Entre ciel et terre

31 10 2008

L’oiseau s’est libéré de la terre.

Désormais il sera prisonnier du ciel.

Valeriu Butulescu – Extrait de Aphorismes

(Vous pouvez cliquer sur les photos)

_________________

L'homme peut s'élever s'il le veut
L’homme peut s’élever s’il le veut

Entre ciel et terre, rien n'est impossible
Entre ciel et terre, rien n’est impossible

Il peut être héroïque ...
Il peut être héroïque …

... ou simple flâneur.
… ou simple flâneur.

Il peut modifier le paysage urbain
Il peut modifier le paysage urbain

... ou l'embellir (cherchez-moi là-haut)
… ou l’embellir (cherchez-moi là-haut)

Publicités




Poupées vaudou – Selon un lecteur, Nicolas Sarkozy cristallise volontairement l’attention sur sa personne

30 10 2008

David contre Goliath. La société Tear Prod vient de remporter une première victoire devant le tribunal de grande instance de Paris a débouté le chef de l’État qui avait demandé l’interdiction de commercialiser une poupée vaudou à son effigie. Madame Ségolène enfonce le clou : « C’est indispensable de garder le sens de l’humour, j’ai été sollicitée pour porter plainte, j’ai refusé car je considère que c’est un droit à la caricature », a-t-elle déclaré, critiquant une situation où « un pouvoir en place commence à pourchasser les caricaturistes ». Me Thierry Herzog, l’avocat du président, estime, après avoir pris connaissance du jugement, que la décision n’est pas conforme à la jurisprudence. Il fera donc appel de cette décision de référé.

Un lecteur du Nouvel Observateur, qui ne manque pas de perspicacité, réagit en ces termes à cette affaire devant les tribunaux : « Je pense que Nicolas Sarkozy cristallise volontairement l’attention sur sa personne. Il réussit au delà de toute espérance. Ainsi le gouvernement, plus discret, a les mains plus libres. Cela change des présidents précédents qui, en difficulté, ne se gênaient pas pour jeter en pâture un membre du gvt en guise de soupape de sécurité. Nicolas Sarkozy fait l’inverse, il soutient voire il remplace momentanément. Cela explique, en partie, les cafouillages de l’opposition » (AlainC).

53 cm cuivre

« Alberto Cuprita » 1997 H : 53 cm cuivre

Mais sur quelle base se fonde la décision du juge des référés du TGI de Paris ? Sur le fait que « Nicolas Sarkozy ne constitue ni une atteinte à la dignité humaine, ni une attaque personnelle. Elle s’inscrit dans les limites autorisées de la liberté d’expression et du droit à l’humour ». Le juge répondait ainsi à l’argument de Maître Thierry Herzog selon qui : « L’exploitation de l’image commerciale d’une personne à des fins commerciales doit avoir été expressément autorisée par celle-ci ».

Cette action en justice est la sixième engagée par Nicolas Sarkozy depuis son arrivée à l’Élysée. Maître Thierry Herzog se veut rassurant : « Georges Pompidou et Valéry Giscard d’Estaing avaient eu, eux aussi, recours à la justice dans le passé ».

Un lecteur du quotidien Le Monde, Didier C, réagit en ces termes à cette même décision du TGI de Paris : « Il semble que cette histoire est symptomatique d’une dérive particulièrement dangereuse pour notre démocratie. Dérive déjà entamée avec la loi relative au délit d’outrage aux symboles de la république. Il est encourageant de voir que les magistrats ont bien perçu les dérives totalitaires du pouvoir actuel. Dérives qui mettent en péril notre société ».

S’agissant de jurisprudence, dont Maître Herzog doute qu’elle ait été prise en compte dans la décision du TGI de Paris, il faut lire l’excellent compte rendu d’Avocats-Publishing, pour qui il est admis, depuis une décision du Tribunal de Grande Instance de Nancy du 15 octobre 1976, que la reproduction caricaturale de l’image du Président Valéry Giscard d’Estaing sur un jeu de cartes était une atteinte à son image. L’ordonnance de référé rendue à l’époque précisait que la « caricature des personnes notoires ne peut être réalisée à une fin publicitaire car elle est alors détournée de sa fin ».

