Harper veut se rapprocher du Québec en éliminant ses joyaux!

1 07 2012

Le Premier ministre du Canada, Stephen Harper, n’avait que des bonnes nouvelles dans le cadre de ce premier juillet, Fête nationale du Canada

 

Le gouvernement Harper refuse de fournir au directeur parlementaire du budget (DPB) les détails des compressions de 5,2 milliards de dollars sur trois ans annoncées dans le dernier budget fédéral, en plus de supprimer 20 000 postes dans la fonction publique. Les partis de l’opposition ont vivement dénoncé la position du gouvernement.

 

« Kyoto est essentiellement un complot socialiste qui vise à soutirer des fonds aux pays les plus riches » (Stephen Harper – Toronto Star, 30 janvier 2007)

 

Depuis l’annonce des compressions budgétaires et des quelque 19 000 pertes d’emplois qui les accompagnent, le gouvernement fédéral a refusé de donner des détails, prétextant les limites imposées par les conventions collectives. Il faut toutefois savoir que depuis la veille de la fête du Canada, les visites en soirée de l’édifice du Centre sont abolies. Il s’agit du complexe qui abrite certaines des principales activités du gouvernement du Canada. Lors de l’achalandage touristique estival, les visites guidées de l’édifice du Centre prendront donc fin trois heures plus tôt; elles débuteront à 9 h et se termineront à 16 h 30. Une porte-parole de la Bibliothèque du Parlement confirme que l’accès en soirée sera retiré de l’horaire en raison des compressions budgétaires décrétées par le gouvernement. Le gouvernement a néanmoins lancé un appel d’offres pour l’aménagement du nouveau centre d’accueil. La valeur du contrat s’élève à 48,9 millions de dollars. Cherchez l’erreur.

 

« La question est simple : est-ce que les Québécoises et Québécois forment une nation au sein d’un Canada uni ? La réponse est oui. Est-ce que les Québécoises et Québécois forment une nation indépendante du Canada ? La réponse est non, et elle sera toujours non » (Stephen Harper)

 

D’après le sondage de l’institut Ipsos Reid, pour le compte des journaux du groupe Postmedia News et de la chaîne Global, 49% des Canadiens vivant hors-Québec estiment que « ce ne serait pas un drame si le Québec se séparait du Canada » et resteraient indifférents en cas de scission du pays. « Je pense que les gens en ont eu assez de ce débat, le pays a pris une autre direction », a commenté le président de l’institut Ipsos Reid, Darrell Bricker, ajoutant que le Québec avait perdu de son ascendant politique et économique au sein de la fédération dans la foulée de la montée en puissance des provinces de l’ouest comme l’Alberta (Source : La Presse

 

Symbole de l’Expo 67, la Biosphère, qui était depuis 1995 un lieu dévoué à l’action et à l’éducation environnementales, passe dans le tordeur de la nouvelle vague de compressions

 

À Pêches et Océans Canada, près de 429 biologistes, chimistes et autres scientifiques ont reçu, mercredi, un avis de poste excédentaire. Certains travaillent pour le Experimental Lakes Area, dans le nord-ouest de l’Ontario, qui doit fermer à la suite des compressions budgétaires. Ce centre est reconnu au niveau international pour ses recherches, notamment sur les pluies acides, les changements climatiques et la pisciculture. Près de 4000 membres de l’Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC) ont appris que leur poste est menacé, comme 1200 de leurs collègues affiliés à l’Institut professionnel de la fonction publique du Canada (IPFPC), qui représente une bonne partie des scientifiques employés par le gouvernement fédéral.

 

Il est plus important de fermer la Biosphère du Québec qui a un rôle d’éducation et d’information que de limiter la pollution des sables bitumineux d’Alberta

 

En mars 2012, la revue scientifique internationale Nature demandait au gouvernement de Stephen Harper de permettre à ses scientifiques de parler librement aux médias, dans l’intérêt de la libre circulation de l’information scientifique.

