Boycottons le Vermont

31 08 2012

Sommes-nous au Québec réputés si idiots?

L’imposition d’une taxe informelle surnommée « Queeb tax » au Vermont a des échos dans les médias locaux et même nationaux, où des serveurs rapportent recevoir régulièrement de maigres pourboires ou parfois même rien du tout de la part de visiteurs étrangers, particulièrement lorsqu’ils viennent du Québec. Les clients qui s’expriment en français seraient particulièrement visés par cette surcharge, selon ABC News, qui rapporte le témoignage d’une Américaine d’origine française à qui on a imposé plusieurs fois une surtaxe lors de repas familiaux après qu’on eut constaté que sa famille parlait français à table. La dame raconte qu’on lui a demandé une somme supplémentaire pour le service à au moins trois reprises en un an dans des restaurants du Vermont, dont une taxe de 18 % sur un repas au restaurant Splash à the Boathouse, de Burlington. Contactée par le quotidien vermontois Seven Days, la propriétaire du restaurant a nié l’existence d’une consigne officielle dans son restaurant de surtaxer les touristes étrangers.

Sources : Radio-Canada.ca avec Huffington Post, ABC News, Waterloo Record et Seven Days





Femmes au volant : les clients mâles exclus !

8 03 2007

Mumbai

Mumbai, anciennement Bombay, reste la ville indienne des rêves et fut renommée d’après la déesse hindoue Mumbadevi en 1995. La beauté naturelle de Mumbai est sans égale. L’entrée dans le port (un des ports naturels les mieux protégés au monde) depuis la mer offre un panorama magnifique depuis les montagnes occidentales de Ghats sur le continent. Sur terre, l’architecture est un mélange de style gothique, caractéristique du 18ème et 19ème siècles, et de design contemporain. Mumbai est aussi synonyme de « Bollywood », l’industrie prolifique du film indien, qui produit plus de films que partout ailleurs au monde.

Mme Ravathi Roy est une femme d’affaires qui n’entreprend rien à moitié dans cette jungle cosmopolite. Elle est en négociation avec trois hôtels et quatre sociétés pour que ces derniers utilisent les services de sa flotte de taxis. Rien de bien spécial, me direz-vous. Attendez.

Bombay, officiellement appelée Mumbai depuis 1995, est la capitale du Maharashtra (État de l’Inde occidentale), la plus grande ville de l’Inde et l’une des six plus grandes agglomérations du monde. Difficile d’imaginer que Mumbai était à l’origine un ensemble de sept îles perdues au milieu des marécages, sur la côte ouest de l’Inde. C’est une ville côtière d’environ 18,1 millions d’habitants située dans une profonde baie. La ville contribue largement à la richesse spectaculaire du pays. En 1991, l’agglomération urbaine de Mumbai atteignait une population de 12,6 millions d’habitants. On y parle plus de 10 langues. La population de la ville a augmenté sous l’effet de la migration : deux tiers des migrants proviennent d’autres États du pays, comme l’Uttar Pradesh, le Bihar, le Gujarat, le Tamil Nadu, le Kerala, le Rajasthan mais aussi du Bangladesh. Des zones entières de bidonvilles à Mumbai sont ainsi peuplées de migrants qui ont fui les grandes sécheresses des années 1970.

Ramola Talwar Badam, d’Associated Press, et citée par Cyberpresse, rapporte qu’une flotte de taxis argent et blanc, arborant un logo Forsche, débarque tout juste à Mumbai. Information bien ordinaire. Cette flotte appartient à Mme Ravathi Roy. Elle est composée de voitures au logo Forsche qui est aussi un jeu de mot : c’est le nom d’un célèbre constructeur automobile allemand et cela peut vouloir dire aussi : « for she ». Lancée à l’occasion de la Journée internationale des femmes, les conducteurs des véhicules seront des… conductrices. Autre fait singulier : cette flotte de taxis ne sera réservée qu’aux seules clientes. Toute présence masculine ne sera permise qu’aux moins de 12 ans !

Tout découle de cette particularité : dans l’habitacle, de grands miroirs, un nécessaire de maquillage et un porte-revues apportent une touche franchement plus féminine que l’odeur de cigares ou de cigarettes de certains autres conducteurs.

