« Jamais un chef d’État étranger n’a autant manqué de respect aux plus de deux millions de Québécois »

6 02 2009
Ce qui fait mal, c'est que ce sont des propos contraires à la vérité

Ce qui fait mal, c'est que ce sont des propos contraires à la vérité

Pour la première fois de leur histoire, le Parti québécois et le Bloc québécois ont adressé une plainte officielle à un chef d’État. Le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, juge les déclarations de M. Sarkozy « inacceptables » et « inadmissibles ». « M. Sarkozy a tenu des propos inacceptables et nous ne pouvons accepter qu’un dirigeant, fût-il un frère comme il le dit, tienne de tels propos envers des millions de Québécois. Nous avons donc décidé de le lui faire savoir par la voie diplomatique », a déclaré M. Duceppe. « M. Sarkozy devrait élargir le cercle de personnes qui l’informent sur le Québec », a déclaré la chef du PQ, Pauline Marois, en point de presse. « Ce qui fait mal, c’est que ce sont des propos contraires à la vérité ». Les deux dirigeants font notamment valoir que ce sont les politiques linguistiques mises en place par le Parti québécois lorsqu’il était au pouvoir « qui assurent au sein de la majorité québécoise l’intégration de vagues d’immigration successives, jouissant de politiques plus ouvertes et plus généreuses que celles de la plupart des pays occidentaux ».

Ils se demandent aussi pourquoi la souveraineté serait bonne pour le Canada ou la France, mais pas pour le Québec. Selon Mme Marois, peu importe que le président Sarkozy ait été influencé ou pas par une personnalité fédéraliste, il « savait ce que ses propos allaient provoquer et il savait ce qu’il disait ». Les deux dirigeants de partis politiques souverainistes ne demandent pas d’excuses au président français.

Pauline Marois et Gilles Duceppe répondent à Nicolas Sarkozy

Montréal, le 4 février 2009

Monsieur Nicolas Sarkozy
Président de la République française
Palais de l’Élysée
55, rue du faubourg Saint-Honoré
75008 Paris
France

Monsieur le Président,

Nous voulons réagir de deux façons aux propos que vous avez récemment tenus à l’Élysée au sujet du Québec. D’abord, vous nous voyez ravis de constater que vous trouvez trop timide la politique française antérieure qui parlait de « non-indifférence » pour qualifier l’intensité des rapports entre nos deux peuples. Vous préférez, dites-vous, parler « d’amour » entre des nations frères faisant partie d’une même famille. Dans la même veine, et cela vous surprendra peut-être de la part de deux leaders indépendantistes, nous vous félicitons pour l’énergie que vous avez mise, et que vous mettez encore, à assurer le succès de dossiers franco-québécois que nous appuyons vivement : la reconnaissance réciproque des diplômes entre Français et Québécois, qui permettra à nos professionnels d’œuvrer et de voyager plus facilement de part et d’autre, et le projet de libre-échange Canada-Union européenne, dont le Québec est le principal promoteur et serait, de ce côté-ci de l’Atlantique, le principal bénéficiaire.

Car contrairement à l’idée que vous semblez avoir de nous, les indépendantistes québécois sont favorables à tout ce qui permet au Québec de s’ouvrir au monde. Vous semblez l’ignorer, Monsieur le Président, car à l’Élysée, vous avez accompagné vos remarques fraternelles de remontrances à certains de vos frères, affirmant au sujet des indépendantistes québécois qu’ils n’adhèrent pas au « refus du sectarisme, de la division, de l’enfermement sur soi-même, au refus de définir son identité par opposition féroce à l’autre ».

De qui parlez-vous, Monsieur le Président? Des 49,4 % de Québécois, et donc de la forte majorité de francophones, qui, le soir du 30 octobre 1995, ont voté Oui à la souveraineté du Québec? Aux 43 % qui, lors d’un sondage de la semaine dernière, ont réitéré ce choix? Cela fait beaucoup de monde. La moitié de la famille, Monsieur le Président. « Sectaires »? « Féroces »? les électeurs québécois qui ont élu en octobre 49 députés indépendantistes, soit près des 2/3 de la députation québécoise à la Chambre des communes à Ottawa et, en décembre dernier, 51 députés à Québec, formant ainsi l’opposition officielle? « Adeptes de l’enfermement », les Québécois qui ont élu quatre gouvernements souverainistes majoritaires au cours des 30 dernières années?