 

Pour les 625 spécialistes des sciences biologiques et environnementales, dans une lettre adressée au Premier ministre du Canada, « la destruction d’habitats représente la première cause du déclin des espèces, ce qui est un fait reconnu par tous les écologistes et scientifiques du monde entier. La Loi sur les pêches a toujours été un outil essentiel à la protection des habitats pour les poissons ainsi que pour l’industrie des pêches qu’ils supportent au Canada. Il ne fait aucun doute que l’affaiblissement de la protection des habitats projetterait une image irresponsable du Canada sur la scène internationale »

Que puis-je faire?
Rien mon ami

 

Selon la revue Nature, dans son éditorial de mars 2012, « depuis que le Parti conservateur du premier ministre Stephen Harper a conquis le pouvoir en 2006, il y a eu un resserrement progressif du protocole médiatique pour les scientifiques fédéraux et les autres employés du gouvernement, lit-on en éditorial. Les chercheurs qui, jadis, se seraient sentis à l’aise de répondre librement et rapidement à des journalistes sont désormais tenus de diriger les demandes d’entrevues à un bureau des relations médiatiques, qui exige des questions écrites à l’avance, et qui pourrait ne pas permettre aux scientifiques de parler »

 

L’éditorial de l’hebdomadaire américain Nature affirme qu’il est temps pour le gouvernement conservateur « libérer les scientifiques ». Il note que le Canada et les États-Unis ont inversé leur rôle depuis 2006, Washington ayant adopté des pratiques plus ouvertes depuis la fin de l’ère George W. Bush alors qu’Ottawa fait le chemin inverse.

 

Pour Kumi Naidoo, directeur général de Greenpeace International, avec l’échec de Rio+20, dont le Canada est un des grands artisans de cet échec, cela revient à dire qu’« on remet en ordre les fauteuils sur le pont du Titanic alors qu’il est en train de sombrer »

 

Si vous souhaitez en savoir plus sur la Biosphère de Montréal qui se consacre à la biodiversité, voici quelques liens :

Biosphère

Les Beautés de Montréal – juin 2009

Les Beautés de Montréal – septembre 2011

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Bouffer à mourir … !

1 10 2010

La crémation d’une personne décédée à Mérignac, dans la banlieue de Bordeaux, dont la corpulence était de 120 à 140 kgs aurait été refusée par des entreprises de pompe funèbre de la région. En mars dernier, une autre famille s’était vue appliquer par le crematorium de Montussan un surcoût de près de 300 euros en raison d’une sous-estimation du poids d’un défunt. Dans le Nord, depuis 2008, une jeune veuve a engagé un combat «pour faire bouger les choses» son mari de 270 kg n’ayant pas pu, comme à Mérignac, être incinéré.

(Cet article est publié en reprise. Il a fait l’objet d’une première publication le 13 février 2007)

Le correspondant du quotidien Le Journal de Montréal, à la Maison-Blanche, écrit ce lundi 12 février 2007 : « Les Américains ne manquent jamais de m’étonner. À peine ai-je le sentiment d’avoir tout vu, tout entendu qu’ils trouvent un autre moyen de me laisser stupéfait. Prenons la dernière stratégie mise de l’avant, la semaine dernière, par le président Bush. Pas pour gagner la guerre en Irak ni pour stopper le réchauffement climatique. Non. La menace qui pèse tellement sur les États-Unis qu’il faut développer une stratégie pour y faire face, c’est l’obésité chez les enfants ».

L’Organisation Mondiale de la Santé a défini l’obésité comme «  le principal problème de santé publique de l’Occident en l’an 2000 ». Les chiffres sont alarmants et croissants. Et on estime que 6% des budgets nationaux de santé publique sont dédiés aux maladies liées à l’obésité.

Le site Internet Obésité.com donne cette définition de l’obésité : « D’un point de vue médical, l’obésité est un excès de masse grasse entraînant des inconvénients pour la santé. La masse grasse s’évalue à partir du calcul de l’Indice de Masse Corporelle (ou IMC) qui tient compte du poids et de la taille. Il est évident qu’une personne pesant 100 kilos n’a pas la même corpulence si elle mesure 1,60m ou bien 1,80m !! ».

Plus de 200 millions de personnes souffrent de diabète de type 2 dans le monde. L’obésité qui touche aujourd’hui 1,1 milliard d’adultes et 150 millions d’enfants, en est un des facteurs important. Si l’épidémie d’obésité continue de progresser, elle pourrait amener les chiffres du diabète à doubler d’ici 2030. La France par exemple, compte à elle seule 5,3 millions d’obèses et 14,4 millions de sujets en surpoids. Des chiffres impressionnants pour un pays qui compte 60 millions d’habitants. Aux États-Unis, près de 130 millions d’Américains, soit tout de même 60% de la population, sont concernés par ce problème.

