Combien de jours durera la lune de miel de Barack Obama ?

29 12 2008

Barack Obama veut proposer à la population des États-Unis un « new New Deal ». Pour cela, il convie l’Amérique à s’unir pour « faire tourner la roue de l’Histoire » et surmonter ensemble la crise économique. Confiant, le président désigné a déclaré, dans son message de Noël : « je sais que nous pourrons faire en sorte que les gens retrouvent du travail et mener le pays dans la bonne direction ».

En peu de mots, Barack Obama a, le plus simplement, défini le défi qui l’attend : « Au milieu des bienfaits de la foi et de la famille, nous savons que des millions d’Américains n’ont pas d’emploi. Beaucoup d’autres luttent pour payer leurs factures ou pour pouvoir garder leurs maisons. Pour des étudiants mais aussi des retraités, l’avenir semble incertain ». Le 20 janvier, Barack Obama deviendra officiellement le 44ième président des États-Unis.

Le défi incommensurable qui attend Barack Obama est d’abord de redonner aux États-Unis « une stature morale ». Voilà plus de six semaines qu’il planche tambour battant sur la formation de son cabinet. Son « équipe est déjà au travail ». Sur la base du principe qu’il n’y a qu’un seul président en poste aux États-Unis, Barack Obama doit se battre contre la dégradation du temps : deux guerres interminables, ruineuses, impopulaires et la plus grave crise économique depuis la Grande Dépression de 1929. Mais il n’est pas encore au pouvoir. Il n’a pas encore le pouvoir. Il sait qu’il lui faut être patient. Et il sait que le peuple américain est pour sa part très impatient. Selon un sondage du Washington Post, près de la moitié des personnes sondées croit qu’il sera en mesure d’améliorer leur situation après son arrivée aux affaires. Pour l’heure, Barack Obama culmine à 82 pour cent de satisfaction selon cet autre sondage CNN/Opinion Research. Et 80 pour cent approuvent ses nominations.

En entrevue sur ABC, Joe Biden, le vice-président, prépare le terrain en distillant des messages dont l’objet ne fait aucun doute : l’économie américaine est dans un « état bien pire » que ce qu’il imaginait. « Nous allons hériter du déficit le plus important dans l’histoire des États-Unis d’Amérique ». Ce qui a été confirmé par la Maison Blanche. « La taille du déficit budgétaire, quel que soit le chiffre… je ne suis pas en mesure de prédire si ce sera mille milliards ou moins que ça. (Le déficit) va être grand. Et ce sera un chiffre très important », a commenté Tony Fratto.

La priorité des priorités, avant toute autre décision politique, sera, pour Barack Obama, de créer des emplois et d’investir dans les infrastructures pour remettre l’économie sur des rails. L’objectif n’est plus de créer 2,5 millions d’emplois en deux ans, comme cela avait été annoncé il y a un mois, mais trois millions d’emplois. Le coût ? 850 milliards de dollars. Ce plan musclé est destiné à contrer les nouvelles catastrophiques qui s’amoncellent sur le pupitre du président désigné : un taux de chômage de 6,7 % en novembre et une prévision de pertes de 3 à 4 millions d’emplois en 2009. Et comme si cela ne suffisait pas, il faut compter un PIB qui devrait chuter de 4,5 % au quatrième trimestre et un taux de chômage qui pourrait passer le cap des neuf pour cent (9 %) à la fin de 2009.

Barack Obama centrera toute son action sur la famille : « Mon administration sera totalement dévouée à l’avenir de la classe moyenne et aux familles qui travaillent ». Joe Biden devra, pour atteindre cet objectif, conduire un groupe de travail (un « White House Task Force on Working families ») essentiellement dévoué à cette tâche. Ce groupe sera composé des secrétariats responsables du Travail, de la Santé, des Services humains, de l’Éducation et du Commerce. Se joindront également au groupe le Conseil national économique, le Bureau de gestion et du budget, le Conseil de politique intérieur et le Conseil des conseillers économiques.

