Le Hamas doit cesser son terrorisme et s’ouvrir au dialogue, au nom de son peuple

22 01 2009

Notre patience n’est pas sans fin.

La population de la bande de Gaza a subi des pertes de vie et des souffrances difficilement acceptable dans un monde qui se dit civilisé. Des milliers de personnes, à travers le monde, ont salué le courage de cette population et dénoncé l’énormité et la démesure de l’intervention israélienne. Des analyses devront déterminer s’il y a lieu ou non de dénoncer et de poursuivre, s’il y a lieu, les auteurs des violations du droit humanitaires et de crimes de guerre.

Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a dénoncé en termes non équivoques des « attaques scandaleuses » et totalement « inacceptables ». Il a fait preuve d’audace en se rendant à Gaza, sur les lieux de cette tragédie humaine. Dans un geste hautement humaniste, Ban Ki-moon a dit regretter de n’avoir pu arrêter ce conflit plus tôt. Il s’est également rendu à Sderot. Il a tiré de ses deux visites les conclusions qui s’imposaient : il doit y avoir enquête impartiale. Il faut parvenir à formuler une explication complète du déroulement des évènements pour s’assurer que cela ne se reproduira plus jamais.

Israël en est pleinement conscient et prépare une défense face à des accusations de « crimes de guerre » qui pourraient être déposées, auprès d’instances judiciaires internationales, après son offensive meurtrière. Le bilan : au moins 1.315 Palestiniens ont été tués, dont 410 enfants et 108 femmes, et plus de 5.300 blessés, d’après les services d’urgence de Gaza. Côté israélien, 10 militaires et trois civils ont péri.

Le Hamas doit quitter sa logique guerrière

Le Hamas doit quitter sa logique guerrière

Pendant que le secrétaire général Ban Ki-moon visite les lieux sinistrés, des sympathisants du Hamas agitaient des drapeaux et réclamaient la fin du boycottage occidental et la reconnaissance de l’Onu. Comme le rapporte l’Express, loin derrière cette gesticulation qui n’a rien d’humanitaire, Waël Eïd, un Gazaoui, se désole : « Le Hamas a surestimé sa propre force et nous a amené encore plus de destructions. Tout le monde nous a laissés tomber, alors maintenant, il faudrait chercher un règlement de paix avec Israël ».
Notre patience n’est pas sans fin.

Le Hamas devra rendre des comptes, au-delà des simples slogans : « Bravo aux combattants de la résistance. En vingt-trois jours de combats, l’ennemi n’a pas réussi à rentrer dans Gaza ». C’est exact que le Hamas a résisté pendant 22 jours à l’offensive israélienne. À quel prix pour la population de Gaza ? Personne n’élève la voix à Gaza pour interroger le Hamas sur sa décision de ne pas renouveler la trêve. Or, toute décision politique d’un gouvernement dûment élu doit rendre des comptes. Ce qu’évitent résolument de faire les dirigeants du Hamas. Si Israël devra faire face aux décisions de son gouvernement, il devrait en aller ainsi des dirigeants du Hamas.

Le capital de sympathie à l’égard des souffrances de la population de Gaza pourrait s’estomper rapidement en raison du manque de discernement des dirigeants du Hamas. Au lieu de parler de reconstruction, le Hamas cherche à punir les siens. Il recherchait les Palestiniens soupçonnés de collaboration avec Israël. Cette image sera dévastatrice et les exécutions qui pourraient s’ensuivre finiront par conforter les observateurs et les gouvernements étrangers qui n’accordent au Hamas qu’un titre d’organisation terroriste.

Notre patience n’est pas sans fin.

La reconstruction pourrait coûter près de deux milliards de dollars. La situation sanitaire à Gaza est également très critique. Il sera difficile de plus en plus pour l’Occident d’accepter que le Hamas consacre temps, énergie et argent à reconstruire son arsenal alors que les pays donateurs seront à nouveau sollicités pour reconstruire Gaza et acheminer des aides.

Le temps n’est pas aux exécutions sommaires. Le Hamas devra le comprendre. À défaut d’en accepter le fait, les pays donateurs devront s’interroger sur les objectifs réels du Hamas. Si l’organisation islamiste ne ressent pas l’urgence de réévaluer ses positions politiques pour soulager son peuple, rien n’aura changé et rien ne changera dans l’avenir. Pour que le Hamas obtienne un soutien aux revendications qu’il formule, il devra envisager lui-même un virage sur les trois questions fondamentales suivantes : respecter les traités internationaux signés par l’OLP (dont les accords d’Oslo), abandonner l’usage de la violence et reconnaître Israël.

Au plan intérieur, le Hamas ne gagnera rien à faire tomber l’Autorité palestinienne. Il sera davantage mis au ban du monde et se privera d’une aide mondiale dont sa population aura un urgent besoin. Le Hamas devrait saisir, comme l’a tendu jadis Yasser Arafat, le rameau d’olivier. La France vient de faire un pas. Le ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, a déclaré devant l’Assemblée nationale que le Hamas était un des « interlocuteurs » du conflit israélo-palestinien. « Nous pensons qu’il faudra parler avec eux quand ils accepteront le processus de paix, lorsqu’ils accepteront de s’inscrire dans la négociation », a déclaré Bernard Kouchner.