La Fondation Recherche médicale dresse ainsi l’état des lieux : « Aux États-Unis, le tout dernier rapport du CDC (Center for Desease Control and Prévention, 7 Mars 1997) fait état d’une augmentation du nombre des obèses de 3,3% pour les hommes et 3,6% pour les femmes. Désormais ce sont 33% des hommes, 36% des femmes, 12% des adolescents et 14% des enfants qui présentent un excès de poids. En France, on en compte un sur dix. Mais c’est probablement parmi les Mélanésiens et les Polynésiens que la fréquence est la plus élevée avec 70% des habitants en surpoids important ». D’ici à 2010, sur l’ensemble du continent américain, un enfant sur deux accusera une surcharge pondérale. En effet plus de 10 millions d’enfants – soit environ 18% de la population – sont considérés comme étant en situation de surpoids. Le pourcentage a triplé chez les adolescents au cours des 25 dernières années, et a presque doublé chez les enfants âgés de 6 à 12 ans.

Côté européen, un jeune sur quatre accuserait un poids excessif sur la balance et chaque année, 400 000 nouveaux cas d’obésité pourraient être détectés. L’excellent site Internet sur la santé, Doctissimo, nous prévient que « si les Américains sont les champions toutes catégories de l’obésité, plus aucune région du monde n’est épargnée. Du Canada à l’Europe en passant par la Chine, on parle aujourd’hui d’une véritable épidémie ». […] « En 1991, l’obésité, selon les derniers chiffres publiés par la prestigieuse revue médicale Journal of the American Medical Association (JAMA), était à l’origine d’au moins 300 000 décès chaque année outre-Atlantique et seul le tabac ferait plus de morts. Les pays émergents ne sont pas non plus épargnés : 60 % de la population mexicaine serait trop grosse. En Égypte, 35 % de la population est obèse, en Arabie Saoudite, 24 % des femmes sont obèses et 40 % des femmes au Koweit. ». Aujourd’hui en Inde, 26% des femmes entre 20 et 49 ans sont en excès de poids. Le chiffre pour la Chine c’est 20%. Au Zimbabwe, 36% des femmes sont concernées.

Enfin, les statistiques montrent que le quart des jeunes de 2 à 17 ans ont un surplus de poids au Québec. Bien que le tabagisme demeure la plus grande menace à la santé publique au Canada, de mauvaises habitudes alimentaires et l’inactivité physique contribuent à l’obésité et représentent aussi des défis de santé publique importants. Au Canada, selon Statistique Canada, deux adultes sur trois font de l’embonpoint ou sont obèses. La proportion des enfants obèses a presque triplé au cours des 25 dernières années, tant chez les garçons que chez les filles, et ce, dans tous les groupes d’âge, à l’exception des enfants d’âge préscolaire.

Selon un ancien conseiller en nutrition du gouvernement américain, cité par Destination Santé, « l’industrie agro-alimentaire emploie des méthodes de marketing extrêmement sophistiquées pour inciter les consommateurs à manger davantage. Il est ainsi devenu socialement acceptable », affirme-t-il « de manger n’importe où, toute la journée et en plus grandes quantités ».

Des sondages menés par le Bureau Européen des Unions de Consommateur (BEUC) indique que les consommateurs basent leur choix de produits d’abord sur les annonces des étiquettes (« sain », « pas de sucres », « oméga 3 » etc.) que sur les tables de nutrition au dos. Or, est-ce qu’un produit dit « léger » contient peu de graisses ou peu de sucres ? Et quelle est la différence entre sel et sodium ? Faire un choix avisé est souvent difficile parmi toutes ces allégations. Cependant, force est d’admettre que l’alimentation trop grasse et trop sucrée n’est pas le seul facteur. La prédisposition génétique joue aussi un grand rôle.

Pour la Fondation Recherche médicale : « Il est incontestable que de nombreuses obésités sont favorisées par une prise alimentaire excessive. Mais l’identification d’un tout nouveau gène, impliqué dans la dépense d’énergie, laisse penser que la prise alimentaire pourrait être normale, mais les dépenses énergétiques insuffisantes. Ainsi à prises égales, certains individus dissipant moins d’énergie pour fonctionner seront plus gros que d’autres brûlant davantage. De même, des travaux récents, laissent entendre que la répartition des prises alimentaires au cours de la journée aurait son importance, et qu’un décalage dans le temps pourrait donner lieu à une « chrono-obésité ». […] Philippe Froguel, chercheur CNRS de l’Institut Pasteur de Lilles et Rob Sladeck de l’Université McGill de Montréal (Canada) ont analysé l’ADN de 700 diabétiques français ayant des antécédents diabétiques dans leur famille et l’ont comparé à l’ADN de 700 personnes non-diabétiques. Les scientifiques ont découvert quatre gènes qui prédisposent une personne à souffrir du diabète.