Nous ne pensions pas que le général de Gaulle nous appelait à l’enfermement sur nous-mêmes lorsqu’il a souhaité, en juillet 1967, que « Vive le Québec libre! » Nous jugeons toujours qu’il avait raison lorsqu’il a plus longuement expliqué ce qui suit en novembre 1967 : « Que le Québec soit libre c’est, en effet, ce dont il s’agit. Cela aboutira forcément, à mon avis, à l’avènement du Québec au rang d’un État souverain, maître de son existence nationale, comme le sont par le monde tant et tant d’autres peuples, tant et tant d’autres États, qui ne sont pas pourtant si valables, ni même si peuplés, que ne le serait celui-là ». Nous ne pensons pas, non plus, que les nombreux hommes et femmes politiques français, dont plusieurs ont joué et jouent un rôle éminent au sein de votre formation politique, qui nous ont prodigué conseils et encouragements au cours des années et encore aujourd’hui, veulent pousser le Québec au sectarisme.

Notre mouvement est fier d’avoir incarné au cours des années l’exact contraire de l’idée que vous vous en faites. C’est ainsi que le fondateur de notre mouvement, René Lévesque, s’est battu bec et ongles pour que le Québec puisse s’exprimer au sein de l’Organisation internationale de la Francophonie, lorsque le gouvernement canadien le lui refusait. On doit à son successeur Jacques Parizeau d’avoir, le premier, appuyé le projet de libre-échange canado-américain, contre les partis pro-canadiens à l’origine trop frileux pour s’y engager. La mobilisation de l’électorat souverainiste québécois en faveur de cet accord en a assuré le succès lors d’une élection cruciale en 1988.

Ce sont des politiques économiques mises en oeuvre par des gouvernements du Parti Québécois qui ont permis au Québec d’avoir une économie plus ouverte sur le monde que celle de la plupart des pays occidentaux. Ce sont des politiques linguistiques introduites par le Parti Québécois qui assurent désormais au sein de la majorité québécoise l’intégration de vagues d’immigration successives, jouissant de politiques plus ouvertes et plus généreuses que celles de la plupart des pays occidentaux.

C’est l’Assemblée nationale du Québec, sous la direction d’un président indépendantiste, qui a organisé la Conférence des parlementaires des Amériques, contre le vœu du gouvernement canadien et malgré les obstacles qu’il lui a opposés. Les exemples sont nombreux.

Nous ne savons pas d’où vous est venue l’idée que nous réclamons de vous que vous détestiez le Canada. Malgré nos différends importants avec nos voisins, nous respectons ce pays, ses valeurs et sa population. Nous pensons que l’indépendance du Québec mettrait un terme aux rancœurs et aux débats épuisants qui jalonnent l’histoire de notre présence dans le Canada. Dans l’argumentaire que nous distribuons largement, nous affirmons à tous que « le Canada et le Québec seront de bons partenaires au sein de la communauté internationale. Souverain, le Québec discutera de pays à pays avec le Canada et les chicanes fédérales-provinciales seront chose du passé. Nos deux nations sont destinées à collaborer, histoire et géographie obligent ».

Vous n’êtes pas sans savoir que les Nations-Unies ont accueilli, depuis 1980, pas moins de 38 nouveaux pays. Chacun a choisi de parler de sa propre voix, plutôt que de prolonger sa présence au sein d’un pays plus large qui n’était pas le sien. Loin de condamner leur arrivée, de leur faire des remontrances sur l’enfermement, la France les a accompagnés, les a reconnus. C’est ce que les Québécois attendent d’elle.