Le mandat officiel de Mahmoud Abbas a pris fin le 9 janvier dernier. Il a proposé au Hamas la formation d’un gouvernement « d’entente nationale » qui organiserait des élections législatives et présidentielles simultanées. Face à cette proposition, la France a montré un certain pragmatisme : « Si demain il y a un gouvernement d’union nationale, on ne va pas sortir de la pièce parce qu’il y a des ministres du Hamas; il y a bien des ministres du Hezbollah dans le gouvernement libanais ».

La reconstruction, c’est aussi la tenue d’élections législatives et présidentielles au sein des deux factions, le Hamas et le Fatah. Et il faudra, de la part de l’Union européenne et des États-Unis, éviter de répéter cette erreur dévastatrice de boycotter, à l’issue d’un nouveau scrutin, le choix des électeurs.

Barack Obama a tendu la main à la communauté musulmane du monde entier. Ce discours nouveau pourrait constituer une ère nouvelle fondée sur le dialogue. Le président des États-Unis entend nommer rapidement un émissaire au Proche-Orient. George Mitchell, de mère libanaise, Mary Saad, et de père irlandais, est âgé de 75 ans. En 2001, il avait, dans un rapport sur la situation au Moyen-Orient, prôné notamment le gel des activités de colonisation juive. Cet ancien sénateur démocrate est également connu pour avoir été négociateur de l’accord de Belfast qui a mis fin à la guerre civile irlandaise.

Si le Hamas entend défendre ses droits, les droits de son peuple, se tourner vers la paix, il devra délaisser sa rhétorique guerrière et s’asseoir à une table de négociations. Si le Hamas entend « juger [le nouveau président] à travers sa politique et ses actions sur le terrain et à quel point il tirera les leçons des erreurs des administrations précédentes, notamment celle de George W. Bush, et de sa politique criminelle et injuste », il devra comprendre qu’il sera également jugé sur sa volonté d’obtenir la paix, de construire un État légitime pour son peuple, de participer à un gouvernement élu et de soutenir, de manière pacifique, la reconstruction du territoire.

Le Hamas, qui revendique du nouveau président des États-Unis qu’il respecte le choix du peuple palestinien et qu’il soutienne ses droits et son droit à la légitime défense, devra comprendre également qu’il lui faudra reconnaître ces mêmes droits légitimes à son voisin, Israël.

Notre patience n’est pas sans fin.

Si le Hamas pense faire cavalier seul, il restera une organisation terroriste mise au banc par les gouvernements qui n’approuvent pas son idéologie et ses actions. S’il se montre déterminé, à la lumière du drame que vient de vivre son peuple, à Gaza, à procéder à une reconstruction définitive, il redeviendra un interlocuteur légitime. Nulle autre avenue n’amènera dans la région la paix.

Les pressions devront s’exercer à la fois sur Israël pour qu’il ouvre tous les points de passage frontaliers de l’enclave palestinienne, comme le demande l’Organisation des Nations Unies. Israël devra cesser ses programmes de colonisation. Et le Hamas devra sortir de cette idéologie décrite, par des éditorialistes arabes, comme un « strabisme confinant à l’aveuglement ». Et nous donnons raison à Tony Blair lorsqu’il déclare : « Nous voulons tous une unité palestinienne, avec le Hamas, mais elle doit se faire sur des bases qui soient en accord avec une solution à deux États ».

Seul le Hamas pourra démontrer qu’il peut redevenir un interlocuteur crédible. Comme l’indique à nouveau Tony Blair : « La question n’est pas de savoir si on parle ou pas au Hamas. La question est de savoir s’il existe une base pour les pourparlers qui permettent de faire des progrès pour une solution à deux États ».

Notre patience n’est pas sans fin.

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22 01 2009
clusiau

….abandonner l’usage de la violence et reconnaître Israël…..

On pourrait demander exactement la même chose d’Israël…et en plus de cesser l’occupation, de cesser la colonisation, de cesser de traiter les palestiniens comme des citoyens de 2e classe…de cesser de pomper les impôts des américains.

Ça fait beaucoup pour Israêl qui n’a, à date, RIEN respecté.

Et malgré tout, l’ennemi c’est définitivement le Hamas, ce religieux terroriste élu démocratiquement.

On s’entête à demander au Hamas de tempérer.
On l’accuse quasiment d’être la cause de ces conflits alors que la cause est la Grande Albion alliée des zionists, la Déclaration de Balfour en 1917, l’arrivée payée par Rothschild des Kazars armés, pas juifs du tout, qui ont déplacé 1.500.000 d’habitants, en ont massacré des milliers aussi, des civils non-armés, ont volé les maisons et les terres et ont finalement fondé Israël.

Puis, pour faire bien à la face du monde, les Kibboutz, cesfameuses enclaves supposément socialistes alors que financées secrètement par les USA qui aidèrent les voleurs, renommés « colons » pour l’occasion, à compléter le nettoyage ethnique de la Palestine avec des AK47.