Les républicains, évidemment, s’interrogent. Que peuvent-ils faire d’autres ? Le représentant Eric Cantor se demande d’où viendra l’argent pour financer un tel plan de relance ? Certainement pas des économies réalisées par l’administration de Georges W. Bush. Pendant que la tempête ne cesse de s’élever à l’horizon, Dick Cheney, dans une indifférence proverbiale, déclare qu’il est très à l’aise avec ce bilan et avec ce que l’administration de Georges W. Bush a réalisé. « Je pense que nous serons jugés favorablement par l’Histoire », a déclaré le vice-président sur Fox News.

Le FMI et l’OCDE estiment qu’il faut des investissements de 1.240 milliards de dollars pour sortir du marasme dans lequel est plongée l’économie mondiale. Dominique Strauss-Kahn, du Fonds monétaire international, se montre peu optimiste. « Je suis spécialement préoccupé par le fait que nos prévisions, déjà très sombres (…) seront encore plus sombres s’il n’y a pas assez de mesures d’incitation budgétaire ». Selon le directeur général du Fonds : « Nous anticipons une très mauvaise année 2009, avec une récession pour la plupart des économies développées et une baisse de la croissance pour les économies émergentes ». Strauss-Kahn précise : « Je ne suis pas réputé pour être laxiste en matière de politique fiscale. Mais nous sommes au milieu de la plus grande crise que nous ayons connue ces 60 ou 70 dernières années et nous devons prendre cela en compte ».

Le message a été entendu aux États-Unis. Pour Barack Obama : « A moins que nous n’ayons une approche audacieuse, on pourrait voir l’économie continuer à décliner plutôt rapidement et ce n’est pas acceptable pour moi et je ne pense pas que cela soit acceptable pour le peuple américain ».

Si Barack Obama entend accorder une priorité aux affaires domestiques du pays, il ne fait aucun doute qu’il prépare soigneusement sa politique des étrangères affaires. Sortir de l’Irak et combattre en Afghanistan résumeraient assez bien sa position maintes fois exprimée lors de la campagne présidentielle américaine. Et pour bien marquer le pas, il a reconduit à son poste Robert Gates, secrétaire à la Défense, et nommé le général James Jones à la tête du Conseil de sécurité nationale.

Une grande partie de la problématique de combattre le terrorisme en Afghanistan est aussi entre les mains des pays alliés. Obama saura-t-il les convaincre d’investir davantage dans une cause qui peine à trouver sa légitimité ? Après l’ovation et l’engouement pour le nouveau président américain, il faudra bien, un jour, s’asseoir à la table des négociations et prendre des décisions.

La force internationale en Afghanistan compte 65 000 soldats étrangers. S’il n’en tient qu’à la Grande Bretagne, les deux tiers des Britanniques sont favorables à un départ d’Afghanistan. Au Canada, le gouvernement Harper a été sollicité par Robert Gates pour qu’il maintienne ses troupes au-delà de l’échéance de 2001.

Selon l’armée américaine, 30 000 soldats supplémentaires pourraient être déployés dans l’est du pays afin de lancer un projet pilote qui consisterait à armer des combattants des zones tribales afin de lutter contre les talibans. Le ministre de la Défense nationale du Canada, Peter MacKay, n’est pas chaud à cette idée qui n’a, par ailleurs, pas fait l’objet d’une entente chez les dirigeants des pays ayant des troupes dans le sud de l’Afghanistan.

Chris Patten, ancien commissaire européen, s’interrogeait dans le quotidien Le Monde : « Que répondrons-nous lorsqu’Obama viendra nous demander notre détermination, notre argent, notre solidarité et nos troupes ? (…) La nostalgie du tandem Bush-Cheney nous saisira peut-être. Il était si facile d’être partisan du multilatéralisme à Bruxelles, quand Washington était dirigé par un président unilatéraliste ».