La Fondation Recherche médicale prévient qu’il faut se garder de raisonner uniquement par le gène. « Les aborigènes australiens urbanisés deviennent obèses et guérissent lorsqu’ils reviennent dans leur milieu d’origine ». […] Selon l’OMS, la sédentarité fait deux millions de victimes, chaque année, dans le monde! Deux millions de morts par maladies cardio-vasculaires, diabète ou obésité. Par manque d’activité physique. La sédentarité est bel et bien devenue un fléau des temps modernes.

Le plus tragique est sans conteste l’obésité infantile. Selon la Fondation Recherche médicale, en France, une étude sur des enfants de 10 mois et 8 ans a montré que 10% d’entre eux étaient obèses au lieu des 3% prévisibles. Au Japon, l’obésité enfantine a augmenté de 53%, en Grande Bretagne de 65% pour certaines tranches d’âge, aux États-Unis de 60 %. Le seul pays à avoir stabilisé ses chiffres est la Finlande où un programme de prévention ciblé sur l’enfant a opéré des miracles.

Conscients du problème d’obésité qui sévit dans le monde, les députés européens ont adopté des recommandations pour prévenir ce véritable problème de santé publique. Le régime proposé prévoit la promotion de l’alimentation saine et de l’activité physique, en particulier dans les écoles. Les députés ont accueilli favorablement l’engagement de la Commission en la matière, et demandé que la lutte contre l’obésité soit une priorité européenne. En avril 2007, la Commission devrait également publier un Livre Blanc sur la nutrition et l’activité physique. Un élément très attendu par les associations de consommateurs pourrait être introduit : une signalisation plus simple du contenu nutritionnel des aliments devrait aider les consommateurs à s’y retrouver dans la jungle des étiquettes.

Santé Canada et l’Agence de santé publique du Canada sont déterminés d’aider les Canadiens à améliorer leur état de santé et leur bien-être en favorisant et en appuyant la pratique régulière d’activité physique et la saine alimentation. Ces deux agences viennent de publier un nouveau guide alimentaire canadien entièrement remis au goût du jour.

Estimant que l’obésité infantile notamment était un véritable problème de santé publique coûtant cher au pays, Georges W. Bush s’est également fait l’apôtre de la lutte contre l’obésité, en exhortant les parents américains à adopter des comportements destinés à réduire l’obésité, comme encourager leurs rejetons à la pratique d’un exercice physique régulier. Le président américain George W. Bush a estime que l’obésité infantile est un problème qui coûte cher aux États-Unis et il invite les parents à agir pour venir à bout de cette maladie, notamment en encourageant leurs enfants à faire de l’exercice. « Une manière pour ce pays de traiter la question de l’obésité est de faire en sorte que les gens sortent, que cela soit pour du sport, de la marche ou de l’entretien », a déclaré le chef de la Maison Blanche.

Il faut remarquer en terminant que le président américain aborde l’obésité sous l’angle des coûts, voire des pertes financières pour l’État, comme le montre bien sa déclaration. Comment accorder une importance quelconque aux pertes humaines lorsque le budget militaire dépasse largement celui des dépenses sociales.

La remarque du correspondant du quotidien Le Journal de Montréal à la Maison-Blanche était, en définitive, assez juste : « Les Américains ne manquent jamais de m’étonner. À peine ai-je le sentiment d’avoir tout vu, tout entendu qu’ils trouvent un autre moyen de me laisser stupéfait ».

Pour terminer sur une note humoristique, puisque la France traverse une campagne présidentielle, empruntons à Charles de Gaulle ces mots : « Les Français ne pensent qu’à bouffer et à augmenter leur niveau de vie. Le bifteck-pommes frites, c’est bon. La Quatre-chevaux, c’est utile. Mais tout cela ne constitue pas une ambition nationale ».