Israël, une démocratie pour Juifs seulement.

Israël, État Terroriste aux politiciens à la langue fourchue qui ont promis, moyennant son acceptation parmi les pays civilisés de l’ONU, de remettre les terres volées.

Voilà le monstre qui menace le Hamas et les Palestiniens.

Et Tony Blair, non mais, quelle andouille, lèche-botte, fossoyeur de l’Irak, les sionistes ne pouvaient pas espérer mieux.

22 01 2009
Michel

Salut Pierre,

N.B. Commentaire sans rapport avec ce sujet du jour.

Je t’écris pour te remercier de ce que tu as fais pour Stéfanie et son ordi. Je crois qu’elle est bien heureuse.

Je suis passé aussi sur ton blog..je suis toujours impressionné de voir ce que tu fais.

J’espère que tu vas bien que la santé est bonne.

Ça fais quand même un bon boute que nous nous sommes pas parler mais j’ai quand même gardé de bon souvenir.

Je retiens une phrase que j’ai lu sur ton blogue :

Je laisse aux autres l’amertume et la mesquinerie. C’est ainsi que j’ai mené et que j’entends mener ma retraite.

Cela m’a surtout permis de rester en harmonie avec la vie et d’éviter de voir dans les autres, qui nous entourent, une montagne d’imperfections. J’ai au moins fait l’effort.

Merci

Salut Au plaisir

Michel Forest

22 01 2009
Pierre Chantelois

Clusiau

Je crois avoir été plus sévère qu’à mon tour avec Israël. Mes articles antérieurs ont démontré à quel point je tenais pour irresponsable le gouvernement de l’État hébreu pour l’ampleur des dégâts dans la bande de Gaza. Et je favorise, comme je l’ai indiqué, que des enquêtes démontrent s’il y a eu oui ou non violations du droit humanitaire ou crimes de guerre.

Cela étant dit, par justice pour le peuple palestinien qui fait les frais d’une profonde déchirure entre deux factions, il faut avoir les mêmes exigences à l’égard du Hamas. Aucun pays ne sera donné au peuple palestinien sur la base de querelles internes, voire fratricides. Le peuple palestinien, après les souffrances terribles dont il vient de faire les frais, doit retrouver l’unité pour ne parler que d’une voix. Forte et claire. Israël, l’Union européenne et les États-Unis n’auront dès lors d’autres choix que de respecter, cette fois, la décision du peuple de se donner le gouvernement qu’il croit approprié pour la gouverne de ses affaires politiques.

Les divisions auxquelles nous assistons, impuissant, ne sont pas de nature à donner, je le répète, un pays au peuple palestinien. La rhétorique du Hamas fait peu de cas, il me semble, des questions humanitaires, des souffrances imposées à son peuple, de la destruction et de la mort qui sont le lot quotidien des Gazaouis depuis le 22 jours. Selon Elena Qleibo, une travailleuse d’Oxfam basée à Gaza et ex ambassadeur du Costa-Rica en Israël, les Gazaouis ne blâment pas le Hamas, contrairement aux souhaits israéliens. « Les gens rient des déclarations d’Israël que cette guerre est une guerre contre l’organisation de résistance islamique et non une guerre dirigée contre les civils ».

Selon l’Orient Le Jour, « la reconstruction de Gaza, dévastée par 22 jours d’offensive israélienne et toujours sous contrôle du Hamas, risque d’être compromise par les sanctions internationales contre le mouvement islamiste palestinien conjuguées à la poursuite du blocus israélien. En effet, Israël n’autorise que la seule aide humanitaire dans la bande de Gaza depuis le coup de force du Hamas contre l’Autorité palestinienne du président Mahmoud Abbas en juin 2007. Et il n’est pas prêt à desserrer son étau tant que le Hamas, qui appelle à la destruction d’Israël, y demeure au pouvoir ». Selon le Bureau central palestinien des statistiques, 14 % des bâtiments et immeubles du territoire ont été détruits ou endommagés dans les bombardements, de même que de nombreuses routes, une partie du réseau électrique et d’adduction d’eau.

Clusiau, il faut que tout cela cesse. Que ce soit du côté Israélien ou du côté du Hamas. Pour que le peuple palestinien puisse vivre en paix un jour. Il doit d’abord faire la paix entre les deux factions. Il faut mettre en place d’abord et avant tout un processus de réconciliation entre les frères ennemis. Est-ce trop demander ? Le Hamas aura un choix à faire : l’idéologie ou l’humanitaire.

Pierre R.

22 01 2009
Pierre Chantelois

Michel

Je suis plutôt réticent à laisser les messages personnels circuler ici. Je te remercie de ta visite. Stéphanie est précieuse pour moi et je l’aiderai dans toute la mesure de mes capacités.

Amicalement

Pierre R.