Selon la correspondante d’Associated press : « Même si la ville est considérée comme plus sûre que beaucoup d’autres dans le pays, où le harcèlement sexuel est répandu, les femmes se plaignent souvent d’être l’objet de regards déplacés de la part des chauffeurs de taxis ». Mme Ravathi Roy veut donc répondre à un besoin maintes fois exprimé : de plus en plus de femmes de Mumbai voyagent seules pour aller au travail ou simplement pour sortir le soir.

Ce concept existe déjà dans des villes comme Dubaï et Moscou. À Mumbai, près de 200 candidates ont postulé pour conduire les taxis, et, après des tests routiers, madame Ravathi Roy en a retenu 18, rapporte la journaliste, Ramola Talwar Badam. Les futures conductrices seraient pour la plupart des mères d’au moins 40 ans dont les enfants sont grands et la plus âgée est une grand-mère de 57 ans. «Elles parlent bien anglais et sont instruites», précise Mme Roy.

En Inde, un taxi prend habituellement au moins 800 roupies (14 euros) pour huit heures, et jusqu’à 2000 roupies (37 euros) s’il est doté de la climatisation, tandis que le prix peut montrer à 4000 roupies (74 euros) avec les taxis loués dans les hôtels cinq étoiles, indique à nouveau Ramola Talwar Badam, d’Associated Press. Mme Ravathi Roy prévoit de démarrer avec 10 taxis pour passer ensuite à 25 et souhaite proposer à terme ce service dans d’autres villes du pays. Quant aux clichés sur les femmes au volant, elle répond : «ce sont surtout les hommes qui sont impliqués dans les accidents et les disputes. Les femmes sont des conductrices sûres

 

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Questions

  • Est-ce possible d’envisager un service de taxi aussi exclusif pour les femmes dans nos grandes capitales ?
  • Au Québec, certains invoqueraient la Charte des droits et libertés pour crier à la discrimination ! Avec raison ou non ?

 

 





Estonie : après les élections, la réalité !

7 03 2007

Estonie tire son origine du latin Æstii, nom que Tacite donna au peuple de la rive sud de la Baltique, les Esthes, dont le nom provient probablement du mot aueist, « ceux qui vivent au bord de l’eau ».

EstonieL’Estonie, officiellement la République d’Estonie est un pays européen, situé sur la rive orientale de la mer Baltique et méridionale du golfe de Finlande, au sud de la Finlande, au nord de la Lettonie et à l’ouest de la Russie. Ce pays est généralement regroupé avec la Lettonie et la Lituanie dans un ensemble géopolitique appelé pays baltes mais dont l’appellation exacte devrait être pays baltiques (car les pays baltes, à proprement parler, sont uniquement la Lettonie et la Lituanie). Démocratie parlementaire depuis le rétablissement de l’indépendance en 1991, les Estoniens se sont rendus aux urnes dimanche pour élire leur parlement. Le mandat du Président de la République est de 5 ans. Il est élu au premier tour de scrutin par le Riigikogu (parlement de 101 députés, élus tous les quatre ans) s’il obtient la majorité des deux-tiers, et au second tour, si nécessaire, par un collège électoral composé des 101 députés du Riigikogu.

De tendance libérale, le Parti de la réforme du premier ministre a obtenu, dimanche, 27,8 % des suffrages et 31 sièges – sur les 101 du Parlement – contre 26,1 % et 29 sièges à son principal adversaire, le Parti du centre (plus à gauche) conduit par Edgar Savisaar, ministre de l’économie et des télécommunications de la coalition sortante. Onze partis avaient présenté au total 975 candidats. Le Premier ministre actuel, issu de la gauche, avait promis de faire de l’Estonie l’un des cinq États membres les plus riches de l’Union d’ici quinze ans. Il s’était engagé également à baisser les impôts de 22 % à 18 %. Selon la Commission électorale, 61% des 940’000 électeurs inscrits ont voté au cours de ces législatives, contre 58,2% aux précédentes élections en 2003.