Questions

  • Sommes-nous devenus les esclaves de notre bouffe ?
  • L’État fait-il trop peu ou assez pour prévenir l’obésité ?
  • La prévention auprès des enfants devrait-elle une responsabilité partagée entre les parents et l’État ?
  • L’État doit-il intervenir radicalement dans les publicités de malbouffe ?

 

 

 





Un petit robot de compagnie pour humaniser votre vie ?

3 09 2007

Keepon est un petit robot, double globule mou, qui fait sourire. A-t-il vocation de faire sourire jeunes et moins jeunes ? Hideki Kojima (Computational Neuroscience Laboratories, Kyoto), Marek Michalowski (Université de Carnegie, Mellon) et Selma Sabanovic (Institut polytechnique, Rensselaer), font partie du projet Infanoid dont le but est de mieux faire accepter les robots par les enfants. Sympa, non ?

Posé sur un socle noir, Keepon est programmé pour avoir le sens du rythme. Sur un plan plus scientifique, Keepon a été placé en situation réelle, pour tester la manière dont les enfants réagissent à ce robot danseur.

Comme le rapporte Futura Science : « durant la première phase, un tiers d’entre eux ont spontanément dansé avec Keepon. Dans la seconde expérience, 209 enfants ont vraiment interagi avec le robot, avec un léger avantage aux filles (113 contre 96 garçons) mais l’âge n’est pas apparu avoir une influence quelconque. En revanche, les interactions ont été plus nombreuses chez les enfants visitant le site en groupes et plus nombreuses également quand Keepon était en train de danser que lorsqu’il restait immobile. Mais les enfants dansaient plus volontiers lorsque Keepon était en rythme avec la musique ambiante que lorsqu’il semblait s’agiter inconsidérément ».

Pour les chercheurs, l’avenir des robots de compagnie est conditionné à leur humanisation simulée. La communication non verbale en fait partie, comme le pensent d’autres équipes qui travaillent sur les expressions faciales ou la compréhension des jeux de mots. Et comme la musique adoucit les mœurs, pourquoi ne pas l’ajouter à la liste…

 

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Le Canada veut bien nourir sa population !

8 02 2007

Après cinq ans de consultations auprès des divers spécialistes de la santé, Santé Canada publie son nouveau Guide alimentaire canadien.

Guide alimentaire

 

7000 spécialistes, nutritionnistes, diététistes, médecins et autres experts, ont participé à la mise à jour du Guide alimentaire canadien qui, pour la première fois, tient compte des catégories d’âges et du sexe. L’objectif premier de cet outil de référence est de combattre l’obésité, dont le taux continue de croître au Canada. Il est ainsi proposé de jumeler saine alimentation et activité physique. Nouveauté : il accueille les communautés culturelles du pays.

Le Guide alimentaire répartit les aliments en quatre groupes :

  • Fruits et légumes ;
  • Produits céréaliers ;
  • Produits laitiers ;
  • Viandes et substituts.

Le Guide alimentaire recommande de limiter la consommation d’aliments à haute teneur en

  • calories
  • gras
  • sucre
  • sel

Il suggère de consommer des produits céréaliers et laitiers mais en moins grande quantité que dans la précédente édition de 1992.

Le Guide alimentaire canadien n’indique pas seulement quels sont les bons aliments, il précise les quantités suffisantes et celles qui peuvent être exagérées. Une saine alimentation devrait être accompagnée d’activités physiques pour prévenir plus adéquatement plusieurs maladies chroniques. Pour une santé optimum, les Canadiens devraient aussi limiter leur consommation de gras, de sel et de sucre.

Le Guide alimentaire canadien tient compte dans sa nouvelle édition de la diversité culturelle canadienne en incluant des aliments propres aux différentes communautés. La boisson de soya enrichie est un nouveau venu dans le groupe du lait et des substituts. Le boulgour et le quinoa se retrouvent dans le même groupe que le riz, alors que 175 grammes de kéfir équivalent à 175 grammes de yogourt. Le guide offre ainsi une variété d’aliments au niveau culturel pour que plus de gens puissent d’y retrouver. La population peut aussi développer son propre guide personnalisé en se rendant sur un site internet connexe. Santé Canada a préparé une excellente animation flash pour mieux guider le public à travers cet outil de référence. Le Guide alimentaire canadien est la publication gouvernementale la plus demandée après les formulaires d’impôts. L’édition de 1992 s’est écoulée à 24 millions d’exemplaires.