22 01 2009
Gilles

Je ne suis pas dans leur esprit et je n’éprouve pas leurs souffrances, et je n’habite pas Gaza, mais mon hypothèse est que les Palestinien de la Bande de Gaza ont élu le Hamas par désespoir, et parce qu’il n’y avait pas d’alternative valable. Mais ceci dit, il faut avoir les moyens de sa politique (ce qui est le cas d’Israël mais pas du Hamas)… et la politique de ses moyens. Je sais bien qu’il n’est pas de bon ton de demander au Hamas de mettre sa fierté de côté et de se consacrer à l’amélioration du niveau de vie des citoyens plutôt qu’à la lutte armée ; 1. elle est sans autre issue que le désastre, si on regarde la puissance de l’armée israélienne et son manque de retenue, 2. chaque roquette donne un prétexte à Israël pour avancer son projet de réduire Gaza, 3. il y a quelque chose d’inhumain à utiliser l’arme des « bombes humaines » et de plus ce n’est pas efficace. Pour toutes ces raisons, je n’arrive plus à croire que le Hamas est raisonnable. Ce qui ne veut pas dire que j’approuve Israël, et que je crois que le droit d’exister et de se défendre (pour employer le cliché qu’on entend trop souvent à propos de leurs voisins) des Palestiniens se trouve aboli par les erreurs politiques de leur gouvernement. Finalement, la diplomatie est un moyen de défense, aussi…
 
Cependant… l’Autorité Palestinienne, en Cisjordanie, utilise la diplomatie plutôt que les armes, mais il semble qu’elle « se couche » un peu trop devant Israël. Autrement dit, nous voyons les Palestiniens adopter les deux extrêmes opposés, et ni le sort du chien ni celui du loup¹ ne sont enviables. Que faire ? Étonner l’opinion internationale, faire de la Bande de Gaza une république admirable où les arts et les lettres et le commerce fleurissent, où les libertés politiques équilibre le sentiment religieux, forcer le respect. Je rêve.
 
__________
1. Le chien est bien nourri mais servile et le loup est libre mais affamé, dans la fable de La Fontaine, of course.

22 01 2009
Françoise

Pierre;

Pour une fois je ne suis pas en accord avec vous. Je rejoins tout à fait les remarques de Clusiau.

Je n’apprécie pas l’idéologie du Hamas plus que cela; mais qui a fait naître le Hamas ? N’oublions pas non plus que le Hamas a été choisi par des élections tout à fait régulières. Mais cela ne convenait à personne d’autre qu’au peuple palestinien, et on décide que le Hamas est le diable.

La politique d’Israël n’est pas le recherche de la paix, car alors elle aurait pu être faite du temps d’Arafat.
La politique d’Israël est d’anéantir, de faire disparaître, par l »exil ou par la mort rapide ou lente, les non-Juifs de « sa terre promise ». Il n’y pas d’issue tant que cela sera le but et que les nations occidentales soutiendront, implicitement ou explicitement ce but.

Tant qu’on déniera aux peuples le droit de décider de leur avenir, tant qu’on essaiera de leur imposer par la force ce dont ils ne veulent pas il y aura toujours des guerres.

On dit ‘terroristes », c’est ce que l’on dit de tous les résistants, qu’ils aient été français, algériens, qu’ils soient irakiens ou afghans…

22 01 2009
yenayer

Je me permets de mettre mon premier commentaire sur ce blog. Parce que comme Françoise, je ne suis pas d’accord avec ce billet concernant ce que doit faire le Hamas.

En fait, ce qui est demandé au Hamas, a été dejà demandé au Fatah et l’OLP, qui tous deux ont fait bien plus que cela pour montrer leur volonté de paix. Sans aucun résultat. Absolument aucun. Israel n’a jamais rien fait pour la paix.

Et on sait comment Yasser Arafat a fini. Il y a même eu un « débat démocratique publique en Israel » (sic) sur s’il fallait ou pas assassiner Arafat car celui-ci n’ayant rien vu venir avait finalement décidé de soutenir la seconde intifada.

Et quand Kouchner parle de trouver des bases pour discuter avec le Hamas. Il nous prend pour des cons. Les bases, c’est à dire les résolutions de l’ONU existent. Elles attendent d’être appliquées.

Pourquoi a-t-on contraint l’Irak ( et la Syrie ) d’appliquer des résolutions de l’ONu votées bien après celles concernant Israel et on laisse faire les terroristes de l’état hebreu à leur guise ?

Israel ne veut pas la paix. Et comme l’a dit Naomi Klein, il est temps de passer à la force et au boycott. Comme cela fût le cas pour l’Afrique du Sud raciste.

Il faut mettre fin à cette impunité…

22 01 2009
Pierre Chantelois

Gilles
Françoise

Je me doutais bien que l’article du jour ne laisserait personne indifférent. Je vous rejoins sur certains points. Condamner Israël pour ses violations des résolutions des Nations Unies, pour ses violations du droit humanitaire, pour ses crimes de guerre, est une chose que j’approuve. Étouffer la bande de Gaza, encercler dans une politique d’apartheid 1,5 million de personnes, l’affamer, l’assoiffer, tout cela est insupportable. Les souffrances de ce peuple depuis 60 ans sont indescriptibles.

