Ces chantiers qui brisent l’enfance

17 09 2008

Bangladesh

50 % de la population vit en dessous du seuil de pauvreté.

50 % des enfants de moins de 5 ans montrent des signes de malnutrition chronique.

Le travail des enfants

7.9 million d’enfants entre 5 et 17 ans travaillent (Enquête BBS sur le travail des enfants 2003).

1.3 million travaillent 43 heures ou plus par semaine.

20 % est le pourcentage du revenu familial que les enfants apportent.

75 % des enfants qui travaillent sont des garçons.

Plus d’un million d’enfants ont des emplois à risque.

La démolition des navires

60 % des bateaux démantelés en 2007 l’ont été au Bangladesh.

30 000 travailleurs sont employés directement par la démolition de navires et entre 100 000 et 200 000 indirectement.

Le recyclage de navires fournit 30 % des besoins du Bangladesh en acier.

25 % des travailleurs dans les chantiers de démantèlement sont des enfants.

Activités dangereuses

(Ces données sont des estimations en raison de l’absence de données officielles)

Des centaines de travailleurs sont morts ces dernières années et des milliers ont été blessés.

Les ONG ont pu documenter qu’au moins :

18 travailleurs sont morts ces deux dernières années (2006-2007).

10 travailleurs sont morts en 2008.

C’est si loin.

Le démantèlement de navires est une industrie-clé au Bangladesh. C’est une pratique très dangereuse mais qui attire de nombreux travailleurs migrants et des agriculteurs pauvres. Travailler dans ces chantiers leur rapporte un salaire plus élevé que s’ils travaillaient dans l’agriculture. Cette activité est extrêmement dangereuse et cause de nombreux accidents et morts tragiques. Beaucoup de travailleurs sont gravement blessés, et leur état de santé est affecté en raison des substances dangereuses contenues dans les bateaux et des conditions de travail déplorables sur les chantiers. Travailler dans de telles conditions est encore plus dangereux pour des enfants qui manquent de capacités physiques et qui sont encore en pleine croissance.

Source : Fédération internationale des ligues des droits de l’homme – Ces chantiers qui brisent l’enfance

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5 responses

17 09 2008
Gilles

Que de souffrance ! La Grande Muraille aurait pour sa part fait plusieurs millions de morts, certains avancent le chiffre de 10 millions, durant les vingt siècles (du ~Vᵉ au XVIᵉ siècle) — mais pas en continu — de sa construction.
 
Voulez-vous que je rappelle aussi le souvenir de ceux qui sont morts dans les mines ? Et les artisans en orfèvrerie et argenterie qui respiraient des vapeurs de plomb ? Et les marins ? Et plus près de nous, les travailleurs des usines d’amiante ? Et les victimes du sang contaminé ? Et tout récemment, les bébés à qui ont a donné du lait empoisonné à la mélamine (on l’ajoutait au lait pour lui donner un « aspect plus sain ») ? Et tout ce que j’ignore.
 
     Ô Combien de marins, combien de capitaines
     Qui sont partis joyeux pour des courses lointaines
     Dans ce morne horizon se sont évanouis.
     Combien ont disparus, dure et triste fortune,
     Dans une mer sans fond, par une nuit sans lune,
     Sous l’aveugle océan à jamais enfouis.

     — Hugo, Les Rayons et les Ombres : Oceano Nox
 
Pierre, je t’en veux un peu de nous rappeler combien nous sommes cruels et sans pitié — du moins, les puissants parmi nous, mais tu as raison de le faire.
 

17 09 2008
Gilles

En complément, je vous suggère Le travail, lieu de violence et de mort d’Annie Thébaud-Mony, Le Monde diplomatique, Juillet 2007.
 

17 09 2008
Pierre Chantelois

Gilles

C’est vrai qu’il est difficile parfois de se retrouver face à une réalité qui semble si éloignée de nous mais qui nous touche de si près. Et la poésie est là pour ajouter un baume à la souffrance du rappel.

L’article de madame Thébaud-Mony m’a profondément touché car j’ai eu à m’occuper, dans une vie antérieure, à titre de conseiller syndical, deux cas de suicide et quelques autres cas de profonde détresse au travail. J’avais déjà consacré deux articles sur la question du suicide en milieu de travail et cet autre article.

Dans le cas des enfants au travail forcé, il faut se rappeler qu’ils n’ont personne pour défendre leur droit. La précarisation du travail entraîne une « érosion » des droits des travailleurs en matière de prévention et de réparation des risques, écrit madame Thébaud-Mony. Les enfants au travail ne connaissent même l’existence d’un tel droit.

Amicalement

Pierre R.

17 09 2008
chantal serriere

Et cet enfant-là, poignardé en pleine figure au fond de ce pays oublié…

18 09 2008
Pierre Chantelois

Chantal

Merci. Phrase pleine de sens.

Pierre R.

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