Les réactions

L’Association médicale canadienne a salué le guide alimentaire de façon générale mais elle a critiqué son approche par rapport à l’obésité, déplorant l’absence de données sur les calories.

L’Institut Médical Bariatric, affirme que le Guide alimentaire canadien propose des menus trop riches en calories. Il indique que les menus ont été conçus à partir de données publiées en 1997 et que ses auteurs n’ont pas pris en compte les modifications apportées depuis. L’Institut Bariatric Medical reproche également au Guide la réduction de la consommation quotidienne de portions de fruits et de légumes qui sera de quatre à neuf alors qu’elle était de cinq à dix en 1992.

Plusieurs groupes de consommateurs ont dit craindre, pour leur part, que le lobby de certains secteurs de l’Industrie agroalimentaire, la viande et les produits laitiers entre autres, ait fait plier Santé Canada.

Du côté de la France , une publicité pour les produits alimentaires manufacturés et les boissons sucrées, comportera quatre messages sanitaires obligatoires : « Évitez de grignoter entre les repas« , « évitez de manger trop gras, trop sucré, trop salé« , « pratiquez une activité physique régulière« , ou « mangez au moins cinq fruits et légumes par jour« . L’objectif de la mesure, prévue par la loi de santé publique d’août 2004, est de sensibiliser le grand public, et plus particulièrement les enfants, aux risques pour la santé d’une mauvaise nutrition, et prévenir l’obésité. La France compte près de 20 millions de gens en « surpoids » ou obèses (5,9 millions), selon l’enquête ObEpi publiée en septembre dernier.

 

 

Séparateur

 





Deux brèves, une longue !

26 01 2007

Deux brèves, une longue

Des chercheurs de Harvard ont pu établir que les taux de nicotine dans les cigarettes avaient augmenté entre 1997 et 2005. La hausse s’explique «soit par le type de tabac utilisé soit par l’ajout de nicotine supplémentaire dans le tabac reconstitué». Seulement trois États américains obligent les cigarettiers à fournir des informations sur la nicotine, mais le Massachusetts est le seul à disposer de données remontant à 1997.

Une pareille découverte remet en question l’engagement – en 1998 – de l’industrie du tabac de lancer une campagne visant à réduire le tabagisme chez les jeunes. En augmentant ainsi les doses de nicotine, cela compromet l’objectif d’avoir moins de jeunes fumeurs.

 

Cigarettes

Les chercheurs de Harvard – qui ont procédé à une analyse approfondie des données de l’État – ont été soutenus financièrement par l’organisation anti-tabac American Legacy Foundation et l’Institut national du cancer.

Philip Morris affirme que les données qu’elle a fournies au Massachusetts montrent des taux de nicotine identiques dans ses cigarettes Marlboro en 2006 et 1997 et que les informations reflètent des variations aléatoires du taux de nicotine, vers le haut ou vers le bas. (AP)

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Depuis des années, des publicités sont insérées dans les jeux vidéo pour toucher un public qui regarde peu la télévision. Mais aux traditionnels panneaux publicitaires virtuels viennent désormais s’ajouter des réclames cachées, à découvrir, pour toutes sortes de produits. Dans de nombreux jeux, ceux qui utilisent des «cheat codes», programmes qui permettent de «tricher», peuvent devenir invisibles, obtenir des munitions à volonté ou d’autres pouvoirs. Ou ils peuvent découvrir des «Easter eggs» (littéralement «oeufs de Pâques»: fonctions cachées) offrant des points de bonus, des super-épées ou des vies supplémentaires.

Jeu

Dans «Rainbow Six Vegas», le joueur doit traquer des terroristes qui ont envahi Las Vegas. En patrouillant dans une rue, on aperçoit un produit d’hygiène corporelle. Il suffit de tirer dessus avec son arme pour qu’apparaissent des publicités pour une marque de gel douche bien connue ainsi qu’une vidéo humoristique.