Cela étant dit, qui, sinon les Palestiniens eux-mêmes, pourra amorcer une réconciliation entre les frères ennemis ? La mise au ban du Hamas pour terrorisme ne constitue-t-il pas un prétexte suffisant pour ajouter aux souffrances du peuple palestinien ? L’Autorité palestinienne, cela est indéniable, appparaît, comme l’Égypte, complice de l’État d’Israël. Pourquoi ? Parce qu’un joueur important, le Hamas, a laissé la place aux négociations avec l’État hébreu en se retranchant derrière une idéologie.

Si nous parvenions à faire abstraction de l’État hébreu pour quelques heures, si nous pouvions réussir à analyser le Hamas et le Fatah dans leur entité propre, ne pourrions-nous pas souhaiter cette réconciliation pour donner au peuple palestinien une voix plus forte et plus revendicatrice ? Comment négocier, sincèrement, lorsque vous avez devant vous deux sources revendicatrices contradictoires ?

Il faudra un jour qu’on parvienne à faire cette véritable réflexion. Je le crois sincèrement.

Et l’occasion me semble proche : le mandat de Abbas est arrivé à son terme, il faudra de nouvelles élections. S’il n’y a pas de gouvernement d’union nationale, comment résoudre cette quadrature du cercle ? Élire deux gouvernements ? Est-ce cela la solution ?

Je formule l’hypothèse suivante : les frères ennemis acceptent de former un gouvernement d’union nationale et procèdent à des élections générales. Qui, après ce que nous venons voir dans la bande de Gaza, pourra refuser de négocier avec le nouveau gouvernement nouvellement élu ? Et s’il y avait rejet du Hamas par la population ? Et s’il y avait rejet complet du Fatah par cette même population ? Ou s’il y avait un mixte des deux organisations ? Il appartient au peuple palestinien seul d’en décider. Encore faut-il qu’il puisse le faire.

Pierre R

22 01 2009
Pierre Chantelois

Yenayer

Je ne suis pas en désaccord, encore une fois, avec vous, avec Gilles ou avec Françoise. Quelle est la solution ? Légitimer le Hamas au mépris du Fatah ? Blanc bonnet bonnet blanc. Il appartient au seul peuple palestinien d’en disposer. En élisant son gouvernement. Et Israël ainsi que l’Occident n’auront d’autre choix, cette fois-ci, d’en accepter le verdict.

Une seule question est présente à mon esprit : doit-on ou non organiser des élections pour un gouvernement élu en Palestine, Hamas et Fatah confondus ? Israël n’a rien à voir avec cette décision. Et s’il n’y a pas tenu d’élections, comment parviendra-t-on à créer l’État palestinien ? Avec la seule bande de Gaza en ignorant la Cisjordanie ? Un gouvernement islamiste à Gaza sera-t-il le choix de l’ensemble du peuple palestinien ou le choix (si tant est que les Gazaouis en auront le libre arbitre) de la seule population de Gaza ?

Comme l’écrit Stéphanie Krug, de la Grande Époque : « Dépourvu d’appui au sein de la communauté internationale et décrié par toutes les démocraties modernes, le Hamas est habile à récupérer le drame vécu par la population de Gaza en attisant un sensationnalisme de l’horreur, en instaurant un communautarisme radical qui cherche à rassembler les anti-Israéliens et musulmans du monde entier autour d’un même credo : «Israël assassin!». On assiste véritablement à l’avènement d’un lobby politico-religieux à qui le Hamas ne cesse de donner de nouveaux arguments. D’après l’ancien diplomate devenu chercheur Yves Aubin de La Messuzière, dans une interview accordée au Nouvel Observateur, «Le risque, c’est la radicalisation du Hamas». Le chercheur, qui a rencontré en mai puis en septembre 2008 les principaux dirigeants du Hamas, connaît bien le mouvement. Il craint «la montée en puissance des extrémismes, la hausse croissante de jeunes militants très radicaux, probablement venus [du camp de réfugiés palestinien] Nahr al-Bared au Nord-Liban, via l’Égypte, qui semblent sous l’influence directe de gens formés en Afghanistan ou au Pakistan ».

Éclairez-moi

Pierre R.

22 01 2009
Françoise

Il appartient au peuple palestinien seul d’en décider. Encore faut-il qu’il puisse le faire.

Le Peuple palestinien, cela peut plaire ou déplaire, avait décidé dans des élections régulières (et surveillées par des observateurs internationaux, dont Mr Jimmy Carter) de se donner pour gouvernement des personnes appartenant au Hamas. Qu’est-il arrivé ? On a dénié à ce gouvernement le droit de travailler, on a mis des ministres en prison, on a assassiné des représentants de ce mouvement sans jugement. Je ne sais pas si, dans l’état où se trouve maintenant Gaza et les Gazaouis, des élections pourront avoir lieu; mais si elles ont lieu et qu’une fois encore le résultat ne convient pas à Israël et à certains pays occidentaux, le même scénario pourrait bien être d’actualité.