Mais nous devons à la vérité de vous faire savoir que jamais un chef d’État étranger n’a autant manqué de respect aux plus de deux millions de Québécois qui se sont prononcés pour la souveraineté. Plusieurs chefs d’État et de gouvernement, surtout du monde anglophone, ont publiquement souhaité le maintien d’un Canada uni, vantant, comme l’avait fait le président Bill Clinton en 1995, la qualité des rapports entre son pays et le Canada. D’ailleurs, George Bush père avait affirmé en 1990 que notre cas était parmi ceux où « il faut rester courageusement assis en coulisses ». Aucun n’a utilisé envers le mouvement indépendantiste les épithètes pour tout dire méprisantes que vous employez.

Mais puisque vous parlez d’enfermement, Monsieur le Président, laissez-nous vous éclairer davantage. Vous avez affirmé lors de votre passage en octobre que le Canada, « par son fédéralisme, a décliné un message de respect de la diversité et d’ouverture ». Savez-vous que depuis maintenant plus d’un quart de siècle, le Québec est gouverné par une constitution canadienne qui lui a été imposée contre sa volonté, qui restreint son autonomie en matière d’éducation, de langue et de culture, qui n’a pas été soumise à un référendum et qu’aucun premier ministre québécois, depuis René Lévesque jusqu’à Jean Charest, n’accepte de signer? Savez-vous qu’aucune réparation de cette situation inacceptable n’est envisagée ou envisageable? La France accepterait-elle de rester dans l’Union européenne si le reste de l’Europe lui imposait un nouveau traité réduisant unilatéralement sa souveraineté sur des questions identitaires, sans même la consulter par référendum? Nous n’osons imaginer quelle serait votre réaction si une telle injustice était infligée à votre nation.

Enfermement encore : nous savons désormais qu’au soir du référendum de 1995, si une majorité de Québécois avaient démocratiquement voté en faveur de la souveraineté du Québec, le premier ministre canadien Jean Chrétien aurait refusé de reconnaître ce choix.

C’est ce qu’il a avoué depuis, même s’il avait déclaré cinq jours auparavant, dans une adresse solennelle à la nation, qu’un choix pour le Oui serait « irréversible ». Toute honte bue, le premier ministre canadien maintient que, même en votant majoritairement pour la souveraineté, le Québec n’aurait pu quitter le Canada. Nous savons cependant que, simultanément, votre prédécesseur, le président Jacques Chirac, aurait reconnu la décision politique des Québécois, se rangeant ainsi du côté de la démocratie et l’accompagnant dans son choix. Plusieurs pays francophones auraient fait de même et nous savons que la démocratie l’aurait emporté.

Il est vrai, Monsieur le Président, que les Québécois ne seront pas appelés à revoter sur cette question dans l’avenir immédiat. Cependant, puisque rien de fondamental n’est résolu dans les rapports Québec-Canada, il n’est pas impossible que cela survienne pendant que vous présidez aux destinées de la France. Il n’est pas impossible que la démocratie québécoise ait besoin de l’appui de tous ses amis, de tous ses frères.

Dans cette hypothèse, il vous reviendra de décider si vous souhaitez laisser, ou non, la marque d’un président qui, à un moment crucial, a su répondre avec une réelle fraternité à l’appel de l’Histoire.

Pauline Marois
Chef du Parti Québécois
Chef de l’opposition officielle

Gilles Duceppe
Chef du Bloc Québécois

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15 responses

6 02 2009
Gilles

Mᵐᵉ Marois a écrit :
[…] il « savait ce que ses propos allaient provoquer et il savait ce qu’il disait ».

J’ai un doute… Le président Sarkozy ne sait pas toujours ce qu’il dit, par exemple lorsqu’il a déploré l’absence de lien ferroviaire entre Paris et Strasbourg, ce qui n’est quand même pas un sujet exotique et difficile. Il a pu croire qu’il ferait plaisir aux esprit éclairés en déclarant que l’indépendance est une question dépassée à notre époque, ce qui est l’opinion de plusieurs — les fédéralistes bien entendu, mais aussi ceux qui estiment qu’il y a des problèmes plus urgents que la question nationale, par exemple les écologistes.