Les fabricants de jeux n’ont trouvé ces astuces que tout récemment. Aux États-Unis, les concepteurs travaillent désormais en coordination avec les experts en marketing. Certains joueurs estiment toutefois que les fabricants poussent le bouchon un peu trop loin. Les puristes du jeu considèrent cette évolution comme négative mais les enfants eux y voient quelque chose d’inattendu. Premier éditeur mondial de jeux vidéo, l’américain Electronic Arts a ainsi commercialisé «Superman Returns : The Videogame» en novembre. Huit jours plus tard, Time Warner Home Video sortait en DVD le film «Superman Returns » accompagné d’un « cheat code» pour le jeu. (AP)

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Selon Radio-Canada, le gouvernement fédéral a conclu une entente avec Maher Arar, qui réclamait un dédommagement pour le rôle joué par le Canada dans la décision des États-Unis de le déporter en Syrie, où il a été détenu puis torturé. L’ingénieur de 36 ans a été arrêté dans un aéroport new-yorkais en 2002. Les États-Unis le soupçonnaient notamment d’être lié au réseau terroriste Al-Qaïda. C’est vraisemblablement sur la base d’informations erronnées fournies aux autorités américaines par la Gendarmerie royale du Canada, décrivant notamment et sans preuve Maher Arar comme un extrémiste islamiste lié à Al-Qaïda, que les États-Unis ont décidé de l’expulser.

 

Arar

Nouveau rebondissement dans l’affaire Arar : après enquête, l’Union européenne arrive à la conclusion que l’Italie a servi de relais à la CIA pendant qu’elle transportait le citoyen canadien de Washington vers la Syrie. Le rapport rendu public jeudi est l’aboutissement d’une année d’enquête sur les transports et détentions illégales de la CIA en Europe. Le rapport blâme l’Italie pour son manque de collaboration au moment de l’enquête et signale qu’au moins huit autres individus ont mis le pied dans le pays avant d’être dirigés vers d’autres lieux.

Depuis que M. Arar a été blanchi, le ministre de la Sécurité publique, Stockwell Day, et son homologue des Affaires étrangères, Peter MacKay, font pression sur Washington pour qu’il retire son nom d’une certaine liste noire : l’ambassadeur des États-Unis au Canada, David Wilkins, ne cache pas son irritation devant les pressions du gouvernement Harper. « Il est un peu présomptueux de la part de M. Day de dire aux États-Unis qui ils peuvent laisser ou ne pas laisser entrer dans notre pays ». Il a ensuite indiqué que les autorités américaines ont des raisons qui justifient de maintenir le nom de M. Arar sur la liste noire. Le diplomate américain a soutenu qu’il incombe aux autorités américaines, et uniquement aux autorités américaines, de décider qui fait partie ou non de cette « liste noire ». Même si la commission O’Connor n’a trouvé aucune preuve d’une implication de M. Arar dans des activités terroristes, les Américains continuent de lui refuser l’accès à leur pays et maintiennent son nom sur la liste de surveillance.

 





Nos professionnels sous haute surveillance ! À quel prix ?

25 01 2007

Introduction

 

DoctissimoDoctissimo : Aux États-Unis, certains sites vont jusqu’à vendre des rapports d’évaluation des praticiens basés sur les témoignages de patients. Peut-on envisager une telle démarche en France ?

Dr Jean Doubovetzky : On est là dans une ambiance très américaine qui combine une notion de consommation de soins de santé mais également une qualité de soins parfois très variables. Notre situation en France est réellement différente et le lien médecin-patient supplante encore une logique consommateur-vendeur. Cependant, disposer de certains critères de base, comme l’accessibilité, pourraient apparaître utile dans des annuaires en libre consultation [i].

 

Universités

Les établissements d’enseignement supérieur et universitaire

Depuis 1999, un site américain donne aux étudiants la possibilité d’évaluer sur Internet leur professeur ! Ce site clame tout haut : RateMyProfessors.com has better, more accurate ratings! Il se permet même une liste – top50 – des meilleurs professeurs américains élus en vertu d’une vox populi. Il est également possible de classer chaque établissement scolaire ou universitaire cité en faisant un décompte des professeurs les plus populaires. La professeure Dacia Charlesworth, de l’Université Robert Morris a fait l’objet de 238 votes qui l’ont hissé à la première place du top50 des professeurs. Cette université regroupe 385 professeurs.

RateMyProfessors.com accueille les commentaires et les évaluations de milliers d’étudiants (ou autres personnes intéressées) des États-Unis, du Canada, de l’Écosse et d’Angleterre. Même s’ils n’ont fait l’objet d’aucune évaluation, les noms des professeurs de chaque établissement sont déjà répertoriés par institutions, en attente d’un commentaire ou d’un vote. Cela peut paraître irréaliste : le site américain RateMyProfessors.com aurait ainsi élaboré une liste d’un million de professeurs dans plus de 6000 établissements.