Que les différents partis palestiniens se mettent d’accord, ce serait sans doute le mieux, mais le Fatha s’est totalement délégitimisé aux yeux de bien des Palestiniens en apparaissant comme l’instrument des USA et d’Israël.

Tout cela dit, le problème premier n’est ni le Hamas, ni le Fatha, n’a pas été l’OLP. Le problème premier est la politique d’Israël qui dès les débuts de son existence, au lieu d’envisager une cohabitation harmonieuse et pacifique avec les autochtones n’a eu que pour but la possession de toute la Palestine.

Est-il normal que pour s’installer dans un pays déjà habité la seule chose que l’on trouve à faire c’est d’en massacrer, chasser, terroriser, affamer, humilier les habitants ?

Le fait n’est pas nouveau, et l’Histoire donne bien des exemples de ce comportement, mais elle donne aussi à voir que, chaque fois, les peuples brimés ont essayé de résister et de briser le joug. Malheureusement c’est bien la loi du plus fort qui l’a souvent emporté.

Mais nous, nations « civilisées », nations qui nous déclarons démocratiques et respectueuses des Droits de l’Homme, nations qui avons inventé les Nations Unies justement pour tenter d’éviter massacres et génocides, nous ne sommes même pas capables d’appliquer nos beaux principes, tout simplement parce que nous sommes incapables de voir dans celui qui n’est pas comme nous, qui ne croit pas comme nous, qui ne s’habille ni ne mange comme nous, des humains, nos égaux.

Nous ne sommes plus aux temps des Gaulois face à Jules César, nous ne sommes plus au temps des Indiens d’Amérique face aux conquérants européens, et pourtant je demande : Où sont les progrès ? La loi du plus fort est toujours la meilleure, et c’est tant pis pour les vaincus.

Personnellement je ne vois aucune solution viable au Moyen-Orient (entre autres) tant que l’Occident (et Israël se revendique de l’Occident) n’acceptera pas d’en considérer les habitants, non comme des Barbares à civiliser, ou pire des sous-hommes dont l’extermination est « acceptable », mais comme des personnes qui ont autant que d’autres le droit de vivre à leur façon.

Et encore, je n’aborde pas le problème des ressources naturelles que l’on veut accaparer au seul profit des grands groupes occidentaux, cela ferait un bien trop long commentaire.

Et Israël ainsi que l’Occident n’auront d’autre choix, cette fois-ci, d’en accepter le verdict.

Le croyez-vous vraiment ?

22 01 2009
Pierre Chantelois

Françoise

Je ne disconviens aucunement des arguments que vous présentez. Nous partageons le même diagnostic. Mais l’avenir. L’avenir, Françoise, me préoccupe. Si le Hamas se retranche sans broncher derrière son idéologie, sans faire un seul pas en avant, pourquoi deviendrait-il soudainement le seul interlocuteur par qui passera la paix au Moyen-Orient ? De Damas, Khaled Mechaal a déclaré qu’il est « temps de parler » avec le mouvement islamiste. Et de son côté Mahmoud Abbas propose la mise en place d’un gouvernement d’union nationale. Israël n’a rien à voir dans la réunification des deux palestines fratricides. Il n’appartient qu’au Hamas et au Fatah d’en décider.

Qui prendra au sérieux la stagnation que s’impose le Hamas lorsqu’il déclare qu’il appelle le nouveau président à respecter le choix du peuple palestinien, à soutenir ses droits et son droit à la légitime défense et à se garder de toute partialité en faveur de l’ennemi sioniste ?

Des signes sont lancés de partout dans le monde au Hamas. Une reconnaissance serait possible dans la mesure où ses revendications ne repose pas sur la négation des droits du voisin.

Est-ce que ce discours va mener à la création d’un État palestinien : Yasser Abed Rabbo, proche collaborateur du président Mahmoud Abbas, a dénoncé les « exagérations et les fanfaronnades politiques » de M. Mechaal, qui a proclamé mercredi la « victoire » du Hamas face à Israël. Abed Rabbo a comparé les agissements du Hamas « aux massacres commis en Irak par Ali le chimique », le cousin de Saddam Hussein, Ali Hassan Al-Majid, condamné à mort pour son rôle dans la répression de la rébellion kurde (AFP).

À qui servent ces divisions sinon à Israël et aux pays occidentaux qui ne voient dans cette guerre au Moyen-Orient qu’une lutte de pouvoir entre deux factions ennemies de même sang ?

Cela dit, Françoise, rien ne doit faire obstacle au fait que des plaintes soient déposées contre Israël pour que des enquêtes montrent s’il y a eu ou non violation du droit humanitaire et crimes de guerre à Gaza. Ce que craint par dessus tout Israël qui entend éviter coûte que coûte que des responsables militaires ou politiques israéliens soient poursuivis, voire arrêtés pour enquête lors de déplacements dans le monde. Une menace prise très au sérieux, comme l’indique Le Figaro.

Pierre R.

22 01 2009
Françoise

Pierre,

Je comprends votre angoisse et je la partage. Le Moyen-Orient est comme un baril de poudre avec la mèche allumée. Qui aura le courage d’éteindre la mèche ?