Aussi, j’ai constaté souvent que les gens qui ont un État depuis longtemps (quelques amis Belges, Français, Américains) sont passablement indifférents sinon hostiles à l’indépendance du Québec, parce qu’ils ne constatent pas une oppression manifeste chaque jour, et qu’ils ont une vision idéalisée du Canada. Tout ceci n’est pas pour excuser le président Sarkozy, il a commis une faute diplomatique grave… sans s’en rendre compte, ce qui indique bien qu’il est superficiel, égocentrique et très rapide dans ses jugements en plus de n’avoir pas beaucoup de considération pour les sensibilités de ses interlocuteurs.

J’ai bien observé les réactions du premier ministre Charest ; il a approuvé de la tête, quoique légèrement, au mot « sectarisme ». Ensuite, il a eu la bonne réaction, en disant que les Québécois décideront eux-mêmes de leur avenir, et « qu’il en a toujours été ainsi ». Mais à mon avis il aurait dû rendre la décoration sur-le-champ. Évidemment, c’est beaucoup demander à un fédéraliste !
 

6 02 2009
Catherine

Vraiment triste.

6 02 2009
LaRage

Bonjour Amis Québécois !

Un petit mot depuis la France, pour vous informer que ce Sarkozy qui nous sert de président, manie l’insulte et l’affront tous jours dans notre pays, contre sa population.
Il n’a pas hésité à s’assoir sur le vote massif des français contre le Traité Constitutionnel Européen. Cet homme est un despote, imbu de sa personne, un monarque, dont les dérives autoritaires sont de plus en plus inquiétantes. La répression de la Police en France est de plus en plus courante et de plus en plus violente.
Cet homme ne nous respecte pas, le prouve tous les jours. Il ne respecte personne. Je suis vraiment désolé qu’à votre tour vous subissiez les outrage de ce président. Sachez qu’en ce moment en France les manifestations sont massives contre lui. Les grèves s’enchainent contre sa politique, les résistances se multiplies, les manifestations sont nombreuses.
Ils nous ignore, nous traite par le mépris, utilise de multiples provocations.
Mais nous auront sa peau..politiquement 🙂

6 02 2009
Henri.Riffaud

Amis (es) Québécois (es) je suis consterné, mais malheureusement pas étonné, par les propos de celui qui se présente comme le chef d’état de la France. Vous êtes après tant d’autres, mais aussi avant tant d’autres (car il sévira encore) , victimes de la vulgarité, de l’inculture et du mépris d’un bouffon égotique et agité. La seule réponse digne eut été en effet que votre dirigeant refuse la breloque et s’en aille sur le champ en laissant ce pantin pérorer dans le vide et se trémousser sur ses talonnettes.
Amitiés hexagonales.
Henri

6 02 2009
Françoise

Pierre,

Merci de nous faire connaître cette adresse. Je pense que nous n’en entendrons guère parler ici.

Comment un homme qui ne connaît pas son pays, qui y dénie les libertés les plus élémentaires, pourrait-il connaître l’histoire du Québec et lui reconnaître le droit élémentaire à l’indépendance s’il la désire ?
 
Perroquet qui se pare des plumes du paon, qui ne fait que répéter ce qu’on lui souffle à l’oreille. Imbu de sa personne, grossier, discourtois, vulgaire, comment saurait-il utiliser le simple langage de la courtoisie…

6 02 2009
Pierre Chantelois

[…] j’ai constaté souvent que les gens qui ont un État depuis longtemps (quelques amis Belges, Français, Américains) sont passablement indifférents sinon hostiles à l’indépendance du Québec, parce qu’ils ne constatent pas une oppression manifeste chaque jour, et qu’ils ont une vision idéalisée du Canada.

Gilles

Ce constat, je le fais bien. Il me permet de souligner combien le Québec est également respectueux des règles démocratiques puisqu’il n’a jamais fondé son indépendance sur une élection mais bien sur un référendum. Je devrais dire sur deux référendums. Pour l’heure, la population a, en majorité, rejeté cette option qui, à mon avis, reste ouverte. Il appartiendra aux générations à venir d’en décider.