Médecine

 

L’évaluation de son médecin

Un autre site, américain également et créé en 2004, vise cette fois l’évaluation des médecins. RateMDs.com rassemble les noms de près de 59 000 médecins dont plus de 7000 médecins canadiens. Les promoteurs du site affirment n’appartenir à aucun corps médical ou organisation de la santé. Ce qui, à leurs yeux, leur évite tout conflit d’intérêt ! En raison de nombreuses déceptions par suite d’une consultation médicale ou de traitements inappropriés recommandés par leur médecin, ils ont décidé de mettre en place un site qui permettrait à divers autres patients de faire connaître également leurs frustrations ou leurs déceptions.

Le fonctionnement est simple : toute personne peut proposer le nom de son médecin et l’évaluer en ajoutant détails et commentaires. Pour aller plus loin dans l’évaluation du médecin, il suffit de s’inscrire gratuitement et d’obtenir un identifiant et un mot de passe. Ainsi, il est possible de modifier ou de commenter, selon les cas, une note positive ou négative sur un médecin de son choix. Tout cela dans un parfait anonymat. Les critères – au nombre de trois – fondés sur une échelle de un à cinq points nous renseignent sur les connaissances du médecin, son amabilité et sa ponctualité. Une moyenne générale est par la suite établie pour devenir une note finale.

Pour Julius Grey, spécialisé en droits de la personne et cité par le quotidien La Presse : « Le principe de liberté d’expression permet l’existence de ces sites. Tant qu’ils ne contiennent pas de propos diffamatoires, c’est correct. Cette tendance de notre société à tout évaluer et à tout comparer est regrettable, dit-il. C’est la mode présentement de tout classer. On a annuellement droit à un palmarès des écoles. Je suis sûre que vous pourrez trouver des sites d’évaluation des avocats », lance-t-il à la blague.

 

Hopitaux

L’évaluation des établissements de santé

Dans son édition du 17 janvier 2007, l’Express publiait le classement 2007 des hôpitaux les plus sûrs en ajoutant le commentaire suivant : « En 2005, 14% des établissements avaient refusé de répondre au questionnaire envoyé par les autorités de tutelle et ne pouvaient donc être intégrés dans le premier classement officiel. Cette année, ils sont à peine 3% et le ministre de la Santé, Xavier Bertrand, espère bien obtenir 100% de réponses en 2007. « Pour la première fois, les réticences commencent à s’estomper, note Pierre Parneix. Des médecins, des hôpitaux acceptent de se comparer les uns aux autres. C’est déjà un bouleversement culturel majeur. Allez donc demander cela à des enseignants ou à des juges… »

Les démarches personnelles

Comscore (mesure d’audience sur internet) constatait, dans une étude publiée en décembre 2006, que les consommateurs consultent de plus en plus Internet pour acquérir des connaissances sur des traitements que leur médecin leur a prescrit. Ainsi, 33 millions d’internautes américains ont visité un site d’information médicale au troisième trimestre 2006, ce qui représente 13% de hausse par rapport au troisième trimestre 2005. De plus, 66% des personnes interrogées ont déclaré rechercher des informations sur les effets secondaires de médicaments qu’elles doivent prendre. Les pathologies les plus recherchées sont dans l’ordre, la dépression, les troubles de la personnalité, l’insomnie, et le cholestérol.

Conclusions

Beaucoup s’interroge sur cette nouvelle démocratisation des évaluations professionnelles. Un médecin, un avocat, un enseignant, un professionnel, aucun n’échappe au jugement populaire. Seules les règles d’attribution des notes pourraient basculer, en raison de leur anonymat permis, dans une vindicte qui s’effectuerait au mépris de la vérité.

Pourquoi serait-il nécessaire d’évaluer publiquement son psychiatre, son médecin ou son avocat après avoir reçu un service, si ce n’est que pour exprimer une satisfaction ou une vive protestation ? Un patient est insatisfait de son médecin, un élève n’approuve pas les notes que lui attibue son professeur, un client dénonce la facture qu’il considère trop élevée, hop! une petite dénonciation sur les sites d’évaluation de l’Internet. Existera-t-il des freins aux abus ? J’en doute.

 


[i] Comment choisir son médecin ? » de Jean Doubovetzky – éditions Balland – Prix : environ 22 €