Je pense qu’il faut discuter avec tous les « acteurs » en place. Le Hamas existe, il est soutenu par une grande majorité des Palestiniens, on ne peut l’ignorer et c’est cela justement que font les Occidentaux et Israël. L’OLP aussi était un mouvement terroriste, et on a finalement discuté avec Arafat.

Je pense aussi qu’il est grand temps d’amener Israël à respecter les résolutions de l’ONU (une chose qu’il n’a jamais faite). Comme je l’ai déjà dit je pense qu’un des moyens serit de suivre la politique adoptée pour l’Afrique du Sud.

Il faut tout de même bien admettre que tous les mouvements terroristes islamistes sont nés et ont prospéré parce que « l’Ouest » dénie aux habitants du Moyen-Orient leurs droits de « vivre leur vie ». Le soutien, à courte de vue, accordé à des régimes-clients corrompus et dictatoriaux est également en cause.

Les guerres d’Israël, les guerres d’Afghanistan, la guerre d’Irak, autant de levain pour les extrémistes.

22 01 2009
Pierre Chantelois

Françoise

Nous nous rejoignons. Je viens de relire un article du Monde diplomatique. Vous souvenez-vous de Jenine ? Un article écrit en 2002. Comme l’histoire se répète.

Pierre R.

22 01 2009
Michel

Pierre,

C’est correct c’est juste que je ne savais pas comment t’écrire à ton courriel privé.

Merci

22 01 2009
Françoise

Pierre,

Oui, Israël mène une guerre sans fin, et jusqu’à maintenant avec l’impunité assurée…

Je vous signale l’avis de deux Israéliens sur Gush Shalom : Unilateral + Unilateral = Bilateral.

22 01 2009
Pierre Chantelois

Françoise

Merci pour le lien que je vais consulter.

Pierre R.

22 01 2009
posuto

Pffff. Pierre, une chose est sûre. Essayer d’être modéré pousse toujours certains à vous traiter d’extrémiste. Et vous, votre patience est-elle sans fin ? Appeler un chat un chat, on n’a pas le droit avec le Hamas ?

Depuis le premier jour de l’attaque inique d’Israël, je crie au crime et au crimes de guerre. A chaque élève bouleversé par les images vues, j’ai répondu qu’Israël était fou et criminel d’attaquer ainsi. Alors que personne, je dis bien personne, ne vienne me dire que je fais le jeu d’Israël ou que je justifie leur politique indigne envers les Palestiniens si je dis, à l’instar de Pierre, que le Hamas est une organisation de criminels dont l’idéal est une honte pour tous les amoureux de la justice et de la liberté. Les droits de l’homme sont une prise de position d’Occidental ? OK, j’assume.

Bravo pour ce billet courageux.

22 01 2009
Pierre Chantelois

RV

Merci. Je crois en effet qu’il faut rester lucide. La profonde injustice d’Israël à l’égard du peuple palestinien ne doit pas occulter le fait qu’il peut y avoir aussi, dans l’autre camp, des injustices tout aussi flagrantes. J’essaie de comprendre. J’essaie d’analyser. Rien n’est simple. Israël ne doit pas exclure les interlocuteurs désignés par le peuple palestinien. La Palestine ne doit exclure les interlocuteurs désignés par le peuple israélien. Mais il me semble qu’il est temps de donner au peuple palestinien une terre, une liberté, un pays. Pour cela, l’un ne doit pas exclure l’autre. Voilà ma profonde conviction.

Gilles Paris pose la bonne question dans le quotidien Le Monde : « Depuis plus de dix ans, le mouvement national palestinien se bat en reculant. Face à cette érosion, Israël n’a jamais su se départir de la tentation de choisir ses interlocuteurs, dans l’espoir que ces derniers se montrent moins exigeants. Ses expérimentations (faire émerger une alternative à l’OLP « de l’intérieur », qu’il s’agisse de notables cooptés ou d’islamistes dans les années 1970) se sont pourtant invariablement transformées en fiasco. Faut-il désormais redouter en terre palestinienne une évolution comparable à celle en oeuvre dans les camps de réfugiés du Liban, où la détente du ressort national, usé à force d’avoir trop servi, laisse le champ libre à tout autre chose que la quête d’un Etat ? »

Comme l’indique Mustapha Tossa, du quotidien Aujourd’hui Le Maroc : « Après avoir longtemps milité pour mettre en quarantaine le mouvement de résistance islamique palestinien, soutenu sans réserve Israël dans sa stratégie d’isoler la portion du territoire qu’il contrôle, joint sa voix à celle des Européens et des Américains de George Bush pour le mettre sur la liste des infréquentables organisations terroristes, voici que Paris développe une autre musique qui la rend disponible à ouvrir des canaux de communication avec le Hamas ».

Je vous recommande la lecture de ce témoignage de Philippe Ducros, homme de théâtre, qui revient de Gaza.

Pierre R.

23 01 2009
décembre

Pierre, comment va la santé en passant ?