Catherine

Triste en effet.

Françoise

Vous posez la bonne question. Je préciserais : comment un homme qui ne maitrise pas l’histoire de son pays … Car il s’agit bien là de connaître l’histoire et la richesse du pays qu’il gouverne. Lorsqu’il énonçait les principes de la rupture, je crois qu’il y avait, derrière cette formule, un vieux fond d’ignorance qu’il cherchait à dissimuler. Ni plus ni moins. Je vous suggère de cliquer sur ce lien et vous constaterez que rien n’est gratuit dans les déclarations de Nicolas Sarkozy. Surtout dans le dossier de l’acquisition de Suez.

Pierre R.

6 02 2009
Françoise

Pierre,
 
J’ai suivi le lien. Je ne suis pas surprise.

Je préciserais : comment un homme qui ne maitrise pas l’histoire de son pays …

En effet, mais si je n’ai pas précisé cela, c’est qu’en plus de l’histoire, il n’en a pas non plus saisi l’immatériel : ni l’âme et l’esprit. C’est un tout n’est-ce pas ?

Il n’a d’ailleurs sans doute jamais cherché à comprendre, trop pressé et superficiel dans tout ce qu’il fait. Et puis comment aimer son pays quand on a d’amour que pour soi-même.

Ce que j’espère de tout mon cœur, c’est qu’il n’arrivera pas à « tuer » ce qui fait la France…

6 02 2009
posuto

Oui, c’est bien vrai : ici, aucun media ne répercute cet incident tristissime. En tout cas pas France Inter, que j’écoute tous les jours…
Il est vrai que Sarkozy n’a d’amour que pour lui même. Un tel narcissisme saura inspirer, à l’avenir, de sacrés travaux d’historiens psychologues… Et en attendant, il abîme tout ce qu’il touche… Sabot d’Attila ? Espérons que le gazon repoussera après son désastreux passage…

6 02 2009
Henri Viaud-Murat

En tant que Français ordinaire, tombé fortuitement sur ce blog, je voudrais ici exprimer mon admiration et mes encouragements pour nos cousins du Québec qui, malgré toutes les souffrances et les abandons qu’ils ont subis, ont réussi non seulement à survivre, mais à se développer d’une manière extraordinaire, et à former aujourd’hui un peuple plein de promesses d’avenir! Que Dieu bénisse le Québec!
Henri

7 02 2009
Pierre Chantelois

Posuto

Il faut être modeste, mon ami. Le Québec n’est pas l’Amérique. La France a déjà suffisamment de soucis à gérer sans qu’elle n’en ajoute pour autant. Les événements se déroulent bien et je crois que nos deux chefs de partis politiques ont bien agi.

Henri Viaud-Murat

Votre mot est un baume et une incitation au courage. Je ne sais pas si je verrai vivant l’indépendance du Québec. Je le souhaiterais. Mais je fais le voeu que les générations à venir s’épanouissent au sein de ce Québec que j’ai profondément aimé depuis plus de soixante ans. Merci.

Pierre R.

7 02 2009
7 02 2009
Rosa

Honte à nous d’avoir élu un président pareil;
C’est notre Bush, espérons que lui en restera à la stupidité.
Je ne sais toujours pas si nous avons été de grands naïfs ou des idiots.

9 02 2009
alain59150

Je dit ce président, car pour moi il n’est plus légitime.
Dans un conexte difficille, nous aurions besoin d’un président exemplaire et irréprochacle, c’est une pale copie de Bonaparte.
Il méprise ceux qui lui ont fait confiance.
Ne vous offusquez pas de ses déclarations un jour il ment, manipule ce n’est même pas une seconde nature.

9 02 2009
Section socialiste de l’île de Ré » Sarkozy fâche les cousins

[…] Merci à “de ce côté ci de l’Atlantique” […]

16 02 2009
Pièce détachée

Pour ce qui est du «refus de définir son identité par opposition féroce à l’autre», Sarkozy ferait mieux de se taire.

Démonstration ici : http://champignac.hautetfort.com/

(billet du 3 février 2009)

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