L’Estonie, premier pays au monde à organiser un vote sur internet, est aussi l’un des plus pauvres de l’Union européenne. Ce pays balte compte 1,3 million d’habitants. 30’000 personnes ont voté à l’aide de leur ordinateur personnel ou celui de leurs bureaux, premier vote électronique au monde dans un scrutin législatif. Pour ce faire, il suffisait d’être muni d’une carte d’identité à puce électronique – ce qui est le cas d’une grande majorité de la population -, d’acquérir un lecteur idoine pour l’équivalent de quelques euros et de le connecter à un ordinateur. Après avoir inséré la carte dans le lecteur, il n’y avait plus qu’à s’identifier au moyen d’un mot de passe pour procéder au vote. L’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) était chargée de surveiller le bon déroulement des opérations. Son bilan fournira quelques éléments permettant de savoir si le procédé est aussi sûr que l’affirment les autorités estoniennes qui s’appuient sur le succès de banques en ligne pour défendre le système électoral.

L’Estonie fait partie de l’Union européenne depuis le 1er mai 2004 et a prévu d’adopter l’euro le 1er janvier 2008. Elle est membre de l’OTAN depuis le 29 mars 2004.

L’Estonie compte dans sa population une minorité linguistique relativement importante, majoritairement russophone, qui constitue près d’un tiers de la population. Les exigences particulièrement sévères du pays en matière de connaissance de la langue nationale pour obtenir un emploi ont attiré les critiques des Nations unies et du Conseil de l’Europe, ainsi que des représentants de la société civile ; les minorités linguistiques se trouvent en effet désavantagées sur le marché du travail et touchées par le chômage de manière disproportionnée.

« L’Estonie doit restreindre les pouvoirs discriminatoires de l’organe chargé de veiller à la bonne connaissance de la langue nationale », a déclaré Amnesty International. Dans une lettre adressée à Andrus Ansip, Premier ministre d’Estonie, Irene Khan, secrétaire générale de l’organisation, qualifie l’action de l’Inspectorat de la langue de «répressif et punitif par nature» et «contre-productif dans son objectif de promouvoir l’intégration sociale et la cohésion sociale.»

Amnesty International relate le cas d’une de Tallinn qui lui a récemment fait parvenir le courrier électronique suivant :

« Je travaillais avant comme chauffeur de taxi mais j’ai perdu mon emploi à cause de l’Inspectorat de la langue. Ils vous convoquent à la commission des transports pour la moindre infraction au code de la route et là, les dames de l’Inspectorat de la langue vous attendent. Tout est planifié. Ils ne convoquent que ceux qui parlent russe. Ils peuvent vous licencier, non parce que vous travaillez mal, non parce que des passagers se sont plaints mais parce que vous ne parlez pas bien l’estonien. J’ai trois enfants, un prêt à rembourser et un mari alcoolique mais personne ne s’en soucie. Je dois payer pour prendre des cours de langue et ce n’est pas donné – deux à trois mois de salaire. Comment est-ce que je vais vivre ? Est-ce que ça, ce n’est pas de la discrimination ? »

Estonie 02 Dans cette même vieille ville de Tallinn, au milieu d’un passage typiquement parisien, est niché un petit salon de thé. Hasso Krull est confortablement installé dans l’un des fauteuils. A 43 ans, il peut s’enorgueillir de compter parmi les rares intellectuels à avoir suivi la voie de l’indépendance après l’effondrement de l’Union soviétique en 1991. Les origines de Tallin remontent au XIIIe siècle, lorsqu’un château fut édifié par les croisés de l’ordre Teutonique. La cité s’est développée pour devenir un poste clé de la Ligue hanséatique et sa prospérité s’est traduite par l’opulence des édifices publics (en particulier ses églises) et l’architecture domestique des maisons de marchands, remarquablement bien préservées malgré les ravages des incendies et des guerres au cours des siècles.

