Après Toulon, les Français peuvent-ils croire Nicolas Sarkozy ?

26 09 2008

Les Français sont-ils rassurés ? Nicolas Sarkozy résumé en cinq phrases :

Nous venons de passer à deux doigts de la catastrophe. Les Français ont peur pour leurs économies, leur emploi et leur pouvoir d’achat.

La crise actuelle aura des conséquences dans les mois qui viennent sur la croissance, sur le chômage, sur le pouvoir d’achat. Il n’existe aucune solution miracle.

Le gouvernement ne peut en effet se permettre de creuser un peu plus un déficit qu’il aura déjà sans doute bien du mal à résorber d’ici à 2012 comme il l’a promis.

L’État garantira la sécurité et la continuité du système bancaire et financier en cas de difficulté. Je n’accepterai pas qu’un seul déposant perde un seul euro parce qu’un établissement financier se révélerait dans l’incapacité de faire face à ses engagements.

La crise financière, c’est la crise d’un système (…) qui a trahi l’esprit du capitalisme. Le marché qui a toujours raison, c’est fini. Ou bien les professionnels se mettent d’accord, ou bien nous réglerons le problème par la loi avant la fin de l’année.

Nicolas Sarkozy

(Plume : Henri Guaino)

Publicités

Actions

Information

5 responses

26 09 2008
Françoise

Pierre,

Je ne sais pas si tous le Français sont rassurés, mais au moins une catégorie d’entre eux peut se réjouir si, comme annoncé, il y aura « disparition de la taxe professionnelle« …

Dès la campagne présidentielle, on allait voir ce qu’on allait voir : plus de parachutes dorés, on allait s’attaquer aux « niches fiscales« , aux trop fortes rémunérations des patrons, etc. Rien n’a été fait de tout cela, mais ça ne mange pas de pain de dire qu’on va s’y mettre…

Et puis bien sûr, pour contrer tout ce libéralo-capitalisme débridé chez nous, on va continuer « en urgence » les réformes… libérales.

26 09 2008
Pierre Chantelois

Françoise

Il me semble que l’accueil du discours de Toulon n’est pas particulièrement enthousiaste. Je n’ai pas osé me prononcer. J’ai regardé une grande partie du discours. Il est vrai que l’habit ne fait pas le moine mais il m’a semblé que le président était tout de sobriété vêtu. Le ton se voulait calme et posé. Un observateur a même souligné que le président Sarkozy n’aurait pas dérogé à son texte.

Je vais suivre au cours de la journée l’évolution de la situation et des opinions sur le discours de Toulon. Notamment les engagements pris par le président.

Pierre R.

26 09 2008
Dominique Hasselmann

Ce discours est un sac lancé par le marchand de sable dans la figure des Français : toute la faute est au capitalisme pris soudain de « folie » (ce capitalisme qui nous vient des USA), chez nous on n’a jamais commis de telles erreurs (la Société générale ? Un accident de parcours ! Les parachutes dorés ? Le vent les emportera. Le paquet fiscale de 15 milliards d’euros ? De quoi booster l’économie et la croissance que Nicolas Sarkozy devait aller « chercher avec les dents »…

Non, nous sommes victimes du capitalisme sauvage d’outre-Atlantique. Ici, chez nous, tout se passe bien, le chômage augmente un peu, mais c’est un des effets de la conjoncture internationale, et la faute à des fainéants qu’il faut contraindre, manu militari si besoin est, à accepter n’importe quel emploi.

L’Etat (supprimez-moi vite 30 000 postes de fonctionnaires !) va s’occuper de tout et ne laissera pas tomber le moindre petit épargnant. Madame Lagarde sera remplacée par M. Lécureuil.

Et grâce à quelques taxes nouvelles (pensons au papier toilette, un produit largement répandu), on arrivera à combler un petit déficit de quelque 50 milliards d’euros. On fera un peu plus payer aussi les malades qui se la coulent douce.

Tiens, les transports, établissons de nouvelles grilles tarifaires (pour le moment, la SNCF est encore dans notre giron), et le prix du timbre, on pourrait l’augmenter puisque personne n’envoie plus de lettres par la Poste bientôt privatisée !

Non, moi, Nicolas Sarkozy, je vous le dis : « Vous avez peur, vous avez raison ! Je vous sortirai de là car j’ai été élu pour vous sauver ! Amen ! »

26 09 2008
clusiau

Encore une fois, on veut faire peur, épouvanter pour mieux piger dans la poche des travailleurs angoissés, à la façon des seuls décideurs, sans surtout rendre des comptes aux vrais propriétaires des banques si le deal est accepté, les citoyens.

L’Empereur Nabot devrait lire cet article d’un américain sensé.

This isn’t Armageddon
Yes, we’re in a crisis. But is it a disaster? No

26 09 2008
Pierre Chantelois

Dominique

Permettez-moi de citer Geoff Colvin, que nous propose de lire Clusiau : « A crisis, yes; a disaster, no. Of course, it could still become one. But for now, calling it a disaster is a dramatic overreaction ». Et votre commentaire (nous sommes victimes du capitalisme sauvage d’outre-Atlantique) indique bien que le message apocalyptique du président ne vous a guère rejoint. Le président a par ailleurs répété à trois reprises aux États-Unis que le rôle de président était un rôle de solitaire. Tant aux Nations-Unies que lorsqu’il a reçu les deux distinctions. C’est devenu un lieu commun que de dire que le rôle de président de la France est lourd à porter mais qu’il s’acquittera nonobstant tout de cette tâche.

Clusiau

Merci pour ce lien que je recommande également. Quelle lucidité.

Pierre R.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s




%d blogueurs aiment cette page :