Déjà qu’en prévision d’une fermeture de Guantanamo, l’accueil de prisonniers en sol européen ne fait pas l’unanimité. Luis Amado, ministre portugais des Affaires étrangères, a beau exhorter ses collègues européens de donner un signal clair d’une certaine volonté d’aider le gouvernement des États-Unis à résoudre le problème de Guantanamo, il ne parle qu’en son nom. Amnistie internationale a également beau de relayer le message en incitant l’UE à suivre « l’exemple courageux » du Portugal, le message ne reçoit pas l’enthousiasme attendu.

Si les pays européens applaudissent à l’idée de fermer Guantanamo, ils se montrent plus réservés sur l’éventualité d’accueillir des détenus. Pour l’heure, les Pays-Bas n’accueilleront pas de prisonniers de Guantanamo. Le Danemark a également rejeté cette possibilité. Pour la Suède, les États-Unis ont la responsabilité de leurs prisonniers. Aux Pays-Bas, le constat est lapidaire : « S’ils ne doivent plus être jugés mais ne peuvent pas rentrer dans leur pays, c’est avant tout de la responsabilité du pays qui les a arrêtés et les a mis en prison : les États-Unis ».

La question se pose malgré tout : le gouvernement de Barack Obama cherchera, normalement, à renvoyer un maximum de détenus dans leur pays d’origine. Qu’arrivera-t-il de ces prisonniers menacés de persécution dans leur patrie, comme les Chinois ouïgours, les Algériens ou les Libyens ? La porte risque de se fermer rapidement en Europe. Bernard Kouchner estime que l’accueil de ces prisonniers en Europe devait faire l’objet de « consultations » et d’une « réponse concertée » entre Européens. Que sous-tend ce message de la France ?

Mirek Topolanek, l’actuel Premier ministre tchèque, va assurer, à compter du 1er janvier prochain et pour six mois, la présidence tournante de l’Union européenne. Derrière le Premier ministre se profile le chef de l’État tchèque, Vaclav Klaus, qui, fort de ses tirades europhobes, pourrait mener une guérilla de nuisance. Comme pour rassurer ceux qui doutent, les analystes commentent en ces termes le prochain semestre de l’UE : « Durant les six prochains mois, le pouvoir de nuisance du président tchèque sera « terrible ». Mirek Topolanek, dans une entrevue à Euronews, déclarait : « Nos divisions internes portent surtout sur l’ampleur du processus d’intégration, sur le projet européen dans son ensemble, et ses perspectives. Mais les Tchèques ne sont pas hostiles à l’Union européenne, à la communauté européenne ».

L’Union européenne devra mener des négociations délicates avec les États-Unis relativement aux nouveaux plans stratégiques qu’entend adopter Barack Obama en matière de politique étrangère. Malgré tout le mérite qui lui revient pour sa gestion des crises, Nicolas Sarkozy n’a pas réussi à imposer l’idée qu’il puisse continuer à présider l’UE au niveau de la zone euro. Il appartiendra à Mirek Topolanek de poursuivre l’héritage du président français : « Nous avons essayé d’organiser toute notre action autour de deux convictions : le monde a besoin d’une Europe forte ; il ne peut pas y avoir d’Europe forte si l’Europe est désunie ». Pour le Premier ministre tchèque : « Nicolas Sarkozy, quand une solution tarde plus de cinq minutes, il montre son vrai tempérament et prend lui-même les choses en main. Moi, cela n me dérange pas. Je suis un peu comme lui. Cela dit, il faut bien avouer que les Français ont une certaine tendance à essayer de prolonger leur présidence ». Il n’en demeure pas moins que Mirek Topolanek assurera, au nom de son pays, la première présidence de l’UE avec un gouvernement très faible. Et Nicolas Sarkozy veillera au grain : « il n’entend pas rester muet dans son coin ». Barack Obama devra-t-il affronter une chorale qui chante d’une seule voix ou une cacophonie à l’européenne ?