Donc, dans ce café à l’atmosphère particulière, éclairé par des bougies et agrémenté de coussins de velours, Krull évoque l’Estonie sous tous ses aspects, notamment son appartenance à la grande famille européenne. « La destruction du passé a eu lieu beaucoup plus rapidement que le changement lui-même. Fallait-il vraiment démanteler l’organisation soviétique dans son intégralité ? », explique-t-il d’emblée. Avant d’ajouter : « force est de constater que l’Estonie actuelle n’a pas suffisamment mesuré le poids des réformes auquel elle allait être confrontée ». […]

Vous-ai-je dit que l’Unesco a classé Tallin dans le patrimoine mondial ? Tallin la capitale. Cité médiévale, elle a été classée au patrimoine de l’UNESCO et n’est qu’à trois heures d’avion de Paris. Mais elle est si loin de Montréal. Tallinn est toute une cité médiévale miraculeusement préservée des différentes occupations (danoise, germanique, suédoise, russe, nazie et soviétique). On voit son nom apparaître pour la première fois en 1154 grâce à un géographe arabe. En ces temps anciens, c’était une citadelle fortifiée de la tribu des Estes bâtie sur une hauteur de 48m d’une superficie de 7,3 ha. La colline entourée de forêts s’élevait non loin de la mer. Une petite localité s’était établie à ses pieds. Tallinn connut sa plus grande prospérité au XVème siècle.

J’oubliais Krull : « Dans les autres pays, les directives européennes font l’objet de discussions avant d’être adaptées à la réalité locale. En Estonie, tout est appliqué à la lettre », s’emporte Krull. « Comment dire à une famille d’agriculteurs qu’ils ne peuvent plus exploiter le lait de leur vache parce que quelqu’un à Bruxelles, en a décidé ainsi ? ». Malgré son allure timide, Krull affirme que : « en Russie, tout passe désormais par la famille Poutine. Le Parlement se sert qu’à témoigner de l’inutilité du grand rêve démocratique ».

A regarder des photos de Tallin, je me revois dans ce vieux Québec qui lui aussi a été honoré par l’Unesco et mis sous sa protection bienveillante. Une muraille, intérieure, construite par la municipalité en 1454, séparait la Ville Haute de la Ville Basse. Comme chez nous, dans notre Vieux-Québec. Que de ressemblance.

A propos de Krull, puisqu’il faut se quitter : son œuvre est étudiée, semble-t-il, dans le monde entier : ses poèmes sont connus : Poems 1987-1991 ou Stairs, publié en 1996, mise en scène, voire chantée par des compatriotes comme Mirjam Tally. Mais Krull n’est pas seulement poète mais aussi photographe, auteur du recueil Kaalud, et musicien de jazz.

Je m’y mets. Je veux connaître ce Krull qui a l’audace de s’en prendre au grand frère Vladimir.

 

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Vivre à mourir …

16 02 2007

… Avant de partir

Solitude

Recueille-toi, mon âme, en ce grave moment,
Et ferme ton oreille à ce rugissement.
C’est l’heure où les douleurs des malades s’aigrissent!
La sombre Nuit les prend à la gorge; ils finissent
Leur destinée et vont vers le gouffre commun;
L’hôpital se remplit de leurs soupirs. – Plus d’un
Ne viendra plus chercher la soupe parfumée,
Au coin du feu, le soir, auprès d’une âme aimée.

Le Crépuscule du soir – Baudelaire

Autoportrait 01

Ô Mort, vieux capitaine, il est temps ! Levons l’ancre !
Ce pays nous ennuie, ô Mort ! Appareillons !
Si le ciel et la mer sont noirs comme de l’encre,
Nos cœurs que tu connais sont remplis de rayons !

Le Voyage – Baudelaire

Autoportrait 02

Le souvenir, c’est la présence invisible.

Océan – Victor Hugo

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Selon les derniers chiffres de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), 10 798 personnes se sont tuées en France en 2004 (dont 6 248 âgées de 30 à 59 ans) et près de 150 000 ont tenté de le faire. Si le suicide a diminué de 36 % depuis 1993 chez les 15-24 ans et de 18 % chez les plus de 60 ans, il continue d’augmenter parmi les 30-59 ans (+ 6 % depuis 2001) et touche surtout les hommes.

A l’inverse du suicide de l’adolescent, le suicide de la personne âgée provoque peu d’émoi médiatique. C’est un phénomène constamment sous-évalué et banalisé.

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Le chemin d’Agoué

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De retour lundi