Selon Avocats-Publishing, jusqu’à ce jour, tous les spécialistes du droit à l’image s’accordait donc à dire que « l’exploitation publicitaire ou commerciale de l’image caricaturée d’une personne n’a pas donné lieu… à des décisions favorables ». Les spécialistes considèrent que : « En jugeant ainsi, le juge des référés a donc rompu avec cette solution qui consistait à distinguer entre l’exercice parodique, exercé selon les lois du genre (journaux satiriques, émission humoristiques, stand up… et l’exploitation purement commerciale de l’image d’autrui en raison de sa notoriété ».

Commentant ainsi l’évolution du droit, en France, les Avocats-Publishing constatent que : « cette décision sera peut-être suivie d’un appel et pourquoi pas d’un pourvoi qui pourrait permettre à la cour de cassation de réaffirmer, ou pas, sa jurisprudence ». En tout état de cause, « elle n’est guère surprenante, depuis quelques mois, d’autres personnalités, plus ou moins connues du grand public, ont pu faire les frais d’une tolérance plus grande de la justice à l’égard de la consommation d’images de V.I.P », concluent les spécialistes.

Selon Me Georges Kiejman, avocat de Charlie Hebdo, interrogé par LCI.fr, « le juge des référés ne juge jamais au fond. Il juge sur ce qui est évident. Là, il semble avoir trouvé évident que l’image du président était une image dont n’importe qui pouvait s’emparer dans les limites de la caricature et de la parodie. On verra ce que dira le juge du fond, s’il est saisi, dans cette affaire qui est au carrefour de plusieurs droits : le droit à l’image, le droit à la caricature d’une personne publique et le droit au respect, que chacun peut exiger ».

Le conseil que donne Me Georges Kiejman et qui, selon les dernières informations, ne sera pas suivi d’effet, est simple : « Je serais Nicolas Sarkozy, je ne ferais pas appel. Je laisserais tomber. Je crois que quand on est célèbre, il faut se résigner à des atteintes à sa personne, dès lors qu’elles ne mettent pas en cause votre honorabilité. A sa place, j’aurais simplement haussé des épaules. Même si cela peut être agaçant de se dire que n’importe quel quidam à trouver le moyen de faire de l’argent avec vous ».

Photo : Alberto Cuprita

Voici une excellente vidéo sur la question réalisée par Bakchich.

Que dire de ce nouveau clip qui circule dans la blogosphère et qui reprend une image bien particulière de Nicolas Sarkozy ?





Voleurs d’enfance

29 10 2008

France – David da Costa comparaît pour actes de torture et de barbarie ayant entraîné la mort sans intention de la donner. « J’étais camé, défoncé tous les jours ». Le calvaire de l’enfant a duré deux mois avant sa mort, sans que personne ne donne l’alerte. « J’en ai rien à foutre de mon enfance. J’ai tué un enfant, je mérite la peine de mort. C’est tout ! ».

_________________

Il pleut. Tout n'est que brouillage.

Il pleut. Tout n'est que brouillage

_________________

Québec – La mère est allée chercher sa fille de sept ans au service de garde de l’école primaire du quartier. Rendue à domicile, la mère aurait permis à sa fillette de se rendre à pied chez une amie qui habitait dans le quartier. L’enfant aurait été enlevée par un individu à bord d’une voiture. Elle a été agressée sexuellement vendredi en fin de journée. La fillette était de retour en classe lundi.

_________________

L'enfance qui s'estompe.

L'enfance qui s'estompe

_______________________________

Sans paroles

Sans paroles

_______________________________

Le bonheur en fuite

_______________________________

Il pleut sur Montréal.