Il ne fait aucun doute que l’année 2009 sera, à plus d’un point de vue, une année particulière et singulière aux plans des émotions individuelles et collectives. De grandes joies se mêleront à de grandes déceptions. Monsieur Obama aura beaucoup de fronts à gérer. Le premier, interne. Le second, externe, avec une Europe moins unie que ne le souhaiterait Nicolas Sarkozy.

(Sources : AFP, EasyBourse, Presse canadienne, Washington Post, CNN/Opinion Research, Fox News, Le Monde, Euronews)

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17 responses

29 12 2008
Catherine

Ah… Pierre… On utilisera la Bible de Mr le President Lincoln … Quel message… Y voit-on une certaine arrogance? New Begining for the USA? Lune de miel… finie avant de commencer… la rumeur publique. 2009 sera definitivement une nouvelle annee pour les Americains.

Pour vous personellement, meilleurs voeux de sante et paix.

Sincerement,

Catherine

P.S. Vos photographies me font envie de venir au Canada. 🙂 Au moins quelque part avec de la neige.

29 12 2008
Pierre Chantelois

Chère Catherine

Vous serez toujours la bienvenue pour venir vous amuser, comme une enfant, dans une neige bien blanche, bien fraiche, froide et floconneuse.

C’est très décevant pour un président qui se réclamait du changement de le voir tomber dans les mêmes vieilles traditions que ses prédécesseurs : religion et politique ne font pas toujours bon ménage. Il a réussi à créer même une polémique avec le choix du pasteur qui doit déclamer une homélie devant la Nation.

Merci pour ce bon mot relativement aux photographies. D’autres doivent venir sous peu.

Pierre R.

29 12 2008
gaetanpelletier

Oui, une tâche énorme.

Car, en fait, nous n’avons encore rien vu de la vraie crise. Les dégâts – malheureusement – sont à venir.

Des dégâts que trop longuement préparés…

Si Obama réussit cette tâche, les États-Unis n’auront jamais autant dû à un descendant de leurs esclaves.

Pour ce qui est de la structure morale, espérons que les dirigeants en tirerons une leçon. Il y a trop longtemps que la morale étatsunienne est au point zéro.

29 12 2008
Pierre Chantelois

Gaëtan

En effet, si Obama réussit cette tâche, il aura mérité le titre de surhomme, ce que je ne croyais pas voir de mon vivant 🙂

Pierre R.

29 12 2008
Françoise

Pierre,
 
Il me semble qu’une des façons de faire des économies seraient de définitivement arrêter de dépenser de l’argent pour faire la guerre. Or Mr Obama n’en prend pas le chemin en envoyant des renforts en Afghanistan. Cette guerre, que tous les experts des choses militaires annoncent perdue d’avance, prend des allures de « nouvel Irzk ». Faut-il que chaque président des États-Unis ait « sa » guerre ?

Pourquoi faudrait-il (Guentanamo, l’Afghanistan, la « crise »… entre autres) que le reste du monde paye toujours le prix fort pour les graves erreurs qu’engendre la politiques des États-Unis ?

29 12 2008
Pierre Chantelois

Françoise

S’agissant d’armées et d’interventions militaires, voici une petite anecdote. La situation explosive à Gaza a été scrutée et analysée par Barack Obama. S’il s’est refusé à tout commentaire, sous le prétexte qu’il n’y a qu’un seul président, il n’a pas interdit à ses porte-paroles de commenter la situation. David Axelrod a prévenu la presse que Barack Obama s’en tiendrait au principe fondamental selon lequel l’État hébreu est l’allié le plus important dans la région. Et pour cela, toujours selon Axelrod, le président désigné travaillera, lorsqu’il sera en poste, étroitement avec les Israéliens et les Palestiniens. Il y a des réalités que je ne saisis pas très bien ici. En campagne présidentielle, comme le rappelle très justement Le Figaro, il avait exprimé sa sympathie pour l’État hébreu, déclarant « si quelqu’un lançait des roquettes sur ma maison la nuit pendant que mes filles dorment, je ferais tout pour l’en empêcher et j’attends des Israéliens qu’ils fassent de même ». Il faudra voir maintenant ce qu’il aura à dire sur le fait qu’Israël a lancé sur Gaza la toute nouvelle génération de missiles américains, les missiles GBU-39, comme le rapporte le Jerusalem Post.