Concernant Israël

1- Il n’y a pas de « frères ennemis » Seuls les arabes sont de vrais sémites. Les immigrations successives de juifs a attiré plein de non sémites qui ne se sentent aucune affinité avec les palestiniens.

2- Israël a un seul but. Regardez une carte de 1967 et 2008 et vous voyez le plan, clair, limpide, nul commentaire ni analyse n’est nécessaire.

3- Israël est un État religieux et que les juifs souhaiteraient pour juifs seulement. Qu’il refuse qu’un état islamique s’installe à leur frontière est risible.

4- Hamas est le Parti Élu. Quoi dire de plus que des menteries si on croit ou on se croit en démocratie ?

5- TOUTES les démocraties du monde ont failli dans ce dernier conflit qui ne sera pas le dernier pour cette même raison.

6- Au large des côtes de Gaza, il y a des gisements de pétrole pour lesquels le Hamas négociait avec une compagnie privé. Hors, selon ce que j’ai lu, Israël refusait que Hamas soit payé en argent, des vivres, des biens mais, comme pour les irakiens de Saddam, pas une crisse de cenne noire. Est-ce acceptable ou les palestiniens devront-ils encore tirer des roquettes pour protéger leur bien ?

6- Hamas est capable de négocier la paix pour ses citoyens et les faire prospérer bien au-delà de l’Égypte entre autre dictature du coin coin et c’est ce qui fait peur aux alentours.

Bonne journée.

Journaliste de Al-Jazeera provoqué par des israéliens pendant un reportage en Israël. Les commentaires des gens sont intéressants :

23 01 2009
Pierre Chantelois

Décembre

Merci pour cette visite et ce commentaire. La santé va. Lorsqu’elle va, tout va.

Relativement aux frères ennemis, je veux signifier les frères ennemis entre le Hamas et le Fatah.

Lorsque vous écrivez : Hamas est capable de négocier la paix pour ses citoyens et les faire prospérer bien au-delà de l’Égypte entre autre dictature du coin coin, je vous comprends. Mais encore faut-il, pour négocier, qu’il y ait un ou des interlocuteurs en face de vous disposés à le faire. En l’état, qui acceptera de s’asseoir devant le Hamas pour négocier un État palestinien lorsqu’il y a, au point de départ, négation de l’autre avec lequel il faudra forcément négocier sur le partage d’un territoire ?

Pierre R.

23 01 2009
clusiau

Désolé pour la méprise sur les sémites Pierre et content d’apprendre que tout va bien pour vous.

Mais tout de même, les anti-sémites lors de cette agression étaient les israéliens qui tuaient des sémites….anyway.

Je me réjouis de la nomination par Obama de George Mitchell, son émissaire pour le Proche Orient, qui a été l’artisan de la paix en Irlande du Nord entre catholiques et protestants.

Dans un rapport publié en 2001 il a dit :
– Sur la mort des civils dans les deux camps…. « Quand la veuve d’un médecin israélien -un homme de paix qui soignait aussi des patients palestiniens – nous dit qu’il semble que les Palestiniens ne sont intéressés que par tuer des Juifs pour tuer des Juifs, les Palestiniens devraient écouter. »…..-« Quand les parents d’un enfant palestinien tué dans son lit […] tirent les mêmes conclusions sur le respect qu’accordent les Israéliens à la vie des Palestiniens, les Israéliens doivent écouter. »
« Quand on voit les corps déchiquetés d’enfants on sait que le temps est venu pour les adultes d’arrêter la violence. »

Sur le courage politique…. »Nous demandons aux leaders politiques [des deux camps] de faire, pour le bien de leurs peuples, ce qui est difficile politiquement: ouvrir la voie sans savoir combien suivront. »

http://globe.blogs.nouvelobs.com/media/01/00/796867457.pdf

…………………

Je suis surpris de cette nomination et je me demande comment les sionistes perçoivent cette manoeuvre ?

Voilà une excellente occasion si l’Amérique y met son poids, de régler un conflit qui a assez duré. Il est vieux, 75 ans le bonhomme, j’espère qu’il tiendra l’coup comme vous Pierre.

J’arrive à peine à y croire par contre. Je suis de ceux qui croient que les sionistes ont un plan et qu’ils n’y dérogeront pas.

J’espère que je me trompe, un peu comme le ciel !!!

23 01 2009
Pierre Chantelois

Clusiau

En effet. La nomination de Georges Mitchell est une bonne nouvelle. Je crois bien qu’il sera en mesure, comme il l’a démontré dans le passé, de prendre un recul et de juger froidement la situation. Cette nomination est audacieuse et puisse-t-elle traduire un changement de cap de la part des États-Unis, parfois beaucoup trop conciliants avec l’État hébreu. Pour vous paraphraser, j’espère que je ne me trompe pas, un peu comme l’enfer !!!

Pierre R.

31 01 2009
Pierre Chantelois

Toutes et tous

« Qu’est-ce que le Hamas ? ». C’est la question que pose Alain Gresh dans Le Monde Diplomatique. Un détour impératif.

Pierre R.

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