__

___________________





Pour l’honneur de la France, vaut mieux une « erreur de jugement » qu’une partie de fesses

28 10 2008

DSK blanchi n’est pas une bonne nouvelle. Contrairement à ce que plusieurs s’imaginent, la France ne sort pas grandie de cette histoire de fesses. Le fait divers en tant que tel m’importe peu. Ce qui est occulté ici est ce reproche sévère du Front monétaire international selon lequel DSK a démontré une « sérieuse erreur de jugement ».

DSK n’a commis « ni harcèlement, ni favoritisme, ou tout autre abus d’autorité ». Bien. Mais il a commis des actes « regrettables et reflétant une sérieuse erreur de jugement ». L’honneur est sauf. Les amis de DSK se félicitent de la bonne décision du FMI de blanchir leur compatriote. Jean Quatremer pose la bonne question : « On peut se demander ce qui se serait passé si le monde ne traversait pas une telle crise bancaire et boursière, le FMI n’ayant aucun intérêt à perdre son directeur en ce moment ».

Il convient de diviser en deux, comme l’a fait le FMI, cet incident plus que regrettable. Le fait divers en lui-même et la clairvoyance d’un gestionnaire de l’une des institutions les plus importantes. Le simple fait de céder, en privé, à une partie de jambes en l’air avec une employée de l’organisme est en soi gênant et condamnable. La conduite du directeur général se doit d’être en permanence irréprochable, a décrété le conseil d’administration du FMI. La brève liaison qu’a entretenue M. Strauss-Kahn avec une ancienne responsable du département Afrique du FMI était, selon ce même conseil d’administration, mutuellement consentie et le directeur général ne s’était rendu coupable ni de harcèlement sexuel, ni de favoritisme ou d’abus de pouvoir.

NI harcèlement sexuel ni favoritisme ou abus de pouvoir, mais une sérieuse erreur de jugement. Manquer de jugement semble moins grave aux yeux du conseil d’administration qu’une « relation physique consensuelle de courte durée intervenue en janvier 2008 ». Qui plus est avec une ancienne responsable du département Afrique du FMI. DSK reconnaît toutefois avoir commis « une grave erreur de jugement » et s’engage à avoir une conduite exemplaire à l’avenir.

Les socialistes ont salué le dénouement de cette affaire. « C’est une bonne nouvelle pour tout le monde », renchérit l’UMP. La ministre Lagarde commente en ces termes ce dédouanement de la conduite de DSK : « Ce qui est important c’est que le Fonds monétaire international sorte renforcé et que son directeur général Dominique Strauss-Kahn puisse faire son travail dans les meilleures conditions ».

Le directeur général montre et avoue lui-même une grave erreur de jugement et le Front monétaire international en sortirait renforcé ? Roger Karoutchi, secrétaire d’État aux Relations avec le Parlement, déclare pour sa part que dans cette affaire, « il n’y ait pas de fragilisation du FMI ». Ségolène Royal avait dit espérer, peu avant la décision du conseil d’administration du FMI que Strauss-Kahn, qui fut son rival dans la primaire PS de 2006, soit blanchi dans cette histoire, parce que sinon, pour la réputation du sérieux et de la compétence de la France, ce serait très embêtant.

Selon ce raisonnement, il vaut mieux être blanchi d’une histoire de cul que d’une erreur de jugement. Grâce à ce pardon du conseil d’administration du FMI, la réputation du sérieux et de la compétence de la France sont sauves.

Douce France.





Sarah Palin ne craint pas la défaite. Dieu est à ses côtés.

