gérer « avec efficacité et décence raisonnables » ses propres affaires sociales et politiques et ne s’acquitterait pas de ses dettes.

A présent, un siècle après McKinley et le Manifest Destiny, les États-Unis couvrent la planète entière. Voir cet excellent article à ce propos.

Françoise

Les États-Unis ont un comportement de croisade. Et cela conduit inévitablement aux pires dérives qu’on puisse imaginer. Et rien n’est rassurant lorsqu’on voit, dans le monde occidental, la montée en flèche d’une certaine droite religieuse. Le Canada n’y échappe pas.

Pierre R.

9 09 2008
clusiau

Qui dit Dieu, ne dit rien.

9 09 2008
clusiau

…….On sait aussi la campagne incessante du Discovery Institute contre la science, en particulier la biologie, c’est-à-dire la théorie de l’évolution….. Gilles

Je ne vois pas de danger là-dedans. Nous avons tous été obligés de croire que Dieu avait créé le ciel et la terre, de même que l’enfer et les limbes et personne n’y croit plus maintenant. Enfin, personne de mes amis ni même mes ennemis !

Le Créationnisme fera face aux mêmes objections que les prêtres et frères enseignants catholiques et rien n’empêchera les gens de changer d’idée.

La théorie de l’évolution est bel et bien une théorie et à ce stade, même si elle semble plus « crédible » que les autres, le chaînon manquant est toujours manquant ; pourtant, ni vous ni moi ne nous sentons d’ex-singes.

L’homme est encore un mystère sur terre et les religions ont encore une longue vie devant elles. Et comme les autres industries, elles se servent du lobbyisme, une arme qui ne peut servir que dans un système qui favorise l’Utopie-Démocratique car la vraie démocratie mettrait toutes ces facéties en pièces.

Voilà pourquoi la venue de la démocratie est retardée, depuis 2000 ans au moins, et peut-être encore autant. Soyons patients !!!

10 09 2008
Pierre Chantelois

Clusiau

Lorsque vous écrivez : « L’homme est encore un mystère sur terre et les religions ont encore une longue vie devant elles », cela ne fait à mes yeux aucun doute. Sauf que ce que nous disons – et que vous ne contredisez pas, je crois – est que la religion doit être un exercice privé. Et ce que dit Gilles peut fort bien être réalité, à mon grand désarroi : « il se pourrait que cette antique conception du pouvoir, que nous appelons « théocratie », prenne une nouvelle forme, insidieuse plutôt que manifeste, aux États-Unis ». Et la conclusion à tirer de tout cela est, comme l’indique Françoise, « qu’’il n’y a pas pire mélange que celui de la religion et de la politique ».

L’avertissement de Roosevelt est pleinement appliquée aujourd’hui, comme j’ai tenté de le montrer, autant en Afrique qu’aux États-Unis : « Une mauvaise conduite persistante, ou une incapacité qui aboutirait à un relâchement général des liens de la société civilisée, peut, en Amérique comme partout ailleurs, requérir en définitive l’intervention de quelque nation civilisée ».

Je ne veux simplement plus de cette théocratie et surtout pas au Canada avec cette possibilité d’élire un gouvernement de droite majoritaire.

Pierre R.

10 09 2008
Gilles

Mon cher Clusiau,
 
Je constate que tu ne connais pas la signification du mot « théorie » en science : c’est un ensemble cohérent de propositions générales expliquant une classe de phénomènes, en agrément avec l’observation — par exemple, la gravitation est une théorie, on dit la théorie de la gravitation — et non une « spéculation ». De plus, une théorie n’est pas seulement « crédible », cela ne suffit pas en science ; pour qu’elle soit acceptée, il faut des preuves irréfutables qui rendent compte de toutes les observations, et possède ce qu’on appelle la valeur prédictive. Par ailleurs, il n’y a pas de « chaînon manquant » entre les Singes et les Humains, car nous ne descendons pas de ceux-ci, bien que les deux groupes soient des primates. Il y a un très grand nombre de « chaînons présents » tout au long de l’évolution des Singes d’une part, et des Humains d’autre part, ainsi que des chevaux, des reptiles, et de toutes les autres espèces.
 

10 09 2008
clusiau

Mon cher Gilles,

Nous avons donc la preuve que l’homme est un produit de l’évolution ? Alors pourquoi les Créationnistes s’entêtent-ils ?

Moi ça ne me dérande pas de ne pas savoir d’ou l’homme vient. Mais jamais je ne croirais qu’un Dieu l’a créé puisque Dieu ne représente rien pour moi.

@Gilles
On a beau ne pas vouloir le droite, elle est au pouvoir et ses adeptes augmentent à vue d’oeil. Il s’agit d’un retour de balancier, enfin d’après moi. Si elle s’établi aux States et au Canada, il faudra bien vivre avec, les Français sont bien pris avec Sarkozozo et parfois, je lis les sondages et on dirait qu’ils aiment ça.

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