Je crois que monsieur Obama aura beaucoup de pain sur la planche, pour employer une expression populaire.

Pierre R.

29 12 2008
Françoise

Je crois que monsieur Obama aura beaucoup de pain sur la planche

Saura-t-il le faire cuire sans le laisser brûler ?

29 12 2008
Pierre Chantelois

Françoise

Comme nous pourrions dire dans son entourage : that is the question ! 🙂

Pierre R.

29 12 2008
Françoise

🙂

29 12 2008
Olivier SC

Cruciale question, en effet, tant sont nombreuses les espérances. Je souhaite qu’il ne se mette pas trop la pression et continue à être lui-même.
Meilleurs voeux pour l’an qui vient, Pierre ; à vous et à vos lecteurs !

30 12 2008
Gilles

Pierre, citant Obama a écrit :
Mon administration sera totalement dévouée à l’avenir de la classe moyenne et aux familles qui travaillent.

On croirait entendre Mario Dumont…

Par ailleurs, sur le plan international, je suis déçu de la position attentiste d’Obama vis-à-vis le comportement d’Israël à Gaza.
 

30 12 2008
Pierre Chantelois

Olivier

En effet, la réponse à cette question viendra bien assez vite dans notre cortège de bonheurs ou de déceptions. Mes meilleurs vous accompagnent.

Gilles

Effectivement, Barack Obama se réfugie derrière le principe qui le dessert bien selon lequel il n’y a qu’un seul président. Cela peut lui éviter d’avoir à se commettre sur la situation particulièrement explosive au Proche-Orient. C’est un point de vue, n’est-ce pas ?

Mes meilleurs vous accompagnent lecteurs et participants assidus. Vous m’avez donné une année extraordinaire. Vous m’avez enrichi. Je vous en suis reconnaissant.

Pierre R.

30 12 2008
clusiau

,,,,,si quelqu’un lançait des roquettes sur ma maison la nuit pendant que mes filles dorment, je ferais tout pour l’en empêcher et j’attends des Israéliens qu’ils fassent de même ,,,,Obama

Non mais, faut être tordu pas à peu près pour dire une telle énormité comme Président. Aussi lèche-cul que Pratte dans LaPresse ce matin.

Obama est un lèche-cul, un sale politicien comme les autres.

30 12 2008
clusiau

Ha oui Pierre, je voulais moi aussi, avant d’oublier, vous remercier d’être là pour nous recevoir et nous informer grâce à des articles superbes et maintenant avec de très belles photos de mon pays que j’aime….malgré tout. Merci mille fois.

Bonne Année 2009 Pierre et le paradis avant la fin de vos jours !

30 12 2008
Dominique Hasselmann

Ce qui fait quand même plaisir, c’est de voir que Dominique Strauss-Kahn se montre « spécialement préoccupé » (ne pas se tromper dans l’orthographe du verbe) par les « prévisions encore plus sombres » du FMI.

Il est vrai qu’il précise utilement : « Je ne suis pas réputé pour être laxiste en matière de politique fiscale ».

Pour le reste, il mérite bien son salaire, son appartement à Washington, sa vie privée bloguée par sa femme, et ses convictions éminemment socialistes.

30 12 2008
Catherine

Qui vous a dit mon age? Le secret de la jeunesse… garder un coeur d’enfant et les plaisirs simples de l’enfance.

31 12 2008
Pierre Chantelois

Clusiau

Merci pour ces bons mots.

Dominique

Monsieur Strauss-Kahn est un personnage énigmatique. Marquera-t-il son passage au FMI ? Il faudra voir.

Catherine

Entièrement d’accord, il faut garder un cœur d’enfant. Difficile tout en analysant l’actualité. Mais on y parvient.

Pierre R.

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