27 10 2008
Sarah Palin

Sarah Palin

L’Amérique est puritaine. Combien de fois n’entendons-nous pas ce commentaire  ? L’Amérique s’émeut des frasques de DSK, auparavant de Clinton, qui se jouent sous les jupons de ces dames. Ces jours-ci, madame Palin est en délicatesse avec le GOP (Parti républicain) en raison des révélations sur sa garde-robe de 150 000 $. Comme il se doit en de telles circonstances, les déclarations anonymes vont bon train : « C’est une diva. Elle ne prend conseil de personne », se plaint un responsable du camp McCain au site Internet spécialisé dans la politique Politico. Libération reprend l’information : « elle est passée dans le très chic Saks Fifth Avenue de Saint-Louis et de New York au mois de septembre, y dépensant 49 425 dollars. Au magasin Neiman Marcus de Minneapolis, toujours en septembre, la facture a été encore plus rude : 75 062 dollars. A cela s’ajoutent les 4 716 dollars investis dans le chignon et le maquillage, dignes d’une vedette de télévision. Sur la liste des dépenses figurent aussi deux magasins de vêtements pour bébés, « suggérant que 295 dollars ont été dépensés pour habiller le dernier des Palin sur le chemin de la campagne » ajoute Politico. Et cela ne s’arrête pas là : à l’occasion d’une simple réunion de l’Association nationale des gouverneurs, en juillet 2008 à Philadelphie, ses deux filles, Bristol et Piper, ont disposé d’une chambre chacune au Ritz Carlton Hotel pendant cinq nuits. Coût total de la facture : 2 741 dollars. Les enfants ont aussi voyagé dans l’avion de l’État et auraient, selon les compagnies aériennes locales, déjà coûté 55 000 dollars à l’Alaska ».

Des coûts exorbitants de la garde-robe aux traits de caractère irascibles de madame, la frontière est franchie. Madame Sarah Palin sera très certainement accusée de tous les maux dans l’éventualité d’une défaite de John McCain. Qui a choisi Sarah Palin comme colistière importe peu.

Madame Palin entend se défendre de l’affront de ces révélations en sortant ses griffes. Pour cela, elle déclare, sans gêne aucune, qu’elle portera à nouveau ses propres vêtements achetés dans son magasin d’occasion favori à Anchorage pour délaisser ceux achetés à grands frais par le Parti républicain. Vous avez bien lu : dans un magasin d’occasion. La colistière américaine fait preuve d’une grande, d’une très grande modestie soudaine. Sa garde-robe n’est garnie que de vêtements d’occasion  ? Pour surprenante que soit cette déclaration, Sarah Palin n’écoutera plus, à l’avenir, les conseillers du GOP.

La « valeur ajoutée » que devait représenter l’arrivée de Sarah Palin au sein de la campagne de John McCain tourne au cauchemar. La preuve en est que 55 % des électeurs potentiels pensent maintenant que Sarah Palin n’est pas assez qualifiée pour être vice-présidente. Pour les Américains, la crainte de voir les politiques de George W. Bush appliquées pendant quatre autres années influençait grandement leur choix électoral. Maintenant, au sommet de ces craintes se situe le choix même de madame Palin qui constitue désormais la première raison pour expliquer le refus d’appuyer John McCain.

De vieux partisans républicains abandonnent même le navire en raison de l’influence négative de cette « colistière mal barrée ». Les éditorialistes David Brooks, Peggy Noonan et George Will, ou encore l’ancienne « plume » de George W. Bush, David Frum, ont publiquement annoncé qu’ils prennent leurs distances avec John McCain (Le Monde).

Qu’en dit John McCain  ? D’abord, faut-il s’attendre, au pire, à une réponse sans contenu ou, au mieux, à l’admission d’un manque de jugement sur le choix de sa colistière  ? La réponse de McCain : « Je ne la défends pas, je lui rends hommage. Elle n’a pas besoin d’être défendue ». Pour poursuivre aussitôt : « Je suis tellement fier de la façon dont elle enflamme les foules. Son comportement est selon moi incroyablement admirable ».

Dieu veille

Dieu veille

En même temps qu’elle s’improvise en « maverick » au sein du « grand old party », Sarah Palin s’en remet à … Dieu. En entrevue avec le leader évangélique James Dobson, qui lui affirmait que 430 personnes avaient prié pour elle durant tout le week-end, Sarah Palin a assuré son électorat qu’elle sentait la force de la prière. « Nous avons tellement besoin de cette intercession et nous l’apprécions tellement ».

Selon une enquête du Project for Excellence in Journalism, 57% des articles et des reportages radio-télé consacrés à John McCain sont négatifs. Pour Barack Obama, l’enquête dénombre en revanche 36% de reportages positifs contre 29% de négatifs, le reste étant considéré « neutre » ». Mme Palin est encore la coqueluche des médias avec trois fois plus de couverture (positive ou négative) que son adversaire démocrate, Joe Biden.

En terminant, que cela ne plaise ou non à Dieu, le quotidien Anchorage Daily News, principal quotidien de l’Alaska, état de la colistière Sarah Palin, vient de donner son appui au candidat démocrate : « Obama for president ». Et s’agissant de la gouverneure Palin, le quotidien écrit : « Despite her formidable gifts, few who have worked closely with the governor would argue she is truly ready to assume command of the most important, powerful nation on earth. To step in and juggle the demands of an economic meltdown, two deadly wars and a deteriorating climate crisis would stretch the governor beyond her range. Like picking Sen. McCain for president, putting her one 72-year-old heartbeat from the leadership of the free world is just too risky at this time ».

Et pour bien comprendre cette image d’incohérence dans la campagne de John McCain, à partir de sa décision sur sa colistière ainsi que ses déclarations sur la gestion d’un pays qui s’autoproclame le plus puissant du monde, il faut lire ce supplément du New York Times du week-end pour comprendre, à l’aide de citations anonymes, les arcanes d’une campagne qui s’essouffle à quelques jours du scrutin.

Photo de Sarah Palin : Kris Kros

Cet excellent documentaire du réseau PBS permet de saisir, à travers les deux candidats en lice, les enjeux réels de la prochaine élection présidentielle américaine. Excellent documentaire de près de deux heures.





Soliloque et solitude urbaine

25 10 2008

« La solitude est utile. Il faut parfois ne parler qu’avec soi-même. On entend alors de dures vérités ou d’agréables mensonges selon qu’on s’analyse ou qu’on s’imagine »

Henri de Régnier – Donc (Ed. Simon Kra).

_________________

Pour un sourire... que ne donnerait-on pas ?

Pour un sourire... que ne donnerait-on pas ?

Le regard d'autrui peut surprendre

Le regard d'autrui peut surprendre

La solitude appauvrit parfois

La solitude appauvrit parfois

Mais elle peut aussi enrichir

Mais elle peut aussi enrichir

Une solitude étrangère... dos à dos

Une solitude étrangère... dos à dos

Une solitude familière ... côte à côte

Une solitude familière ... côte à côte

Solitude qui ignore

Solitude qui ignore

Solitude vue de dos...

Solitude vue de dos...

Solitude bien accessoire...

Solitude bien accessoire...

Enfin un dialogue éclairé

Enfin un dialogue éclairé





De Montréal, rencontre salutaire de l’espace et du volume

24 10 2008

Ce que nous appelons diaphane n’est pas propre à l’air ni à l’eau, pas plus qu’à aucun des autres corps que nous qualifions ainsi, mais c’est une certaine nature ou puissance commune qui n’existe pas à l’état séparé, tout en étant dans ces corps, et qui se trouve dans les autres corps, à un degré plus ou moins élevé. Aristote – De sensu et sensibilibus, 439 a 20-25 (trad. P-M. Morel)

_________________

La fuite des lignes dans la lumière diaphane

Fuite des lignes dans la lumière diaphane

Immobilité dans une fuite linéaire

Immobilité dans une fuite linéaire

Vers le haut, sans cesse vers le haut

Vers le haut, sans cesse vers le haut

Fuite parallèle

Fuite parallèle

Vision de l'autre versant

Vision de l'autre versant

Après la fuite, l'apaisement

Après la fuite, l'apaisement